quel projet sociétal commun pour notre pays ?

question

La guerre de tous contre tous, seul horizon indépassable ?

A force d’être dans la radicalité permanente, chacun dans son camp, dans son coin, selon ses spécificités, ses origines, son positionnement social, culturel, idéologique, voire spirituel,  et donc selon la nature de ses combats favoris, on perd le sens des priorités générales, et à mon sens, des réalités. Les féministes radicales refusent à quiconque le droit de parler pour elles, et parfois même, avec elles. Les anti-racistes à la sauce du PIR refusent aux « non-racisés » de parler d’anti-racisme, et leur dénient même le droit de s’associer à leurs luttes, sous prétexte qu’ils sont blancs. Ou pas noirs, pas arabes, pas des cités, pas musulmans, pas femmes, pas pauvres, etc etc…. Les républicains ¹ méprisent tous ceux qui voient bien à quel point cette doctrine si confortable et dépassée sert d’alibi à une certaine forme de racisme larvé, non avoué, et intolérant. Ils rejettent les anars, les libertaires, les croyants (d’ailleurs plus volontiers s’ils sont musulmans que catholiques intégristes qui eux font plus partie de leur univers mental traditionnel), les athées militants, l’extrême gauche, les socialistes pour de vrai, la gauche critique et de transformation sociale, etc… Les gauchistes, dans leur majorité,  rejettent pour une bonne part ceux qui ne soutiennent pas Mélenchon, faute d’autre solution politique immédiatement mobilisable. Ou alors ils se réfugient dans leurs groupuscules avec la seule ambition de ne surtout rien changer à leurs habitudes de penser et d’agir,  de ne pas faire poids, ce qui conduit à une certaine forme de conformisme excluant. Les anars discriminent d’emblée, et crachent sur tous ceux qui ne le sont pas, tout aussi prisonniers de leurs préjugés.  Les catholiques n’aiment pas les musulmans. Leur part extrêmement traditionaliste déteste les trois quarts de l’humanité. Les musulmans ont du mal avec les catholiques, et pour certains encore plus avec les juifs, et ne supportent pas ces ultimes mécréants que sont les athées. Les intégristes religieux se rejoignent dans leur haine des athées et des homosexuel(le)s, et dénient aux femmes le droit d’avoir un avis politique et personnel contradictoire tout aussi éclairé que le leur, surtout si elles refusent, à juste titre,  la domination masculine.. Chacun à sa place, n’est-ce pas, dans le schéma  culturel archaïque, et les cochons seront bien gardés. Les riches, les catégories aisées, majoritairement à droite (mais il y en a aussi dans une certaine gauche vallsiste et hollandaise) ainsi que les libéraux pur jus méprisent les pauvres, les chômeurs, les « bénéficiaires » (sic) d’aides sociales, les gauchistes, les socialistes réels, les arabes, les étrangers (sauf s’ils sont riches, ce qui  les rend plus fréquentables),  les anars et libertaires. Ils  se méfient de la jeunesse à laquelle ils refusent le moindre esprit de responsabilité et d’information pertinente, comme on l’a vu très clairement dans le cadre de la mobilisation de la loi El Khomri. Tant de mépris d’une certaine classe est sidérant. . Ils  rejettent en fait sans autre forme de procès tout ce qui risquerait de nuire à leurs intérêts si personnels, et si désespérément matériels. Les pauvres jalousent, raillent  et méprisent les riches, allant parfois  jusqu’à se lâcher dans  la haine. Une frange non négligeable d’entre eux vont jusqu’à se demander si les étrangers, même s’ils ont la nationalité française d’ailleurs, ne seraient pas mieux lotis qu’eux, ne bénéficieraient pas de passe-droits, ce qui est bien évidemment faux. Les patrons ne supportent pas les syndicats, et voient d’un mauvais œil le simple fait d’être syndiqué. Ceux qui contrarient leurs intérêts sont forcément de dangereux communistes le couteau entre les dent, et ils les renvoient volontiers à leur passé stalinien ou sibérien… Une grande partie des personnalités politiques prennent les électeurs pour des cons qui n’ont rien compris s’ils s’opposent à eux, sous le prétexte pas toujours avoué qu’ils n’ont pas quant à eux, ces manants, fait l’effort de s’engager publiquement. Une bonne part des français, surtout à droite et son extrême,  méprisent parfois jusqu’à l’insulte les fonctionnaires… jusqu’à ce qu’ils aient besoin d’eux. etc etc….etc.. On pourrait multiplier à l’infini les exemples de tensions entre telles et telles catégories françaises engagées, ou pas.

Résultat : la France est aujourd’hui le théâtre d’une guerre insoluble de tous contre tous. Clans contre clans. Caste contre caste. Corporation contre corporation. Religion contre religion. Combat social contre un autre combat social. Famille politique contre autre famille politique…. Orientation sexuelle contre autre orientation sexuelle, même entre adultes pourtant consentants. Femmes contre homme ou l’inverse. Partout où je vais, où je milite (ou plus), dans les discussions publiques, professionnelles ou personnelles, je vois bien à quel point les tensions sont palpables, et combien les gens sont à fleur de peau. Le débat serein devient de plus en plus difficile. L’intolérance et  l’agressivité prennent un peu trop vite le dessus, partout, même chez ceux qui se prétendent humanistes. Le respect des opinions différentes devient de plus en plus problématique.  Moi qui fréquente si abondamment les réseaux sociaux, je vois bien à quel point il est difficile d’y échapper. Et à quel point une masse non négligeable ne supporte plus la moindre contrariété, la moindre divergence, la moindre parole différente, pourtant le point clé nécessaire au débat intelligent. Je m’inclus également dans ce constat, n’étant nullement irréprochable et encore moins chevalier blanc.  Alors, je me pose la question. Qu’est-ce que nous  avons raté, collectivement ?  Quelle est la part d’irresponsabilité des politiques de tous bords dans cette perception ? Pourquoi le fait de simplement évoquer le sujet éminemment politique et le désir personnel de mieux vivre ensemble en toute sérénité est-il devenu un sujet de moquerie plutôt que de convergence ? Pourquoi les religions, dont la vocation principale devrait pourtant consister à cultiver l’amour de son prochain sont-elles bien plus souvent des facteurs de propagation de haine et d’exclusion, de discrimination, de domination ? Le fait de rejeter la faute sur l’Autre tient-il la route une seule seconde, et cela ne relève-t-il pas de la malhonnêteté intellectuelle ? Les grandes idéologies d’autrefois, qu’elles se nomment esprit républicain, amour de la patrie ou appartenance religieuse et politique ne font plus sens, ne font plus corps, ni société commune.  Seul l’argent, l’appât du gain, si possible facile, semblent constituer le dernier moteur d’une société en pleine régression sociale, minée par cette haine de tous contre tous. Sans vouloir jouer les vieux cons que pourtant je suis en regard du seul critère de mon âge, même le respect n’est plus une valeur commune. La génération lol cat, désabusée, railleuse, cynique, qui joue si volontiers les trolls en disant noir un jour et blanc le lendemain, et gris s’il est pris en tenaille par la cohérence de l’argumentation, est en train de creuser sa tombe, dans ce tableau duquel elle n’est pas sans responsabilité commune, à force de se moquer de tout… Nous avons tous une part de responsabilité. Mais loin de me lamenter, je cherche une véritable issue, convaincante. Et maintenant, ayant écrit tout cela, on en sort comment ? Il est temps de se bouger les fesses, car aucune société n’a jamais été depuis ces dernières années aussi enfermée dans un cul de sac sociétal, où plus aucun discours n’ouvre de perspectives d’évolution, mais juste, ce qui est assez médiocre,  d’adaptation à la réalité comme elle va, c’est à dire mal, sous couvert fallacieux d’un pragmatisme de bon aloi qui n’est que le sien. La question politique centrale, aujourd’hui, m’apparait donc celle-ci : comment vit-on ensemble en bonne intelligence, si possible bien, avec un minimum de dignité, sans être sur le seul registre de la peur qui entraîne bien souvent la haine de l’autre ? je n’ai pas de réponse à cette question, qui me dépasse grandement. Juste un ressenti. Une poursuite de ma réflexion si personnelle…

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¹ Républicain ? Il conviendrait de définir ce que cela veut dire,  tant ce vocable est particulièrement élastique, prête à confusion,  puisqu’il va de la gauche souverainiste à l’extrême droite en passant par les nationalistes de tous bords… Et que certains se disent républicains alors qu’ils sont racistes, xénophobes, islamophobes, ce qui m’apparait au regard de sa devise, particulièrement peu fraternel et égalitaire… Et manque également de de respect inconditionnel  de la liberté.

La vidéo qui ridiculise Sarkozy en Allemagne (+AAA)

La vidéo qui suit nous est révélée, une fois n’est pas coutume, par Le Figaro, journal pourtant d’extrême-droite dont le propriétaire vient de déclarer sa fidélité à notre grand (sic) ducce… en même temps que sa haine des socialistes.

« Réalisé par le comique de l’émission matinale Morgenmagazin de la chaîne publique ARD, Udo Eling, la satire remporte un franc succès sur YouTube. La chancelière allemande et le président français y portent des toasts à la santé des chefs de gouvernements européens disparus de la scène politique au cours l’année écoulée: l’italien Sylvio Berlusconi, le grec Georges Papandréou et l’espagnol José Luis Zapatero.

«Il ne reste plus de chefs d’État significatifs en Europe, souligne le narrateur. Sauf Madame Merkel». «Madame Merkel, la même procédure que le mois dernier?», intervient Sarkozy, grimé en majordome. «La même chose que d’habitude, sinon votre AAA ne vaudra plus que pour vos bouteilles de champagne», répond Merkel, en «Miss Sophie» attablée. »

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=ECjz5Y7Antk&w=560&h=315]

« le courage est du côté de ceux qui résistent à la finance »


source : blog Imaginaction

On peut éventuellement trouver parfois mes propos excessifs, juger qu’ils sont outranciers, et que certains titres de mes billets son outrageants ou de nature à banaliser le mal… Ainsi, ce terme de résistance que j’utilise souvent, qu’un journaliste connu me reprocha autrefois…

 Pourtant, il est utile de préciser aux quelques uns qui ne se seraient pas encore rendu compte des enjeux fondamentaux du monde tel qu’il va (mal) que nous vivons véritablement dans un climat de guerre sociale. Certes, elle a changé de visage et de forme, certes il n’y a pas de bombes, ni de blessés (encore que, les suicides liés à la souffrance au travail…), ni de tranchées, ni de chars qui roulent sur les Champs Élysée..

 Mais nous vivons assurément une épreuve de force historique entre les puissances financières et le commun des mortels. Aujourd’hui, les banques se placent au delà des états, au delà des présidents de la République, au delà des citoyens. Et plus rien ne semble arrêter leur marche autoritaire, antidémocratique, qui va jusqu’à dicter leur politique intérieure, pas seulement économique mais également sociale aux différents pays. Goldmann Sachs et ses semblables peuvent jubiler. Et se présenter en pompiers sauveurs du monde alors qu’ils sont les principaux pyromanes qui ont allumé cette crise, à la fois de la dette européenne, mais également des structures financières mondialisées. N’est-ce pas cette banque qui a vendu des produits financiers à la Grèce, aujourd’hui montrée du doigt comme le pays des paresseux et des ingrats ? Il faudrait veiller à ne pas inverser les rôles et à juger les vrais coupables de ce grand bazar économique qu’un système financier totalement dérégulé semble avoir créé volontairement en fonction de la théorie du chaos pour tirer plus loin que de raison à la fois ses bénéfices et les marrons du feu…

Aussi, je ne peux que souscrire au titre du communiqué de Jean-Luc Mélenchon d’hier que j’ai publié également ici quand je vois à quel point la majorité qui gouverne ce pays est idéologiquement aveugle, et m’apparaît si aveuglée par l’un de ces partenaires naturels qu’est le MEDEF… Ce dernier a effectivement intérêt (un intérêt stratégique et financier) à ce que tout, et pas seulement les 35 heures (c’est en bonne voie…puisqu’au programme de l’UMP) du code du travail aux règles d’embauche en passant par la création d ‘entreprise soit totalement dérégulé, laissant ainsi libre cours au plus absolu des néo-libéralismes carnassiers… Présenter ce système de pensée que j’exècre (parce qu’il se présente masqué sous les oripeaux d’un prétendu pragmatisme avec une racine étymologique commune aux principes de liberté alors que c’est une véritable idéologie et un réel archaïsme) comme le meilleur qui soit est d’un cynisme révoltant ou d’une implacable bêtise : à l’heure où les rapports de force entre salariés et employeurs n’ont jamais été aussi défavorables à ce qui n’est plus qu’une main d’œuvre interchangeable, n’apparaît-il pas quelque peu inconcevable à tout un chacun de proposer des mesures aussi excessives, injustes et sources d’inégalité que la fin de la durée légale du travail ?

 Après la fin si bénéfique au seul patronat des autorisations administratives de licenciement et le pain béni de la récente rupture conventionnelle, d’ici que l’UMP propose la fin du smic et, comme le MEDEF l’a tenté il n’y pas si longtemps, la fin des contrats à durée indéterminée pour les remplacer en contrats de mission, installant ainsi la précarité généralisée comme nouveau modèle social français…

 Mais l’amour lui-même n’est-il pas précaire, comme le disait dans un sourire de hyène une personne qui ne l’inspire pas vraiment…

 

Un autre monde est possible.

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la chasse aux riches est (enfin) ouverte…

Six mille particuliers, sociétés ou autres institutions britanniques détiennent des comptes ou des investissements auprès de HSBC à Genève.

  Pas de pitié pour les exilés fiscaux, fussent-ils des stars dela City. Lesservices fiscaux britanniques ont annoncé jeudi 13 octobre qu’ils allaient écrire à des milliers de titulaires de comptes gérés à Genève par la banque HSBC, pour leur demander de régulariser leur situation.

 Dans un communiqué, ces services ont précisé agir sur la foi de documents obtenus l’an dernier auprès des autorités suisses en vertu d’un accord bilatéral. Ceux-ci « ont montré que 6 000 particuliers, sociétés ou autres institutions détenaient des comptes ou des investissements auprès de HSBC Genève », ajoute le texte. Les agents britanniques ont déjà lancé 500 enquêtes pour fraude ciblant ces comptes. Ils vont « bientôt écrire à ceux qui n’ont pas encore été contactés ou ne se sont pas manifestés », précise le texte. (la suite ici)

Et pendant ce temps là, en France… On tergiverse.

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José Manuel Durão Barroso, va te faire voir chez les grecs !

 

source de l’illustration  : article XI

 

… et si tu vas en Italie, en Espagne, ou au Portugal, c’est tout pareil.

  Pendant qu’un certain nombre de blogueurs politiques zinzinfluents (ou pas) se regardent le nombril  autour des deux pusillanimes qui ont fait leur show ¹ hier soir, les banques risquent de nouveau de se casser la gueule, comme en 2008. Et oui, malgré toutes les promesses de moralisation du capitalisme la main sur le cœur de la part de nos chers dirigeants avisés, comme le prévoyait Lordon taxé d’oiseau de mauvais augure excessif,  ça va recommencer ! Aussi, le débat d’hier soir avait quelquechose d’un peu… (comment dire sans froisser personne) obsolète, malgré son évidente utilité. Autrefois…

Aujourd’hui,  Mr Barroso, le chef des néocons (ultra)libéraux a donc sonné l’hallali le tocsin pour appeler à la recapitalisation des banques. Ben tiens, t’a qu’à croire… On va de nouveau se laisser baiser la gueule tondre sans réagir, pour sûr.

 Il serait utile que chacun comprenne ce qui est en train de se passer, connaisse les tenants et aboutissants de cette crise systémique sans précédents, de cette guerre économique nucléaire… Si ce n’était des médias sans grand sens critique et d’esprit d’investgation, à part quelques uns, trop rares, et pas forcément à la portée de toutes les bourses (sic),  de plus en plus désargentées.  Je veux parler ici d’ un constat non partisan sur lequel même un ultra-libéral pur jus comme Madelin était d’accord avant-hier soir chez Taddeï au point de concéder la nécessité de régulation du système financier et bancaire international. Ça tient en deux axiomes que n’importe qui peut comprendre :

 Privatisation des profits – socialisation des pertes

 Cela veut dire que demain ou après demain, ils  vont encore vous jouer de la mandoline sous la fenêtre pour vous expliquer qu’on ne peut pas laisser les banques crever, que l’économie mondiale et surtout européenne est en danger, et que les états doivent intervenir pour éviter la (énième..) catastrophe qui risque de vous priver de monnaie, et donc de pain. Les jeux sont faits rien ne va plus, impair et passe… Banqueroute des banques.

 Il n’y a donc personne pour dire STOP ! ça suffit ! Le scénario Lordon est tout à fait crédible et fonctionnel. Cela ne servirait à rien de les renflouer pour avoir à le refaire dans quelques années tout simplement parce qu’aucun garde-fous n’a été installé ² pour empêcher les cupides de siphonner les réservoirs : les fonds propres des banques, asphyxiés quelle que soit leur hauteur par des spéculateurs avides et sans morale… Je ne dis pas ça sans preuves, ce n’est pas le style de la maison. Un petit exemple : on nous dit qu’en ce moment ceusses qui savent et qui expertisent travaillent sur un dispositif de nature à résoudre le problème de manque de fonds propres des banques pour faire fasse aux tempêtes. Leur préconisation : augmenter de 2.5 % à 4 % la part obligatoire de fonds propres. Quelques uns, bien informés, se marrent, bien que fort marris  : savez vous quelle était la part de fonds propres de Dexia, qui vient de couler ? Plus de 10 %…. CQFD. Cela n’a pas empêché les gouvernements belges et français de cracher au bassinet. Ainsi, la France offre une garantie de 33 milliards d’euros à Dexia. Avec quel argent, je vous prie ? Je croyais que les caisses étaient vides ?

Nous sommes gouvernés et manipulés par des nains qui jouent les apprentis sorciers avec des méthodes dépassées quand la crise est d’aujourd’hui. Ils travaillent sans cesse dans l’urgence avec un an de retard quand la situation nécessite d’être beaucoup plus réactifs, et surtout de mettre en place des systèmes de contrôle fermes et efficaces.

 La seule issue à ce marasme : reprendre les banques en main. Et tenir compte enfin (il n’est jamais trop tard pour bien faire !) des thèses et préconisations du Manifeste des économistes atterrés,  auquel Lordon a contribué. Aussi, les deux rigolos d’hier qui se disputent le bout de gras pendant qu’un certain (vieux) monde  s’écroule me font doucement rigoler : ils ne sont pas à la hauteur, ni l’un ni l’autre. L’époque n’est plus aux tergiversations, au chipotage et à l’enculage de mouches, mais à des remèdes de cheval.

 Et malheureusement, le parti censé incarner l’opposition en 2012 ne nous propose que des placebos… Vulgaires cataplasmes sur une jambe de bois. Ne tiennent pas la route. Déjà dépassés.

 Va bien falloir qu’un autre monde soit possible, à présent, et s’incarne. Vite. Sinon, ça risque fort de se muer en explosion sociale. Et personne n’a intérêt à cela.

  

     ¹ Je ne vais quand même  pas faire un billet pour si peu ! J’étais devant, à l’heure pile poil après une réunion syndicale et une réunion du PG,  j’ai regardé et écouté attentivement pendant disons une heure et demie… Après, j’ai failli m’endormir : même soupe, même sauce insipide, pas d’avantage décisif. Pour résumer : combativité, gnac : avantage : Aubry. Champion de l’évitement des questions et de la langue de bois : avantage : le batave. Différences programmatiques : quasi nulles. Mais s’il y a quelqu’un qui doit damner le pion à Sarko, je sais déjà que ce ne sera pas celui qui a blêmi quand Aubry l’a attaqué billes en têtes… Et oui, François, la politique, c’et dur, dur…

 

² je le tiens de source sûre et autorisée : Finance Watch, Thierry Philipponnat, ce matin, sur France Info.

 

 

l’Europe à ses pauvres : « allez crever ailleurs… » (et en silence SVP !)

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La Commission européenne a annoncé, lundi 20 juin, une sévère réduction l’an prochain de l’allocation au programme d’aide alimentaire destiné aux plus démunis des Européens. L’enveloppe devrait être ramenée à 113 millions d’euros, soit 400 millions de moins que cette année. Selon plusieurs associations caritatives, cette baisse drastique de l’aide aux plus démunis pourrait priver au moins 2 millions de personnes de l’assistance dont elles ont besoin.

(source et détails ici)

Qu’on ne me prenne pas pour un con, j’ai bien compris qu’il peut apparaître choquant que ce budget pour les plus démunis soit pris sur la ligne budgétaire de la PAC, ceci d’autant plus que l’ on connaît les difficultés de certains agriculteurs. Cependant, n’aurait–t-il pas été plus judicieux pour l’Allemagne, à l’origine de la plainte, de commencer par une réflexion concertée avec ses partenaires eurtopéens afin de déterminer comment cette aide pouvait être financée de manière différente ? Non, le gouvernement allemand a donc préféré porter plainte au motif (sic) tenez vous bien, que cette aide  « enfreignait les principes de l’OMC (Organisation mondiale du commerce)…

C’est quoi, cette Europe de merde ? Les pauvres seraient-ils devenus moins importants que les marchandises et l’exportation ?

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Grèce : les voleurs doivent payer

Source

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« Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. » (Mikis Theodorakis, Aux citoyens indignés de Grèce et d’Europe, ici.).

Jusqu’à quand laisserons nous les requins de la finance internationale brouter la laine sur le dos des peuples d’Europe et d’ailleurs au point de  les tondre à ras la moelle épinière ?

Qu’est-ce qui peut justifier qu’on affame des populations entières qui ne sont pour strictement rien dans la mauvaise gestion de leurs budgets nationaux ? Et cela dans le seul but de sauvegarder  le bien-être de quelques uns,  escortés par les agences de notation, les pouvoirs publics et les forces de l’ordre, là où le désordre vient d’ailleurs…  ?

Sont-ce les peuples qui doivent-être tenus pour responsables de la crise financière qu’ils n’ont pas provoquée mais dont ils paient au centuple les dividendes pendant que d ‘autres s’engraissent sans efforts ?

Quand jugera-t-on les vrais responsables, et se paiera-t-on sur leurs propres deniers, plutôt que d’abaisser les pensions des petits vieux en retraite de plus en plus tard,  et de faire la chasse aux bénéficiaires de minimas sociaux ?

Les temps sont venus de choisir votre camp… Et surtout ne vous trompez pas… Car une foule en action, ce n’est pas fin…  Et vous de quel côté êtes vous ? Moi, ça fait longtemps que j’ai choisi. Ne laissons pas tomber la Grèce. Dans quelque temps, ce pourrait bien être nous…

Des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces ce mercredi 15 juin 2011 à Athènes.

Des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces ce mercredi 15 juin 2011 à Athènes. Photo : Angelos Tzortzinis/AFP

Dette grecque : situation explosive à Athènes

Des milliers d’Athéniens se sont réunis ce mercredi devant le Parlement. Ils espèrent empêcher le vote d’un nouveau plan de rigueur, malgré la détermination du gouvernement.

Les Grecs ne veulent pas d’un nouveau plan de rigueur et ils le font savoir. Des milliers de manifestants ont envahi les rues d’Athènes ce mercredi pour faire pression sur le Parlement. Ce dernier doit en effet voter un texte destiné à décrocher une rallonge au prêt accordé en 2010 à la Grèce, une nouvelle fois au bord de la faillite.

Brandissant trompettes, casseroles et sifflets, entre 20 000 et 40 000 personnes se sont massées autour d’un impressionnant dispositif policier encerclant le Parlement. Des escarmouches ont alors opposé sur la place centrale Syntagma des petits groupes à la police, laquelle a riposté avec des gaz lacrymogènes avant que la foule ne se reforme à nouveau.

La place était submergée par des drapeaux grecs et espagnols ainsi que des banderoles, dont plusieurs indiquaient « No pasaran » (« ils ne passeront pas », en espagnol) et « Résistez » (en français dans le texte). Des manifestants hurlaient « voleurs » chaque fois qu’une voiture gouvernementale passe. Certains issus des Indignés sont d’ailleurs intervenus pour empêcher des jeunes cagoulés de lancer pierres et autres projectiles en direction de la police.

Du coté du palais présidentiel, un groupe de manifestants est parvenu à rompre le cordon policier qui protégeait l’enceinte. La police a eu recours aux gaz irritants pour disperser le groupe à une vingtaine de mètres seulement du palais. (source)

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