le Ministre de l’emploi sert-il encore à quelque chose ? #PS #Rebsamen

Dans le brouhaha d’une actualité particulièrement riche en ce moment, entre la guerre en Ukraine, les frasques du queutard qui a failli devenir président de la République s’il n’avait pas eu un gland à la place du cerveau, et l’affaire Swissleaks ou encore les brillantes analyses des médiacrates et autres « ténors » du FN (dont on se demande jusqu’où elles vont aller…) sur les législatives du Doubs, l’information est totalement passée inaperçue. Pourtant, l’emploi est sensé faire partie des principales préoccupations des français, et l’on juge souvent, à juste titre  selon moi,  de l’efficacité d’une politique à ses résultats sur la résorption du chômage. Mais l’individu sensé prendre en charge cette politique brille tellement par son absence et ses provocations inutiles qu’on l’avait volontiers oublié. D’autant plus que son efficacité, qui se limite le plus clair du temps à surfer en paroles sur la courbe du chômage ou à tacler le gouvernement sur sa politique insuffisamment libérale selon lui, laisse à désirer.  On se souvient en effet de la polémique provoquée par ses propos sur le contrôle des chômeurs, qui les avait tant blessés ¹, et dont il serait bien malvenu aujourd’hui de refaire état en vertu de sa chère doxa libérale vu le scandale wikileaks ou, pour autre exemple comme ça en passant, les 4000 euros par mois versés au sénateur de Raincourt par l’UMP via … HSBC encore (ce qu’il reconnait aujourd’hui). Et donc, dans tout cela, personne ne s’est donc aperçu qu’il a pondu un plan pour l’emploi en 20 mesures de premier choix, le tout constituant une réforme probablement qualifiée par le même, qui se paie si volontiers de bons mots plus que d’action,  d’ambitieuse et inédite, ou de véritable engagement du gouvernement… Pourtant, si son plan annoncé hier a été reçu visiblement par une telle indifférence générale, c’est que la plupart des analystes des politiques sociales, et notamment de lutte contre le chômage, s’accordent à penser (et je les rejoins) qu’il ne s’agit que de recyclage de mesures qui n’aura guère d’impact sur le chômage, et notamment de longue durée. Mais je me devais de faire consciencieusement mon travail de blogueur politique en vous informant malgré mon avis de ces mesures qui pourraient concerner directement certains d’entre nous. Elles sont détaillées ici. A vous de vous faire votre opinion, comme d’ordinaire ici. Et reviendez donc après me voir pour me donner votre avis, c’est à cela que servent avant toute chose mes billets. Sinon, ça sert à quoi que Ducros se décarcasse, hein ?

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¹ Certains d’entre eux parmi les précaires l’avaient ainsi fraîchement accueilli  dans un certain salon de l’emploi, suite à ses déclarations…

Travailler, c’est trop dur. Et voler, c’est pas beau.

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Quel meilleur jour choisir qu’un dimanche aussi ensoleillé pour parler de la pénibilité du travail ? je viens de tomber sur cet article de la Tribune qui m’apprend que le dossier du compte pénibilité, qui fait pendant à la réforme des retraites, sera dévoilé mardi par le gouvernement.

Ce misérable pis-aller, sensé compenser l’allongement de la durée de cotisation, m’avait – naïf que je suis – laissé quelque espoir de voir l’engagement sociétal auquel j’avais souscrit dans mon entrée dans la vie active, soit 16 ans, enfin respecté : la retraite à 60 ans.

Hélas, mille fois hélas…. La manière dont le gouvernement pourtant qualifié (si abusivement) de socialiste (et le patronat qui marche avec main dans la main malgré quelques simulacres d’écarts pour le spectacle médiatique nécessaire)  a conçu cette pénibilité au travail m’apparait comme éminemment et abusivement restrictive :

« il visera tous ceux qui ont été exposés à l’un des dix critères de pénibilité (bruit, travail de nuit, postures pénibles, travail répétitif, etc.) inscrits dans le code du Travail. »

Pourtant, moi qui comme bien d ‘autres travaille dans un secteur exposé à la pénibilité mais qui n’est jamais évoqué tant les critères qui la qualifient sont limités à des considérations d’ordre purement physiques, je me sens doublement floué. Non seulement un gouvernement dit de gauche m’oblige à travailler 7 ans de plus que prévu initialement, mais en plus on nie la pénibilité de mon travail qui est d’une autre nature. Travailler avec des personnes en difficulté, et plus particulièrement avec des handicapés mentaux, dont la caractéristique commune est leur grande anxiété, leur souffrance morale, crée à la longue une usure mentale à laquelle bien peu résistent. C’est un monde à part pour lequel il faut être blindé. J’en ai vu des gens passer par là qui s’en sont vite échappé malgré la difficulté de trouver un emploi. Une vocation, assurément.

Et voilà que des technocrates imbus de leurs certitudes alors qu’ils ne connaissent pour la plupart rien de la vie au travail, vont décider de mon avenir la semaine prochaine, sans se douter que des centaines de milliers de salariés seront d’office exclus de leurs négociations par méconnaissance de la diversité des métiers et des conditions de travail Mais aussi, peut-être, parce que nous vivons dans une société où tout doit être quantifiable pour être géré. Et comme la souffrance humaine, par nature, ne l’est pas… Ces gens là s’en tapent comme de leur première paire de chaussettes, à laquelle peut-être ils accordent s’ils en ont encore le souvenir, davantage de considération.

L’injustice est bien là. Et je m’oppose. Pas par plaisir mais par nécessité. Car je n’oublie pas l’origine du mot travail, comme beaucoup d ‘anarchistes dont je suis un peu, quelque part au niveau de mon vécu….

retraites : le décret scélérat, c’est aujourd’hui.

source

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Décret scélérat et mensonger pour 41,5 annuités de cotisations retraite alors que les salariés en font 36 en réel en moyenne

ça y est, les pillards sarkozystes baissent encore plus le niveau des retraites réelles qui vont être perçues par les salariés.
Ils ont publié mardi 2 août 2011 le décret  qui impose « 41,5″ annuités pour une retraite à taux plein pour la génération née après 1955.
 
L’explication donnée est que l’espérance de vie augmente. Et le nombre d’annuités à cotiser devrait augmenter en conséquence (sic)
 
Mais l’espérance de vie est inégale et les salariés du milieu et du bas de l’échelle vivent moins longtemps. L’espérance de vie en bonne santé reste en moyenne à 63 ans pour les hommes et à 64 ans pour les femmes. La biologie du corps humain est inchangée entre 55 et 65 ans. Entre 60 ans et 62 ans, en France, 100 000 hommes et 50 000 femmes meurent chaque année, qui n’auront plus un seul jour de retraite !
 
Ce décret scélérat Sarkozy-Fillon-Bertrand va surtout contre la réalité du travail : car en pratique, dans la vie réelle, licenciements et chômage des « seniors » font que la durée de cotisation baisse au lieu d’augmenter !  La moyenne des annuités cotisées à baissé vers 36 annuités. Cela fait un « gap » de 5,5 ans de décote négative. Cela se traduit par un véritable pillage des retraites pour des millions de salariés qui voudraient partir à…62 ans ! C’est purement de l’escroquerie de demander aux salariés de travailler 41,5 annuités alors qu’on sait qu’ils ne peuvent pas : qu’ils sont en moyenne, de facto limités à 36 annuités ! 
 
Il y a une autre solution, juste : indexez donc le nombre d’annuités cotisées exigées sur la moyenne des annuités réellement effectuées par les salariés dans la vie réelle ! Si vous parvenez à baisser le chômage dans la vie réelle, à éviter le licenciement des seniors vers 55 ans, si vous augmentez la moyenne réelle des cotisations, de 36 vers 37, vers 38 ou 39 ou 40 annuités, faits des décrets en conséquence ! Mais ne fixez pas des objectifs inatteignables pour l’immense majorité des salariés, sachant cyniquement que le seul résultat ne sera pas de les faire travailler plus mais de les faire gagner moins.

Gérard Filoche le 2 août 2011, sur son blog

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cimetière social : ces cadavres que la droite se hâte d’enterrer avant la fin…

 

 

ça ne s’invente pas… et c’est ici.

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«L’UMP nous prépare un cimetière social», selon le porte-parole des députés PS

Bruno Le Roux, porte-parole des députés socialistes, a estimé ce mardi que l’UMP préparait pour la prochaine législature «un cimetière social».

Mettant en avant le refus de Nicolas Sarkozy d’augmenter le Smic alors que «les dépenses constantes n’arrêtent pas de monter», Bruno Le Roux a déclaré que l’UMP «nous prépare un cimetière social».

Une «injustice supplémentaire»

A propos des retraites, il a dénoncé «une injustice supplémentaire» à propos de l’annonce faite dans la matinée par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, que la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein va bien passer à 41,5 ans, à partir de la génération 1955.

«Nous sommes le seul pays européen qui combine l’allongement de la durée de cotisations et de l’âge légal de départ en retraite», a remarqué Bruno Le Roux.

Cette mesure, préconisée par le Conseil d’orientation des retraites (COR), a été officiellement annoncée ce mardi matin par Xavier Bertrand avant même la publication officielle de l’avis de cette instance.

Remise en cause de «toute la fonction publique d’Etat»

De son côté, le député PS du Nord, Yves Durand, a violemment critiqué la proposition de la mission parlementaire sur la formation des enseignants de supprimer les concours. «Remettre en cause le principe du concours, au débotté, c’est remettre en cause toute la fonction publique d’Etat», a dit Yves Durand.

Le rapport de cette mission, qui doit être examiné le 6 juillet en commission, a déjà suscité un tollé dans le monde éducatif.

(source)

Le  cimetière n’a pas été ouvert hier… mais dès 2007. Voire avant ! Retraites, réforme de la justice, droit de grève, 35 heures, médecine du travail, heures supplémentaires etc etc… Que de cadavres !

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la journée du pissenlit, c’est aujourd’hui

fête des précaires et du pissenlit !

7 avril 2011 | Auteur et source
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Le samedi 30 avril 2011, comme chaque fin de mois, ça fera déjà dix jours que nous serons à découvert.

Nous sommes salarié-e-s au SMIC, en CDD, en Interim, à temps partiel, en Contrat Unique d’Insertion, stagiaires de longue durée à 30% du SMIC, bac + 5 en Service Civique à 540€ par mois, auto-entrepreneurs, pigistes, intermittents, chômeurs en interim, travailleuses au black au RSA, travailleurs au black, jeunes n’ayant pas droit au RSA, saisonniers, étudiants-salariés… Nous galèrons pour trouver un emploi et un logement, pour payer le loyer.

Nous galérons pour remplir le caddie chez ED. Nous voulons vivre, pas survivre. Nous voulons payer des impôts. Nous voulons payer nos restos, aller au ciné, partir en vacances, arrêter de taxer nos parents, avoir le temps et la place pour élever des enfants, nous doucher avec du gel douche bio, manger du filet de bœuf plutôt que des surgelés, aller chez le dentiste pour retrouver le sourire.

Notre précarité est une insulte au passé, alors que nos parents et nos grands-parents ont travaillé pour notre accès à l’éducation, à la sécurité sociale, pour le droit du travail, et pour notre liberté. Privés de stabilité et soumis à la flexibilité, notre avenir est hypothéqué. “C’était mieux Avant”, on finit par le croire. Parce que nous refusons cette fatalité, nous ne nous laissons pas abattre par ce manque de perspective.

Nous sommes des millions ! On se croise tous les jours dans la rue, dans le métro, au boulot, dans les facs, à Pôle Emploi ou à la CAF, ou à l’heure de l’apéro. Nous sommes éparpillé-e-s et isolé-e-s.

Le samedi 30 avril, rassemblons-nous. A défaut de se payer notre brin de muguet du 1er mai, célébrons le pissenlit pour ne pas le manger par la racine. Avant la fête des travailleurs, retrouvons-nous pour la journée du Pissenlit, fête des précaires. Ce jour là, rendons nos galères visibles. Quelles que soient vos convictions, vos revendications, votre situation, rejoignez nous. En écho à l’énorme mobilisation des précaires portugais le 12 mars, nous vous donnons rendez-vous à Paris tout au long de la rue de Lisbonne, pour un défilé festif, pacifique et non-partidaire contre la précarité. Fabriquez pour l’occasion vos propres panneaux, pancartes, banderoles, et inscrivez-y vos coups de gueules et vos messages. Rendez-vous le samedi 30 avril pour un défilé festif, pacifique et non-partidaire !

Carole, 28 ans, salariée depuis 10 ans, au SMIC, encore dépendante de ses parents.

Xavier, 36 ans, chômeur, auto-entrepreneur.

Lily, 25 ans, bac+5, en Service Civique prolongé à 540 euros par mois.

Dimitri, 24 ans, serveur, travaille 50 heures par semaine dont 30 heures non déclarées.

David, 26 ans, chômeur en reconversion professionnelle dans le secteur social.

Nikos, 27 ans, vacataire dans la fonction publique

Plus d’infos et carte interactive des manifestations sur toute la France ici.

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assisté toi-même !

 

L’assitanat, indignité sociale… ou mal nécessaire d’un libéralisme débridé ? Quand même Bayrou verse dans la prolophobie… C’est à désespérer de la démocratie.

C’est un discours convenu, genre discussion de bistrot, que vous avez déjà certainement entendu dans votre entourage, et auquel vous n’avez pas toujours su répondre comme il se devait, regrettant de n’avoir point, comme dans Amélie Poulain, de souffleur dans un soupirail non loin de là, pour répondre aux injures de l’épicier caractériel et si honteusement méprisant,  d’où l’illustration.

 « L’avenir du pays ne peut pas être l’assistance généralisée. »

 Que ce genre d’arguments viennent d’un quidam à moitié bourré, pourquoi pas, ça se discute… ou pas. Mais venant d’un homme politique qui brigue l’investiture présidentielle, voilà qui est fâcheux et dénote d’un manque de réflexion un peu profonde sur le sujet, et d’une réelle coupure avec le commun des mortels, ce qui est plutôt préoccupant pour un homme de cette stature.

 En effet, j’enrage d’entendre en boucle venant de toutes parts cette ritournelle facile de gens qui n’ont jamais connu la misère, ni le chômage, ni les fins de mois difficiles, et qui montrent du doigt les pauvres gens qui n’ont rien d’autre pour survivre que ces maigres pécules que la société de consommation consent à leur attribuer dans sa grande mansuétude, qu’ils se nomment RSA, contrats aidés de toutes sortes ou contrats d’avenir, belle formule du PS déjà expérimentée autrefois et qui ne conduit bien souvent, comme je l’expliquais dans mon billet d’hier, qu’au désespoir ou à la désillusion, et qui ne saurait en aucun cas remplacer un véritable emploi de nos jours cruellement absent.

 En effet, quand, enfin,  après tant et tant d’années d’un chômage structurel et de multiples trains de mesures plus ou moins novatrices qui sont sensées ramener les égarés sociaux dans le droit chemin de l’emploi durable, comprendra-t-on, acceptera-t-on de dire que  l’emploi devient une denrée si rare qu’il n’y en pas pour tout le monde, bon sang de bonsoir, et s’avisera-t-on de partager nos richesses par autre chose que de l’emploi qui se raréfie ? Quand diantre les politiques, de droite comme de gauche, accepteront-ils leur déconfiture face à ce fléau jamais éradiqué quels que soient leurs beaux  discours, leurs sages réflexions, leurs multiples pratiques et leurs innombrables solutions expérimentées depuis plus de trente ans ?

 Quand cessera-t-on de culpabiliser ces gens dont j’ai autrefois pour ma plus grande souffrance fait partie, en continuant de laisser croire et de propager le mythe de l’assisté qui se complait dans son sort, voire qui fraude les caisses d’assurance chômage, ou d’autres, alors qu’en fait de coupable, il n’est qu’une victime d’un système délétère qui préfère la rente à l’investissement dans le «capital humain » ?

 La réalité est que, loin de nier que certains puissent en profiter (je suis travailleur social depuis suffisamment longtemps pour en connaître quelques exemples), pour une personne qui profite du système d’aides sociales, j’ai pu constater de par mon vécu professionnel que 9 en souffrent tellement qu’elles en ont honte, se faufilent à l’entrée et à la sortie de l’école en allant chercher leur(s) gamin(s) pour ne pas avoir à affronter les regards qu’elles imaginent, à tort ou à raison, réprobateurs ? Certains vont même jusqu’à accepter des emplois de seconde zone, quitte à perdre de l’argent pour ne plus avoir à subir ce traitement inhumain et dégradant pour sa dignité… tant il est vrai qu’aujourd’hui comme hier, la valeur d’un homme ou d’une femme se jaugent exclusivement au travail rémunéré qu’il accomplit. Et tant qu’il n’y aura pas d’autre moyen (à part pour les plus riches, qui peuvent continuer tranquillement d’alimenter des fonds de pension ou boursicoter sans trop se fatiguer, et que ce problème ne concerne donc pas…) pour gagner suffisamment  d’argent pour satisfaire ses besoins primaires, les revenus que Monsieur Bayrou qualifient d’assistance, seront selon toute vraisemblance nécessaire, à moins de revenir aux sociétés de bienfaisance d’Antan et aux soupes populaires.

 Mais comme d’autres, et pas parmi les plus à plaindre, Monsieur Bayrou qui passe pour l’un des porte-parole d’un mouvement parmi les plus sociaux, voire à gauche, de la droite française, s’égare dans ce genre de méandres de la fausse compassion qui se veut véritable fermeté alors qu’elle n’est que réelle ignorance des phénomènes dont il est question. Et c’est d’ailleurs pour celà que j’en veux d’autant plus au principal parti de gauche qui en revendique l’hégémonie de ne rien proposer qui puisse attaquer durablement et profodnément la cause du mal…

 Le fait qu’un revenu minimal existe en France quelle que soit sa situation personnelle était l’un de mes points de fierté face au système de solidarité français… Le verra-t-on, comme je le supputais (c’est trop tentant, le contexte de réduction des déficits publics et le discours sur l’assistanat galopant et de tous ces étrangers qui viennent manger le pain des français s’y prêtant formidablement…) remis en cause au profit de revenus exclusivement connectés au travail ?

 C’est ça,  votre France de demain ? belle évolution !

  Vite,  la révolution citoyenne !

 

Sur le sujet :

Slovar : UMP : la tentation du « service du travail obligatoire » pour les chômeurs ?

la précarité, parlons en

Jeunes diplômés: quand la précarité devient la norme

Un vieux billet de Dédalus toujours aussi tristement d’actualité

Un conseiller de Sarkozy veut supprimer le RSA aux chômeurs pour stopper « l’assistanat »

Patrick Buisson, la “prolophobie” et le vote FN

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Tuer le silence

Travailler tue en toute impunité : pour combien de temps encore ?

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Chaque jour, depuis des dizaines d’années, des salariés meurent deux fois. Leurs familles souffrent deux fois. Ce sont des mots. C’était la vie de Jérôme Bianco. Qui meurt en lavant des vitres. Qui tombe d’une nacelle. Parce que L’Oréal fait des « économies » sur les rambardes de sécurité et utilise un sous-traitant. Lequel, à son tour, fait des économies sur la formation et les équipements de protection. Et puis, là, au Technocentre Renault-Guyancourt, c’est un salarié qui saute du 5ème étage devant ses collègues, victime d’impératifs de productivité intenables, et des harcèlements qui vont avec. (…)

La suite sur Copernic.org


Signer la pétition


Campagne de la Fondation Copernic relayée par       Mouvements,        Là-bas dans le Tarn,        Europe Solidaire,       Où va la CGT, Licenciements, ruptures et coups de sang,         CNR Midi-Pyrénées,         Résistance inventerre,        Regards, fédération des Bouches du rhône du PCF, Médiapart,     Solidaires,     Michel Royer (conseiller municipal de Sallaumines),    Henri Moulinier,    Sud téléperformances,       Désirs d’avenir Orange,      Fédération Seine maritime du PS, SUD étudiant Nanterre,       le blog de Sudcam AV,         L’hyppocampe associé,         la gauche verte,         site web de Didier Desprez,    Caroline.mecary

Vous aussi, relayez !

Hortefeux agite le chiffon. Rouge !


Soutenons le repos du dimanche !

Est-ce bien un hasard, à quelques encablures du traditionnel premier mai, si notre ancien ministre de l’identité nationale (je n’en reviens toujours pas… qu’on ait osé ça !) déterre la hache de guerre en déclarant ouverte la chasse à ces  feignants de français qui ne veulent pas travailler le dimanche…  et brandisse l’étendard sanglant d’une proposition de loi sur le travail dominical pour un débat en juillet au Parlement.

On croyait le dossier enterré ? On a eu tort. On est un con. Qui n’a toujours pas compris que Sarkosy souffre d’une grave maladie psychique qui se manifeste sur ce sujet comme sur celui de l’Hadopi par un entêtement pathologique lié à son orgueil démesuré. Qui dépasse en tous les cas très largement ses 1m54 et demi…   Il veut avoir raison, et ce quel qu’en soit le prix, y compris au sein de sa majorité, divisée sur les deux sujets….

L’examen de ce texte avait été reporté aux calendes grecques, sous le coup de butoir des quelques 7.400 amendements déposés par le PS. Et comme à chaque fois que l’opposition fait son travail, des voix dans la majorité s’étaient émues de cette obstruction. Je me souviens que dans un cas semblable, à propos de la loi sur l’audiovisuel je crois, Copé avait estimé que les députés de ce parti ne respectaient pas la démocratie et tentait de rappeler à l’ordre ses propres troupes parfois rebelles en tenant absolument à préciser haut et fort que le parlement n’était pas « un ring de boxe »…. (voir sur le sujet cet article).

Et pourtant… Comment diable expliquer que ce gouvernement qui ne rate pas une occasion de vilipender tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ses méthodes (et ils commencent à être fort nombreux) en les accusant de jeter de l’huile sur le feu dans une période de telle tension sociale organise lui-même aussi ostensiblement les conditions de la révolte  en médiatisant ce projet de loi précisément aujourd’hui  ?

Hortefeux agite un chiffon rouge ? Pas de problème, cela tombe bien : je suis taureau. Ascendant taureau. Et j’irai au Front tête baissée sans ignorer cependant que la théorie des chocs est là un peu trop ostensiblement illustrée… et que ce gouvernement délétère a tout intérêt compte tenu de son impopularité grandissante à semer le désordre pour mieux le juguler, avec son package ultra-sécuritaire déjà à l’œuvre dans bien des domaines… Toujours prêt à servir en de maintes occasions…. comme ici, ici, ou … On peut dire en effet sans trop exagérer que depuis l’avènement de notre monarque absolu, le marché de la sécurité se porte bien. Les sujets d’actualités sur ce point ne manquent donc pas.

Résistance ! Rendez vous le 1er mai, partout en France  !