Encore un casier judiciaire chargé, au #FN : celui du maire de #Hayange.

Quand je dis qu’il faudrait peut-être arrêter l’hypocrisie,  au FN, du parti qui lave plus blanc que blanc et crie au laxisme de la justice alors que nombre de ses membres sont en délicatesse avec,  les actualités ne cessent de me donner raison chaque jour. Un véritable parti de repris de justice. Si leurs casiers judiciaires devaient être vierges, un grand nombre de leurs élus ne pourraient plus exercer. Encore un exemple aujourd’hui avec le maire de Hayange, Engelmann, condamné cette fois pour harcèlement moral envers un couple de salariés de la commune frontiste,  ce qui est extrêmement rare tant les preuves sont difficile à réunir envers les sournois qui s’y livrent. Il faut lire cet article pour voir à quel point on est tombé bien bas, et les manœuvres de pression, d’une médiocrité affligeante.

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Mais ce n’est pas la seule affaire jugée ce jour là, concernant le même auteur de délits multiples :

Le tribunal examinait cette fois-ci la décision du maire (ancien syndicaliste, exclu de la CGT pour son engagement au FN) de supprimer la prime de bonification indiciaire d’un agent communal représentant CGT.

Rappelant qu’un fonctionnaire qui bénéficie d’une décharge de service pour l’exercice d’un mandat syndical garde le bénéfice des primes attachées à l’emploi qu’il occupait, le tribunal a enjoint la commune à payer les sommes dues à l’agent au titre de cette prime et à lui verser 1 500 € pour les frais de justice.

La répression et la discrimination syndicale, cela s’appelle. C’est non seulement un délit, mais la démonstration claire et nette que le FN n’est pas un parti comme les autres, d’essence démocratique.

Pourquoi Radio France fait grève ? #bleuasphyxie

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j’en ai un peu chié pour trouver  le communiqué officiel des nombreuses organisations syndicales qui ont appelé à cette grève du jour… Le voici  (trouvé sur SNJ Radio) :
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Les limites des équipes de France Bleu sont dépassées.

La direction de Radio France impose un nouveau plan d’économies aux 44 stations locales et à France Bleu Natio… mais il n’y a plus rien à économiser !

La création de trois stations ne doit pas cacher la perte de 25 postes, ces six dernières années, à périmètre constant (Expertise Tandem « note bleu » juin 2016).

Les budgets de remplacement sont à leur tour laminés, ce qui représente également des dizaines d’équivalents temps-plein supprimés (40 % en moins sur 3 ans).

Nous subissons chaque jour les conséquences de cette baisse des moyens :
– Suppression d’émissions locales et mise en place de programmes musicaux ou de syndications
– Auto-remplacement des animateurs
– Suppression de journaux locaux
– Suppression de moyens de reportage et d’heures de maintenance
– Plannings tendus, journées à rallonge… pour essayer de faire autant avec moins !
– Plages horaires des chargées d’accueil et régisseurs allongées
– Baisse des extérieurs, de la présence sur le terrain
– Suppression des prises de son
– Raréfaction des perspectives d’avenir pour les salariés précaires
– Envahissement des antennes par la publicité

Enfin, nous dénonçons la désinvolture avec laquelle la direction du groupe traite régulièrement France Bleu et ses collaborateurs :
– Fusion de FB 107.1 avec FB Natio
– Non-respect des engagements sur les réunions du groupe de travail France Bleu
– Non-respect d’accords, par exemple celui prévoyant le remplacement des congés maternité
– Régression du dialogue social avec la volonté de suppression de plusieurs CE régionaux

Nous demandons à la Direction de Radio France :
– de revoir les moyens alloués au réseau Bleu (ressources humaines et financières) afin de pouvoir maintenir le nombre d’heures d’antenne produites localement
– de revoir son projet de suppression des CE régionaux

France Bleu doit retrouver les moyens de ses ambitions !

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, SNFORT, SNJ, SUD et UNSA,  appellent les personnels de Radio France en région ainsi que France Bleu 107.1 et France Bleu Natio, à cesser le travail le lundi 27 juin 2016 de 0H00 à minuit

► Lire le mode d’emploi de la grève

une rencontre inter-syndicale pas à la hauteur #ElKomri

On attendait de l’intersyndicale qui s’est réunie hier à Montreuil autre chose que cette réaction si fade, résumée à ce communiqué sans saveur :

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Alors que les points de régression sont plus nombreux et graves dans le projet que cette seule revendication, les syndicats ont eu un comportement particulièrement timoré, qui ne doit pas  satisfaire grand monde. On attendait beaucoup mieux, compte-tenu notamment de la pétition contre la loi El Komri qui a déjà été signée par plus de 400 000 personnes. Les syndicats (hormis FO qui n’a pas signé ce communiqué et appelé à la grève), sont donc manifestement  complètement dépassés par l’ampleur du mécontentement, et leur action, absolument pas à la hauteur de la contestation. S’ils veulent changer les choses, ceux qui contestent cette loi devront se prendre en main en se passant d’eux. C’est un bien mauvais signal que ceux qui sont sensés défendre les droits des salariés  ont donné là, laissant croire au gouvernement qu’il suffirait d’ôter la mesure concernant le plafonnement des indemnités de licenciement pour que la loi puisse passer.

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un 1er mai pourri…

urlCe n’est pas du temps dont je veux parler ici, mais  du climat social. Alors qu’il n’a jamais été aussi urgent et important de se montrer soudés et combattifs pour faire face à l’incroyable démolition du code du travail à l’œuvre actuellement, les syndicats n’ont rien  trouvé de mieux à faire que d’appeler à manifester chacun de leurs côté…  De quoi encourager Macron et Rebsamen à poursuivre leur entreprise de démolition, puisqu’ils ne rencontrent aucun front uni pour leur résister. Et permettre à  tous les  détricoteurs professionnels de droits sociaux, des fauxcialistes au Medef, réunis en un même élan libéral si tristement consensuel pour les valeurs de gauche, de terminer la destruction du code du travail déjà entamée par Sarkozy.  Notons que le syndicat facteur de discorde actuellement est l’allié traditionnel des fossoyeurs du droit du travail depuis des années, à savoir la CFDT, qui a refusé de signer l’appel unitaire. Même l’UNSA, son allié habituel, a préféré manifester avec la CGT plutôt que de manière isolée, c’est dire… La CFDT croit-elle qu’en organisant un  « Working Time Festival » (à l’américaine, s’il vous plait…)  pour les jeunes de 18 à 35 ans à Paris, elle va faire œuvre de progrès pour les droits des salariés, lesquels sont pourtant de plus en plus régressifs ? La CFDT est définitivement devenue à mes yeux (les miens seuls ?) un syndicat de compromission plutôt que de combat pour l’acquisition de nouveaux droits, dont notre époque  a tant besoin. Le rapport de force entre forces de production et minorité financière prédatrice ne nous a jamais été aussi défavorable. Et après, on s’étonne face à ce spectacle pitoyable que les français soient de moins en moins syndiqués… Faux pas les prendre pour des idiots. Ils sont tout simplement terriblement lucides. Ceci étant dit, on met souvent à bas les syndicats quand on n’en a jamais eu besoin…. Mais quand un conflit éclate, qu’il soit personnel ou collectif, on est bien content de les trouver.

élections professionnelles dans la fonction publique : les résultats

source : cliquez sur l’image
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Voilà une élection dont les blogueurs et médias ne parlent guère… Pourtant, la syndicalisation dans la fonction publique me semble un sujet important; Voici les résultats de celles qui ont eu lieu jeudi dernier. Dans mon établissement, FO l’a emporté avec 64.6 %, face à un syndicat… pas vraiment de combat. Et pan dans sa tronche ! ça lui apprendra à faire le jeu de la direction, et à éviter systématiquement les conflits. parfois, il est utile de taper du poing sur la table….
Élections professionnelles

La FSU en tête pour l’État, la CGT première dans l’hospitalière

La Fédération syndicale unitaire conserve sa première place dans la fonction publique d’État, mais Force ouvrière enregistre une nette progression à l’issue des élections professionnelles du 20 octobre. Dans l’hospitalière, la CGT se maintient en tête.

La FSU reste le premier syndicat de la fonction publique d’État, mais sort affaiblie des élections professionnelles du 20 octobre, reculant de 20,6 % à 17,1 % et désormais talonnée par FO, qui grimpe de 15,4 % à 16,7 %. C’est l’un des enseignements majeurs du scrutin après les résultats quasi définitifs communiqués le 24 octobre au soir par le gouvernement. La CGT se maintient en troisième position (15 %), devant la CFDT, qui progresse de 11,3 % à 14,6 %, l’Unsa (13,8 %), Solidaires (8,1 %), la CGC (5,3 %) et la CFTC (3,8 %).

La représentativité globale ne sera toutefois mesurée qu’après le 22 novembre, lorsque les agents de la Justice (75 000 inscrits) auront pu voter, après les couacs qui ont entraîné le report du scrutin. “Des perturbations se sont produites dans l’acheminement et la distribution des matériels permettant aux agents de voter”, fait savoir la Place Vendôme (lire notre article Raté au ministère de la Justice).

Participation à 51 %

1,8 million d’agents étaient appelés à élire leurs représentants dans des instances équivalentes aux comités techniques ministériels, l’espace central de négociation où seules les organisations ayant des élus pourront signer des accords. À peine plus de la moitié ont voté (51 %), la participation reculant nettement dans l’éducation nationale (38,5 %) du fait, à en croire la FSU, de “dysfonctionnements graves” relevés dans l’organisation du vote électronique.

Faible participation également dans la fonction publique hospitalière : 50,59 % des quelque 950 000 agents se sont déplacés aux urnes, selon le ministère de la Santé. La CGT conforte son avance, progressant de 31,5 % à 33,5 % des voix. Viennent ensuite la CFDT (24,5 %), FO (22,7 %), SUD (8,7 %), l’Unsa (4,4 %) et la CFTC (2,8 %). “La CGT est confirmée comme première organisation sur l’ensemble des trois versants de la fonction publique”, se félicite la centrale de Bernard Thibault. Les agents de la territoriale voteront, eux, en 2014.

Sylvain Henry (source)

Lire aussi :  “Il ne fallait pas rendre le vote électronique obligatoire”, réaction de Bernadette Groison (FSU) à la faible participation dans l’éducation nationale

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cohésion sociale : +1…

Communiqué de l’intersyndicale CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

A la crise économique et sociale de 2008 aux effets durables, s’ajoute la crise des dettes publiques de la zone Euro. Celle-ci et la nature des réponses politiques apportées par l’Union et les états membres menacent en permanence la stabilité de la monnaie commune et l’avenir de l’Union Européenne. Les conséquences sont lourdes pour les salariés.

Face à l’atonie de la croissance et à l’aggravation de la crise des dettes de la zone Euro, le gouvernement a prévu d’annoncer le 24 août des « mesures destinées à réduire le déficit de la France ».

La situation nationale est préoccupante. Les politiques menées et le faible niveau de croissance ne réduisent pas le chômage et mettent en cause la cohésion sociale et la solidarité :

• Le chômage reste très élevé, bien au-dessus de ce qu’il était avant 2008. Le chômage de longue durée s’est accru. La précarité s’est accentuée comme en témoigne la forte proportion d’embauche en CDD de très courte durée.
• La situation des moins de 25 ans sur le marché du travail s’est particulièrement dégradée.
• La politique fiscale est inéquitable et épargne les plus hauts revenus. Les revenus du travail sont plus mis à contribution que les autres revenus. Les suppressions d’emplois aveugles dans les fonctions publiques mettent en péril la qualité du service rendu. Les réformes sociales, telle celles des retraites, font porter l’essentiel des efforts sur les salariés et accentuent les inégalités. Pour l’intersyndicale, des réponses nouvelles priorisant l’emploi, la cohésion sociale (protection sociale, services publics,…), la réduction des inégalités (une autre répartition des richesses, le pouvoir d’achat, une autre fiscalité), la maîtrise des déficits publics sont urgentes.

L’intersyndicale, réunie ce jour, demande la tenue d’une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l’emploi et réduire la dette tout en garantissant la cohésion sociale.

D’ores et déjà, l’intersyndicale estime indispensable l’intervention des salariés. Elle se réunira le 24 août au soir pour envisager les suites à donner. Celles-ci viseront à débattre avec les salariés des solutions à apporter et à organiser avec eux l’action pour faire pression sur le gouvernement et le patronat.

Paris, le 18 août 2011.

(source)

Cette réforme que l’on concocte dans votre dos…

Le 24 mars, des manifestations et rassemblements syndicaux auront lieu à Bruxelles dans le cadre de la journée d’action européenne de la CES, à l’occasion du Sommet européen des 24 et 25 mars. L’objectif de cette journée d’action est de marquer l’opposition des syndicats européens à la proposition de gouvernance économique européenne qui sera examinée lors de ce Sommet.

Plusieurs actions sont prévues à Bruxelles le 24 mars prochain, pour dire « non » aux mesures d’austérité en Europe, aux coupes sombres dans les salaires et les retraites, à la précarisation, au chômage, à la déréglementation du code du travail et à la régression sociale et à l’augmentation des inégalités sociales. La mobilisation syndicale européenne se poursuivra, puisqu’une journée d’action est prévue le 26 mars à Londres ; une Euro-manifestation aura lieu le 9 avril à Budapest. D’autres actions auront lieu en France, le 22 mars, avec la participation de la Confédération syndicale allemande (DGB) ; en Espagne, les 22 et 24 mars ; en Allemagne avec la participation des syndicats français, le 24 ; dans les comités syndicaux interrégionaux, (CSIR) etc. (plus de détails ici).  Voici le texte du communiqué de ces syndicats :

Pacte de compétitivité « Merkel/Sarkozy » : Déclaration commune syndicale franco-allemande

L’Europe n’a pas besoin d’un pacte sur la compétitivité Merkel-Sarkozy mais d’un changement d’orientation politique pour une Europe juste et équitable.

Au cours des prochaines semaines, le Conseil Européen va adopter les mesures de convergence budgétaire et économique dans le cadre du dispositif du « semestre européen ». En l’état actuel des propositions, en particulier celles impulsées par les chefs d’Etat Allemand et Français, les organisations syndicales françaises et allemandes CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, DGB, avec la CES, expriment leur critique fondamentale.

Nous nous prononçons fortement contre une gouvernance économique basée sur une conception limitée de la compétitivité fondée sur la stagnation, voire la réduction des salaires et des marchés de travail flexibles et dérégulés.

Depuis longtemps, ces organisations revendiquent une plus grande convergence économique et sociale dans l’Union Européenne. Les difficultés que connaissent plusieurs Etats membres de la zone euro confortent cet objectif. Mais la consolidation de l’euro et les objectifs qui en découlent en matière de gouvernance doivent viser le développement économique, l’emploi et le progrès social.

Les propositions pour la diminution des salaires minimums pour l’abolition des systèmes d’indexation et la non prise en compte de l’inflation sont des offensives qui remettent en cause les droits des salariés, et l’autonomie des partenaires sociaux dans le champ de la négociation collective, propre à chacun des systèmes nationaux de formation des salaires.

Les propositions actuelles de gouvernance économique et le pacte Merkel-Sarkozy dérogent à des nombreux principes du droit primaire européen. Les traités engagent l’Union à combattre les inégalités, améliorer les conditions de vie et de travail, respecter les systèmes de négociation collective nationaux et de sauvegarder l’autonomie des partenaires sociaux, et ne donnent pas de compétences à l’Union européenne en matière salariale. Avec les propositions du pacte Merkel-Sarkozy en matière salariale, l’Europe fait fausse route.

Nous nous prononçons contre le plafonnement européen des endettements, contre des politiques d’austérités qui entravent la croissance et contre la proposition d’un ajustement automatique des systèmes de retraite à l’évolution démographique.

Une gouvernance économique ne peut pas reposer sur les seuls objectifs d’équilibre budgétaire. L’Europe a besoin de favoriser en même temps le développement économique et social et, pour cela, doit radicalement changer de politique. Une obstination sur cette mauvaise politique au seul profit des forces du marché met en péril la stabilité de l’euro et mène à la détérioration de la situation économique, politique et sociale de tous les pays impliquées.

Nous considérons indispensable :

que soit préservé l’autonomie de négociation des partenaires sociaux en matière tarifaire ou bien qu’elle soit inscrite dans les constitutions nationales comme c’est le cas en Allemagne.

que soient renforcés la cohésion sociale et le socle social de l’Europe à travers la lutte contre la précarité et les bas salaires par la mise en place des salaires minimums nationaux garantissant une vie décente.

que soit respecté sur le marché de travail, le principe du « travail égal – salaire égal » dans un même lieu de travail, quelque soit le statut (intérimaires, saisonniers, …). L’Europe ne peut pas avoir des travailleurs de seconde zone, socialement défavorisés.

– que la maîtrise des budgets et la réduction des déficits publics préservent les capacités d’investissement et les budgets sociaux

– que la convergence en matière fiscale soit basée sur une harmonisation de l’assiette de la fiscalité des entreprises et la fixation d’un taux-plancher d’imposition. A cet égard, l’annonce par la Commission européenne de son intention de présenter un projet de directive sur « une assiette commune consolidée d’impôts sur les sociétés » pour relancer le marché intérieur, va dans le bon sens.

– que soit adopté, au lieu des politiques d’austérité et du plafonnement européen des endettements, un programme d’innovations et d’investissements ambitieux pour l’encouragement généralisé des investissements dans le développement durable, afin de doter l’Europe d’infrastructures modernes, d’industries pérennes, de services publics de qualité et d’une offre d’éducation et de formation de qualité.

Nous refusons et nous combattrons les réductions de salaires imposées par l’Etat ainsi que la fixation par celui-ci d’objectifs limitant ou plafonnant dans le cadre des négociations collectives, les salaires réels.

Compte tenu des enjeux pour les travailleurs de l’Union européenne, les partenaires sociaux doivent être consultés sur les réformes envisagées par les Etats et par l’Union européenne.

Signataires : Les syndicats français – la CFDT, la CGT, FO, l’UNSA et la CFTC – auxquels se sont associés la FSU et Solidaires, et le DGB, ainsi que la CES (confédération européenne des syndicats).

Sarkozy doit plier devant plus déterminé que lui !

source de l’image 

 

Lettre ouverte à l’intersyndicale du 29 juin

Pour une grève générale jusqu’au retrait de la réforme des retraites

 

   Signer la pétition   –   Voir les 7800 signataires

 

  Comme il l’avait annoncé dés 2007, le gouvernement Sarkozy s’est attaqué sans faillir à tous les acquis sociaux populaires, notamment ceux hérités du Conseil National de la Résistance.

 La réforme des retraites est le dernier grand chantier du quinquennat.

 Nous voulons infliger une défaite à ce gouvernement à l’occasion de la bataille qui est engagée.

 Il faut un coup d’arrêt, maintenant, aux politiques libérales qui détruisent notre modèle social.

 Dans cette perspective, nous sommes prêts à un affrontement majeur, aux côtés de nos organisations politiques et syndicales, mais pour gagner, nous pensons que notre revendication doit être le retrait pur et simple du projet de réforme.

 Sarkozy doit plier devant plus déterminé que lui!

 Les signataires de cette lettre s’engagent à s’organiser pour une grève générale à partir du 7 septembre et à tout faire pour qu’autour d’eux le mouvement soit suivi puis reconduit le lendemain, et les jours d’après, jusqu’au retrait et à la remise à plat complète du projet de réforme des retraites..

 Il n’est plus temps de discuter. Engageons ensemble une lutte que nous prolongerons jusqu’à la victoire pour ouvrir de nouvelles perspectives politiques et remettre en marche la machine à conquêtes sociales.

Centralisation des informations sur la journée du 7 septembre décidée par l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA):

http://www.7septembre2010.fr

  ..

Signer la pétition   –   Voir les 7800 signataires

 

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communiqué intégral solidaire(s)

Nous étions des millions dans l’action le 29 janvier : construisons la suite !

Grèves générales en Guadeloupe, Martinique et Réunion

Les économies d’outre mer restent organisées sur un mode colonial, autour de l’import- distribution, et non de la satisfaction des besoins de la population locale. Chaque année, des hectares de terres agricoles qui font vivre la population disparaissent au profit de hangars ou d’entrepôts, la discrimination à l’embauche laisse la population locale au chômage… Une grande richesse pour quelques-uns, descendants des esclavagistes d’hier et propriétaires de la plupart des entreprises, … et la misère pour presque tous. Depuis le 20 janvier, la Guadeloupe est en grève générale à l’appel de 52 organisations réunies dans un Comité contre l’exploitation outrancière (LKP) qui réclame notamment une baisse du prix des produits de première nécessité, des impôts et des taxes, des carburants, ainsi qu’une hausse du salaire minimum de 200 euros. Les organisations syndicales et associatives Martiniquaises se sont constituées en un « Collectif du 5 février » et la grève générale a démarré le 5 février, contre la vie chère. Le 12 février à la Réunion, un collectif de 25 syndicats, associations et partis politiques a appelé à une journée de mobilisation contre la vie chère, le 5 mars prochain et à construire une grève générale. Déjà, le collectif Liyannaj kont pwofitasyon (LKP), les guadeloupéen-ne-s en grève, ont réussi à faire ce qu’aucun mouvement n’avait réussi depuis bien des années : obliger patronat et gouvernement à négocier sur la base des revendications syndicales. Des acquis sont d’ores et déjà obtenus, mais il demeure les points essentiels, tout ce qui concerne les augmentations de salaires, pensions, minima sociaux. Face à cette situation, le gouvernement français envoie, fait revenir puis repartir et encore rentrer le secrétaire d’Etat à l’Outremer, Yves Jégo. Il joue la carte du pourrissement, de la provocation, et dans le même temps envoie sur place un grand nombre de militaires pour préparer la répression … Quant au patronat, il entonne un de ses airs favoris « il faut que le gouvernement nous aide », oubliant de parler des milliards accumulés en exploitant les travailleurs/ses de Guadeloupe, de Martinique, et d’ailleurs !


Grèves des chercheurs/ses, universitaires et étudiant-e-s


Etudiant-es et personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, sont mobilisé-e-s depuis des semaines. Au-delà de la dérèglementation des statuts et des rémunérations, de la dégradation généralisée des conditions de travail et d’étude, de la dévaluation des formations, l’objectif du gouvernement est de casser le service public d’Enseignement Supérieur et de Recherche afin de le céder aux intérêts marchands. Sarkozy ridiculise le travail réalisé dans la recherche publique. Il impose des « réformes » statutaires et de formation initiale, au mépris de l’avis des principaux intéressés (enseignants, étudiants, lycéens, parents d’élèves…). Les manifestant-es réaffirment leurs demandes :
􀁺 Retrait immédiat des projets Pécresse et abrogation de la loi LRU.
􀁺 Restitution des postes sacrifiés au budget 2009.
􀁺 Création de postes de titulaires, contre la précarité d’emploi.
􀁺 Revalorisation des carrières, contre l’individualisation des salaires et l’intéressement.
􀁺 Maintien du cadre national des diplômes, contre la déqualification des enseignements.
􀁺 Refonte des aides sociales étudiantes, contre la précarisation des conditions d’études.
􀁺 Connaissance, université et recherche ne sont pas une marchandise !


Grèves dans les hôpitaux


Le 10 février, a débuté la discussion sur le projet de loi Bachelot, à l’Assemblée nationale. Ce projet, s’il était adopté, démantèlerait l’hôpital public et l’engagerait vers une privatisation complète de l’hôpital. Il signifierait la fin du secteur sanitaire privé à but non lucratif participant au service public. Avec la mise en place des Agences Régionale de Santé, sur les 1035 hôpitaux publics au plan national il n’en restera que 300 communautés hospitalières de territoire. Ce projet, c’est aussi la suppression au minimum de 20 000 emplois sur le plan national. Le 12 février, le personnel de la Santé était en grève et manifestait. La situation qui pèse sur les hôpitaux et les personnels est intolérable : restructurations et fermetures d’établissements, mesures d’économies insupportables qui se traduisent au quotidien par des suppressions de postes et une pression insoutenable. Les personnels se voient imposer le développement de la précarité, des changements intempestifs de planning et d’horaires, remise en cause des RTT, heures sup imposées, non remplacement de la plupart des congés. La charge de travail est insupportable, l’usure professionnelle se généralise, aggravée par un va et vient de patients commandé par la rentabilité (tarification à l’activité) et non par la nécessité clinique. Cela pèse de plus en plus lourd sur la conscience et le moral des professionnels. SUD Santé Sociaux propose une manifestation nationale début mars pour le retrait de la loi Bachelot et l’obtention des moyens nécessaires pour des soins de qualité et de meilleures conditions de travail pour les usagers et dans l’intérêt de la population.


Grèves dans l’industrie


Après s’être réjoui des aides de 3 milliards d’euro promises par le Président de la République le 5 février, le groupe PSA (Peugeot), n’a pas tardé à démontrer toute l’hypocrisie et l’arrogance du patronat en annonçant un plan de 11 000 suppressions d’emplois en Europe en 2009, dont 7000 en France. Les dirigeants de Renault Trucks auront droit à 500 millions d’euros, et les organismes de crédit bancaire automobile à 1 milliard ! Le même jour, Nissan (dont Renault est actionnaire à 44%) annonce 20 000 suppressions d’emploi dans le monde. Encore de belles démonstrations de la volonté du MEDEF d’approfondir les inégalités sociales, et d’empocher tous les cadeaux du pouvoir comme par exemple la suppression de la taxe professionnelle. L’impudence est totale. Les patrons encaissent les subventions et continuent de licencier partout ou ils peuvent. On fait un plan de secours pour restructurer un secteur dont les dirigeants ont été incapables d’anticiper, on licencie (intérimaires, sous-traitants, précaires) et on repart avec les aides de l’Etat. Ainsi, par exemple dans la région Nord Pas de Calais sur seulement 18 entreprises de la métallurgie et de la Vente Par Correspondance, plus de 5000 emplois ont été supprimés depuis le 1er janvier. D’où la manifestation régionale du 19 février à Valenciennes à laquelle Solidaires appelle.


Construire la grève générale interprofessionnelle !


Après le 29 janvier, les actions se poursuivent (Guadeloupe, Martinique, Universités, Recherche, Automobile, Santé, …). L’Union syndicale Solidaires soutient les luttes en cours, travaille à les renforcer et les coordonner, pour en faire un vaste mouvement national interprofessionnel. Ensemble, huit organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires, FSU) appellent à une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Pour que cette nouvelle journée soit une réussite, il faut amplifier les luttes en cours et développer les résistances dans tous les secteurs. Dès maintenant, la lutte continue ! Le 29 janvier nous étions des millions en grève et dans la rue. Accentuons la pression. Il y a urgence pour les millions d’entre nous qui vivent dans la misère !

Nous ne paierons pas la crise de leur système capitaliste !

grève du 29 janvier 2009 : la suite

Rencontre intersyndicale du 2 février.
Communiqué commun des organisations syndicales
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La mobilisation du 29 janvier 2009 a connu un succès incontestable dans toute la France : des millions de salariés du privé et du public, parmi lesquels de nombreux jeunes, des demandeurs d’emplois, des retraités ont manifesté, fait grève, soutenu le mouvement.

L’ampleur de ces manifestations confirme leurs inquiétudes et leur exaspération face aux injustices sociales. Ils exigent d’autres réponses à une crise dont ils ne sont pas responsables.   (la suite ici)