Ces signes de radicalisation macroniste qui devraient nous inquiéter… #StopAutoritarisme #LREM

je vois que je ne suis pas le seul à y avoir pensé, à observer les signaux faibles de radicalisation de Macron et de son gouvernement, qui est en train de cocher chacune des cases du tableau qui suit…

#10Déc : 1ère journée mondiale de résistance antifasciste et anticapitaliste (poke #Rouvikonas)

index.jpgUn appel sans frontières vient d’être publié sur Indymedia Athènes, lancé par Rouvikonas et des compagnons de luttes de plusieurs régions du monde : Grèce, Mexique, Espagne, France, Argentine, Algérie, Italie, Belgique, Canada, Allemagne… Vous trouverez ci-dessous le texte de cet appel en plusieurs langues. N’hésitez pas à le partager largement.

https://athens.indymedia.org/post/1592897

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POUR UNE JOURNÉE DE RÉSISTANCE SIMULTANÉE,
SANS FRONTIÈRES, LE 10 DÉCEMBRE 2018
contre le durcissement du capitalisme
et de la société autoritaire

Partout dans le monde, au prétexte de la dette des États, le pouvoir ne cesse d’accroitre les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres et de détruire la planète.

Partout dans le monde, ce recul de nos droits et ce saccage de la vie s’accompagnent d’une amplification de la surveillance et de la répression contre tous ceux qui s’y opposent.

Partout dans le monde, le pouvoir tente de diviser pour mieux régner en détournant la colère sur le dos des migrants qu’il fait passer pour les principaux responsables du malheur des opprimés.

Partout dans le monde, le fascisme ne cesse de monter, stade ultime du capitalisme, paroxysme de la société autoritaire, prêt à éliminer ses opposants et tous ceux qui lui déplaisent.

Partout dans le monde, le pouvoir se prétend légitime au prétexte, d’une part, de lois qu’il écrit lui-même pour conserver et renforcer sa position, et, d’autre part, d’élections périodiques qui n’ont rien de démocratiques puisqu’elles sont le produit de la fabrique de l’opinion par les médias de masse qui appartiennent à la classe dominante.

Partout dans le monde, le pouvoir usurpe sa position et nous vole nos vies.

À la différence des classes opprimées du 19ème siècle, au temps où elles commencèrent à s’organiser au niveau international et à se révolter, nous sommes aujourd’hui face à deux problèmes nouveaux qui s’ajoutent aux précédents : la course contre la montre technologique face à un pouvoir qui ne cesse de se renforcer grâce à de nouveaux moyens de surveillance et de répression, ce qui rappelle les œuvres prophétiques de Orwell et de Huxley, et la course contre la montre écologique face à un capitalisme qui, en plus de nous exploiter, arrive maintenant à un stade où la destruction de la Terre sera bientôt irréversible.

Nous ne pouvons donc plus attendre. Nous ne pouvons plus nous contenter de lutter chacun de notre côté, chacun à l’intérieur de nos frontières, chacun dans le cadre de nos luttes spécifiques sur toutes sortes de sujets, chacun avec nos différentes façons de penser et d’agir.

Il devient urgent de faire converger nos résistances, un jour par mois, à compter du 10 décembre 2018 et, par la suite, tous les 10 de chaque mois, en même temps, partout dans le monde, parallèlement à nos luttes locales quotidiennes.

Nous proposons un jour par mois d’actions simultanées contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire. Un jour par mois pour rappeler partout que cette lutte est globale. Un jour par mois pour évoquer l’urgence de nous mobiliser partout et d’en finir avec le pouvoir et l’exploitation. Un jour par mois pour entrer dans un compte à rebours, reprendre confiance en nous, devenir plus nombreux, et préparer ensemble la fin de la société autoritaire et du capitalisme.

Le 10 de chaque mois est le premier jour à deux chiffres, comme un changement d’ère, d’époque, de maturité. Car nous devons sortir de la préhistoire politique et économique de l’humanité avant qu’il ne soit trop tard.

Parmi nous, pas de chef, pas de responsable, pas de direction syndicale, pas de bureau d’un parti, pas d’homme providentiel, pas de d’avant-garde éclairée : nous proposons uniquement et simplement un jour de convergence globale par mois, mais nous ne voulons en rien diriger ni coordonner quoi que ce soit. Juste donner une impulsion de départ, avec ce texte et les actes qui vont s’ensuivre.

Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l’entend là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose d’important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le souhaitent.

À chacun d’imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir, éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.

À chacun de traduire dans d’autres langues ce message et de le propager, sur Internet et jusque sur les murs des villes, pour que chaque 10 du mois, nous soyons toujours plus nombreux et plus déterminés.

Personne ne nous libérera que nous-mêmes : c’est à nous de prendre au plus tôt nos vies en mains.

Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.

Des anarchistes, libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes et anti-autoritaires de plusieurs régions du monde (Grèce, Mexique, Espagne, France, Argentine, Algérie, Italie, Belgique, Canada, Allemagne…)

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FOR A DAY OF SIMULTANEOUS RESISTANCE,
WITHOUT BORDERS, DECEMBER 10 2018,
AGAINST THE HARDENING OF CAPITALISM
AND AUTHORITARIAN SOCIETY

Everywhere in the world, on the pretext of the debt of states, power continues to increase the inequalities between the richest and the poorest and destroy the planet.

Everywhere in the world, this decline in our rights and the destruction of life is accompanied by an amplification of surveillance and repression against all those who oppose it.

Everywhere in the world, power is trying to divide and rule by diverting the anger at the migrants it passes for the main culprits of the misfortune of the oppressed.

Everywhere in the world, fascism continues to rise, the ultimate stage of capitalism, the paroxysm of the authoritarian society, ready to eliminate its opponents and all those who displease.

Everywhere in the world, power claims to be legitimate on the pretext, on the one hand, of laws it writes itself so as to maintain and strengthen its position and, on the other hand, of periodical elections that are not democratic because they are the product of the factory of opinion by the mass media that belong to the ruling class.

Everywhere in the world, power is usurping its position and stealing our lives.

Unlike the oppressed classes of the 19th century, when they began to organize at the international level and to revolt, we are now facing two new problems in addition to the previous ones: the race against the clock in the face of a power that continues to grow through new means of monitoring and repression, which is reminiscent of the prophetic works of Orwell and Huxley, and the ecological race against the clock against a capitalism that, in addition to our exploitation, now arrives at a stage where the destruction of the Earth will soon be irreversible.

As such we can not wait anymore. We can no longer be content to fight each on his side, each within his borders, each within the framework of his struggles specific on all kinds of topics, each with his different ways of thinking and acting.

It becomes urgent to converge our resistance, one day per month, from 10 December 2018 and, thereafter, every 10th of every month, at the same time, all over the world, parallel to our daily local struggles.

We propose one day a month simultaneous actions against the hardening of the capitalism and authoritarian society. One day a month to remind everyone that this fight is global. One day a month to evoke the urgency to mobilize everywhere and to end power and exploitation. One day a month to start a countdown, to regain confidence in ourselves, become more numerous, and prepare together the end of authoritarian society and capitalism.

The 10th of every month is the first two-digit day, like a change of era, time, maturity. Because we must leave the political and economic prehistory of humanity before it’s too late.

Among us, no boss, no manager, no union management, no office of a party, no providential man, no enlightened leader: we propose only and simply a day of global convergence a month but we do not want to direct or coordinate anything. Just give a starting impulse, with this text and the acts that will ensue.

We do not propose either a procedure to follow, a way of doing things, a precise framework to our actions that day: to each to fight as he sees fit, where he is and to target this which seems important to him. Going out to the street the same day, all over the world, is already something important, if only to speak and prepare for the next occupying places, lands, factories, and more, much more, if some wish.

Everyone, imagine how to resist that day and let us know, possibly with photos or videos, through our free and self-managed media around the world, like indymedias, for example.

Everyone, translate this message into other languages and propagate it, on the Internet and even on the walls of cities, so that every 10 of the month, we are always much more and more determined.

Nobody will release us but ourselves: it is up to us to take our lives into our own hands as soon as possible.

Power is not to be conquered, it is to be destroyed.

Anarchists, libertarians, anarcho-syndicalists, autonomous and anti-authoritarian several regions of the world (Greece, France, Argentina, Spain, Algeria, Italy, Mexico, Belgium, Canada, Germany …)

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ΓΙΑ ΜΙΑ ΣΥΛΛΟΓΙΚΗ ΗΜΕΡΑ ΑΝΤΙΣΤΑΣΗΣ
ΔΙΧΩΣ ΣΥΝΟΡΑ, 10 ΔΕΚΕΜΒΡΙΟΥ 2018,
ΕΝΑΝΤΙΑ ΣΤΗΝ ΑΥΤΑΡΧΙΚΟΠΟΙΗΣΗ ΤΟΥ ΚΑΠΙΤΑΛΙΣΜΟΥ
ΚΑΙ ΤΗΝ ΑΠΟΛΥΤΑΡΧΙΚΗ ΚΟΙΝΩΝΙΑ

Σε όλο τον κόσμο η εξουσία, με πρόσχημα το χρέος των κρατών, οξύνει το ταξικό χάσμα ανάμεσα σε πλούσιους και φτωχούς και καταστρέφει τον πλανήτη.

Σε όλο τον κόσμο τα δικαιώματά μας και οι ζωές μας λεηλατούνται, ταυτόχρονα με την όξυνση του κρατικού ελέγχου και επιτήρησης των πάντων, και την καταστολή εναντίον όλων όσων αντιστέκονται.

Σε όλο τον κόσμο η εξουσία διαιρεί και βασιλεύει, στρέφοντας την κοινωνική οργή προς τις πλάτες των μεταναστών, τους οποίους παρουσιάζει ως τους υπαίτιους των δεινών των καταπιεσμένων.

Σε όλο τον κόσμο, ο φασισμός συνεχίζει να δυναμώνει. Είναι το τελικό στάδιο του καπιταλισμού, ο παροξυσμός της απολυταρχικής κοινωνίας. Και είναι έτοιμος να εξολοθρεύσει τους αντιπάλους του και εκείνους που τον δυσαρεστούν.

Σε όλο τον κόσμο, η εξουσία υπερασπίζεται τη νομιμότητά της με το πρόσχημα, αφενός των νόμων που γράφει η ίδια για την ενίσχυση και τη διαιώνισή της και, αφετέρου, των εκλογών, οι οποίες όμως δεν είναι δημοκρατικές, αφού αποτελούν το προϊόν της μιντιακής διαμόρφωσης της κοινής γνώμης.

Και τα media ανήκουν στην κυρίαρχη τάξη.

Σε όλο τον κόσμο, η εξουσία επιβάλει την θέση της και κλέβει τις ζωές μας.

Σε αντίθεση με τις καταπιεζόμενες τάξεις του 19ου αιώνα, αναφορικά με τον καιρό που αυτές άρχιζαν να οργανώνονται σε διεθνές επίπεδο και να εξεγείρονται, στη σημερινή εποχή αντιμετωπίζουμε δύο νέα προβλήματα εκτός από τα προηγούμενα: Από τη μία, είναι ο αγώνας εναντίον μιας εξουσίας που συνεχώς εξελίσσεται με νέα μέσα παρακολούθησης και καταστολής, μια τεχνολογική καταστολή η οποία θυμίζει τα προφητικά έργα των Orwell και Huxley. Και από την άλλη, είναι η πάλη ενάντια στη καπιταλιστική λεηλασία της φύσης, τις οποίας οι συνέπειες φαντάζουν μη αναστρέψιμες.

Δεν μπορούμε, λοιπόν, να κάνουμε άλλο υπομονή. Δεν μπορούμε πλέον να δίνουμε μεμονωμένους αγώνες, ο καθένας μέσα στα σύνορά του, για διαφορετικά θέματα και με απομονωμένες απόψεις και μορφές δράσης.

Είναι επιτακτική ανάγκη να ενώσουμε τους αγώνες μας, μία ημέρα κάθε μήνα, από τις 10 Δεκεμβρίου του 2018 και, στη συνέχεια, κάθε 10 του μήνα, την ίδια στιγμή, σε όλο το κόσμο, παράλληλα με τους καθημερινούς μας τοπικούς αγώνες.

Προτείνουμε μία μέρα το μήνα ταυτόχρονες δράσεις ενάντια στην αυταρχικοποίηση του Καπιταλισμού και της κοινωνίας. Μια μέρα το μήνα, για να θυμόμαστε όλοι ότι αυτός ο αγώνας είναι διεθνής. Μία μέρα το μήνα για να πυροδοτήσουμε παντού κινητοποιήσεις και να τελειώνουμε με την εξουσία και την εκμετάλλευση. Μια μέρα το μήνα για να ξεκινήσει η αντίστροφη μέτρηση, να ανακτήσουμε την πίστη στις δυνάμεις μας, να γίνουμε πιο πολλοί και να προετοιμάσουμε από κοινού το τέλος της αυταρχικής κοινωνίας και του καπιταλισμού.

Η 10η μέρα κάθε μήνα είναι η πρώτη διψήφια ημέρα, όπως μια αλλαγή εποχής, αιώνα, ωριμότητας. Πρέπει να τελειώνουμε με την πολιτική και οικονομική προϊστορία της ανθρωπότητας πριν να είναι πολύ αργά.

Ανάμεσά μας, δεν υπάρχει κανένα αφεντικό, κανένας διευθυντής, καμία διοίκηση συνδικάτων, κανένα γραφείο κόμματος, κανένας « θεόσταλτος », κανένας πεφωτισμένος αρχηγός: προτείνουμε μόνο μια μέρα παγκόσμιας συνδιαμόρφωσης μηνιαίως, αλλά δεν θέλουμε να κατευθύνουμε ή να διευθύνουμε το οτιδήποτε. Θέλουμε μόνο να ανάψουμε την σπίθα, με αυτό το κείμενο και τις πράξεις που θα ακολουθήσουν.

Ούτε και προτείνουμε να ακολουθηθεί μια συγκεκριμένη διαδικασία, ένα ακριβές πλαίσιο με προαποφασισμένα χαρακτηριστικά για τις δράσεις μας εκείνη την ημέρα: Ο κάθενας ας επιλέξει να δράσει σύμφωνα με την κρίση του και να στοχεύσει εκεί που είναι σημαντικό για αυτόν. Κατεβαίνοντας στον δρόμο την ίδια μέρα, σε όλο τον κόσμο, είναι από μόνο του μια σημαντικά μεγάλη στιγμή, έστω κι αν απλώς συζητηθεί και προπαρασκευαστεί η συνέχεια των κινητοποιήσεων, με καταλήψεις γης, πλατειών, εργοστασίων, και πολλά, πάρα πολλά άλλα, αν κάποιοι το επιθυμούν.

Εκείνη την ημέρα, ο καθένας ας αναλογιστεί τους τρόπους δράσης του και στη συνέχεια να τις γνωστοποιήσει, ενδεχομένως με φωτογραφίες ή βίντεο, μέσα από τα ελεύθερα και αυτοδιαχειριζόμενα μέσα μας σε όλο τον κόσμο, όπως π.χ. το indymedia.

Ας μεταφραστεί αυτό το μήνυμα σε άλλες γλώσσες και ας διαδοθεί στο Διαδίκτυο, και ακόμη και στους τοίχους των πόλεων, έτσι ώστε κάθε 10 του μήνα, να είμαστε πάντα ακόμα πιο πολλοί και πιο αποφασισμένοι.

Κανείς δεν θα μας απελευθερώσει, εμείς θα κερδίσουμε την ελευθερία μας: εμείς θα πάρουμε τη ζωή μας στα χέρια μας το συντομότερο δυνατό.

Η εξουσία δεν πρέπει να κατακτηθεί, πρέπει να καταστραφεί.

Αναρχικοί, ελευθεριακοί, αναρχοσυνδικαλιστές, αυτόνομοι και αντιεξουσιαστές σε διάφορες περιοχές του κόσμου (Ελλάδα, Γαλλία, Αργεντινή, Ισπανία, Αλγερία, Ιταλία, Μεξικό, Βέλγιο, Καναδάς, Γερμανία …)

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PARA UN DíA DE RESISTENCIA SIMULTANÍA,
SIN FRONTERAS, EL 10 DE DICIEMBRE DEL 2018,
PARAR CONTRARESAR EL DEL CAPITALISMO
Y DE LA SOCIEDAD AUTORITARIA

En todas partes del mundo, uzando el pretexto de la deuda de los Estados, el poder sigue acentuando las inequidades entre los más ricos y los más pobres y destruyendo el planeta.

En todas partes del mundo, la disminución de nuestros derechos y el saqueo de la vida se acompañan de una amplificación de la vigilancia y de la represión en contra de quienes se oponen.

En todas las partes del mundo, el poder intenta dividir para ganar, desviando la cólera sobre los migrantes, haciendo creer que son los principales responsables de los males de los oprimidos.

En todas partes del mundo, el fascismo sigue creciendo, último estado del capitalismo, paroxismo de la sociedad autoritaria, listos a eliminar quienes se oponen.

En todas partes del mundo, el poder se presenta como legítimo con el pretexto, por un lado, de leyes que el mismo Estado escribe para reforzar su posición, por otro lado de la elecciónes periódicas cuales no son democráticas: son el resultado de la manipulación de la opinión por los medios de comunicación masivos, que pertenecen a una clase social dominante.

En todas partes del mundo, el poder a usurpado la posición que ocupa y nos roba nuestras vidas.

De otra manera que las clases oprimidas del siglo XIX, del tiempo donde empezaron a organizarsen a nivel mundial y a subevarsen, nosotros estamos hoy en frente de dos nuevos problemas a demás de los que hya existían: carrera contra reloj frente a las nuevas tecnologías y a un poder que no deja de crecer con el apoyo de nuevas técnicas de vigilancia y de represión, lo que nos acuerda las obras proféticas de Orwell y de Huxley, y la carrera contra reloj ecológica frente de un capitalismo cual, a demás de explotarnos, llega ahora a un punto donde la destrucción del planeta será pronto irreversible.

Ya no podemos esperar más. Ya no podemos contentarnos de luchar cada uno de nuestro lado, cada uno de su lado de la frontera, cada uno luchando de manera particular frente a problemáticas diferentes, cada uno con nuestras diferentes maneras de pensar y de actuar.

Es urgente de reunir nuestra resistencia, un día por mes, desde el 10 de diciembre de 2018, y luego, el 10 cada mes, al mismo tiempo, en todas partes del mundo, y paralelamente a nuestras luchas locales del cotidiano.

Proponemos un día por mes de acciónes simultáneas en contra del fortalecimiento del capitalismo y de la sociedad autoritaria. Un día por mes para acordarse en todas partes que está lucha es global. Un día por mes para recordar la urgencia con cual tenemos que movilizarnos en todas partes y de acabar con el poder y la explotación. Un día por mes para tener más confianza en nuestras capacidades, para que seamos más y prepararnos juntos al final de la sociedad autoritaria y del capitalismo.

El 10 de cada mes, es el primer día que se compone de dos cifras, como un cambió , de época, de madurez. Porque tenemos que salir de la prehistoria política y económica de la humanidad antes que sea demasiado tarde.

Entre nosotros no hay jefe, responsable, director sindical, no hay un hombre providencial, un comité de partido, una anguardia ilustrada, solo proponemos un día de convergencia global por mes, pero no queremos dirigir, ni cordinar cualquier cosa. Solo queremos dar un impulso para empezar, con este texto, y las acciones que seguirán.

Tampoco proponemos un camino que hay que seguir, un modo de actuar, límites a nuestras acciones de ese día: cada uno lucha a su manera, donde quiera y contra lo que le parece importante. Aunque solo fuera para manifestar un mismo día en todas partes del mundo, ya es muy importante, aunque solo sea para hablar y preparar lo que sigue, ocupando lugares, tierras, fábricas, y aún más, mucho más, si algunos lo quieren.

A cada uno le toca pensar a su manera de hacer resistencia, y de hacerlo saber, que sea con photos, vidéos o nuestros medios de comunicación libres y autogestionados, haciendo presencia en el mundo entero.

A cada uno le toca traducir en otras lenguas este mensaje y compartirlo haciendolo conocer por internet y hasta en los muros de las ciudades, para que el 10 de cada mes seamos siempre más numerosos y determinados.

Nadie nos liberará de nosotros mismos: nos toca tomar rápidamente la vida en nuestras manos.

El poder no es para conquistarlo, es para destruirlo.

De los anarquistas, litarios, anarco-sindicalistas, autónomos y anti-fascistas de varias regiones del mundo ( Grecia, Francia, Argentina, España, Argelia, Italia, México, Bélgica, Canadá, Alemania …)

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FÜR EINEN TAG GLEICHZEITIGEN WIDERSTANDS,
OHNE GRENZEN, AM 10. DEZEMBER 2018,
GEGEN DAS ERSTARKEN DES KAPITALISMUS
UND EINER AUTORITÄREN GESELLSCHAFT

Überall in der Welt nimmt, aufgrund von Staatsverschulden und ungleichen Machtverhältnissen, die Schere zwischen Arm und Reich stetig zu und zerstört den Planeten.

Überall in der Welt sind die Abnahme unserer Rechte und die Zerstörung unseres Lebens von einer permanenten Überwachung und Unterdrückung gegen jene begleitet, die dem widersprechen.

Überall in der Welt versucht Macht zu spalten und durch das Propagieren von Wut auf Migranten einen Schuldigen in ihnen für das Unglück der Unterdrückten aufzuzeigen.

Überall in der Welt wachsen Faschismus und Kapitalismus auf ein höchstes Maß an und sind bereit, im Rahmen einer autoritären Gesellschaft alle die, die widersprechen zu eliminieren.

Überall in der Welt gibt Macht einerseits vor, vor dem Hintergrund der Gesetze die sie selbst geschrieben hat, um sich selbst zu stärken, legitim zu sein und andererseits gründet sie sich auf regelmäßig wiederkehrende Wahlen, die nicht demokratisch sind, da die das Produkt der Massenmedien wiederspiegeln, die zu der herrschenden Klasse gehören.

Überall in der Welt nutzt Macht ihre Position aus, um unsere Leben zu stehlen.

Anders als die unterdrückten Klassen des 19. Jahrhunderts, die ihre Kritik auf einem internationalen Level organisiert haben, stehen wir zwei weiteren neuen Problemen gegenüber: Das Wettrennen gegen die Zeit während die Macht kontinuierlich wächst und sich dabei neuer Mittel der Überwachung und Unterdrückung, die Erinnerungen an die prophetischen Werke von Orwell und Huxley hervorrufen, bedient und der ökologische Wettkampf gegen die Zeit gegen einen Kapitalismus der, neben der Ausbeutung nun in einem Stadium angekommen ist, wo die Zerstörung der Erde nicht mehr unumkehrbar sein wird.

Daher können wir nicht länger warten. Wir können nicht länger damit zufrieden sein, dass jede/r innerhalb seiner/ihrer Möglichkeiten, seiner/ihrer Grenzen kämpft und dabei vor dem Hintergrund individuellen Handelns und Gedanken auf spezifische Hürden stößt.

Es erscheint uns daher als notwendig, dass sich der weltweite Widerstand neben den alltäglichen Erfordernissen beginnend mit dem 10. Dezember diesen Jahres fortlaufend immer am 10. eines Monats vereint.

An diesem Tag im Monat sollen jene Aktionen, die sich gegen die Verhärtung des Kapitalismus und der autoritären Gesellschaft stark machen zeitgleich stattfinden. An diesem einen Tag im Monat möchten wir alle daran erinnern, dass dieser Kampf ein globaler ist. An diesem einen Tag im Monat erinnern wir an die Dringlichkeit überall wirksam zu werden, um der Macht und der Ausbeutung Einhalt zu gebieten. An diesem einen Tag im Monat beginnen wir einen Countdown, um Selbstvertrauen in uns selbst und Unterstützung anderer zu gewinnen, um gemeinsam das Ende des Kapitalismus und autoritärer Gesellschaften vorzubereiten.

Der 10. eines Monats ist der erste zweistellige Tag im Monat, wie ein Wandel einer Ära, ein Wandel von Zeit und ein Wandel von Reife. Wir müssen diese politische und wirtschaftliche Geschichte der Menschheit hinter uns lassen, bevor es zu spät ist.

Unter uns gibt es einen Chef, keinen Manager, keine Verbindungen oder Vereinigungen, keine Parteizugehörigkeit, keinen Führer: Wir wollen lediglich einen Tag im Monat einzuführen, der zu einer globalen Annäherung führen kann – koordinieren wollen wir ihn nicht. Dieser Text dient daher als Startimpuls für die Handlungen, die folgen können.

Wir geben keine Struktur, keine Prozedur oder Handlungsweisen vor für diesen Tag: Jede/r soll so kämpfen, wie es für sie oder ihn möglich ist und für die Ziele, die ihm oder ihr relevant erscheinen. Am selben Tag auf die Straße gehen auf der ganzen Welt ist bereits ein enormes Zeichen. Auch wenn es nur der Absprache oder der Vernetzung dient.

Jede/r hat seine oder ihre eigene Vorstellung, wie man an dem Tag den Widerstand zum Ausdruck bringen kann. Lasst es uns wissen mit Fotos, Videos oder über eigens organisierte Medien wie indymedia.

Übersetzt diese Nachricht in andere Sprachen, um sie zu verbreiten. Im Internet, auf der Straße, oder über Mund-zu-Mund Propaganda, damit wir am 10. eines Monats immer mehr und bestimmter werden.

Es liegt an uns, unser Leben selbst in die Hand zu nehmen – und das so schnell wie möglich.

Macht muss nicht erobert werden, Macht muss zerstört werden.

Anarchisten, Anarchosyndikalisten, Libertären, Autonomen und Antiautoritarien aus dem ganzen Welt (Griechenland, Frankreich, Argentinien, Spanien, Algerien, Italien, Mexico, Belgien, Canada, Deutschland …)

https://athens.indymedia.org/post/1592897

Cet homme est dangereux #ManuMilitari

wanted-10-30-35Non, je ne vais pas parler de son intransigeance coupable et génératrice de violences d’état  envers le mouvement de protestation  contre la loi El Khomri, mais de bien pire encore. La personne qui a partagé avec moi cette information employait le qualificatif, pour cet interview du premier ministre à  i24, la chaîne de Drahi, d’hallucinant. Ce n’est pas usurpé, en bien des points, jugez vous-même : c’est ici. S’inspirer des techniques de guerre du Mossad (y compris l’élimination des opposants trop dérangeants ? ), c’est à dire d’un service spécial de renseignement et d’action d’un gouvernement d’extrême droite, dans un pays en état de guerre permanent pour en importer la logique totalement anti-démocratique en France, vraiment ? Les techniques de surveillance de masse de tout le monde sans aucune décision judiciaire aussi ? Je crains le pire. Cet homme est totalement dérangé. Il devient urgent de le soigner…Surtout quand il dérape si vite en rendant coupables d’intelligence avec l’ennemi  les opposants à la loi travail… Et pourquoi pas les ranger dans le même sac que   les terroristes de Daesh, tant qu’on y est ? Puisque c’est dans l’air du temps… Fou à lier, vous dis-je.

un très bon outil de @laquadrature contre la menace terroriste et la dérive étatique autoritaire #etatdurgence

Après avoir pris connaissance d’une précédente initiative louable de la Quadrature du Net recensant en un wiki les différentes joyeusetés de l’état d’urgence tel qu’il se fait (c’est à dire mal),   j’apprends à l’instant que les mêmes nous gratifient d’une autre production tout aussi  fortement intéressante.je voulais donc vous voir en profiter utilement.

Il s’agit d’un autre wiki particulièrement équilibré puisqu’il a pour objet à la fois  de nous avertir contre la dérive autoritaire gouvernementale tout comme contre la menace terroriste. Car contrairement à ce que les mauvaises langues aveuglées idéologiquement nous renvoient, ce n’est pas parce que l’on défend les libertés fondamentales que l’on est pour autant complice du terrorisme, qui cherche à les supprimer et à les nier. Ce serait grotesque. Depuis les attentats, il me semble évident en effet collectivement que l’on ne saurait sous estimer ce risque. Mais doit-on pour autant en sous estimer un autre ? A vous de juger, après avoir pris connaissance de cette campagne de la Quadrature.

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.. Et surtout, après avoir lu tout ça, n’hésitez pas à prendre part à la discussion sur le site de la Quadrature ! De l’expression des points de vue, et de la confrontation des idées dans le débat nécessaire naît la démocratie réelle, qu’il s’agit aujourd’hui comme hier  de préserver. Et sans votre concours, même minime, cela sera beaucoup plus difficile…

la logique Bushiste de Hollande doit trouver son garde-fous #ParisAttacks

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage »  
- Jean Jaurès 

Quand on regarde attentivement cette carte qui permet de constater à quel point la Syrie est enchâssée dans un ensemble de pays fortement imbriqués, et pourtant tous limitrophes de l’Irak, on comprend mieux pourquoi L’historien et écrivain flamand David Van Reybrouck écrit ceci, dans une Lettre ouverte à François Hollande  :

G.W. Bush déclarait peu après les attentats du 11 septembre devant le Congrès : « Le 11 septembre, les ennemis de la liberté ont commis un acte de guerre contre notre pays ».

Les conséquences de ces paroles sont connues. Celui qui en tant que chef d’Etat qualifie un événement d’acte de guerre doit avoir une réaction en conséquence. Cela a conduit à l’invasion de l’Afghanistan, ce qui peut encore être justifié puisque ce régime avait donné asile au mouvement Al Qaïda et que l’ONU avait donné son accord. Mais ensuite ce fut l’invasion complètement folle de l’Irak, sans mandat de l’ONU, simplement parce que les Etats-Unis soupçonnaient ce pays de posséder des armes de destruction massive. Mais il n’y en avait pas, et cette invasion a conduit à une totale déstabilisation de la région, aujourd’hui encore. Après le départ des troupes américaines en 2011, il y eut un vide de pouvoir.

Et lorsqu’éclata quelque temps après une guerre civile dans la Syrie voisine, dans le sillage du Printemps arabe, on s’est rendu compte à quel point l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis avait été néfaste. Au Nord-Ouest de l’Irak et à l’Est de la Syrie, il y avait à présent assez d’espace pour la création d’un troisième acteur sur le terrain, l’Etat Islamique, l’IS.

Cet écrivain reproche à Hollande d’emprunter le même chemin que Bush, celui d’une logique exclusivement militaire et belliqueuse, qui conduira à une impasse historique que les américains connaissent bien, pour en être revenus ensuite, en constatant pragmatiquement son inefficacité et son coût exorbitant, intolérable :  » ce qui s’est passé vendredi soir à Paris est une conséquence indirecte de la rhétorique guerrière de votre collègue Georges Bush en septembre 2001.« 

De fait, Hollande, et Valls derrière lui, se transforment donc en chefs de guerre, emploient en effet la même terminologie, et perpétuent les mêmes erreurs :  » Vous êtes tombé dans le piège, les yeux grands ouverts, Monsieur le Président, parce que des élections se profilent, en France, et que vous sentez dans votre cou le souffle de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen. (…) ». Cette logique guerrière, qui fait la joie de la droite française jusqu’en ses extrêmes, qui aujourd’hui jubile, la bave entre les lèvres, à qui profitera-t-elle ? Comme d’ordinaire, à l’occasion de toutes les guerres, aux marchands de canons, aux entreprises de sécurité, à l’industrie de la surveillance de masse, aux Bauer de tous poils,  au patriotisme exécrable qui se mue dans l’esprit étriqué de certains fanatiques identitaires en haine de l’étranger, du musulman, fut-il de souche, considéré comme traître à sa patrie, et tous ceux qui les protègent par esprit de solidarité et d’humanisme comme des collabos de daesh… (les cons). On combattra donc la vraie gauche, réputée extrêmiste, et on laissera sans s’en préoccuper outre mesure en haut lieu les mouvements d’extrême droite défiler au grand jour, alors qu’il y a état d’urgence, sans interdire leurs manifestations de haine, mais  on  interdira cependant les manifestations libertaires, gauchistes, et anarchistes, qui prétendent quant à elles jouer les garde-fous, défendre nos libertés fondamentales et lutter contre TOUS les fascismes, le racisme et les discriminations. Deux poids, deux mesures…. Entendre la voix de la violence et de la haine, mais pas celle de la paix, de la solidarité entre les peuples,  du refus des discriminations, voilà qui n’est pas franchement une voie de gauche. Une chose est donc d’ores et déjà certaine :  les décisions de ce gouvernement, belliqueuses et autoritaires, privatrices de nos libertés fondamentales, ne profiteront certainement pas à nous autres, modestes et sans voix… Nous ne devrons que subir des restrictions de libertés de plus en plus drastiques et étouffantes sous le poids d’un état d’urgence qui risque fort de s’éterniser si j’en crois les dernières rumeurs… A qui profite le(s) crime(e)s ? Ces terroristes n’ont-ils pas déjà gagné, en provoquant une telle panique à bord, de telles restrictions de nos libertés, et cette ambiance de guerre civile, avec de tels mouvements de haine et de racisme si facilement tolérés par les services de l’Etat  ?

Dans votre tentative d’apaiser la nation, vous rendez le monde moins sûr. Dans votre tentative d’utiliser un langage belliqueux, vous avez montré votre faiblesse. Il y a d’autres formes de fermeté que le langage guerrier. Après les attentats en Norvège, le Premier ministre Stoltenberg avait appelé à plus de démocratie, à une plus grande ouverture et plus de participation. Dans votre discours vous avez cité la liberté. Vous auriez dû aussi faire référence aux deux autres valeurs défendues par la République : l’égalité et la fraternité. Deux valeurs dont nous avons plus besoin en ce moment que de votre inquiétante rhétorique guerrière ».

(à lire aussi : « se sortir de la guerre« )

#Guéant : plus que le jugement d’un homme, celui d’un système, et d’un pays #sarkozy

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Grâce à cet article de Pascale Robert-Diard, nous pouvons donc accéder aux attendus de ce jugement qui, plus que la peine, sont particulièrement édifiants pour étayer son  jugement personnel.  Ils sont également  porteurs d’une sagesse et d’un souci de l’intérêt commun qu’on aimerait à retrouver chez nos politiques, qui se sont si terriblement écartés des voies de la morale ordinaire, entachée par toute une série de comportements du même ordre, quels que soient les partis :

Claude Guéant, a donc, selon le tribunal, « dans une volonté assumée d’enrichissement de lui-même et de ses plus proches collaborateurs, volontairement transgressé les lois de la République et détourné des fonds publics, évalués à 210 000 euros. Ces faits commis au sommet de la hiérarchie du cabinet ministériel, par un éminent représentant du pouvoir exécutif dont les fonctions exigent une probité irréprochable, portent une atteinte d’une extrême gravité à l’ordre public dont le ministère de l’intérieur a précisément pour mission de faire assurer le respect. Ils constituent en outre une atteinte aux valeurs de la démocratie républicaine et à la transparence de la vie publique, participant de la défiance que les citoyens peuvent nourrir à l’égard de la politique, des institutions et de ceux qui les gouvernent. »

Il se trouve que ce sont ces mêmes personnages de l’Etat qui exhortent les français à se serrer la ceinture, à accepter de plus en plus d’impôts et de taxes diverses, à travailler de plus âgés, et à subir l’austérité imposée par des règles européennes qui étranglent tellement des pans entiers de notre fonction publique.. Alors qu’ on voit cette dernière – belle injonction paradoxale ! –  tant décriée…  Il est clair que de tels comportements, qui relèvent pour le coup du dédoublement de personnalité, n’engagent pas en effet à une franche confiance et aux chèques en blanc des catégories les plus modestes envers nos politiques de tous bords… Et si Sarkozy, dont Guéant était le plus proche collaborateur, l’homme de confiance, avait une réelle préoccupation dénuée d’intérêts personnels de l’avenir de son pays, et s’il savait se montrer aussi responsable qu’il le dit, avec les épaules qu’il prétend avoir,  il en tirerait les conséquences et retirerait immédiatement sa candidature, dans une attitude bien plus noble qu’il ne le peut et ne le devrait hélas, de respect de la démocratie, de la fonction présidentielle, et de la vie de son parti . Car tout le monde le sait en France, hormis cette caste droitière, affairiste et sans scrupules qui, comme Balkany et Ceccaldi Renaud, ont des intérêts personnels dans son accession au trône, à la fonction présidentielle : ce jugement n’est pas seulement celui d’un homme, mais d’un système. Les juges qui ont instruit cette affaire le savent bien, qui ont voulu marquer de leur esprit les attendus de ce procès sous cette forme si didactique… Mais seront-ils, et peuvent-ils être entendus par des classes politiques énarchisées, aux intérêts si proches voire confondus dans ceux de l’oligarchie industrielle et financière de notre vieux pays, si terriblement détachées des réalités qui s’imposent à nous, simples mortels… Car nous, avons pris l’habitude, contraints et forcés, d’être quotidiennement, régulièrement, plus étroitement fliqués, contrôlés, et condamnés à la moindre incartade… Nos politiques sont ils en capacité de comprendre cela, de prendre la pleine mesure de ce phénomène que Guéant incarne si symboliquement ? L’avenir le dira. Mais en cela, en ce contexte, en cet exemple, il est clairement démontré que ce système dit démocratique, prétendûment républicain (un mot qui n’a jamais été aussi galvaudé et traîné dans la boue) est arrivé à son terme, son dernier souffle, et à sa perte. Il est vraiment tant d’en changer, de faire le ménage, et d’inventer un nouveau mode de gouvernance. J’ai cru un temps en l’idée rassembleuse de 6ème république, qui en effet s’imposerait. Mais on voit bien que les intérêts supérieurs, politiques, financiers et personnels, dans notre pays, ne sont pas prêts à abandonner leurs prérogatives et leurs avantages. Et la démarche de la 6ème république est bien trop complexe, idéale, intellectuelle, et difficilement accessible sans une longue période de maturation et de réflexion à laquelle notre civilisation n’incline pas vraiment. Cette idée de l’urgence d’une 6ème république n’est incarnée au mieux que par 5 % de la population, ce qui ne permet pas un rapport de force en notre faveur en celle des plus humbles, des démunis, des gens modestes, des classes non possédantes, des ‘sans dents’, des sans voix.  Nous sommes donc arrivés en une période de l’histoire de notre pays à mon sens comparable à celle de 1789 en termes de tensions entre classes sociales, entre communautés, et en termes d’intérêts matériels divergents. Il m’apparait donc évident qu’on ne pourra sortir de l’impasse sociétale dans laquelle nous sommes que par la force, et la violence, n’en déplaise au discours si politiquement correct qui s’en effraie et bannit jusqu’à ce mot, alors qu’il accepte si aisément que des vies entières soient balayées d’un revers de manche de chemise blanche… Cette évidente injustice sociale énorme, justice de classe,  il faudra bien qu’elle se paie, d’une manière ou d’une autre. Entendons nous bien : je ne fais pas là l’apologie de la violence, que je redoute tout autant qu’un autre. Il s ‘agit simplement d’un effort d’analyse globale, sur le registre sociétal. je dis simplement qu’à défaut d’être souhaitable, elle est manifestement, objectivement, fortement prévisible… Et que nos gouvernants ne font vraiment rien, ni dans leurs pratiques, ni dans leurs programmes, ni dans leurs projets devenus si pauvrement et trop exclusivement  économiques,  pour ne pas souffler sur la braise de ce feu dormant qui couve dans l’ombre, et ne demande plus que de simples accidents pour se transformer en incendies… Remember 2005. Dans les classes les plus modestes, personne n’acceptera que  Zyed et Bounia ou Rémy Fraisse soient morts pour rien.

Alors, violence ou pas violence ? Le cas #cop21

Alors, violence ou pas violence ? Violence des riches, qui pillent la planète, des fonds de pension qui n’hésitent pas à spéculer sur les matières premières au plus grand mépris des droits humains à se nourrir… d’ailleurs, de plus en plus mal, sous la forme de produits de plus en plus toxiques pour notre organisme… [Le peu de scrupules, de moralité de ces gens là pour qui seul le profit à court terme compte…] Violence sans fin des industries du monde entier qui polluent sans garde-fous, nous font courir de graves dangers de mort plus ou moins imminente, qui lèguent à notre postérité – à l’avenir de plus en plus plombé, mazouté et irradié – des masses incompressibles de déchets ultimes, de gaz toxiques et de poisons chimiques inassimilables et mortels, du fond des mers à la stratosphère, s’en prenant à la couche d’ozone, en passant par les coins les plus reculés de notre autrefois si belle planète terre…  Violence des décideurs de tous ordres qui nient la réalité au point de mettre le sort de notre survie dans la balance en nous intoxiquant par toutes les pores de notre peau, par toutes nos voies respiratoires, du bébé aux vieillard…. Violence des politiques hors sol qui plaquent leur vision techniciste, libérale trans-partisane plus volontiers étroitement économique qu’humaniste,  si peu préoccupée de défense de l’environnement sauf à la marge et sans réelle efficience, de sommets de la terre en conférences sur le climat qui accouchent systématiquement au mieux, d’une souris, quand ce n’est pas à rien si ce n’est à un désastreux bilan carbone doublé d’une gabegie d’argent public plus utilement affecté ailleurs compte-tenu de la duplicité de la plupart des gouvernements surtout préparés à ne rien lâcher à leurs puissants lobbies nationaux qui les tiennent par les couilles ou le bout des seins…

Il serait facile d’être cynique. En 1992, plus de cent dirigeants du monde entier, parmi lesquels George H. W. Bush, étaient venus à Rio de Janeiro assister au sommet de la Terre. Ce mégaévénement de deux semaines avait suscité un intérêt énorme, conduit à la signature de deux traités révolutionnaires sur le changement climatique [la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc)] et sur la biodiversité [la Convention sur la diversité biologique (CDB)], et donné lieu à de grandes déclarations sur la création d’un monde vert et équitable.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux décennies qui ont suivi n’ont pas vraiment tenu ces promesses. George W. Bush a rompu le traité sur le climat signé par son père en refusant de ratifier le protocole de Kyoto. Les émissions de gaz à effet de serre ont considérablement augmenté, le pillage des ressources naturelles s’est intensifié, la nature recule toujours, le monde est devenu moins équitable et le changement climatique, qui était une perspective lointaine, est désormais une réalité effrayante.(source)

Alors, à force de tant de violence d’une puissance polymorphe ¹ inégalée, de cette accumulation d’injustices et de pressions des puissances économiques, politiques et autres sur notre droit le plus élémentaire qu’est la survie de l’espèce humaine (mais le mérite-t-elle, après tout, devant ce bilan si peu flatteur ?) bouillonne plus ou moins clandestinement une autre violence invisible, hormis à l’occasion de ce genre de sommets dont on sait déjà qu’il ne s’agit que d’une grande farce pathétique destinée à donner le change aux braves citoyens que nous sommes ou pas…

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Face à cette violence, le système dominant s’indigne, se révolte, se rebelle à sa si petite et médiocre façon qui ne trompe plus que les non-initiés, sort ses armes favorites de la désinformation à la petite semaine, à travers un quelconque torchon de bas étage à faible valeur intellectuelle et culturelle ajoutée, brandissant la sempiternelle menace de l’explosion de violence de blacks blocs dont ils n’ont pas encore compris qu’il ne s’agissait pas de groupes institutionnalisés mais d’une technique d’opposition et de subversion

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Le vilain mot est sorti, il s’agit de terrorisme, quand celui des états est quant à lui plus légitime, globalement consenti, alors qu’il est en train consciemment et cyniquement de détruire la planète et de nous tuer à petit feu… Violence contre violence. Entre les deux, surtout ne pas choisir. Observer, contempler, regarder, et cyniquement compter les morts, de part et d’autre, derrière son écran, qu’il soit de télé, de tablette  ou d ‘ordinateur, tranquillement à l’abri, bien au chaud, sur son canapé, à siroter un coca ou une bière selon ses goûts. Et râler sur le monde comme il va, c’est à dire si mal. En faire des billets de blog, des articles de journaux ou de sites d’information, des conférences, des comités Théodule, des livres bien médiatiques de nature à effrayer les foules. Et surtout, surtout, ne rien faire pour que le monde change, en mieux. Critiquer vertement le premier, la première qui sort du troupeau. Et s’il le faut, le stigmatiser d’une manière ou d’une autre en fonction de ses caractéristiques personnelles pour qu’il rentre dans le rang. Faire du chantage à l’emploi, utiliser la loi renseignement et ceux de la lutte contre le terrorisme, quitte à fabriquer des preuves,  pour les plus récalcitrants, comme le groupe de Tarnac. Défendre à tout prix ce monde dont chacun(e) s’accorde pourtant à dire qu’il faut qu’il tourne la page, que nous sommes dans une impasse civilisationnelle… Étrange et torturante situation minée par les injonctions paradoxales. Dans ce contexte, la violence et la destruction, une solution ? Certains préfèrent prier. Pas de bol, je suis athée. Que faire ? Réfléchir encore… Poursuivre son petit chemin si personnel, d’action(s) et de réflexion, au hasard des événements, des personnalités rencontrées, des lectures, des discussions…

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¹ … alliance d’intérêts économiques, politiques, catégoriels, personnels, alliés à la possibilité pour les dirigeants du recours aux nouvelles technologies, à la surveillance de masse, aux techniques de manipulation et de persuasion, et autres joyeusetés permettant de museler les foules jusqu’aux plus déterminés groupuscules pour qu’ils ne tentent surtout rien qui puisse déranger l’ordre établi, le statu quo…