Le pied de nez de #Tarnac à #Macron passe par #NDDL

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« Tout ça pour ça », pourrait-on être tenté d’écrire, si l’on n’était qu’un journaliste paresseux. Mais je suis un blogueur militant, et ça fait une (très) grande différence. Car je n’oublie pas quant à moi les incroyables Unes alarmistes sur le retour du terrorisme « d’ultra-gauche » (comme nous en avons ri, de ce superlatif grotesque là, qui ridiculise celui qui l’emploie), sur l’air de la bande à Bader et d’Action directe, rien que ça, pour un  fer à béton sur un caténaire…

 

Je n’oublie pas les commentaires haineux et méprisants des médiacrates à l’endroit de ceux de Tarnac, accusés de tous les maux, et sur lesquels tant de journalistes besogneux se sont lâchés à bon compte. Je n’oublie pas les journées de privation de liberté, les années de procédures judiciaires longues et couteuses, les réactions politiques outragées, les condamnations péremptoires, aussi sûres de leur fait que les preuves étaient floues. Comme celle de ce social traître ce patron du PS finistérien qui a rejoint LREM par conviction pure opportunité…

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On attend ses excuses. Car la justice en a décidé autrement, soulignant l’incroyable vacuité de cette affaire, comme tous ceux qui ont étudié de près le dossier le savaient déjà  :

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« Dix années de procédure et d’instruction complètement à charge ont été balayées en trois semaines d’audience, a réagi Me Marie Dosé, l’avocate de Yildune Lévy. Les prétendues charges que le parquet a essayé de mettre en exergue n’ont pas supporté l’oralité des débats. » « C’est une humiliation pour les services de l’antiterrorisme de l’époque, pour le magistrat instructeur ainsi que pour le parquet antiterroriste, a quant à lui déclaré Me Jérémie Assous, qui défendait les sept autres prévenus, dont Julien Coupat. Le tribunal a rappelé ce que la défense n’a eu de cesse de dénoncer, et ce que le parquet n’a eu de cesse de camoufler, à savoir les malversations, les incohérences, les invraisemblances et l’incompétence des services enquêteurs. »

Les méthodes de l’antiterrorisme condamnées

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Je n’oublie pas non plus les propos extrêmement durs, si sûre d’elle même, de la ministre de l’intérieur de l’époque, Michèle Alliot-Marie, qui n’ pas daigné se déplacer à ce procès (par peur du ridicule qui en effet l’aurait tuée, elle et sa prétention extravagante ?), elle qui avait mis en avant les « risques de résurgence violente de l’extrême gauche ». Elle qui employa tant d’énergie à faire passer le pseudo groupe de Tarnac «pour une mouvance d’ultra gauche en lien avec des sabotages».   Elle qui serra jusqu’au moindre petit boulon les bases d’une entreprise idéologique de fabrication de faux coupables d’une «prétendue association de malfaiteurs» aujourd’hui démentie par les faits, rien que les faits…

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Je n’oublie pas  encore ce procureur de Paris, Jean-Claude Marin, qui  évoquait quant à lui, « une structure appelée “cellule invisible”, qui avait pour projet la lutte armée ».Un comité tellement invisible que la justice ne l’a donc pas trouvé… On pourrait en rire si ce n’était si pathétique, et dramatique à la fois. Car au bout de ces 10 interminables années (Julien, Yldune, comme je me mets à votre place…) la justice a enfin tranché : la Juge Corinne Goetzmann a balayé tout ça aujourd’hui d’un revers de manche bien senti :

« L’audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction.

Une fiction qui nous a couté fort cher…

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Je suis d’ailleurs assez sarcastique envers les articles de la plupart de ces journaux qui aujourd’hui font profil bas et rasent les murs.  Car contrairement à ce qui sera dit ici et là, ce n’est pas seulement le procès du gouvernement de l’époque et de ses méthodes de fabrication de coupables idéaux qui s’est terminé aujourd’hui. Ce n’est pas seulement le procès de la police et des services de renseignement d’alors, de la SDAT et de la DRCI. C’est aussi le procès de ce journalisme qui s’est fait l’écho complaisant de ce procès politique, sans grand discernement ni distanciation,  pourtant rendue nécessaire par une certaine forme de déontologie,  si tant qu’elle exista jamais.

Et il y a je l’avoue une certaine jubilation, le jour même de cette fin de procès,  à entendre celui qui prétend nous gouverner, en pleine crise d’autorité (répondant il est utile de le préciser à un pseudo journaliste raciste et complotiste) parler d’ « agitateurs professionnels »  qu’il conviendrait de mater pour restaurer l’autorité de l’état. Comme elle est pourtant si terriblement mise à mal par ce procès (vive l’Anarchie !)  et les graves dysfonctionnements qu’il révèle, en cette journée historique pour tout ce que la France compte d’ami.e.s libertaires :

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Car il y a en effet un lien politique, culturel et spirituel qui nous lie, de Tarnac à Notre Dame des Landes en passant par les facs occupées. Une pensée sociétale  alternative que les gens de votre caste et de votre idéologie néfaste, Monsieur Macron,  ne peuvent  comprendre et appréhender à sa juste mesure, du fait de votre totale déconnexion, vous et les membres de votre secte, d’avec les réalités sociales de ce pays. Cela réclame de toute urgence un autre projet sociétal qui ne se réduise pas aux acquêts d’une pensée éconoique libérale orthodoxe, privée de toute dimension humaine, sociale et environnementale alternative.

Mais je laisse la conclusion à Yldune Lévy, à qui le dernier mot appartient à cet endroit :

coup de Tarnac en république bananière

Affaire Tarnac : une information judiciaire ouverte contre la police antiterroriste


 

Une information judiciaire pour faux et usage de faux en écriture a été ouverte dans l’affaire dite du groupe de Tarnac, accusé en 2008 d’avoir saboté une ligne TGV. Ce groupe de dix personnes, arrêtées à grand bruit dans leur village corrèzien, avait porté plainte contre sous-direction antiterroriste de la Police judiciaire.

La vapeur judiciaire s’inverse dans l’affaire de Tarnac, et cette fois, c’est la police qui est visée par une enquête. Un juge a en effet été nommé à la suite de l’ouverture d’une information judiciaire à Nanterre pour faux et usage de faux en écriture. La procédure vise la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la Police judiciaire, qui enquêtait sur le sabotage d’une ligne de TGV, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à Dhuisy, en Seine-et-Marne.

Les dix jeunes gens du « groupe de Tarnac », qui avaient été arrêtés de manière spectaculaire dans leur village corrèzien accusent les policiers d’avoir fabriqué un faux procès verbal pour les désigner comme coupables présumés. Ce document, colonne vertébrale du dossier d’accusation, est censé relater une filature de Julien Coupat et d’Yildune Lévy la nuit des faits. « Il est bourré d’invraisemblances qui rendent impossible la présence de Julien Coupat et Yildune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là« , commente Me Assous, l’un des avocats du groupe. Et de dénoncer un dossier qui ne contiendrait aucune autre pièce, malgré les assurances contraires des enquêteurs.

Deux autres plaintes visant à blanchir les « dix de Tarnac » sont déposées dans ce dossier : la première, à Clermont-Ferrand, pour subornation de témoins; la seconde, à Brive-la-Gaillarde, pour atteinte à la vie privée. Elles en sont au stade de l’enquête préliminaire. (source)

UMP, sigle de l’Intolérable…

Récapitulons…Répression… Résistance !

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Exemple n°1. L’affaire de Filippis

Exemple n°2. L’affaire « Sarkozy, je te vois »

Exemple n°3. l’affaire « casse-toi pôv con » d’Hervé Eon

Exemple n°4. l’affaire d’ un élu gazé en marge de la venue de Sarkozy à Nancy

Exemple n°5. L’affaire des gendarmes et leur chien dans un collège du Gers

Exemple n°6. L’affaire d’un enfant de 4 mois dans un centre de rétention

Exemple n°7. L’affaire des enfants de Don Quichotte

Exemple n°8. L’affaire des 74 gaziers arrêtés...

Exemple n°9. L’affaire Tarnac/Julien Coupat

Exemple n°10 … et la dernière en date : L’affaire des enfants de 6 ans arrêtés à la sortie de l’école.

Vous en voulez encore ? Ou je continue…

Et pendant ce temps, le gouvernement tente de nous faire croire qu’il ne serait en rien impliqué dans cette escalade, et que ce sont les policiers qui feraient preuve de trop de zèle… Ils ont bon dos ! Arrêtez de nous prendre pour  des cons !

Jusqu’où accepterons nous encore l’inacceptable ?

Résistance !