@ZinebElRhazoui et les fachos, une grande histoire d'amour…

Après Zineb et Papacito, Zineb et la Cocarde… De mieux en mieux !

ça ressemble de plus en plus à l’histoire de Bécassine, son histoire. La prochaine fois, c’est quoi, dans cette escalade du pire dont la logique m’échappe, hormis celle d’une haine commune ? Zineb et Zemmour ensemble pour toujours ?

Quand on sait qui est derrière la Cocarde franchement, il ne vaut vraiment avoir honte de rien. Il y a des louanges qui déshonorent celui qui les reçoit, et celles de la Cocarde, tout comme celles de Génération Identitaire pour Castaner, sont de celles là. Et le fait qu’elle ne le comprenne pas est quelque peu problématique…

de quoi la galaxie @zinebElRhazoui est-elle le nom ?

L’égérie des républicanistes de tous poils, qui polèmiquent si volontiers dans le sillage de l’extrême-droite, avec les mêmes obsessions (c’est dire assez combien elle rase gratis…) a osé sortir cette énormité, illustrant assez je pense qu’elle vit dans un monde parallèle, sans même être interrompue par qui que ce soit de sensé dans l’auguste hémicycle… :

Quelqu’un qui pense que les islamistes sont davantage proches du pouvoir dans notre pays que l’extrême droite a vraiment un problème de rationnalité… Bref.

Quelqu’un a eu la bonne idée d’observer qui pouvait bien relayer ce genre de conneries hallucinées :

Edifiant non ? Tout ce contre quoi je lutte ici…

(Pour ceux que la dimension technique intéresse, les explications sont ici)

Zineb, elle rase, oui. Et pas que les murs… Comme certains #Exmuslims, l’extrême-droite aussi, gratis (poke @W_Alhusseini)

Dans un article du Nouvel Obs que j’ai lu attentivement, « #ExMuslims ces anciens musulmans qui fustigent l’islam« , deux journalistes nommés Célia Mebroukine et Timothée de Rauglaudre, que je ne connaissais pas auparavant, ont osé toucher à une icône comme la fRance sait si bien en produire, Zineb El Rhazoui, une ancienne de Charlie Hebdo. Mal leur en a pris. Sans même avoir pris la peine, la décence ou l’honneteté intellectuelle de lire ledit article, la meute habituelle des trolls républicanistes (1), volontiers cyber-harceleuse, et trop souvent située dans le sillage numérique de l’extrême-droite et de ses incessantes polémiques pour qu’il n’y ait pas de fumée sans feu, s’est déchaînée sur les infortunés. Qui n’avaient pourtant nullement prétendu, lecture dudit article à l’appui, que l’ex de Charlie Hebdo (d’ailleurs pas en si bon terme que ça envers le journal, voir annexe 2 ) était d’extrême-droite, mais que les propos et les fréquentations de ces ex-muslims visés par le travail des deux journalistes étaient souvent récupérés à son profit par la fachosphère. Du pain béni pour eux, en effet, comme on va pouvoir le constater ci-après, vu leur haine habituelle des musulmans ou de tout ce qui s’en rapproche de près ou de loin, comme ces fameux « islamo-gauchistes » dont je serais, bien qu’athée, ce qui me fait toujours sourire.

L’article du Nouvel Obs s’intéresse en particulier à une personnalité plus centrale que ne l’est Zineb El Rhazoui : Waleed Al-Husseini , fondateur du Conseil des ex-musulmans de France (CEMF), soutenu à cette occasion, entre autres, par l’essayiste Caroline Fourest.

Six ans plus tard, le CEMF a tout l’air d’une coquille vide : pas de structure légale, de site internet ni de locaux. D’après le militant, le collectif comptait 22 personnes à sa création pour une centaine aujourd’hui. « On a du mal à être actifs, concède Atika Samrah, présente depuis le début. (source)

Et voilà ce qu’écrivent les journalistes à propos de son fondateur :

Face à nous, attablé dans un café parisien, le visage tendu, il martèle que « le hijab est un esclavage » et qu’« il n’y a que des musulmans à Saint-Denis ». « Il dérive, soupire Bernard Schalscha. Il peut être affilié à des gens d’extrême droite et instrumentalisé par eux voire carrément reprendre des conneries du genre : la France capitule devant les islamistes ». Parmi ses nombreuses interviews, certaines ont été accordées à des médias estampillés « fachosphère ». Sur le site Riposte laïque par exemple, il prophétise : « L’Europe verra une partie de ses territoires se transformer en quartiers qui rivalisent avec bien des pays arriérés du monde musulman. » […]. En 2017, pour son deuxième ouvrage, « Une trahison française : les collaborationnistes de l’islam radical dévoilés », Waleed Al-Husseini choisit la maison d’édition Ring, qui a notamment publié l’essayiste anti-immigration Laurent Obertone. À la suite de la sortie du livre, l’ex-policier proche du Rassemblement national Sébastien Jallamion poste sur Twitter une photo avec lui après une « rencontre » et des « échanges ». Le trentenaire assure de son côté, ne pas le connaître. (source)

Et donc, pourquoi cette accusation politique fait elle ruer dans les brancards, chez les républicanistes bon teint qui s’agitent si frénétiquement sur la toile ? En vertu d’une assignation identitaire, cela s’appelle, il me semble. Car force m’est de constater tous les jours les ravages d’ne expresion appliquée à une communauté, et une seule, alors que notre pays en compte bien d’autres, et de plus sournoises, qui elles peuvent cacher leurs atributs : le communautarisme. Pourtant, demande-t-on à tous les chrétiens de voter (ou de se désolidariser) du PCD de Boutin/Poisson ? Aux juifs de se désolidariser de Golnadel ? Alors pourquoi les musulmans, si aisément suspects d’islamisme et de terrorisme, ne seraient-ils pas pour certains, contrairement à la légende habilement distillée par l’extrême-droite, de gauche mais aussi de droite, jusqu’en ses extrêmes ? Et pourquoi certains de ces ex-Muslims eux-mêmes, autour de leur icône auto-proclamée par des républicanistes en mal de symboles d’intégration, à leur seule sauce (que j’estime personnellement raciste), ne pourraient ils pas être suspectés d’être proches de l’extrême droite ? Quand on publie chez Ring, et sa galaxie de fachos dont c’est la marque de fabrique, avec ses produits d’appel, comme Obertone, qu’on s’affiche visiblement aux côtés d’un youtubeur particulièrement bas de plafond comme Papacito (un proche de Marsault semble-t-il, qu’il m’est fort agréable vraiment, de ne point connaitre tant cet être répugnant nous rabaisse en humanité comme en dignité), ou bien qu’on s’affiche si volontiers avec un syndicat aussi extrêmement droitier qu’Alliance Police, qui ne répugne pas à insulter et à appeler au harcèlement, si ce n’est à pire, de certains sur les réseaux sociaux, ou bien lorsque l’on appelle à tirer à balles réelles sur des jeunes de banlieue, comme elle l’a fait, on fait un choix :


Alors, Mesdames et Messieurs les républicanistes, qu’on daigne encore me donner le choix de le dire, et de l’écrire :

ce n’est pas le mien.

(N’en déplaise entre parenthèses à une certaine harpie des zinternets à qui je me suis brutalement retrouvé confronté en osant donner mon avis sur le sujet qui nous occupe ici, et dont le comportement ne m’est pas apparu très franchement « républicain », même à leur sauce terriblement hypocrite, c’est le moins qu’on puisse écrire…Mais sachant à qui j’ai affaire, et à quels errements terriblement agressifs son aveuglement idéologique la conduit, je n’en suis guère très étonné. On jugera d’ailleurs de ses hauteurs de vue à la qualité de ses « échanges » ci-dessous, elle qui ne fait que dérouler des clichés grotesques, qu’elle partage d’ailleurs également avec l’extrême droite, sur l’antifasciste boutonneux nécessairement fils de bourgeois. Elle ne pouvait pas savoir, l’ignorante, à qui elle avait à faire, ni même que ce n’était pas vraiment le cas, n’est-ce pas ?

(1) J’emploie ce qualificatif pour désigner la clique des si agressives vierges effarouchées de la sacro-sainte laïcité qui, à l’origine située au sein du Printemps Républicain (d’où son nom) est devenue dans ce pays (alors que j’en partage moi-même, pourtant, la préoccupation originelle) une arme d’agression et de combat en direction de toujours, exclusivement, les mêmes, de la même communauté réputée abusivement terroriste, quand une autre tout aussi active (comme par exemple au chevet de Vincent Lambert, ou qui arme idéologiquement le terrorisme d’extrême-droite) est, elle, étrangement épargnée par la secte à Bouvet, d’essence vallsiste à l’origine.

(Manu Militari, nous ne t’oublions pas).

(2) Le mercredi 13 mai 2015,  elle avait reçu le courrier ci-dessous, pour convocation à un entretien préalable à licenciement pour faute grave, envoyé par la direction de Charlie Hebdo  (pour la « rappeler à ses obligations minimales vis-à-vis de son employeur, suite à de nombreux incidents« , a indiqué le vendredi 15 mai une porte-parole de la direction).

je m’appelle Mohamed et je t’emmerde, Jordan.

Les polémiques sur les prénoms se suivent et se ressemblent, et comme par hasard, elles ne tombent jamais sur le dos de Daniel, Robert ou Stéphanie…

A mon âge, j’en ai vues, qui se suivent et se ressemblent, venant de toujours les mêmes, qui se cachent derrière leur petit doigt pour ne surtout pas dire – et encore moins avouer – qu’ils.elles sont racistes et/xénophobes… Pour paraître plus modernes, ils nous font plutôt le coup, depuis quelques années (le Grèce et les éléments de langage d’une – soi-disant – Nouvelle Droite sont passés par là…) de l’approche culturelle, de la défense d’une civilisation, et, inédit, jusqu’à se revendiquer d’une préoccupation sociale en invoquant une meilleure intégration pour les non-conformes… Ils osent tout.

Jusqu’à présent, cela marchait, un peu, ça faisait vendre leur petite soupe d’éléments de langage plus ou moins savamment entretenus pour complaire à un certain électorat qui vit sur le dos de la haine de l’Autre, de l’étranger, du plutôt maghrébin, du supputé musulman, du certainement islamiste… Les plaisanteries sur Mohamed font toujours rire grassement l’électeur lambda du FN, même rebaptisé en Rassemblement National… C’est un must, chez ces gens là, qu’ils soient plus ou moins instruits. Marine Le Pen herself ne se prive pas de reprendre à son compte cette ritournelle raciste là, pour conforter sa clientèle, de temps à autre. On se souvient aussi de l’incident médiatique d’un certain petit producteur de haine raciste qui tenait absolument à ce qu’une certaine Hapsatou se prénomme plus volontiers Ginette ou Jacqueline. (ndlr : « ah non, merde , c’était Corinne » )

Aussi, quand j’observe à présent, avec un plaisir de fin gourmet, des gens qui tentent de reprendre à leur compte cette corde particulièrement usée, et qu’ils/elles se prénomment quant à eux… Jordan ou Zineb, je suis sans voix. Voir ces deux là aussi raccord sur leurs éléments de langage, et les idées identitaires qui les sous-tendent et qu’ils véhiculent pourtant, quel spectacle absurde et lamentable. Ils/elles osent tout. Leur marque.

Fin d’une blague raciste qui ne fait plus rire personne…