#Acab : All Cops Are Beautiful… de connerie. #Lille #AlliancePolice

Alors qu’ils ignoraient tout du contexte dans lequel cette œuvre a été produite, et des motivations du collectif artistique qui en est à l’origine, ce qui démontre assez leur niveau de perception intellectuelle (ça fait peur…), des policiers ont cru bon d’enjoindre la mairie de Lille de faire retirer la fresque que voici :

Cette œuvre a été peinte par des artistes mexicains du collectif Tlacolulokos. Elle se trouve (ait ?)  dans le quartier Moulins à Lille….Mais c’était sans compter sur la vigilance légendaire des gardiens du temple républicain… (on ne rit pas). De bonnes âmes bien nées de la maréchaussée ont cru bon de plaquer leur vision étroitement hexagonale sur une œuvre dont la signification leur échappe totalement en signalant à la vindicte populaire des détails de cette fresque, dont la mention Acab, et l’habillement de ces femmes. On sera très étonné (spoiler : ou pas) de savoir qu’il s’agit – outre l’acronyme ACAB qui les fait aussi voir rouge –  une fois de plus d’une histoire de voile… Colère et lassitude.

.. « l’art, c’est une question de réflexion et de critique« …. Des fonctions dont lesdits porteurs d’uniforme sont visiblement dépourvus, chez Alliance… Sera-t-on étonné de savoir qu’il s’agit d’un syndicat extrêmement droitier ? Pas vraiment…. CQFD. Ces flics nationaux seraient-ils par hasard avec leurs collègues mexicains corrompus ? Voilà qui n’est pas très…. républicain !

En tous cas, quand un pays accepte que sa police, et sa fraction la plus droitière qui plus est,  décide de ce qui doit être de l’art ou non, alors, nous ne sommes plus en démocratie. Et nous connaissons bien ici, les rapports de l’extrême-droite avec l’art... Le seul autorisé sera-t-il donc à présent  l’art officiel, avec ses peintres pompiers, estampillés par la maréchaussée, ou bien ? Faut le dire tout de suite, les condés… et leurs alliés objectifs.

Triste époque… Le retour de la censure à l’époque de Nous sommes tous Charlie (oui, mais pas pour tout le monde hein… 😉 ).

 

Va falloir en outre nous démontrer, les bas de plafond en uniforme, que l’ ACAB n’est pas fondé, hein, avec ces violences policières qui se multiplient et toutes ces histoires de flics impliqués dans des affaires de droit commun, qui s’entassent de manière exponentielle au fur et à me sure que Castaner en dénie la réalité. Nul ne devrait donc être dupe de cette basse manœuvre de police. On s’comrpend.

 

 

l’Art contre la haine #paintback #NONazis #antifa

Pour la plupart, vous ne le savez pas, mais je ne suis pas passionné exclusivement par la politique, et la lutte pour les droits humains, avec pour corollaire l’antifascisme. J’ai bien d’autres passions et centres d’intérêts qui viennent fort heureusement équilibrer ma vie personnelle, et contrebalancer l’effet potentiellement toxique de mes investigations sur internet… Sans quoi ma chasse aux haters habituelle deviendrait vite une forme d’aliénation.

L’art en général, et notamment le street art (un point commun avec l’ami DPP) me parlent personnellement. Ils font sens à mes yeux comme à mon intelligence et ma sensibilité particulière… Aussi, je ne pouvais passer à côté de cette publication d’un site que je vous recommande comme on pouvait le faire autrefois de ce que l’on  nommait alors un cabinet de curiosités. je veux parler de ce site que j’apprécie beaucoup, Chambre 237, pour la qualité de ses publications, l’inventivité des œuvres et des artistes (dans des tas de domaines) qu’il prend plaisir à dénicher pour mieux épater nos pupilles (et pas que). Bien que Chambre 237 ne soit pas un site militant, voilà un article dont vous comprendrez que je ne pouvais que le promouvoir, étant donné le sujet, que j’apprécie… et que je voulais donc partager avec vous :

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Il s’agit du projet Paintback, initié par Ibo Omari, un artiste graffeur et propriétaire d’une boutique de peinture.

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L’idée est de peindre sur les croix gammées qui apparaissent dans les rues de Berlin pour les faire disparaître en les fondant ou en les couvrant par et dans des œuvres de street art. Et le résultat est plutôt réussi. Un simple exemple…

Le-Combat-contre-les-Croix-gammées-dans-les-Rues-de-Berlin-de-Ibo-Omari-09.jpgD’autres exemples ici

Une façon intelligente et créative de lutter contre la connerie humaine de ces bas de plafond que je pourchasse ici… sur un registre pour le coup plus léger et poétique que d’ordinaire. Et si une belle peinture valait mieux que bien des mots ?  Si vous le pensez aussi, faites passer. Merci.

« L’état matraquant la liberté »: du grand Art. Merci #Goin

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Que de délires en tous genres et de déclarations sécuritaires exacerbées cette fresque a fait couler ! J’en suis encore tout estomaqué. L’œuvre, réalisée par l’artiste Goin, représente une femme à terre, tenant un drapeau bleu-blanc-rouge effiloché, frappée par deux policiers anti-émeute, dont l’un porte un bouclier « 49.3 ». 

Sur son site, l’artiste précise sa conception :

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Une citation attribuée à Benjamin Franklin que l’on pourrait traduire par :  » “Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité.”

Les débiles qui crient à l’atteinte au droits fondamentaux des policiers sont donc en train de prouver par l’absurde ce que cette œuvre dénonce, c’est un comble ! Depuis quand l’art devrait-il obéir aux diktats politiques ? Les organisateurs du festival de street art (une dimension culturelle que j’apprécie tout particulièrement) à l’occasion duquel cette œuvre a été réalisée, le ‘ »street Art Fest » de Grenoble, assument :  » L’œuvre a été validée par les organisateurs du festival. Selon eux, elle joue son rôle. » (source).  En effet, et on ne peut mieux. j’en veux pour preuve ce qui suit.  Voir ainsi juxtaposées en un même cri de vierge offusquée les réactions grandiloquentes du ministre fauxcialiste de l’intérieur et le député et président LR du conseil départemental de l’Isère suffit à nourrir notre bon plaisir, et à démontrer à quel point cette œuvre est efficace… 🙂

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Comme disait ma grand-mère : « qui se sent morveux, qu’il se mouche« … Décidément, dans tout le spectre du paysage politique néo-con, du PS vallsiste au FN en passant par LR, cela devient une obsession que de vouloir plier l’art à sa botte… A quand un art policier officiel, estampillé par un comité de censure national ? Tout cela devient ridicule et démontre assez à quel point notre époque est troublée, et perd tout sens de la mesure. Pour ma part, je me plait à penser que cette affaire n’est pas celle que l’on croit, et que derrière ce prétexte grotesque, ceux qui réagissent si mal sont en train de régler des comptes à postériori avec une alliance rouge et verte qui n’a pas eu l’heur de leur plaire, et leur a ravi la ville de Grenoble… Ce que ni la droite ni le P »S », si peu de gauche, ne digèrent. Un règlement de compte politique somme toute assez mesquin, dont Eric Piolle fait les frais. Je dis ça, je dis tout.

j’attends de #Banksy la même grandeur d’âme que celle de #Blu

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Ce qui est valable pour Bologne ne le serait-il  pas aussi partout ailleurs ? La question est à présent clairement posée…

Dans la perspective d’une future exposition du Palazzo Pepoli, le Musée de l’histoire de Bologne, intitulée « Street Art, Banksy & Co. L’arte allo stato urbano » (l’art à l’état urbain), des techniciens ont été surpris à retirer certaines œuvres de la ville de Bologne, sans le consentement des artistes. Aussi, l’un d’entre eux a choisi de réagir  à sa façon, afin de protester contre cette récupération qui lui était insupportable : il a décidé « d’effacer, dans la nuit de vendredi 11 à samedi 12 mars, toute trace de son travail de cette ville, dont il est originaire. Soit près de vingt années d’interventions murales, du centre jusqu’à la banlieue.« 

je ne pouvais que saluer comme il se doit un tel geste, qui honore son auteur. On attend avec impatience la réaction de Banksy, à qui cette exposition  anti-démocratique et élitiste est dédiée….

#Banksy dédicace sa dernière oeuvre à @BCazeneuve


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Afin de protester contre la manière dont la France gère le camp de Calais, et notamment les attaques répétées à coups de gaz lacrymogènes contre les migrants à Calais, l’artiste mondialement connu Banksy a réalisé cette fresque en fin de semaine dernière, juste à côté de l’ambassade française de Londres.

« On y voit une jeune fille, personnage emblématique de la comédie musicale Les Misérables. Elle est en pleurs, une bombe de gaz lacrymogène à ses pieds, alors qu’un drapeau français flotte derrière elle. » (source, suite et explications plus détaillées ici.)

Total respect.

Angle de vue | Objectif | Profondeur de champ : mon blog change (en bien)

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Il y a parfois des événements, des rencontres, des idées et des passions qui s’emboîtent parfaitement  au même moment comme un puzzle dont le thème vous séduit. C’est le cas pour moi actuellement, où mon temps libre (un peu trop : je suis malheureusement au chômage) me permet de m’ouvrir au monde et de faire de formidables découvertes. Je me trouvais coincé, étriqué, et quelque peu sinon étouffé, du moins saturé dans l’univers politique et social qui constituait jusqu’à présent la matière traditionnelle de ce blog depuis novembre 2008. Il me semble donc intéressant que cette matière ne soit plus exclusive, et qu’elle constitue une pièce de la mosaïque de mon univers militant  parmi d’autres. J’étais déjà intéressé par la photo, mais je ne sais trop pourquoi, au hasard d’événements militants ou/et personnels, je le suis de plus en plus, certains photographes ayant réussi à ouvrir mes chakras jusqu’à l’illumination… (je rigole, mais c’est un peu ça). Leur façon de voir le monde, particulièrement militante et humaniste, tout en restant humble m’a séduit, et j’ai voulu en savoir plus sur ce monde de la photographie qui, de l’amateur éclairé, glisse parfois à la lisière de la précarité que subit ce milieu, vers le professionnel. Louis Witter a initié ce passage dans un précédent billet. Une rencontre fortuite avec un autre photographe également talentueux aperçu au détour d’un tweet m’a donné envie de poursuivre l’aventure, et de porter le même message : celui de l’humanisme qui nous réunit bien mieux que les slogans et les mots. Du moins quand il n’est pas désincarné comme peut l’être parfois celui de l’écriture, quand elle est un peu trop conceptuelle… La photographie me semble-t-il porte cela. Elle fera donc dorénavant partie intégrante de ce blog, aux cotés du street art qui, ceux qui me suivent sur twitter le savent bien, me séduit également de plus en plus. Car lui aussi porte des messages militants tout aussi motivants et porteurs de sens, qui me sont chers… Il suffit de citer comme au hasard le nom de Banksy pour que mon propos s’éclaire.  J’ai donc décidé d’illustrer dorénavant ce blog avec des photos ou des œuvres de street art sélectionnées selon mes propres critères, bien entendus très subjectifs puisque purement personnels. Basés uniquement sur des coups de cœur.  Bienvenue dans ce nouvel univers personnel. Aujourd’hui, c’est un photographe, Serge Kalika, qui ouvre la cérémonie… Son travail et ses œuvres sont visibles ici (il s’agit d’un compte Flickr).  De rien Serge, c’est cadeau. Parce que tu le vaux bien. C’est par de micro-événements comme ceux là que les réseaux deviennent véritablement sociaux. A la force de nos claviers, de nos clins d’œils réciproques et de nos échanges mutuels, plus que par des mots, souvent dépassés. Mon art à moi s’arrête hélas à cette limite que je trouve parfois élitiste… Mais que le tien vient heureusement dépasser… C’est moi qui te remercie.