le #RN doit (encore) racler les égouts pour les #Municipales2020

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Seulement 20 % ? Cela veut donc dire qu’ils ont réussi à en boucler 80 %, et c’est beaucoup trop. On verra ci-après au prix de quelles compromissions et petits arrangements avec la vérité ils sont parvenus à ce résultat, histoire de mailler tout le territoire pour faire croire, comme d’ordinaire, qu’ils sont omniprésents, ce qui est faux : c’est une fois de plus sans compter sur un sentiment général de désaffection de la politique traditionaliste, telle qu’elle s’incarne dans les partis, que de plus en plus de gens fuient, et pour cause. Leur sentiment de toute puissance actuel conduit pourtant les frontistes à bien des erreurs stratégiques, et vous m’en voyez fort aise. Je ne vois de toute façon pas comment ils vont faire pour éviter la banqueroute, la faillite, la cessation de paiement, la liquidation judiciaire, bref le krach boursier sur le marché électoraliste des idées à vomir (#MLPRendsLargent !)

Comme je n’ai pas pu bosser sur ce blog depuis quelques jours pour cause de nouveau boulot très prenant (merci au passage à celleux qui m’ont manifesté leur solidarité alors que j’étais au fond du trou, j’ai une mémoire : ma reconnaissance), j’ai eu le temps toutefois d’accumuler des liens pour caractériser très factuellement, par bien des exemples à l’appui, la déconfiture bien sentie de ce parti moisi qui nuit à la qualité de notre paysage politique, médiatique, sociétal, et éthique, à bien des égards.

Tout d’abord, un exemple local de l’infection morale qui gagne ce parti moisi jusqu’à la moelle nous avait déjà bien préparé le terrain électoral…. iste. Je veux parler de celui de leur candidat à Villepinte, Mondino, et son antisémitisme qu’il croyait soigneusement planqué à l’étranger, en Russie précisément, la terre d’élection des haineux de tous poils, comme l’histoire le démontre chaque jour un peu plus. Depuis mon billet sur Mondino, son parti lui a d’ailleurs retiré son mandat électoral…

Il est assez croustillant d’observer (avec les yeux de Tristan une fois de plus), que les blattes dans son genre sont en train de se dépêcher d’effacer les traces de leurs vilenies sur VKontakte, ce réseau asocial russe, suite à ladite histoire du candidat d’extrême-droite villepintois.

… Et si le compte de Civitas en personne se risque à intervenir ici, précisément, c’est dire assez à quel point cette information frappe juste, est pertinente. Car on sait bien ici à quel point leur intégrisme religieux, qui les conduit à se vautrer dans la fange de l’antisémitisme. Passons. Là n’est pas mon sujet, mais leur navire amiral… dont je veux contribuer significativement à ce qu’il prenne l’eau de toutes parts, jusqu’au naufrage ultime.

Dans sa stratégie à la petite semaine de retirer systématiquement leur investiture aux candidats qui se voient touchés par un scandale ou un autre, à la dernière minute (démonstration factuelle de leur hypocrisie, pour paraitre respectables de manière bien artificielle), il est probable que ce rémois soit lui aussi remercié…. Mais continue de se présenter et de prendre malgré tout les voix de son parti. Juste un petit tour de passe-passe électoraliste qui ne doit tromper personne sur la réalité de ce parti.

je veux pour preuve et démonstration imparable de la réalité de cette tactique décidée en haut lieu, pour assoir ma dénonciation non pas calomnieuse mais fort fondée (les faits et uniquement les faits) un autre exemple bien senti, celui de Montpellier :

Ce Djamel Boumaaz, ici, bien sûr, on le connait aussi

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L’un de leurs nombreux organes non officieux sur internet qui constituent la trame de ce que l’on nomme communément fachosphère, le site lengadoc-infaux (à qui je ne ferai pas le plaisir d’un lien en raison de sa particulière dégueulasserie) décrit un beau merdier local sur Montpellier, dans lequel une chatte ne retrouverait pas ses petits…

Comme quoi, dans la grande entreprise nationale de recyclage de charognes, le FN RN est en train d’emporter le grand chelem… N’y voyez-vous donc pas une étrange filiation, tissant un continuum idéologique suffocant, dont les latrines sont irrémédiablement obstruées par leur antisémitisme excrémentiel persistant ? On a cru qu’en éjectant le père, on ferait l’impasse sur cette filiation idéologique si déshonorante là, consacrée par la ripolinisation de la vitrine malodorante du FN en RN, mais certaines réalités idéologiques n’en demeurent pas moins tenaces, quand on s’efforce un tantinet de percer les apparences. Quand on sait comme moi que jusqu’aux proches de MLP en sont irrémédiablement infectés

Autre exemple insensé de candidatures hallucinantes pour boucler leur course à l’échalote totalement grotesque à l’occasion de ces municipales qui s’annoncent particulièrement truculentes (un bon cru, bien bourgeois, c’est à dire bien sirupeux par devant, et bien bouchonné en arrière bouche), ce cas détecté à Marseille :

Sur ce coup là, le parti lepéniste innove… On connaissait bien, grâce à Chirac et Tibéri, l’expression « faire voter les morts », mais de là à les faire élire, moi je dis…. « champions du monde !!!!!! » Toutefois, il y a encore pire en termes d’informations problématiques au sujet de ce parti banalisé par les médias comme un parti respectable, et je m’étonne que cela ne soit pas davantage relevé dans les médias mainstream :

Pourtant, certains « experts » continuent de nous seriner que le RN ne serait pas un parti fasciste… Ce n’est pourtant pas ce qu’en avouent eux mêmes leurs propres militants, visiblement

Autre information pour illustrer la déconfiture du FN RN, cette fois ci dans le Nord, à Abbeville, ou un candidat a été congédié par… sa propre liste. Je suis hilare :

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Et enfin, pour clore la liste des illustrations de la grande mascarade électorale soi-disant démocratique vue du côté de l’extrême-droite, que j’ai grand plaisir à vilipender, encore et encore, cette pratique délétère qui contribue encore un peu plus à décrédibiliser la vie politique de ce pays si besoin en était, de laquelle le FN RN s’est fait une spécialité :

Mais ça, on le savait déjà depuis la précédente campagne des municipales, en 2014, où j’avais illustré par plusieurs articles à quel point c’était une pratique courante chez les lepénistes, quel que soit le type d’élections.

On observera plus tard également avec intérêt, après analyse attentive et davantage de recul, si ce parti raciste et xénophobe est également toujours aussi « féministe » (sic) que lors des dernières campagnes

Nota bene : et s’il n’y avait que le RN qui ne cesse de se tromper, et d’accepter n’importe qui sur ses listes… Mais qui cela étonnera encore, eux si peu suspects d’antifascisme...

Alain Mondino, face cachée du #RN ? NON : figure visible de sa réalité… #antisémitisme

source : page facebook du Rassemblement National 93 11ème circonscription

Comme il se pensait à l’abri des regards indiscrets, le candidat RN à la mairie de Villepinte Alain Modino s’est senti autorisé à diffuser sur son compte VKontact (un réseau asocial russe) une vidéo antisémite associant les juifs à la propagation du coronavirus, une ignominie sans nom…

Vkontakte, un réseau social particulièrement apprécié par Alain Mondino pour « sa plus grande liberté d’expression ». « Je me fais plus facilement censurer des contenus sur Facebook ou Twitter », affirme celui qui se présente comme un candidat « anti-immigration » mais pas « antisémite ».

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Voilà une information qui compte-tenu de l’attention particulière que je porte à l’extrême-droite depuis de nombreuses années ne fait que me confirmer deux choses :

VKontact est devenu THE réseau (a) social sur lequel le pire d’internet peut se retrouver en accès libre, raison pour laquelle de nombreux fachos hexagonaux s’y sont donnés rendez-vous (dont Soral, Dieudonné, Le Lay…) comme je l’avais déjà signalé ici il y a deux ans. Normal, comme l’avoue lui-même ce candidat RN, on y est beaucoup plus tolérant avec les atteintes aux droits fondamentaux et aux libertés individuelles, et la plupart des contenus haineux n’y sont pas du tout modérés. Aussi les racistes, sexistes et homophobes de tous poils s’y lâchent, totalement en roue libre. 1) Ils peuvent y publier sans crainte de sanctions ce qu’ils ne se permettraient pas de publier sur twitter ou Facebook, s’y sentant et se sachant observés et éventuellement susceptibles de poursuites pénales, compte-tenu de certains accords des autorités et de la justice française avec ces supports, qui permettent l’identification des auteurs des propos haineux contrevenant aux législations nationales.

L’antisémitisme est monnaie courante au FN/RN, malgré la vitrine de respectabilité qu’entend se donner le parti lepéniste depuis la prise en main par la fille de Jean-Marie. Si ce racisme spécifique là n’est plus aussi perceptible publiquement qu’à l’époque du père, multi-récidiviste de la haine envers les juifs et condamné judiciairement pour son négationnisme, il n’en demeure pas moins très présent en coulisses. Il me suffira pour mémoire d’illustrer cette accusation par la ténacité étonnante avec laquelle Marine Le Pen tient à conserver dans son entourage un Chatillon, malgré ses démêlés judiciaires et son antisémitisme notoire, ainsi que plusieurs autres cadres qui ont fait preuve d’antisémitisme également, comme un Lousteau ou un Loeuillet, ancien patron du FN à Nice qui a connu son heure de gloire à l’occasion d’une émission sur C8 intitulée la face cachée du FN.... alors qu’il n’était qu’un second couteau formé par un certain … Vardon, lui aussi candidat à présent à Nice, en toute décontraction, et qui tente de se refaire une virginité morale à bien peu de frais.

A force de tant de cadres qui ont baigné dans ce genre de crasse immonde qu’est la haine des juifs, qu’on me permette de douter franchement de la respectabilité de ce parti, entre cette dimension problématique là, ses multiples escroqueries en bande organisée, et sa situation de totale de déroute financière. Et dire qu’il y a encore des pigeons pour prendre leurs vessies pour des lanternes… ça démontre assez là si besoin en était encore que si voter Rn était une preuve d’intelligence, ça se saurait, quand on voit à quel point, démonstration à l’appui (celle là et bien d’autres…), il n’y a pas la lumière à tous le étages…

P.S. On me dit dans l’oreillette que Mondino serait un proche de Bardella, auprès duquel il figure ci-dessous. Je ne lâche pas l’affaire…

1) j’ai ainsi dénoncé par exemple ici le cas de Grégory Pasqueille, que je suis à la trace depuis le No Sarkozy Day, passé par Occupy France, et autres joyeusetés confusionnistes, comme Nuit Debout. Ce militant bien connu pour sa grande malhonnêteté à tous niveaux se vautrait avec délectation dans l’antisémitisme le plus crade jusqu’à faire dans l’apologie du nazisme.

Comme les couinements des mouches à m… (censuré) autour de @boris_lay me sont douce mélopée… #antisemitisme

J’apprends ici que le site violemment et grossièrement raciste, antisémite, homophobe et sexiste de la vermine fasciste Le Lay, le bien mal nommé « démocratie participative« , était inaccessible hier. Alors, je suis allé voir de ce pas alerte qui me caractérise ;), pour vérifier si tel était bien toujours le cas. Et l’on tombe invariablement sur le genre de message ci-dessus, en illustration de ce billet, placé là à dessein… Joie ! Enfin neutralisé, ce nid de pustules malodorantes si éminemment toxique pou notre commune humanité ? Je n’ose y croire…

Sur la page dédiée de VKontact, ce succédané de facebook à la russe où tout et surtout le pire est permis, les antisémites se lamentent…

Et même sous l’article, on chouine…

L’immonde Le Lay, quant à lui, pleurniche encore, comme à son habituelle manière… et en profite pour faire appel à dons (on ne perd pas le nord, chez ces gens là…) :

S’il y en avait encore pour douter du caractère délictueux et proprement insupportable de cet antisémitisme avéré là, la place pour le doute n’est vraiment plus permise… Quel argument fallacieux que celui de la liberté d’expression (pour les nuls, assurément), qui permet de justifier jusqu’aux pires errements monstrueux de l’Histoire… #Inhumanisme

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Moi, je suis toute joie. Comme ces fiers défenseurs de l’Occident sont pathétiques… et grotesques. Où est passée leur gloire d’antan, à l’heure où ils exhibaient impunément leur fier virilisme à deux balles, que je conchie allègrement, pour cracher sur toutes celles et ceux qui ont le bonheur de ne point leur ressembler ? Les sanglots longs des violons de l’automne berce mon cœur d’une langueur monotone…

Si seulement cette accalmie sur le front de la haine pouvait durer… Je ne sais pas qui est à l’origine de cela, mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…

Next.

Post-scriptum : j’espère franchement que les cours du Bitcoin vont s’effondrer, rapport à ça :

Analyse du rapport d’enquête parlementaire sur les groupes d’extrême-droite : mention « peut mieux faire »

Le rapport d’enquête parlementaire sur la lutte contre les groupes d’extrême-droite, dont je suivais attentivement les travaux, est enfin paru (à cette adresse), après cette péripétie journalistique dont je vous avais entretenu ici. Vu la médiocrité générale du ton de ce rapport, qui ne m’a pas appris grand chose, connaissant plutôt bien mon sujet,  j’avoue avoir répugné à écrire dessus, en retardant le travail d’analyse préparatoire à  ce billet. Franchement, cela m’a coûté. j’ai connu mieux en terme de bonne tenue intellectuelle et d’intensité informationnelle. Déjà, sur le plan méthodologique pur (j’ai fait des études de socio, quand même, faut pas charrier), prétendre enquêter sur l’extrême-droite, sans entendre leurs principaux opposants, les plus frontaux que sont les antifas,  suffirait à rendre la crédibilité de ce rapport totalement caduque.  Cependant, je vais essayer de vous en retirer la substantifique moelle afin que vous n’éprouviez pas la peine de lire ces 200 pages.

On notera d’emblée pour l’anecdote cette citation liminaire en forme de pique de la Présidente de cette commission qui vise un certain député de l’étranger qui s’est souvent illustré par son comportement et ses propos tout aussi détestables que ceux des fachos que nous combattons ici, et que je ne résiste pas au plaisir de vous voir partager ici :

la présidente déplore l’attitude du groupe UDI, Agir et Indépendants dont les deux représentants, MM. Meyer Habib et Pierre Morel-A-L’Huisser, se sont illustrés autant par la rareté de leur présence que par leur volonté de perturber les travaux de la commission d’enquête, heureusement sans succès

Mais passé l’intermède, revenant au sérieux de la chose. Il était tout d’abord important en effet de préciser la raison d’être de cette commission d’enquête, et en quoi elle devait précisément se préoccuper de l’extrême-droite :

Les groupuscules d’extrême droite justifient une attention étroite de la part des pouvoirs publics en raison de leurs caractéristiques propres. L’élément central qui les rassemble est l’utilisation de la violence physique ou symbolique. Toutes ces organisations agissent en menaçant régulièrement l’ordre public. Concrètement, ces menaces vont se traduire par des violences physiques sur les personnes, du harcèlement, des menaces, l’enregistrement et la diffusion d’images de violence ; les destructions, dégradations, détériorations ; l’apologie des crimes, et la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence ; l’injure et la diffamation. Certains groupes s’organisent en camps d’été au cours desquels leurs membres peuvent notamment apprendre le maniement des armes. Certains d’entre eux s’arment et se préparent à une guerre civile qu’ils croient imminente, qui opposeraient un « nous » et un « eux » (les musulmans, les juifs, d’autres minorités).

Compte-tenu de mon expérience du sujet, je confirme, Ne manque plus que la volonté systématique d’utiliser la désinformation comme arme de propagande massive, et leur propension à se servir des fakenews comme arme de guerre idéologique disruptive, à travers une multitude de comptes sur les réseaux « sociaux »,  et le tableau serait complet.

La mouvance « ultra » de l’extrême droite va utiliser cette violence au nom des idées qui leur sont communes. On retrouve chez tous ces groupes l’identité comme thème central, qui va être dévoyée vers un fantasme de communauté exclusive et menacée par l’étranger (ndlr : le fameux « grand remplacement, qui a inspiré le terroriste de Christchurch), celui-ci pouvant être non national ou extra européen. Si on retrouve des nuances certaines de pensée entre les nationalistes révolutionnaires, les identitaires, les nationaux-socialistes, la mouvance skinhead, toutes ces branches ont en commun le rejet des étrangers, ainsi que l’incitation à la haine raciale, homophobe et sexiste. Le rejet total de la République fait également partie de leur corpus idéologique. Les idées de ces groupes ne sont pas des opinions, ce sont des délits.

On m’a souvent critiqué à propos de ma propension à rejeter tous ces groupuscules (à la portée souvent confidentielle en termes de nombre de membres actifs, au point qu’ils soient obligés de rameuter à l’étranger, comme Génération Identitaire) dans le même sac à vomi, sans tenir compte des nuances.  Mais pour moi, cela n’est que billevesées et pets de mouches. Ce sont les mêmes, que je qualifie pour m’en moquer de « nazidentitaires », tant ce qui les rassemble est plus important que ce qui les différencie. Car leur haine de l’étranger les conduits bien souvent comme je l’ai observé régulièrement à converger dans l’action par delà leurs divergences politiques. Leur seul moteur en effet : la haine et le rejet.

Un passage en début de ce rapport m’a fait tout particulièrement plaisir :

La présidente est donc en désaccord avec les propos tenus par M. Laurent Nuñez en audition, selon lesquels : « La violence des divers groupuscules obéit à des dynamiques très semblables. Ce sont en réalité les deux faces d’une même pièce, même si les idéologies sont à l’opposé ». Elle ne partage pas la position du rapporteur selon laquelle les propositions formulées dans le rapport ont une portée qui dépasse l’ultra-droite. En effet, cela amènerait à considérer que tous les groupuscules extrémistes diffusent la même incitation à la haine raciale. Or seuls les groupuscules d’extrême droite ont ce trait caractéristique.

Il fallait en effet que cela soit dit, et écrit. On entretient consciencieusement dans le public l’idée que les extrêmes se rejoignent. je ne suis pas de cet avis. Si je ne répugnais à un calcul macabre, je vous mettrai en effet au défi par exemple de me démontrer qu’il y aurait le moindre mort imputable à l’extrême-gauche ces dix dernières années, quand celles imputables sans ambiguïté à l’extrême-droite est nettement plus visible et mesurable. En France, il suffira de citer pour seuls exemples les meurtres de Clément Méric ou l’affaire des noyés de la deûle, ainsi que les projets d’attentats terroristes récemment démantelés, imputables directement à l’extrême-droite. Sur le plan intellectuel et politique, idéologique pur, même les cautions morales de  Nicolas Lebourg et Jean-Yves Camus, bien connus ici, ont démontré devant la commission l’absurdité de cette thèse que rien de tangible ni de sérieux n’est jamais venu étayer, qui ne sert que les intérêts d’une petite caste dominante qui a grand intérêt à décrédibiliser la gauche radicale, qui s’en prend si frontalement aux fondements de sa domination, économique, sociale, ethnique et culturelle.

Si le risque de résurgence d’attentats terroristes provenant de l’extrême-droite  en réaction aux attentats de l’islamisme radical a abondamment été souligné par les nombreux articles qui ont évoqué les travaux de cette commission d’enquête, les autres points de ce rapport ont rarement été évoqués. je dois  donc m’employer à combler leurs carences, dues à la trop grande rapidité et immédiateté du travail journalistique, ainsi qu’à leurs cadences infernales dues au rythme de publication qui les empêche souvent de faire un travail de fond, qui nécessite du temps. Je n’en ai pas non plus beaucoup en plus, mais j’ai mobilisé celui qu’il me restait pour essayer de proposer quelque chose qui tienne à peu près la route, tant le sujet m’importe beaucoup.

La suite du rapport nous donne à lire un simple exposé de la réalité, notamment à travers cette petite liste non exhaustive. Il suffit en effet de consulter les archives de ce blog sur la même période pour constater qu’il y a eu d’autres incidents, faits divers, dégradations, violences et exactions diverses concernant l’extrême-droite…

… Tous ces exemples ont été mentionnés sur ce blog en temps utile. Les travaux de cette commission se sont focalisés ensutie sur  « Le risque pour la paix sociale », notamment au travers de l’exemple des incidents  du 1er décembre 2018 à Paris, particulièrement autour de l’Arc de Triomphe :

A été confirmée la présence dans les parages d’Yvan Benedetti, porte-parole du Parti nationaliste français, et qui se considère comme président de l’Œuvre française, groupe pourtant dissous en 2013 notamment suite à l’assassinat du militant Clément Méric (13). Le groupe des Zouaves Paris s’est également rendu responsable de violences ce jour-là (14).

Mais quand ils parlent de « paix sociale », c’est surtout de celle des institutions, qu’ils peinent à voir (pourtant à juste titre actuellement) conspuées, même si n’est pas pour les mêmes raisons que moi. je ne suis en effet pas non plus républicain, un mode politique qui est en train de prouver en ce moment cruellement ses limites. En matière d’antiracisme par exemple, il suffira de voir comment ses représentants s’illustrent, à montrer du doigt toujours les mêmes, s’exemptant outrancièrement de leurs propres, turpitudes en la matière… et utilisant éhontément le concept de laïcité à des fins d’exclusions, là où les concepteurs de la loi de 1905 la concevait comme un principe d’égalité de tous devant les institutions, ce qui est loin d ‘être le cas dans ce pays, selon que l’on soit catholique, juif  ou musulman pour les principales religions pratiquées en France. Les actions de harcèlement sur les réseaux sociaux et d’enfilage de perles polémiques un peu trop systématiques des thuriféraires du Printemps Républicain en sont un bien pitoyable exemple.  Mais ce qui déplait à notre commission, ce serait plutôt le fait que les groupes d’extrême-droite, à l’instar de génération Identitaire en son ignoble pélerinage xénophobe au col de l’Echelle en doudoune bleue, se parent des oripeaux de leur vertu républicaine en se mêlant de faire la police aux frontières, usurpant ainsi les fonctions régaliennes de l’Etat réservées aux forces de l’Ordre… (nouveau, vraiment ?). Inadmissible pour les gardiens du temple (maudit à mes yeux).

Le rapport évoque ensuite les modes d’organisation des groupes d’extrême-droite, dont il prétend que la plupart, en raison de leur faible importance numérique ( » Nombre d’entre elles sont d’une dimension réduite, tout au plus une dizaine de personnes ») ne représenteraient pas de risque majeur, et que par contre des mouvements aux effectifs plus nombreux, comme Génération identitaire, représenteraient « une force de frappe certaine qui va se matérialiser ponctuellement par des opérations de grande envergure.  » L’argent étant le nerf de la guerre, la leur comme les autres, le rapport s’intéresse, de manière insuffisamment profonde hélas, à la manière dont il,s’en procure, favorisant notamment les plate-formes de financement participatif, auxquels nous nous attaquons justement, comme Leetchi, bien peu scrupuleux sur le sujet… Cette organisation passe aussi par Internet, une véritable caisse de résonance de leurs idées racistes et xénophobes, démultipliées par le biais de toute une nébuleuse de sites de la fachosphère. Le cas d’E&R, de Soral, souvent cité, qui atteint entre 5 et 7 millions de visiteurs par mois, là où le mien peine à atteindre les 45.000 visiteurs par mois… y a pas de justice. Mon combat n’est-il pas pourtant plus noble ? Mais les groupes d’extrême-droite se servent aussi abondamment des Gafam, et notamment des réseaux sociaux, comme facebook, où il n’est pas rare de trouver des pages ouvertement nazies. La question qui m’est chère de la modération de réseaux de plus en plus asociaux est donc ici indubitablement en question. Nous verrons après comment ladite commission entend y répondre. Je note qu’elle pointe également le phénomène de remigration (rires) des fachos de certains réseaux sociaux familiers tels que facebook vers d’autres moins soumis à la législation contre les contenues haineux, comme VKontakte, réseau social russe, évoqué sur ce blog, où les pires horreurs ne sont absolument pas proscrites hélas.

A propos de la sociologie des militants d’extrême-droite, j’ai lu ceci dans ce rapport qui m’a plutôt fait marrer quand on pense à la propension des dits fachos de se prendre pour les porte-voix du prolétariat et des plus démunis d’entre nous, dont je suis pourtant bien d’avantage qu’eux, visiblement  :

d’après M. Stéphane François, la tendance identitaire est de plus en plus représentée au sein des « jeunes gens de bonne famille encore à cheval sur les principes religieux », susceptibles d’avoir participé à la « Manif pour tous ».

« pour ce qui est de l’encadrement, généralement, mais pas toujours, […] le leader a fait des études et il est plutôt issu, sinon de la grande bourgeoisie, du moins de la classe moyenne. L’un des leaders radicaux les plus connus est Serge Ayoub, chef des skinheads depuis les années 1980 ; son père était membre de l’état-major et sa mère magistrate. Contrairement à ses troupes, ce n’est donc pas franchement un prolétaire. Généralement, le niveau culturel des chefs est assez fort ; ainsi, M. Vardon est-il titulaire de deux masters. On lit beaucoup, chez les ultras ; avec l’ultragauche, la droite radicale est sûrement l’un des milieux où l’on trouve le plus grand nombre d’éditeurs ».

pour M. Nicolas Lebourg, « l’homme d’extrême droite est un homme qui, refusant ce qu’il considère être le désordre créé par les institutions, pense qu’il faut donner un grand coup de désordre pour remettre de l’ordre». Le général de brigade Jean-Marc Cesari, sous-directeur de l’anticipation opérationnelle (SDAO), a insisté sur le goût des membres de ces groupuscules pour les techniques de combat et les armes.

b. La question sensible de la présence de membres ou anciens membres des forces armées ou de sécurité intérieure au sein de groupuscules

Les choses peuvent prendre une tournure plus radicale. Évoquant le groupe des Barjols (voir ici mon billet dédié), M. Jean-Yves Camus a indiqué qu’ils « s’auto-intitulent “patriotes” et partent du principe que l’État, la police, la gendarmerie et l’armée sont défaillants quand il s’agit de protéger les citoyens face à la menace terroriste que constitue l’islam radical. Ils ont donc la tentation de prendre la place de ces institutions, et ce d’autant plus facilement qu’un certain nombre de leurs membres ont servi dans la police, la gendarmerie et l’armée et, tout en n’étant plus en activité, s’estiment encore en droit de s’approprier la violence légitime et en quelque sorte de reprendre du service pour faire ce travail ».

Ce risque du terrorisme d’extrême-droite renforcé par la présence de militants et d’activistes provenant des forces de l’ordre a déjà été maintes fois pointé ici.

Un passage suivant du rapport d’enquête nous entretient des rapports privilégiés existant entre le principal parti d’extrême-droite français et les militants encore plus extrémistes, malgré les gages de respectabilité que le FN relooké en Rn entend lui donner… On en voit l’illustration avec un Vardon siégeant au Conseil National du FN,  ainsi qu’au bureau national, et qui a occupé récemment le poste de chargé de communication de la campagne pour l’élection européenne. Cherchez l’erreur… Cette attitude relève à mon sens d’une pure hypocrisie. Chacun sait en effet s’il veut s’en donner la peine qu’il y a une grande perméabilité et une intense intrication entre le parti lepéniste et les autres groupes d’extrême-droite, y compris les plus radicaux. (ainsi, voir notamment ici). Il n’est pas rare en effet, comme le soutient également Nicolas Lebourg auditionné par la commission, de constater que pour continuer à se dégager de toute critique à propos de leur proximité idéologique (« donner des gages de respectabilité »), les nazidentitaires en question, avec la bénédiction du FN/RN,  contournent le problème en étant dévolus à des tâches de prestataires de service (ainsi, la fameuse « Gud connexion« , dont les exactions diverses et variées ont été pointées ici, sur le plan judiciaire) et en membres de leur service d’ordre,  au front particulièrement bas…

Pour contrer ces phénomènes, relevant de l’action toxique à bien des égards de l’extrême-droite, la commission propose les actions suivantes ;

Recommandation n° 1 : Former véritablement les jeunes générations en leur donnant les outils nécessaires pour ne pas succomber à la propagande raciste, antisémite, sexiste et homophobe.

Recommandation n° 2 : Donner davantage de moyens à l’éducation aux médias des seniors, dont les études montrent que ce sont eux qui propagent le plus de fausses informations en ligne, notamment en les repartageant

Recommandation n° 3 : Demander aux plateformes d’allouer une partie de leur espace publicitaire disponible à la sensibilisation sur les comportements à risques, les contenus violents et le harcèlement.

Si l’effort est louable, je suis plus que sceptique quand aux dites préconisations si politiquement correctes, qui ont démontré les preuves de leur inefficacité. Le recours au citoyennisme, à l’éducation et à la prévention par le biais de spots publicitaires existe déjà (notamment dans le domaine scolaire), et n’a fait reculer en rien l’émergence visible de l’extrême droite, dont tous les spécialistes s’accordent à dire qu’elle occupe une place relativement stable depuis maintenant près de dix ans. Ce n’est donc pas tant à mes yeux l’information qui fait défaut que des sanctions plus concrètement dissuasives. C’est comme avec les enfants qui enfreignent les règles de vie en société : quand les bonnes paroles ne suffisent pas, il convient de passer aux actes. Or, quand on atteint le degré d’ignominie publique d’un Soral ou d’un Faurisson sans passer un seul jour en prison ¹ par exemple, le modèle sociétal est visiblement en faillite, victime d’un grave dysfonctionnement.

¹ quoi qu’on pense de cette institution par ailleurs, à moins qu’on ne soit en mesure de me proposer une peine de substitution plus éducative,  applicable à pareil énergumène, remplissant pleinement les conditions d’un véritable garde-fous.

La suite du rapport, en termes de préconisations opérationnelles, propose de renforcer les moyens de connaissance, de surveillance et d’investigation judiciaire des pouvoirs publics concernant les agissements des groupuscules d’extrême droite. je n’y verrais pas d’inconvénient si, à l’instar de ce qui existe déjà en terme de surveillance et de contrôle des risques de terrorisme djihadiste radical, cela se limitait à endiguer la dangerosité réelle et non présupposée idéologiquement par d’autres groupes politiques qui ne sont pas tous exempts de risques pour notre société, du moins telle que je la conçois idéalement.  Ce point me semble comporter un certain danger qui risque de s’étendre à d’autres groupes dits dangereux, ce qui n’a pas manqué de poindre puisque dans l’une des préconisations, histoire de renforcer l’idée d’un peuple dangereux à juguler, on parle de ce point qui a beaucoup fait réagir sur twitter :

Mettre sur le même plan un fasciste comme Benedetti et un militant libertaire ou de la défense animale, fallait oser… On voit bien là que dans cette commission, la notion de républicanisme est sujette à des tensions internes.  Certains membres n’ont manifestement pas la même conception de la démocratie, qui devrait pourtant inclure la critique légitime de ses institutions,  en ce moment pourtant si visiblement faillibles, comme l’illustre assez la question des violences policières ou de la défense de l’environnement… qui s’exonèrent si honteusement de la notion de droits humains ou de l’intérêt collectif. La droite et son extrême dans son jus, quoi. Bref. On passera sur la suite qui préconise de créer des rapports annuels d’autres rapports annuels et des commissions de surveillance qui n’ont qu’un intérêt plus que limité. Plus que pertinent me semble cependant l’idée de créer un service de surveillance de l’extrême-droite à un niveau européen (et pourquoi pas mondial ?) si j’en juge par la manière dont l’action de Génération Identitaire est organisée, qui fait régulièrement appel à ses homologues au front bas d’autres pays, afin de donner l’impression du nombre notamment. De plus, nous assistons en ce moment à une  volonté de convergence transnationale de plusieurs courants de pensée d’extrême-droite, comme le congrès de Finlande l’a récemment illustré. On notera ensuite la préconisation truculente de proposer un outil…  qui est déjà en chantier, sous l’action conjointe de  la DILCRAH et le CIPDR.

Une autre proposition plus intéressante cette fois est d’augmenter les moyens matériels et humains de Pharos, que tous ceux qui luttent contre les contenus haineux en ligne connaissent bien.  Certaines autres recommandations (Mieux former les membres des forces de l’ordre à l’accueil des victimes et à la prise en compte des plaintes) font à mes yeux l’objet de vœux pieux. Et ce n’est pas de bol, Mesdames et Messieurs les membres de ladite commission, mais je suis athée, ne croyant donc que ce que je vois. Or, si l’on ne prend pas en compte l’information à mon sens essentielle selon laquelle une part non négligeable des forces de l’ordre (tous corps confondus) est particulièrement sensible aux sirènes de l’extrême-droite, on ne peut pas mesurer à quel point cette préconisation a fort peu de chances d’aboutir…. Comment voulez-vous qu’un policier raciste se préoccupe sérieusement d’une plainte relevant de ce délit ? CQFD. Et si le ministre de l’Intérieur lui-même, auditionné, relève qu’il y a un problème dans l’enregistrement des plaintes pour des faits de discriminations, alors… La commission souligne également la faiblesse de la formation des magistrats aux enjeux des affaires de racisme, d’antisémitisme, de sexisme et d’homophobie.es. Certains magistrats du parquet ont pu, dans certaines affaires, laisser passer les délais de prescription ». Toutefois, n’étant pas de formation juridique, je suis contraint par honnêteté de laisser cette dimension à qui voudra s’y employer, mieux qualifié que moi; j’ai mes limites.. Cependant, même néophyte, tomber sur de pareils cas d’école renforce mon sentiment de grave défaillance judiciaire. ( Et dans le apport, il y en a d’autres exemples tout aussi édifiants) :

Le rapport propose ensuite de « Renforcer les liens entre l’administration et les associations » dans le but de renforcer les textes législatifs mais aussi dans la formulation et la réception des dépôts de plainte. Ce point précis me semble relever d’une réelle tartufferie, quand on sait le peu de cas que fait la Macronie en général du dialogue social, et encore plus des droits humains, régulièrement foulés aux pieds, notamment depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Mais déjà, avant, lors des manifestations contre la loi travail, nous avions un avant-goût, sous la Hollandie, de ce qui  allait nous attendre ensuite…

J’ai la surprise de lire dans ce rapport que « Pour la grande majorité des acteurs interrogés en audition, la dissolution administrative des groupuscules d’extrême droite est un outil efficace.« . Voilà qui entre frontalement en conflit avec ce que j’ai pu observer jusqu’alors, et qui ne tient absolument pas compte de la grande plasticité des organisations fascistes, qui à peine dissoutes, peuvent se reconstituer sous une autre forme. De plus, le cas de l’œuvre Française, en la personne de Benedetti, peut venir contredire factuellement très efficacement cette assertion, que j’ai déjà personnellement contredite de manière argumentée ici. Le voir donc se proclamer ouvertement de cette ligue pourtant dissoute devant la commission elle-même est non seulement un désaveu de celle-ci, mais une démonstration de son impuissance. Le gugusse le fait d’autant plus sciemment qu’il sait être sous une sorte de parapluie d’impunité. Il ne risque en effet pas grand chose, si ce n’est une amende au montant si grotesque que son réseau pourra la payer à sa place. Cet extrait du rapport démontre clairement ce que j’avance, face à un individu multi-récidiviste de la haine et des violences racistes, plusieurs fois condamné… sans que cela ne l’empêche de nuire, visiblement. Il s’est en outre payé le luxe de vomir son négationnisme et son antisémitisme dégueulasse à la face des membres de la commission, ce qui a donné lieu à un signalement au procureur par les présidents de ladite commission (voir ici)  ;


Sur la dimension de la présence de l’extrême-droite en ligne et de ses manquements aux CGU de la plupart des plate-formes, comme à la loi applicable sur le territoire national, la commission propose un certain nombre de recommandations que voici, qui valent ce qu’elles valent, et démontrent pour la plupart à quel point notre pays est particulièrement en retard en la matière, comme je l’ai déjà maintes fois exprimé ici, pour une bonne et simple raison : les sanctions financières ne sont pas suffisamment dissuasives. Et qu’on ne me dise pas qu’il faille y attendre une volonté européenne. Quand on connait le positionnement idéologique de certains gouvernements, dont celui d ‘Orban, ou en Italie avec un Salvini, il n’y a pas grand chose à attendre de ce côté là, qui se satisfait si facilement de l’existence de pareilles verrues en son sein. D’ailleurs, l’Allemagne a déjà démontré par sa volonté politique autrement plus forte qu’il était possible de faire plier ces soi-disant géants inatteignables en les menaçant de sanctions financières significatives…

21. Construire, au plan européen, un nouveau régime d’obligations et de responsabilités pour les grandes plateformes numériques ; insérer dans ce régime un volet relatif à la régulation des algorithmes ainsi que des obligations relatives à la sensibilisation du public.

22. Clarifier le régime de responsabilité des plateformes de financement participatif en ligne à l’égard des actions qu’elles permettent de financer et les soumettre à des obligations de déclaration de soupçon quant à l’origine des fonds.

23. Imposer une plus grande transparence aux intermédiaires de la publicité ; étendre la charte dite « follow the money » destinée à assécher les revenus publicitaires des sites de piratage aux sites haineux ; promouvoir et encourager les initiatives de type « name and shame » (« désigner et dénoncer publiquement ») visant à publier la liste des annonceurs dont les contenus sont visibles sur des sites diffusant des propos haineux.

24. Inciter l’autorité judiciaire à faire un usage plus systématique de la procédure de blocage judiciaire prévue par l’article 6-I-8 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique ; améliorer l’efficacité de cette procédure en facilitant le blocage et le déréférencement des sites dits « miroirs ».

25. Renforcer substantiellement la notoriété ainsi que les moyens financiers, techniques et humains de PHAROS ; soumettre la plateforme à l’obligation de rendre un rapport annuel d’activité permettant de s’assurer de l’adéquation de ses moyens aux enjeux.

26. Renforcer les obligations des plateformes en matière d’identification des auteurs ; imposer aux plus grands opérateurs la désignation d’un représentant légal exerçant les fonctions d’interlocuteur référent sur le territoire français ; soutenir, au niveau européen, l’adoption du paquet dit « E-evidence » ; renforcer le contrôle des sociétés offrant des services permettant de s’anonymiser (services de VPN et de proxy) ; obliger les hébergeurs à conserver le port source des connexions de leurs utilisateurs ; renforcer le contrôle des informations fournies à l’occasion de la souscription d’un abonnement mobile.

Certaines de ces mesures relèvent à mon sens (bien que non spécialiste de ces questions auxquelles la Quadrature du net saurait davantage répondre, de manière plus technique), il y a là des dispositions qui me semblent relever d’entorses graves à la préservation des droits humains, dont l’anonymat est une composante essentielle, rappelons le.

je vois mal en effet, pour ce qui me concerne pour seul exemple, comment je pourrais concrètement garantir ma propre sécurité personnelle en apparaissant avec une identité spécifique qui permettrait à ceux auxquels je m’oppose politiquement de remonter jusqu’à moi pour me faire la peau, comme certains le souhaitent déjà publiquement, en référence à leurs menaces de mort récurrentes et très explicites.

Et si l’on s’en réfère à cet article (suite à l’assassinat d’un élu pro-réfugiés, Walter Lübcke, le 2 juin, très probablement par un militant d’extrême-droite) qui démontre une préoccupante augmentation des agressions envers les militants opposés à ces nazis, ou la récente agression de Yannis Youlountas, le risque n’est pas minime. Même si comme lui, bien que notoirement moins connu et ne cherchant pas spécialement à l’être (il en va de ma sécurité et de celle de mes proches), je refuserai jusqu’à mon dernier souffle de baisser le regard, et de tenir compte de la peur de ces terroristes là…

Il n’y a qu’une seule chose que nous ayons à craindre, c’est la peur elle-même. C’est là, le piège éculé de ceux qui se prétendent supérieurs : autoritaires ou fascistes, légaux ou factieux, avec leur meute de flics ou de miliciens. La fabrique du consentement ne passe pas seulement par une construction imaginaire, une représentation symbolique, un rang illusoire auquel se soumettre est présenté comme une évidence, une règle, un devoir. Cette servitude est, plus encore, le produit du sentiment d’impuissance et d’insécurité que suscite la peur. Peu importe que la menace soit directe ou indirecte : baisser les yeux quand elle survient, c’est se résigner ; regarder ailleurs quand d’autres sont opprimés, c’est s’apprêter à subir le même sort.

À l’inverse, ne pas céder à la peur, c’est rester résolument en dehors de ce cercle vicieux, de ce cycle infernal, de cette accumulation de non-dits. C’est crier non, haut et fort, quand le silence équivaut à un consentement. C’est surprendre ceux qui croyaient nous faire obéir, courir ou demander pitié.

Ne pas céder à la peur, c’est refuser de baisser la tête, regarder dans les yeux ceux qui veulent nous dominer, nous exploiter, nous molester, et montrer que nous céderons pas, que nous resterons debout jusqu’au bout…  (Yannis Youlountas, ici).

NB. j’ai trouvé utile de vous voir partager les documents qui suivent, de nature à pouvoir être utilisés par d’autres dans leur action militante antiraciste et antifasciste. Servez -vous, c’est gratuit (de rien)  :

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE

1. Accorder une importance particulière au suivi des membres ou anciens membres des forces armées ou de sécurité intérieure impliqués dans des groupes d’ultra-droite.

2. Garantir la coordination entre les différents services chargés du renseignement au plan national comme européen.

3. Poursuivre l’effort de recrutement, de formation et d’adaptation de la gestion des ressources humaines dans les services de renseignement ; amplifier la dynamique budgétaire au profit de ces unités ; prévoir l’affectation de moyens conséquents pour le suivi des mouvances ultras ; envisager, lors de l’évaluation de la loi du 24 juillet 2015 par le Parlement, l’éventuelle adaptation des moyens juridiques et technologiques du renseignement.

4. Prévoir la remise annuelle d’un rapport au Parlement par les ministères de la justice et de l’intérieur, présentant les groupes subversifs violents, leurs effectifs, fournissant des statistiques relatives aux actes criminels et délictuels commis par ces groupes et présentant les mesures d’entrave et les condamnations dont ils ont fait l’objet par les autorités administrative et judiciaire.

5. En complément du rapport annuel au Parlement sur la subversion politique violente, encourager la constitution d’équipes universitaires publiques sur cette thématique ; encourager la collaboration entre la recherche et les services de police et de renseignement.

6. Rappeler précisément aux autorités les infractions dont relèvent les actions de propagande consistant à se substituer à l’État et les poursuivre de manière plus systématique.

7. Mettre à disposition des élus locaux un guide méthodologique présentant les instruments juridiques mobilisables par l’autorité administrative et des conseils pratiques pour prévenir les troubles à l’ordre public susceptibles d’être causés par des groupes radicaux violents.

8. Afin de faciliter l’imputation à des associations des infractions commises par leurs membres, prévoir la possibilité de dissoudre les associations en question à raison de leur inaction ou de leur abstention à faire cesser de tels agissements.

9. Modifier le 1° de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure afin de permettre la dissolution d’une association ou d’un groupement de fait sur le motif de l’appel à commettre des violences en groupe.

10. Créer un fichier centralisé, actualisé au rythme des déclarations en préfecture, des présidents et trésoriers associatifs et le rendre accessible, sous forme numérique, à l’autorité judiciaire lorsque les besoins d’une enquête le justifient et aux services de renseignement dès lors qu’ils auraient reçu une déclaration de soupçon.

11. Rendre obligatoire la publication des comptes des associations, le cas échéant en fonction de certains seuils, et supprimer dans l’article L. 612-4 du code de commerce le montant de 153 000 euros d’aide publique qui conditionne actuellement l’obligation de certification.

12. Renforcer les moyens du suivi des membres de groupuscules dissous.

13. Renforcer le partenariat et les échanges entre l’autorité judiciaire et les services de renseignement en matière de lutte contre la reconstitution de groupuscules dissous.

14. Aligner les sanctions prévues en cas de participation au maintien ou à la reconstitution d’une association ou d’un groupement dissous sur les sanctions prévues à l’article 431-17 du code pénal, à savoir sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende et inciter par une instruction de politique pénale l’autorité judiciaire à se montrer ferme sur les cas de reconstitution.

15. Prévoir, pour les personnes condamnées pour participation à la reconstitution ou au maintien d’une association ou d’un groupement de fait dissous, une sanction pénale complémentaire d’interdiction de fonder une autre association ou de participer au bureau d’une autre association pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans.

16. Engager un effort supplémentaire de formation des agents de la police et de la gendarmerie nationales en matière de lutte contre les infractions haineuses ; rappeler, par une circulaire d’information et de sensibilisation, l’importance de ces enjeux et l’obligation d’enregistrer systématiquement toutes les plaintes.

17. Développer rapidement et selon des modalités adaptées aux infractions haineuses la plainte en ligne.

18. Engager un effort supplémentaire de formation des magistrats sur ces thématiques ; créer des chambres pénales spécialisées dans le traitement des infractions (actes et propos) relatives au racisme, à la discrimination, à l’antisémitisme, en ligne et hors ligne.

19. Mieux valoriser et faire connaître le rôle des associations de lutte contre la haine en matière d’éducation, de formation et d’accompagnement des victimes.

20. Se doter d’un outil d’observation de la haine au périmètre cohérent permettant d’éviter les doublons et les redondances avec d’autres outils et structures existants et de mieux fédérer les ressources.

21. Construire, au plan européen, un nouveau régime d’obligations et de responsabilités pour les grandes plateformes numériques ; insérer dans ce régime un volet relatif à la régulation des algorithmes ainsi que des obligations relatives à la sensibilisation du public.

22. Clarifier le régime de responsabilité des plateformes de financement participatif en ligne à l’égard des actions qu’elles permettent de financer et les soumettre à des obligations de déclaration de soupçon quant à l’origine des fonds.

23. Imposer une plus grande transparence aux intermédiaires de la publicité ; étendre la charte dite « follow the money » destinée à assécher les revenus publicitaires des sites de piratage aux sites haineux ; promouvoir et encourager les initiatives de type « name and shame » (« désigner et dénoncer publiquement ») visant à publier la liste des annonceurs dont les contenus sont visibles sur des sites diffusant des propos haineux.

24. Inciter l’autorité judiciaire à faire un usage plus systématique de la procédure de blocage judiciaire prévue par l’article 6-I-8 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique ; améliorer l’efficacité de cette procédure en facilitant le blocage et le déréférencement des sites dits « miroirs ».

25. Renforcer substantiellement la notoriété ainsi que les moyens financiers, techniques et humains de PHAROS ; soumettre la plateforme à l’obligation de rendre un rapport annuel d’activité permettant de s’assurer de l’adéquation de ses moyens aux enjeux.

26. Renforcer les obligations des plateformes en matière d’identification des auteurs ; imposer aux plus grands opérateurs la désignation d’un représentant légal exerçant les fonctions d’interlocuteur référent sur le territoire français ; soutenir, au niveau européen, l’adoption du paquet dit « E-evidence » ; renforcer le contrôle des sociétés offrant des services permettant de s’anonymiser (services de VPN et de proxy) ; obliger les hébergeurs à conserver le port source des connexions de leurs utilisateurs ; renforcer le contrôle des informations fournies à l’occasion de la souscription d’un abonnement mobile.

27. Basculer l’ensemble des délits d’expression à caractère raciste et discriminatoire dans le code pénal.

28. Redonner sa pleine portée au délit de provocation à la haine ou à la violence raciste, en supprimant l’exigence, introduite par la jurisprudence, d’une exhorte.

29. Pour renforcer et faciliter la répression des gestes haineux, ajouter les « gestes » à la liste des moyens et modes de communication des délits de presse énumérés à l’article 23 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse ; élever la contravention prévue à l’article R. 645-1 du code pénal au rang de délit et étendre ce délit à l’exécution de gestes rappelant ceux d’organisations ou de personnes responsables de crime contre l’humanité.

30. Conformément à l’engagement du président de la République, mettre en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah.

31. Étendre le champ d’action du CIPDR à la radicalisation identitaire et à d’autres formes de radicalisation (anarchiste, antisioniste, vegan etc.) ; élargir le champ du site « Stop-Djihadisme » aux formes précitées de radicalisation et le rebaptiser « Stop-Radicalisation » ; introduire un module de sensibilisation aux risques liés aux différentes formes de radicalisation dans le cadre du service national universel.

32. Renforcer, aux plans quantitatif et qualitatif, l’éducation aux médias, à l’information et à la citoyenneté ; mettre en place un cahier du citoyen et du vivre ensemble permettant de suivre et accompagner, du cours préparatoire au lycée, les apprentissages et acquisitions de l’enfant puis de l’adolescent en matière d’éducation à la citoyenneté, aux médias, et aux valeurs de la République.

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TABLEAU DES DISSOLUTIONS PRONONCÉES DEPUIS LE 1ER JANVIER 1999
(HORS DÉCRETS ABROGÉS OU ANNULÉS)

Nom du groupement ou de l’association Date du décret de dissolution Fondement de l’article L. 212-1 du CSI
Unité radicale Décret du 6 août 2002 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Elsass Korps Décret du 19 mai 2005 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Tribu Ka Décret du 28 juillet 2006 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Jeunesse Kemi Seba Décret du 15 juillet 2009 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Forsane Alizza Décret du 1er mars 2012 2° : groupe de combat ou milice privée

3° : atteinte à l’intégrité du territoire

Jeunesses nationalistes révolutionnaires Décret du 12 juillet 2013 2° : groupe de combat

6° : provocation à la haine raciale

Troisième Voie Décret du 12 juillet 2013 2° : groupe de combat

6° : provocation à la haine raciale

Œuvre française Décret du 25 juillet 2013 5° : exaltation de la collaboration

6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Jeunesses nationalistes Décret du 25 juillet 2013 5° : exaltation de la collaboration

6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Retour aux sources Décret du 14 janvier 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Le retour aux sources musulmanes Décret du 14 janvier 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association des musulmans de Lagny-Sur-Marne Décret du 6 mai 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association fraternité musulmane Sanabil (les Épis) Décret du 24 novembre 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association Rahma de Torcy-Marne-la-Vallée Décret du 4 mai 2017 6° : provocation à la haine raciale et

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association Assouna de Marseille Décret du 31 août 2018 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association centre Zahra France Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association parti anti-sioniste Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association fédération chiite de France Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association France Marianne télé Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association les petits reblochons Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association Lugdunum Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association cercle Frédéric Mistral Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association Bastion social Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association cercle Honoré

d’Estienne d’Orves

Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association solidarité Argentoratum Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association Arvernis Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Source : ministère de l’intérieur

 

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(hem, hem… non… rien…. 🙂

 

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PERSONNES ENTENDUES PAR LA COMMISSION D’ENQUÊTE

Mercredi 30 janvier 2019

• Table ronde « approche sociologique »

 M. Jean-Yves Camus, journaliste, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès

 M. Joël Gombin, sociologue

 Mme Valérie Igounet, chercheure associée à l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS)

 M. Pascal Perrineau, politologue, professeur des universités à l’Institut d’études politiques de Paris

• Table ronde « approche historique et comparée »

 M. Stéphane François, historien des idées

 M. Nicolas Lebourg, historien, chercheur à l’université de Montpellier

Jeudi 7 février 2019

• Ministère de l’intérieur

 M.  Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur

• Ministère de la justice

 Mme Catherine Pignon, directrice des affaires criminelles et des grâces (DACG)

 M. Christian de Rocquigny, sous-directeur de la justice pénale générale

Jeudi 14 février 2019

 M. le général Jean-Marc Césari, sous-directeur de l’anticipation opérationnelle (SDAO)

 Service central du renseignement territorial (SCRT) : Mme Lucile Rolland, cheffe du service et M. Olivier Métivet, chef de la division des faits religieux et des mouvances contestataires

 M. Nicolas Lerner, directeur général de la sécurité intérieure (DGSI)

Jeudi 21 février 2019

• Ministère de l’intérieur

 M.  Thomas Campeaux, directeur des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ)

 Mme Pascale Léglise, directrice adjointe, cheffe du service du conseil juridique et du contentieux de la DLPAJ

• Préfecture de police

 M. Michel Delpuech, préfet de police

 Mme Françoise Bilancini, directrice du renseignement

• Préfecture de l’Hérault

 M. Pierre Pouëssel, préfet

 M. Mahamadou Diarra, sous-préfet, directeur de cabinet du préfet

Jeudi 7 mars 2019

 M. Tristan Mendès France, enseignant au Celsa, maître de conférences associé à Paris Diderot

Jeudi 14 mars 2019

 M. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique

 Mme Sophie Mazas, avocate, présidente de la fédération de l’Hérault de la Ligue des droits de l’Homme.

Jeudi 21 mars 2019

 M. Christian Charrière-Bournazel, avocat, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du barreau de Paris

 Mme Béatrice Hervouet, ancienne présidente de l’association Réseau accueil insertion Hérault (RAIH)

• Table ronde de représentants des réseaux sociaux

 M. Anton’Maria Battesti, responsable des affaires publiques de Facebook France

 M. Benoît Tabaka, directeur des relations institutionnelles de Google France

 Mme Audrey Herblin-Stoop, directrice des affaires publiques de Twitter France

Jeudi 11 avril 2019

 M. Bruno Dalles, directeur de TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins)

 Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) : M. Frédéric Potier, délégué interministériel, et M. Donatien Le Vaillant, conseiller justice et affaires internationales

 M. Fabrice Robert, responsable du groupe Les identitaires

 M. Romain Espino, porte-parole du groupe Génération identitaire

• Table ronde d’associations de défense des droits de l’Homme

 M. Dominique Sopo, président de SOS racisme

 M. Christian Payard, responsable du groupe de travail « Extrêmes droites » de la Ligue des droits de l’Homme

 M. Arié Alimi, membre du bureau national de la Ligue des droits de l’Homme

Jeudi 25 avril 2019

 M. Valentin Linder, représentant du Bastion social

 M. Yvan Benedetti, porte-parole du Parti nationaliste français

 Mme Irène Seignez représentant les Brigandes

 M. François Bel-Ker, secrétaire général d’Action française

 M. Renaud Mannheim, ancien membre de Blood & honour

Jeudi 2 mai 2019

 M. Patrick Calvar, ancien directeur général de la sécurité intérieure

 M. Mario Stasi, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA)

Jeudi 9 mai 2019

 Mme Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la justice

 M. Christophe Castaner, ministre de l’intérieur

DÉPLACEMENTS EFFECTUÉS PAR LA COMMISSION D’ENQUÊTE

7 mars 2019 : Nanterre

• Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication – OCLCTIC

 M. François-Xavier Masson, directeur

 M. Pierre-Yves Lebeau, commandant divisionnaire, chef d’État-major

28 mars 2019 : Lille

• Préfecture du Nord

 M.  Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord

• Mairie de Lille

 Mme Martine Aubry, maire de Lille

• Direction départementale de la sécurité publique du Nord

 M. Jean-François Papineau, inspecteur général, directeur départemental de la sécurité publique du Nord

 M. Laurent Besse, chef adjoint du service départemental du renseignement territorial

 M. Yohan Tourbier, brigadier-chef, service départemental du renseignement territorial, spécialiste du suivi de l’extrême droite

• Ligue des Droits de l’homme

 M. Alain Vantroys, délégué régional

12 avril 2019 : Lyon

• Service zonal du renseignement territorial du Rhône

• Table ronde élus locaux et victimes

 Mme Béatrice Gailliout, maire du 5ème arrondissement

 M. Philippe Carry, horloger d’art dans le Vieux Lyon

 M. Antoine Tasseau, directeur de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) du Vieux Lyon

 M. Frédéric Auria, président de l’association Renaissance du Vieux Lyon

 M. Marcel Beauvoir, membre du conseil d’administration et trésorier de la Maison des Passages

 M. Éric Déclais, membre du Collectif 69 de vigilance contre l’extrême-droite

 M. Alain Blum, président de la LICRA Auvergne-Rhône-Alpes

23 – 24 avril 2019 : Berlin

• Friedrich-Ebert-Stiftung (fondation du parti social-démocrate d’Allemagne)

 Mme Franziska Schröter, cheffe du projet de lutte contre l’extrême droite

 Mme Ursula Koch-Laugwitz, responsable des relations avec la France

• Bundesministerium für Familie, Senioren, Frauen und Jugend (ministère fédéral de la famille, des séniors, des femmes et de la jeunesse)

 Mme Andrea Balbach, cheffe du bureau de la prévention contre l’extrémisme

 Mme Stefanie Roth, responsable du projet « vivre la démocratie ! »

• Bundesministerium der Justiz und für Verbraucherschutz (ministère fédéral de la justice et de la protection des consommateurs)

 M. Christian Lange, secrétaire d’État parlementaire

 M. Alexander Schäfer, chef du bureau de la protection des consommateurs dans la société de l’information

 Mme Dorothee Kuon, rédactrice au service de la coordination européenne

 M. Ulrich Staudigl, rédacteur au du bureau de la lutte contre les atteintes à l’État

• Bundesministerium des Innern, für Bau und Heimat (ministère fédéral de l’intérieur, des travaux publics et de la patrie)

 M. Hans-Georg Engelke, secrétaire d’État

 M. Richard Reinfeld, chef du bureau du terrorisme, de l’extrémisme, de l’ultra-droite et de l’ultra-gauche et de la criminalité à motivation politique

 Bundesamt für Verfassungsschutz (Office fédéral de protection de la Constitution)

 Mme Maren Schüler

 M. Stefan Schmidt, procureur

 Bundeskriminalamt (Office fédéral de police judiciaire)

 Mme Dagmar Müller, cheffe de la division de la sûreté policière de l’État

 Mme Dana Petrowski

 Mme Barbara Delbrück

• Rosa-Luxemburg-Stiftung (Fondation du parti de gauche)

 Mme Effi Boehlke, membre de la direction générale

 M. Friedrich Burschel, responsable de l’unité « néonazisme et structures et idéologies de l’intolérance » à l’académie d’éducation politique

 

#VKontakte, le réseau asocial russe de l’apologie de la haine #antifa

CaptureEn apprenant que la lie de notre société hexagonale, qui ne répugne jamais à une fake news raciste, antisémite et/ou incitant à la haine et à la violence envers toujours les mêmes,  avait décidé d’émigrer (rires) vers ce que 20 mns qualifie de « facebook russe », ma première réaction pouvait se résumer en :  « tant mieux, nous en voilà débarrassés, qu’ils aillent voir ailleurs pour nous épargner leur merde habituelle« . Je me disais en outre que cela illustre assez, quand on sait comment fonctionne en général la société russe poutinophile, combien il est facile dans ce pays d’exhiber et de répandre tous les propos racistes, sexistes, machistes et virilistes, homo et transphobes, incitant à la haine raciale et religieuse que l’on veut, du moment que l’on ne critique par le parti et la personne du grand gourou en chef. Belle hypocrisie que voilà vis à vis de ce que nos fachos locaux qualifie  de liberté d’expression… Fin du sketch, même pas drôle. On se paie ici comme ailleurs des vérités qui les arrangent.

Et puis, j’ai voulu dépasser ma première impression, et mes réactions  à priori plus que négatives.( « je ne voudrais pas d’un club qui m’accepterait comme membre« , certes, mais encore moins d’un autre qui accueillerait de pareilles ordures… ). Je suis donc allé juger sur pièce, comme dab. Déjà, le visuel de ce site ressemble en effet à une pâle copie d’un vieux facebook des débuts, mais il y a plus important. Je vous jure que je n’ai pas fait exprès, mais à peine ouverte une page au hasard (enfin pas tout à fait, si c’était écrit en cyrillique, je n’aurais pas tout compris, il y a des limites), celle des français de VKontacte, je suis tombé sur ça :

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Voilà qui suffit à mon enseignement personnel. Si ce réseau si asocial là ne voit aucun inconvénient à héberger une telle propagande si indéniablement antisémite, qu’on me permette de valider l’hypothèse hautement probable selon laquelle VKontacte est bien, en effet, un site de merde fasciste. Et si tous les fachos du monde s’y donnent rendez vous, qu’ils y restent entre eux dans leur entre-soi communautaire ne favorisera pas vraiment l’aération de leurs neurones déjà si terriblement asphyxiés… Mais je ne vais quand même pas les plaindre, leur santé mentale étant déjà si visiblement sujette à caution, alors qu’ils ne s’en préoccupent guère. Ils devraient. Pour la paix dans le monde.

Mais au fait, il crée un compte sur VKontacte quand, le neuneu Trump ? Il n’y serait franchement pas dépaysé, avec les siens, aux mêmes idées toutes pourries. Qui se ressemble s’assemble, n’est-il pas  ? … ça nous ferait des vacances.