#CaVous : Philippot #FN perd les pédales et se ridiculise

En assistant à cette scène sur C à vous hier soir, j’ai été sidéré par tant de mauvaise foi, et par un procédé aussi détestable. Le bas du front télévisuel omniprésent dont il s’agit  l’aurait-il appris à l’ENA, que pour déstabiliser un adversaire qui vous prend ainsi en défaut, il faille l’attaquer ainsi pour fuir sa propre incompétence à répondre à des questions un peu trop précises, qui visiblement l’embarrassaient tant ? La preuve est faite que chez ces gens là, le vernis de politesse et d’apparente sociabilité craque bien vite pour laisser place à leur véritable nature : l’agressivité et le sentiment de toute puissance. J’ai admiré en l’occurrence le sang froid dont a fait preuve cette journaliste face à tant de mauvaise foi et à une attaque en règle visant à décrédibiliser si médiocrement sa compétence professionnelle. Une qualité dont n’a pas réellement fait montre le cadre frontiste, comme tout un chacun peut le vérifier sur cette vidéo. Et puis, accuser d’arrogance Madame Lapix, ne serait-ce pas de la projection ? je ne connais personne de plus arrogant, méprisant et narquois que ce roquet brun là.

Post-scriptum : et pour couronner le tout… La-dédiabolisation, c’est maintenant :

Capture

La télé vous manipule tous les soirs à 20H00

CMfChynW8AA51UIExiste-t-il réellement un « système politico-médiatique » ?  Grâce à Claire fait grr sur twitter, je viens de lire un article de Garrigou dans le diplo intitulé « les nouvelles frontières du crétinisme » et le Monsieur se posait la question, justement. Et vous savez quoi ? je crois bien que ce continuum espace temps parallèle au nôtre existe bel et bien. On en a la preuve tous les jours. Un seul exemple : celui du traitement médiatique des mobilisations sociales et de la place de la violence dans celles-ci, que je suis avec une particulière attention. Alors que de partout émergent des témoignages de violences policières toutes plus choquantes les unes que les autres en termes d’atteintes aux droits humains, lorsqu’on regarde une émission d’information – au hasard, Pujadas sur France2 mais j’aurais pu en prendre une autre – nulle trace. Pire, on impose aux téléspectateurs un certain récit à base d’images mythiques : le bon policier qui fait consciencieusement son travail en protégeant l’honnête citoyen et les biens communs que de méchants casseurs (ah, cette figure de l’imaginaire collectif, comme il y aurait à en dire !) qui décrédibilisent la lutte plus propre des manifestants pacifiques. On décuple et on amplifie le message d’un syndicat de police extrêmement droitier qui pousse le ridicule jusqu’à nier ce phénomène que toute personne correctement informée peut constater, sauf à pratiquer le déni de réalité, comme c’est le cas des sympathisants de droite et de son extrême, du gouvernement, et du petit pré carré des derniers gogos qui soutiennent encore un président si unanimement décrié. On va jusqu’à donner la parole au principal accusé, sans se sentir nullement le devoir déontologique d’inviter également un représentant des victimes.  Monsieur Delage peut ainsi en toute quiétude passer pour le porte-parole des martyrs de la république, sans être contrarié d’aucune manière, et personne ne saura jamais quelles sont ses  options politiques extrêmement marquées, ni ce qu’endurent nos jeunes ou nos moins jeunes dans les manifestations auxquelles ces gens là ne participent pas. Ce qui ne les empêchent apparemment pas d’en parler abondamment en désignant des coupables.  Étrange alliance, c’est le cas de le dire, entre les pans de notre société les plus acquis aux thèses ultra-sécuritaires de ce pays, ces médias qui inventent un récit fabriqué de toutes pièces qui ne correspond en aucun cas à la réalité (ou alors ce n’en est qu’une facette parmi 100 autres…), et un gouvernement aux abois qui ne sait plus comment maîtriser y compris son propre électorat qui voit bien, lui, que le roi est nu. Il m’apparait très clairement que ces gens là n’ont pas franchement conscience qu’à l’heure d’internet, tout se sait, et que donc cette manière orientée de traiter l’information n’est plus très crédible, et même totalement dépassée. Journalisme couché. Et malhonnête. Le parallèle est saisissant en effet quant on a devant soi, sur deux écrans côte à côte, la vision d ‘un même événement – une manifestation quelconque – traité par la télé officielle et en direct par les gens eux mêmes qui vivent la situation dans leur chair. Réelle déconnexion ou véritable manipulation. Quand ce n’est pas tout bonnement un manque de professionnalisme évident. Autre exemple : la manifestation qui a eu lieu hier à Paris contre l’expulsion de 360 migrants installés dans le Lycée Jean Jaurès depuis le 21 avril. J’ai pu voir en direct grâce à certaines personnes sur place via twitter et Périscope la nouvelle se répandre comme une traînée de poudre que les forces de l’ordre allaient intervenir pour déloger les migrants. La vitesse avec laquelle des personnes émues par cette nouvelle et se sont précipitées pour s’interposer à été impressionnante. Passer d’un petit groupe du départ à une telle foule en si peu de temps dit bien des choses sur notre société, et ses rouages. Or, après avoir vu cela, et son dénouement, alors que les manifestants ont été extraordinairement pacifiques, voilà qui n’a pas empêché de pseudos journalistes amateurs (dont on connait l’habituelle déontologie) d’une  chaîne d’infos en continu (ç’aurait pu être une autre) de faire dans le sensationnalisme de bas étage en évoquant des violences provenant des manifestants, ce qui est faux. Vous n’imaginez pas quel délice fut le mien de voir ces acteurs là de la société du spectacle informationnel de notre pays  confrontés à leur propre incompétence. C’est ici. Ils sont vraiment pathétiques. Je crains que de telles confrontations sur la qualité et l’exactitude de notre information quotidienne ne soient appelées à se répéter, à l’heure où le journalisme indépendant et la recherche en direct par les internautes des faits et des témoignages qui les intéressent est en train de prendre une place de plus en plus grande. Et ce phénomène là, beaucoup ne le réalisent pas encore. je pense que cela va changer à l’avenir bien des choses, non seulement sur la manière de faire de l’information, mais aussi sur la manière de faire de la politique. Libre aux vieux cons réacs de tous bords de continuer comme ils le font à cracher sur Internet comme si ce n’était qu’un déversoir à ordures et rancœurs personnelles, mais ce formidable instrument ne peut plus être réduit à cela. Le mot d’ordre démocratique n’a jamais été autant d’actualité : devenons nos propres médias.

 

A tous ceux qui traitent les journalistes de « merdias »…

Un sondage américain donnait l’année dernière le métier de journaliste comme l’un des plus méprisés. Peu ont conscience du rôle joué par les médias dans le renforcement et la protection de la démocratie. Dans les pays en guerre ou les tyrannies, les journalistes sont aussitôt muselés, et leur expression n’est pas libre. Les journaux qui ont le malheur de relayer un autre discours que la voix officielle le paient généralement très cher, et les exemples ne manquent pas, comme récemment en Turquie. En France, nous n’en sommes heureusement pas là. Un autre problème les guette : la précarisation généralisée de ce métier. Ceux qui critiquent ou méprisent les journalistes  ont en effet une vision très stéréotypée et bien peu renseignée de ce métier. Ils n’en jugent que par les têtes de gondole que le système leur présente, que ce soit en presse écrite, à la télé, à la radio, ou sur les sites d’information. Mais ce qu’ils ne savent souvent pas, c’est que les personnalités les plus visibles et médiatisées ne sont que l’arbre qui cache la forêt des petites mains qui les portent au devant de la scène. Derrière eux, dans l’ombre, une nuée de pigistes qui ne subsistent bien souvent que très difficilement malgré leur talent parfois au moins aussi certain. C’est pourquoi je tenais à vous voir partager la réaction de l’un d’entre eux, sur facebook, qui m’a particulièrement touché. Je lui souhaite de tout cœur un avenir meilleur…

Sabr Jendoubi
La petite mort des pigistes.
Je quitte le journalisme après 10 années de passion dont 5 de Radio France. A mes camarades de boulot, merci pour tout. Ce fût une expérience extraordinaire, riche en rencontres humaines et intellectuelles, de l’habitus à l’état brut, comme dit l’autre. J’aimerai d’ailleurs en profiter pour m’excuser auprès d’Antoine Mercier pour avoir bafouillé plus d’une fois dans son 12h30 (ma plus grande honte et mon meilleur souvenir).
J’ai eu 30 ans. Quand je suis arrivé dans ce métier, j’en avais un peu plus de 20. J’étais passionné. J’étais certain de tremper la plume dans la plaie. J’ai toujours eu une âme de militant : ce métier devait être le prolongement de mes combats. Erreur. Et pourtant, j’ai travaillé avec des boîtes en quasi harmonie avec ma propre ligne éditoriale. Mais voilà, il faut remplir les cases, boucher les trous, attendre le coup de fil, envoyer des propositions tous les jours, guetter sa boite mail H24. Lécher des culs. Et tout ça pour quelques centaines d’euros par mois en moyenne, faut que ça s’arrête. Avec le petit salaire reçu parce qu’opiniâtre, il faut se payer son propre matos réfléchir à 10 fois avant de s’adonner à ces petits plaisirs (Oui je sais je n’ai qu’à arrêter de fumer). Faut aussi négocier avec les préposés de l’Etat Providence pour le complément RSA, mais c’est pas juste, puis expliquer en long et en large aux guichetier-e-s de Pôle Emploi ma situation qui différait selon les rédacs où je bossais.
Enfin, ce n’est pas que pour les soucis financiers que je me casse poliment, ça, à la limite, c’est facultatif. Je devrais parler auto-censure, traitements vaseux, et les gros fuck à la déontologie du métier qui nous sont un peu trop souvent imposés… Mais non, ça vous le savez déjà. Quand on est tenu par les bourses, on n’est pas libre.
Trop de précarité, trop de souffrance éthique, trop de sacrifices en somme. Y’a rien à regretter, juste le temps de passer à autre chose. Au revoir le journalisme, tu m’as usé, j’ai d’autres mondes à conquérir. Bon courage à tout-es les autres, franchement, ça vaut le coup.

 

et le respect de la laïcité sur le service public audiovisuel, c’est pour quand ?

loi-1905-article-2je suis souvent sollicité pour faire écho à telle ou telle pétition, ou pour prendre parti via mon blog sur telle ou telle cause, toujours forcément juste du point de vue de celui ou de celle qui me le propose sur un réseau social ou un autre… Je n’y réponds que très rarement favorablement. Tout d’abord, parce que je suis exigeant (très). Ensuite, le privilège d’être un blogueur indépendant, et non attaché à un pure-player ou à un site de tel ou tel journal, c’est de faire ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux et sur le sujet que je veux.  Et cette liberté là, j’y tiens. Toutefois, à la lumière du contexte actuel, fait à la fois d’une formidable expansion médiatique des théories fumeuses du FN (dont certaines questions théoriques et pseudo-intellectuelles, par le biais du thème sujet à caution de l’insécurité culturelle qui cache bien mal une certaine légitimation du racisme, vont jusqu’à traverser, à ma grand honte, une certaine gauche), et de tensions inter-religieuses qui font les choux gras de la presse et de l’extrême-droite sur fond de lutte anti-terroriste, j’ai jugé utile de partager et faire connaitre la pétition qui suit. Il s’agit du sujet en effet pertinent à mon sens, compte-tenu de mes combats personnels, de la présence d’émissions religieuses sur le service public. Je me suis donc renseigné sur ce point. La plus connue, mais aussi la plus ancienne, c’est « le Jour du Seigneur », qui date de 1949.  Elles représentent 10 M€ de budget annuel, financés par la publicité, mais aussi par la redevance, selon cet article qui date de 2013. J’ai appris à l’occasion que la présence des programmes religieux est l’une des missions du service public, garantie par la loi dite « Léotard » de 1986, relative à la liberté de communication. Plusieurs députés (Noel Mammère, les Verts, Sandrine Mazetier, PS) ont tenté de remettre en cause cette mesure dans le passé, à l’occasion de différentes réformes de l’audiovisuel. En vain.  Depuis, rien n’a bougé, alors que plus rien n’oblige techniquement et juridiquement (selon mes connaissances actuelles) le seul service public à se charger de ces émissions, d’autant plus que des chaînes privées existent pour cela. Aussi, conformément à ma volonté personnelle de voir la laïcité davantage respectée dans ce pays (et ne pas demeurer un simple concept honteusement confisqué par l’extrême droite, et visant une seule et unique religion), ce qui implique que mes impôts ne servent pas à financer des émissions religieuses, d’autant plus que je suis athée (ou alors je revendique également une émission sur le service public pour les athées de France, par souci d’équité), j’ai signé cette pétition. Et j’invite tous mes concitoyens, quelle que soit leur confession ou leur absence de croyances spirituelles, mais simplement soucieuses du principe de laïcité et de neutralité du service public, à faire de même. C’est ici :

Signer la pétition :

« Arrêter le financement et la diffusion de la messe sur France 2 et de toute autre religion« 

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Compte twitter

BFMTV, la chaîne favorite de l’extrême droite

c’était un sentiment, ça devient une réalité….

Bi9CSZaCMAAkg1K.png largeSource : CSA

La vraie nature de Valls

(extrait du documentaire de Marcel Trillat : Le temps du JT)

… Et il n’était pas encore aussi puissant qu’aujourd’hui !  Qu’en disent les blogueurs solfériniens ? Les antisarkozystes de service seront-ils aussi offensifs envers celui qui en adopte les mêmes (mauvaises) manières, les mêmes principes, les mêmes détestables orientations sécuritaires ?

La suite au prochain épisode… (et un clin d’œil particulier à Olivier Bonnet, qui saura bien pourquoi… ).

l’ expert… (en imposture ?) de BFMTV

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Expert en information et fin analyste politique de droite sur BFMTV… Un pro. Et dire qu’ils l’ont gardé…

(sur une idée originale de Maxime Bryner)

Cahuzac se prend une claque… (par une fiiillle !)

Source : cliquez sur l’image

Dans l’affaire de l’éventuel retour de la publicité sur les chaînes de télévision publique, un temps évoquée par Jérôme Cahuzac, le Ministre délégué au budget s’est vu sèchement désavoué par Aurélie Filipetti, la Ministre de la Culture et de la Communication. Ce n’est pas tant le plaisir de voir baffer une tête à claques comme la sienne qui me vaut la motivation d’écrire ce billet ce matin que le fond du dossier, et les arguments avancés par Aurélie Filipetti. En effet, pour cette dernière  » l’audiovisuel public ne saurait se résumer aux seules considérations financières :  «Le travail que je mène sur le service public ne peut se limiter à une réflexion strictement budgétaire». «C’est vraiment la mission du service public de la télévision qui doit être pensée, repensée dans notre pays», a-t-elle ajouté, citant en exemples les programmes pour les enfants, la place de la culture à la télévision, celle de l’Outre-mer, de la diversité française et insistant «sur la place de la fiction audiovisuelle française qui doit être encouragée et soutenue». Bien dit. Deux logiques s’affrontent, et je soutiendrai bien évidemment la dernière. Quant au financement de cette télévision publique de qualité qui se démarquerait un peu plus clairement de la daube de TF1 que ce n’est le cas aujourd’hui, pourquoi ne pas mettre à contribution les acteurs du système de production télévisuelle, qui se font des couilles en or sur des produits plus abrutissants pour les masses laborieuses ? Bon, j’aurai la décence compte tenu des événements récents de ne pas citer l’exemple de Réservoir Prod, bien que l’envie m’en brûle… Mais leur rémunération indécente est tout de même à questionner me semble-t-il.

Ps. le premier Ministre vient de confirmer l’information d’Aurélie Fillipetti.

TF1, la chaîne qui fait vomir

 

TF1 a fait fort.  La chaîne est apparemment prête à tout pour enrayer son déclin, et n’hésite manifestement plus à employer tous les moyens, même les plus sordides, pour enrayer son déclin et l’effritement de son audience, en jouant sur la pire forme de racolage qui soit. Cela ne fait pas vraiment honneur au journalisme (si on peut encore l’appeler ainsi) mais contribue bien au contraire à une forme d’information spectacle qui s‘affranchit de tous les codes et de toutes les règles, y compris celles de la justice républicaine, dans la seule optique de faire du chiffre, d’affoler le compteur à spectateurs… Basse besogne d’une chaîne sans aucune déontologie ni morale. Crime auquel TF1 ajoute celui d’offrir avec tant d’inconscience coupable une tribune de choix aux délires qui se voudraient d’origine religieuse d’un meurtrier en série  :  «La parole de Mohamed Merah n’est rien d’autre que de la propagande. Il commente ses crimes, en fait l’apologie » nous dit Maître Klugman, l’avocat des victimes. Et TF1 s’en fait lamentablement l’écho. Triste spectacle. A gerber.

 Le fait de diffuser publiquement à une heure de grande écoute un enregistrement des négociations de Mohammed Merah avec la police –  lequel était pourtant sous scellés et consultable uniquement au palais de justice de Paris – prouve bien de surcroît qu’il y a eu une volonté manifeste de ne pas tenir compte de la procédure en vigueur et d’instrumentaliser cette affaire à des fins autres que purement informatives, ce qui est fortement regrettable, notamment pour le respect dû aux victimes de ce fou furieux sans foi ni loi, seulement bon à enfermer.

 On ne nous fera pas croire qu’un tel délit ait pu se perpétrer sans l’intervention d’un personnage en haut lieu judiciaire dont il s ‘agit à présent de déterminer l’identité, et les intérêts…  Qu’ils fussent politiques, purement idéologiques, ou simplement intéressés financièrement  ne m’étonnerait pas.