Scoop sur E&R : devinez quelle étoile porte la communauté qui profite du #covid19 ?

Avec des proches, nous devisions il y a peu sur le mode de la dérision (« il vaut mieux, plutôt que de s’énerver, ça ne sert à rien : quand on est con, on est con ! ») à propos de l’explosion de bêtise humaine dont la crise sanitaire actuelle nous donne chaque jour des éléments visibles et mesurables, tous plus déplorables les uns que les autres…

J’en ai déjà exposé ici quelques péripéties, venant de toujours les mêmes, autant qu’ielles sont tous et toutes à tordre impunément nos réalités quotidiennes au seul profit de leur abrutissement idéologique haineux, discriminant et rétrograde visant à assoir confortablement pour des lustres encore la suprématie de la race blanche, catholique et nationaliste de la tribu si primaire des Onéchénous.

Mon humour noir – très – à forte teneur en sous-entendus ironiques, me faisait dire il y a peu que si cela continue, vous allez voir, la pandémie ça va encore être la faute d’encore et toujours les mêmesUn grand complot, vous dis-je. Car pour certain(e)s, c’est une évidence sertie dans une réalité aisément observable, la communauté visée est forcément et indéfiniment coupable de tout et nawak. D’ailleurs, forcément, c’est certain, indiscutable (ceux qui s’aviseraient de dire le contraire ne sont que des naïfs, ou des soumis, payés par Soros, tel votre humble serviteur… 😉 ), le covid 19 a été inventé par les juifs. Pardon : les sionistes…

Disant cela, de manière aussi caricaturale, nous en avions souri, alors, entre nous. Jaune, toutefois. Mais quand cela est énoncé le plus sérieusement du monde par des gens qui font profession d’intellectualité, alors là, je ne ris plus du tout, et cela nous ramène forcément, au risque d’obtenir encore un point Godwin (que notre époque semble réclamer par ses agissements fort discutables à corps et à cris) aux heures les plus sombres de notre histoire :

Cette image provient du site de l’immonde Soral (1), E&R, dans une vidéo sobrement intitulée : Soral a (presque toujours) raison – Réflexions sur le couillonavirus ». Bien sûr, on s’en sera douté, ce qui relie la communauté ciblée n’a rien à voir avec ses options idéologiques, ou si peu… Monsieur Alain, de son aveu même, utilise d’ailleurs des périphrases pour éviter le procès ( 75 à son encontre, nous dit-il…) . Il égrène pourtant dans sa vidéo une longue liste de noms qui ne laisse guère planer le doute, qu’il choisit ignominieusement de comparer à la liste de Schindler, de sa bouche d’égout même…

Et devinez quoi ? Ce sont eux qui contrôleraient notre système de santé, et qui ont tant intérêt à ce que le virus se propage, pour leur plus grand profit. Quelle thèse audacieuse… Non, vraiment, je n’avais jamais rien entendu de tel. (spoiler ; si : ici).

J’apprends que l’UEJF a pourtant décidé de porter plainte contre ce toxique énergumène. Ils ont bien fait, et je les soutiens… N’en déplaise à ces relations anarchistes qui hurlent fréquemment à la justice de classe, et comme ils ont raison, en ce qu’elle est un produit et une construction sociale favorisant globalement les intérêts dominants. Toutefois, il n’en demeure pas moins selon moi que nous n’avons pas encore trouvé collectivement d’autres garde-fous plus efficients pour nous protéger de ce genre d’individus dangereux, dont hélas une myriade de gogos boivent les paroles frelatées, par le biais de son blog et de You Tube (beau sac à merde, à vrai dire…) qui connait une influence certaine, palpable symptôme de sa dangerosité collective.

Et pendant ce temps là, les amis de Soral tentent de se refaire une santé financière sur le dos des gogos…

Comme c’est drôle… (mention vraiment pas du tout).

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(1) … qui maintenant, réfugié en Suisse, peut dire d’autant plus n’importe quoi et surtout le pire (puisqu’avec lui il est toujours certain) qu’il est sûr de sa (quasi) totale impunité…

la fuite en Suisse de Soral le soustraira-t-elle indéfiniment à la justice ? #antisemitisme

Soral, minable petit entrepreneur de haine, agent de développement de l’antisémitisme hexagonal, de ceux qui arment idéologiquement le bras des meurtriers, fuira-t-il donc toujours indéfiniment ses responsabilités dans la propagation aux conséquences tragiques de cette immonde gangrène ?

Il faut dire que la Suisse est tellement protectrice pour les nazis et les racistes dans son genre… On en a encore eu la preuve dernièrement avec la présence sur son sol d’ Alexandre Bender, alias Grand Facho, qui peut se permettre impunément toutes les ignominies… Aussi ne suis-je guère étonné de cette information qui comme cela avait été annoncé dans ce précédent article se retrouve donc bien confirmée. Et ironie du sort, devinez quoi ?

Doit-on craindre le pire ? La tentation m’apparait grande, devant une telle haine visiblement inextinguible… Les autorités suisses n’auraient-elles pas pu et dû au moins lui interdire précisément ce périmètre là pour des raisons évidentes de sécurité ? Soral a pourtant déjà démontré ce me semble les preuves de sa violence et de sa dangerosité… Et face aux attaques de la vieillesse, ne peut-on pas craindre une éventuelle crise de démence, auquel ce facho là est en outre si propice, son univers mental y étant si favorable ? #jdçjdr… 😉

GrandFacho, un clone de Le Lay ? Ou le cousin génétiquement modifié de Soral ? #NONazis #NOHaters #antisemitism

source

je me suis souvent demandé ce que des gens comme Le Lay, ou son succédané tout aussi médiocre, le si petit suisse qu’est Alexandre Bender (1) pouvaient bien avoir dans le ciboulot pour passer l’essentiel de leur médiocre petite vie à balancer des horreurs par leur lucarne numérique. Le fait qu’ils soient si soigneusement planqués derrière leur écran, dans leur petit canapé, sans jamais prendre le risque d’être confrontés à la réalité de leurs ignominies et à leurs potentielles victimes habituelles, les juifs ou ceux et celles réputés tels par lesdits nazis, y est certainement pour quelque chose. Sans quoi ils se seraient bien vite pris un coup de poing dans la gueule amplement mérité. (Pour ma part, ce serait plutôt le manche de pioche, avec ou sans. Et encore, qu’ils s’estiment heureux, je suis non-violent (mais faut pas me chercher, j’ai les moyens de répondre).

Mais j’ai une autre petite idée sur leurs motivations plus ou moins conscientes. Je pense qu’il faut bien qu’ils compensent par leurs outrances (insupportables pour le commun des mortels dont je suis) leur infériorité intellectuelle bien réelle. Sans quoi, ils se livreraient plutôt (avec la même assiduité à laquelle ils s’astreignent pour produire des contenus si négatifs) à la recherche sociologique, politique ou philosophique, ou à d’autres travaux intellectuels un peu plus plus approfondis que ces grossièretés scatologiques habituelles qu’ils ont pour habitude de livrer à notre (non) réflexion. Mais sur ce terrain là, la recherche conceptuelle, ils se savent si cruellement impuissants, les pauvres… d’où leur hargne, et la violence de leurs propos, si ce n’est de leurs actes. Tragiquement dépourvus d’arguments, ils le sont de toute évidence, quand bien même leur mélasse ordurière tenterait de le dissimuler par une projection de brume raciste si désespérément ordinaire chez eux. C’est peine perdue : leur imbécillité évidente donne le vertige, et ne peut que provoquer des vomissements chez tout être doué de raison, de rationalité et de stabilité affective et émotionnelle. Tout ce dont ces deux individus, le bien nommé Le Lay et cet Alexandre Bender (que j’avais le bonheur de ne pas connaître avant cette affaire), comme bon nombre de fachos de la même espèce d’ailleurs, sont généralement dépourvus. Sans quoi, ils arrêteraient d’emmerder le monde, et de tenter obstinément de répandre leur toxicité mentale pour en accabler leurs cibles obsessionnelles : les juif (ve)s.

J’en veux pour preuve, à l’appui de mon propos, la manière tellement idiote et méprisable avec laquelle ledit bas de plafond qui tient Grand Facho – un summum dans la dégueulasserie humaine qui nous fait terriblement douter de notre commune humanité – a tenté d’attirer l’attention d’un plus grand nombre de spectateurs (que cette minorité groupusculaire de nazillons qui le suivent si docilement d’ordinaire) sur sa bêtise d’une crasse immonde.

Pour cela, il a cru bon de cibler un certain nombre de personnalités publiques spécialistes de l’extrême-droite en seule raison de leur judéité supposée, avec des termes bien dégueulasses, aveuglément empli qu’il est d’un plaisir d’autant plus jubilatoire qu’il sait jouir d’une totale impunité. On m’a dit en effet la justice suisse particulièrement laxiste et permissive sur le sujet. Et ça se voit, sans quoi l’affaire serait vite réglée, vu le peu d’ambiguïté que ses propos recèlent. (Pour le même genre de propos orduriers, sur le même registre, Le Lay n’a-t-il pas du quitter la France et se réfugier à l’étranger (un comble pour un « patriote », qui plus est régionaliste breton) pour échapper tant à ses responsabilités qu’à la justice ?)

Mais qu’est-ce qui a bien pu provoquer l’éruption vomitive de ce petit aigri dévoré par ses obsessions haineuses ? Ceci :

(l’enquête en question est visible ici. On comprend bien qu’elle puisse gêner la galaxie antisémite… : elle s’attaque au financement de leur petit commerce répugnant)

Encore un complot juif, forcément, pour ce producteur d’insultes nazifiées… Un complot auquel, bien qu’athée (encore une preuve de leur bêtise hallucinante), je participe de toute évidence, puisque non seulement je combats frontalement Soral atteint par la même maladie – la peste brune – que ledit furoncle nommé Bender, mais je soutiens également activement et visiblement l’initiative de Stop Hate Money tout comme celle des Sleeping Giants, ainsi que de toutes celles et ceux qui tentent de mettre un terme à l’impunité totale dont jouit la haine en ligne à travers ce genre d’individus à forte valeur toxique ajoutée, véritables poisons de l’humanité. Et cela, tenez vous bien (je me dois de devancer les habituels arguments antisémites de ces gens là) sans le moindre intérêt personnel ou financier, d’aucune sorte. Mais parce que mes seules convictions humanistes et viscéralement antifascistes m’y ont conduit, inexorablement. On ne se réveille pas du jour au lendemain chasseur de nazis, en effet… (Que ce soit sur internet ou dans la rue, d’ailleurs. Des engagements personnels qu’il est à mon sens particulièrement idiot d’opposer).

Il n’est en outre pas anodin que ce genre d’individus immondes se voient pousser des éruptions cutanées ou se sentent remonter quelques embarras gastriques chaque fois qu’on s’attaque au nerf de leur guerre : l’argent. Surtout quand il est généré par l’industrie de la haine en ligne, ce petit trafic sur lequel ils vivent, parfois si bien, comme leur maître à dépenser à tous, Soral, l’a amplement illustré. Toute volonté de modération des propos tenus en ligne est donc forcément perçue par eux comme un danger, puisqu’il risquerait de ruiner leur petit commerce, devenu si rentable ces derniers temps, mais sur lequel pèse un danger de mort imminente. ( Méfiez-vous, le recours tellement facile à la censure et à la liberté d’expression n’est jamais loin… qui cache pourtant tout autre chose. Avis aux gogos porteurs de valises de ces gens là…).

Par exemple, déjà, lorsqu’il avait vu poindre le danger d’une loi en France qui contrarierait ses activités méprisables, la loi Avia, le même mono-neuronal était déjà sorti de ses gonds en la qualifiant si sobrement de… (je vais vomir) :

Voilà, voilà. A la suite de quoi, après l’article qui suit de Times of Israël (dont la vue seule doit suffire à le mettre en rage…), il avait dû faire émigrer son blog vers le paradis des bas de plafond (je veux dire, après la Russie… 🙂 ) : le pays de son ami Trump, tout aussi indulgent que Poutine envers ce genre d’ idées suffocantes et vomitives…

Sauf que. Depuis le discours de Sacha Baron Cohen pour l’ADL, le vent est en train de tourner sur un plan véritablement international pour ce genre de provocateurs racistes sans la moindre valeur intellectuelle ajoutée. L’acteur a littéralement tapé dans le mille, et les Gafam vont devoir dans les prochaines années démontrer un plus efficacement qu’aujourd’hui leur volonté de lutter réellement contre ce fléau moderne qu’est la haine en ligne. Ils y sont d’ailleurs déjà fortement incités et de plus en plus par les lois nationales d’une cohorte de pays toujours de plus en plus nombreux. Et même certains fonds de pension, et non des moindres, s’inquiètent de voir leurs investissements dans Twitter ou Facebook fragilisés par les discours de haine et les fake news qui s’y propagent et dont ils se font le si puissant relais, comme je l’évoquais ici. Voilà qui n’est pas inintéressant, même pour un anticapitaliste, et même davantage pour moi qu’un autre ; cela veut dire en effet que même ce système économique que je condamne est obligé d’inventer des contre-pouvoirs et des contre-poisons pour lutter contre ce fléau, sur la base de sa propre logique, et de ses propres contraintes, et non selon mon seul avis politiquement centré, que si peu partagent. Et comme la société alternative dont je rêve, ce n’est pas pour demain, observer que même dans ce monde là, les nazis, on en veut pas, voilà qui m’est encourageant.

Mais déjà, certaines plateformes sont obligées de mentir pour dissimuler l’impensable, et l’inanité de leur modération quasi inexistante, ce qui serait éminemment choquant pour la plupart des internautes : la généreuse hospitalité offerte aux groupes haineux, comme les groupes ouvertement nazis, par twitter, facebook ou You Tube, ce que nous avons été plusieurs à révéler ici. . Pour ces entrepreneurs numériques, les propos haineux ne sont pas un simple inconvénient qu’il s’agirait d’éradiquer. La directrice de You Tube elle-même nous a déjà avoué à demi-mot, grâce au fait qu’elle s’empêtre dans son discours particulièrement hésitant, que leurs algorithmes pouvaient conduire à soutenir ce genre de propos haineux, qui leur génèrent du trafic par leur côté aussi tabou que spectaculaire, source d’adrénaline et garantie de fight pour certains imbéciles que ces haineux là, les Le Lay, les Binder, manipulent.

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Un jour, que j’espère le plus proche possible – tant le déluge de merde des haters si tristement ordinaire m’insupporte au plus haut point et offense ma vue – les Gafam seront obligés de modérer plus sérieusement (en y mettant les moyens matériels – et humains, surtout) les propos contrevenant si évidemment à leurs CGU. Non pas pour des raisons morales ou éthiques, non pas par philanthropie ou en fonction de considérations militantes anti-discriminatoires, mais parce que ces entrepreneurs numériques y auront un intérêt financier qui s’imposera, plus important et plus générateur de profit que celui qui consiste à laisser faire des algorithmes qui, par association, vous enverront vers des contenus de plus en plus hardcore. Tout cela pour satisfaire l’appétit de nouveauté et de contenus sous tension maximale d’une minorité ? Visiblement, nous sommes de plus en plus nombreux à penser, quels que soient nos clivages partisans et nos intérêts politiques, économiques et sociaux, que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Surtout quand ce n’est plus un jeu, et que ce genre de contenus, qui ne sont pas que des mots, mais des déclencheurs d’actes, conduisent au pire.

Lorsque les internautes se détourneront des plate-formes numériques de services, qu’elles soient d’information ou de réseaux (a) sociaux et autres, parce qu’ils/elles ne supporteront plus ce qu’ils/elles y voient, entendent et lisent, alors les entrepreneurs numériques réagiront, c’est certain. Les premiers signaux sont déjà là. Et encore là. Lorsque les usagers des réseaux sociaux en auront ras le bol de manger de la merde raciste, sexiste, machiste, homo, bi, transphobe, grossophobe, pauvrophobe et tutti quanti, entre la poire et le fromage, en grignotant des cacahuètes, ou au petit déjeuner, alors, Grand Facho, toi et tous les petits producteurs de la grande industrie de la haine, vous partirez tout docilement, de vous mêmes, la queue entre les jambes, et tout le monde pourra rire de votre inconsistance, que vos sempiternelles grossièretés, si évidemment attentatoires à la dignité humaine, ne parviendront plus à cacher. Et alors, ce sera chacun son tour… Chacun.e pourra dire :

P’tite bite.

Nota bene : ce billet en particulier m’a demandé un effort particulier. je l’avais abandonné en soirée, hier, lassé et écœuré, saturé mentalement par tant de haine, de merde raciste, de médiocrité intellectuelle de ces gens auxquels je ne cesserai de m’attaquer ici. Et puis, j’ai vu ça, et je suis reparti pour un tour. Tout mon soutien, Tristan. Ma façon à moi de te dire , à toi tout particulièrement, mais aussi à toutes les cibles habituelles de ces gens là, contre lesquels nous luttons tous, chacun avec nos outils et moyens favoris, que nous sommes, ensemble, plus forts qu’eux, isolés. Tout mon soutien, courage à toi et à tes proches.

… Le combat continue. Next.

(1) Bender tient un autre site du même acabit que celui de Le Lay, Démocratie Participative, intitulé modestement Grand Facho, à qui je ne ferai pas le plaisir du moindre lien qui m’enchaînerait à cette petite vermine nazie.

[devoir de suite] des responsables du Centre Zahra de Grande Synthe condamnés aujourd’hui #antisémitisme

J’apprends à l’instant grâce à une dépêche AFP, non sans une certaine satisfaction (j’en avais déjà parlé ici) que Yahia Gouasmi, le pote à Soral et Dieudonné (et pour cause…), ancien président de l’association musulmane chiite du « Centre Zahra » à Grande-Synthe (Nord), fermée pour propagande favorisant le jihad armé, a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis pour provocation à la haine antisémite par le tribunal de Dunkerque.

L’article nous apprend également que l’un de ses lieutenants, l’ex-responsable dudit centre Zahra, Jamel Tahiri, poursuivi pour la mise en ligne d’un article antisémite d’une revue camerounaise a été condamné à 2000 euros d’amende.

Comme je l ‘évoquais dans mon dernier billet sur le sujet, il est assez cocasse (bien qu’il n’y ait franchement pas de quoi en rire), que l’extrême-droite d’ordinaire si prompte à stigmatiser les musulmans, soit mêlée à cette histoire : Jean-Marie Le Pen en personne avait également été invité personnellement par le dit centre quelque peu problématique… On ne se demande plus pourquoi !

Mais s’étonner de cela, c’est ne pas connaitre la grande duplicité de ces gens là. Le RN ne répugne par ainsi, pour seul exemple, à se financer auprès des Emirats Arabes Unis

#StopHateMoney, la suite : @Thierry_Meyssan privé de cagnotte @Lepotcommun

« Et ils n’avaient d’autre dieu que Mammon… »

Hier, j’évoquais avec vous le projet Stop Hate Money, dont l’objectif affiché est de s’attaquer au financement des sites et acteurs pivots de la haine en ligne (mais pas que). Je vous informais à l’occasion de la dernière tentative d’escroquerie de l’un d’entre eux, parmi les plus connus, l’antisémite Dieudonné, pour tenter d’appâter le gogo et de plumer les pigeons, le Zynecoin. En fin de billet, je vous promettais de vous parler de l’un de ses comparses, unis par un même lien de haine complotiste, avec qui il s’était rendu en Syrie, en 2006. Et comme par hasard, Soral faisait également partie du voyage… Il s’agit de Thierry Meyssan, qui s’est rendu célèbre de bien ignoble et grotesque façon, en niant l’origine terroriste djihadiste des attentats du 11 septembre, préférant les attribuer, en grand maître en la matière, à de mystérieux acteurs d’un grand complot… Pour mieux le connaître (au centre de cette photo, aux côtés de Dieudonné et de Michel Collon, autre antisémite), c’est par ici :

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Mais ce qui nous amène à évoquer ce triste sire, éminent manipulateur international dont il ne faudrait pas sous estimer la dangerosité, et la capillarité des idées toxiques, c’est encore et toujours le nerf de leur guerre : l’argent. Car le réseau de cette vermine raciste en manque visiblement ( je n’en suis pas vraiment peiné, comme vous l’aurez deviné) . Et c’est encore Stop Hate Money qui nous instruit de ses lumières… sans lesquelles je n’aurais pas eu connaissance des déboires dudit Meyssan :

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Stop Hate Money nous fait savoir que grâce à cet appel à dons sur le Pot commun, Meyssan avait réussi à récolter dans sa petite cagnotte près de 47.000€ en 2 semaines. Un bon début…

Sauf que pour des raisons qui me sont inconnues (et que je ne demande qu’à connaitre), cette cagnotte a été retirée de la plateforme… C’est ballot. Pour connaitre la suite de l’histoire, le compte twitter de Stop Hate Money nous renvoie donc à son partenaire, Conspiracy Watch (lequel a nourri nombre de mes billets ici), qui nous apprend que Meyssan a demandé à l’un de ses représentants en France [un autre partisan du monstre qu’est Assad, ce criminel contre l’humanité) (encore un hasard…;)], l’immonde Benajam (un cas traité ici), de récolter des fonds…

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Décidément, en ce moment, la complo/fachosphère est aux abois… Vous m’en voyez fort ravi. je suis l’affaire…

En attendant, les satellites de cet ignoble complotiste assadiste sont déjà à pied d’œuvre pour défendre la veuve et l’orphelin…

(Règle n°1 en matière de recherche d’informations : toujours se montrer critique, et tout particulièrement envers les sites dits « alternatifs »… (J’en sais quelque chose, pour m’être déjà fait piéger dans le passé…).

lycée Ozar-Hatorah de Créteil : des fuites dans la boite à neurones des antisémites

Des fuites au Bac, à mon âge, j’en ai vu passer… Tous les ans, plusieurs histoires en font état dans les médias. Pourtant, c’est comme par hasard – comme c’est bizarre (mention Pas) – précisément un lycée privé confessionnel juif qui se retrouve dans le collimateur des habituels neuneus haineux que je combats ici…

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Voilà qui ne manqua pas de faire les bonnes feuilles comme les bonnes affaires des habituels sites rageux pullulants qui se repaissent sur le dos de la bête immonde…

En formulant cela, le site du nazi Soral est vraiment très con, se tirant une balle précisément dans le pied qui fait avancer les petites affaires si peu reluisantes d’une petite entreprise de haine commerciale sur laquelle il vit bien… et en toute impunité.   En effet, voilà à quoi sont contraints certains médias dans ce pays pour ne pas se voir submergés par des flots de haine raciste, comme c’est le cas précisément des  nombreux commentaires antisémites situés sous l’article dédié à ce sujet  du Parisien, que Twitter ne se donne même pas la peine de modérer malgré sa prétendue nouvelle clause contre les propos haineux... CQFD). On apprend en effet grâce à cette affaire que certains médias ne précisent pas  volontairement la confession de tel ou telle personne ou institution pour se dispenser d’avoir à gérer une flopée de commentaires haineux, un phénomène hélas tristement prévisible, tellement courant, honteusement banalisé. Outre que cela constitue une entorse à la déontologie du journalisme, voilà qui est déjà donner raison à notre ennemi en capitulant devant ses grossières intimidations. Est-ce que je me tais quant à moi sur les particulières dégueulasseries des fachos que j’égrène ici sous prétexte que je reçois régulièrement des commentaires violents, agressifs, racistes, homophobes, allant jusqu’aux menaces de mort ou d’intimidations judiciaires, comme un certain facho de l’ICES qui me poursuit de ses assiduités, et qui je l’espère se reconnaitra ? Cela serait leur donner raison là-aussi. Je refuse obstinément de baisser les yeux devant la haine raciste, sexiste, et fasciste. Ils ne nous feront pas taire.

No Pasaran.

 

Sur la trace de l’un des courageux agresseurs de Muriel Robin #feminisme #GiletsJaunes

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(il n’y a que moi que ce genre d’écusson et de slogan nationaliste comme celui-ci en haut à droite, fait gerber ? )

 

J’évoquais ici cette altercation dont a été victime Muriel Robin et son équipe par un groupe de gilets jaunes « canal hystérique », alors qu’elle défendait une cause juste : les violences faites aux femmes.

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Grâce à l’une de mes lectrices, j’ai retrouvé l’identité d’au moins l’un de ces bas de plafond :

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Il s’agit de Wesson Terrien, ¹ (confirmé par ce magazine) qui a prétendu avoir été tabassé par Muriel Robin et le GIGN, rien que ça… Décidément, la victimisation est inscrite dans leurs gênes, à ces gens là…   Nous la refaire à l’envers sur l’air de la contrescarpe sur un petit refrain de Benalla, voilà qui n’est pas franchement très innovant. Mais tellement typique de la mélasse qu’on retrouve généralement dans la calebasse de ces gens là, nourris au complotisme des zinzinternets… comme ses comptes facebook en sont la triste représentation caractéristique.

La suite au prochain épisode.

¹ .. qui a également un compte facebook au nom de Wesson Leboeuf.

des nouvelles des #GiletsJaunes canal hystérique #antisémitisme #homophobie

Certains gilets jaunes seraient-ils des fachos comme les autres ? La question se pose encore ce week-end avec ces deux « incidents » qui constituent des taches de brun dans le mouvement, victime d’attaques soraliennes. Tout d’abord, première victime de quelques gilets bruns, la comédienne Muriel Robin, alors qu’elle monte au front à juste titre contre l’inaction du gouvernement à propos des féminicides. Elle et son équipe ont été pris à parti  par des disciples du grand gourou de l’antisémitisme. C’est vrai que le thème des assassinats de femmes par des conjoints violents, c’est tellement caractéristique de la volonté de protection du système… Ces gens là sont vraiment des abrutis finis à la pisse, j’ai pas d’autre mot. Tant de hauteur de vue me sidère…  Autre signe du crétinisme congénital de ces gilets jaunes canal hystérique (une pure production Dieudonniste/soralienne), le célèbre militant de la cause gay et du droit de mourir dans la dignité (j’en suis) Jean-Luc Roméro s’est fait agresser dans le métro par un imbécile homophobe qui appelle à l’holocauste des homos, rien que ça…

Guillaume Melanie, co-président de l’association Urgence Homophobie, a également indiqué avoir subi une agression similaire en marge du rassemblement contre les féminicides ce samedi. … (source).

Drôle de coïncidence. Seraient-ce les mêmes individus ? A voir…

Mais ce ne sont là que de regrettables incidents isolés qui ne concernent en rien les « véritables gilets jaunes », n’est-ce pas ? Une fois de plus…. Une fois de trop, encore.

Analyse du rapport d’enquête parlementaire sur les groupes d’extrême-droite : mention « peut mieux faire »

Le rapport d’enquête parlementaire sur la lutte contre les groupes d’extrême-droite, dont je suivais attentivement les travaux, est enfin paru (à cette adresse), après cette péripétie journalistique dont je vous avais entretenu ici. Vu la médiocrité générale du ton de ce rapport, qui ne m’a pas appris grand chose, connaissant plutôt bien mon sujet,  j’avoue avoir répugné à écrire dessus, en retardant le travail d’analyse préparatoire à  ce billet. Franchement, cela m’a coûté. j’ai connu mieux en terme de bonne tenue intellectuelle et d’intensité informationnelle. Déjà, sur le plan méthodologique pur (j’ai fait des études de socio, quand même, faut pas charrier), prétendre enquêter sur l’extrême-droite, sans entendre leurs principaux opposants, les plus frontaux que sont les antifas,  suffirait à rendre la crédibilité de ce rapport totalement caduque.  Cependant, je vais essayer de vous en retirer la substantifique moelle afin que vous n’éprouviez pas la peine de lire ces 200 pages.

On notera d’emblée pour l’anecdote cette citation liminaire en forme de pique de la Présidente de cette commission qui vise un certain député de l’étranger qui s’est souvent illustré par son comportement et ses propos tout aussi détestables que ceux des fachos que nous combattons ici, et que je ne résiste pas au plaisir de vous voir partager ici :

la présidente déplore l’attitude du groupe UDI, Agir et Indépendants dont les deux représentants, MM. Meyer Habib et Pierre Morel-A-L’Huisser, se sont illustrés autant par la rareté de leur présence que par leur volonté de perturber les travaux de la commission d’enquête, heureusement sans succès

Mais passé l’intermède, revenant au sérieux de la chose. Il était tout d’abord important en effet de préciser la raison d’être de cette commission d’enquête, et en quoi elle devait précisément se préoccuper de l’extrême-droite :

Les groupuscules d’extrême droite justifient une attention étroite de la part des pouvoirs publics en raison de leurs caractéristiques propres. L’élément central qui les rassemble est l’utilisation de la violence physique ou symbolique. Toutes ces organisations agissent en menaçant régulièrement l’ordre public. Concrètement, ces menaces vont se traduire par des violences physiques sur les personnes, du harcèlement, des menaces, l’enregistrement et la diffusion d’images de violence ; les destructions, dégradations, détériorations ; l’apologie des crimes, et la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence ; l’injure et la diffamation. Certains groupes s’organisent en camps d’été au cours desquels leurs membres peuvent notamment apprendre le maniement des armes. Certains d’entre eux s’arment et se préparent à une guerre civile qu’ils croient imminente, qui opposeraient un « nous » et un « eux » (les musulmans, les juifs, d’autres minorités).

Compte-tenu de mon expérience du sujet, je confirme, Ne manque plus que la volonté systématique d’utiliser la désinformation comme arme de propagande massive, et leur propension à se servir des fakenews comme arme de guerre idéologique disruptive, à travers une multitude de comptes sur les réseaux « sociaux »,  et le tableau serait complet.

La mouvance « ultra » de l’extrême droite va utiliser cette violence au nom des idées qui leur sont communes. On retrouve chez tous ces groupes l’identité comme thème central, qui va être dévoyée vers un fantasme de communauté exclusive et menacée par l’étranger (ndlr : le fameux « grand remplacement, qui a inspiré le terroriste de Christchurch), celui-ci pouvant être non national ou extra européen. Si on retrouve des nuances certaines de pensée entre les nationalistes révolutionnaires, les identitaires, les nationaux-socialistes, la mouvance skinhead, toutes ces branches ont en commun le rejet des étrangers, ainsi que l’incitation à la haine raciale, homophobe et sexiste. Le rejet total de la République fait également partie de leur corpus idéologique. Les idées de ces groupes ne sont pas des opinions, ce sont des délits.

On m’a souvent critiqué à propos de ma propension à rejeter tous ces groupuscules (à la portée souvent confidentielle en termes de nombre de membres actifs, au point qu’ils soient obligés de rameuter à l’étranger, comme Génération Identitaire) dans le même sac à vomi, sans tenir compte des nuances.  Mais pour moi, cela n’est que billevesées et pets de mouches. Ce sont les mêmes, que je qualifie pour m’en moquer de « nazidentitaires », tant ce qui les rassemble est plus important que ce qui les différencie. Car leur haine de l’étranger les conduits bien souvent comme je l’ai observé régulièrement à converger dans l’action par delà leurs divergences politiques. Leur seul moteur en effet : la haine et le rejet.

Un passage en début de ce rapport m’a fait tout particulièrement plaisir :

La présidente est donc en désaccord avec les propos tenus par M. Laurent Nuñez en audition, selon lesquels : « La violence des divers groupuscules obéit à des dynamiques très semblables. Ce sont en réalité les deux faces d’une même pièce, même si les idéologies sont à l’opposé ». Elle ne partage pas la position du rapporteur selon laquelle les propositions formulées dans le rapport ont une portée qui dépasse l’ultra-droite. En effet, cela amènerait à considérer que tous les groupuscules extrémistes diffusent la même incitation à la haine raciale. Or seuls les groupuscules d’extrême droite ont ce trait caractéristique.

Il fallait en effet que cela soit dit, et écrit. On entretient consciencieusement dans le public l’idée que les extrêmes se rejoignent. je ne suis pas de cet avis. Si je ne répugnais à un calcul macabre, je vous mettrai en effet au défi par exemple de me démontrer qu’il y aurait le moindre mort imputable à l’extrême-gauche ces dix dernières années, quand celles imputables sans ambiguïté à l’extrême-droite est nettement plus visible et mesurable. En France, il suffira de citer pour seuls exemples les meurtres de Clément Méric ou l’affaire des noyés de la deûle, ainsi que les projets d’attentats terroristes récemment démantelés, imputables directement à l’extrême-droite. Sur le plan intellectuel et politique, idéologique pur, même les cautions morales de  Nicolas Lebourg et Jean-Yves Camus, bien connus ici, ont démontré devant la commission l’absurdité de cette thèse que rien de tangible ni de sérieux n’est jamais venu étayer, qui ne sert que les intérêts d’une petite caste dominante qui a grand intérêt à décrédibiliser la gauche radicale, qui s’en prend si frontalement aux fondements de sa domination, économique, sociale, ethnique et culturelle.

Si le risque de résurgence d’attentats terroristes provenant de l’extrême-droite  en réaction aux attentats de l’islamisme radical a abondamment été souligné par les nombreux articles qui ont évoqué les travaux de cette commission d’enquête, les autres points de ce rapport ont rarement été évoqués. je dois  donc m’employer à combler leurs carences, dues à la trop grande rapidité et immédiateté du travail journalistique, ainsi qu’à leurs cadences infernales dues au rythme de publication qui les empêche souvent de faire un travail de fond, qui nécessite du temps. Je n’en ai pas non plus beaucoup en plus, mais j’ai mobilisé celui qu’il me restait pour essayer de proposer quelque chose qui tienne à peu près la route, tant le sujet m’importe beaucoup.

La suite du rapport nous donne à lire un simple exposé de la réalité, notamment à travers cette petite liste non exhaustive. Il suffit en effet de consulter les archives de ce blog sur la même période pour constater qu’il y a eu d’autres incidents, faits divers, dégradations, violences et exactions diverses concernant l’extrême-droite…

… Tous ces exemples ont été mentionnés sur ce blog en temps utile. Les travaux de cette commission se sont focalisés ensutie sur  « Le risque pour la paix sociale », notamment au travers de l’exemple des incidents  du 1er décembre 2018 à Paris, particulièrement autour de l’Arc de Triomphe :

A été confirmée la présence dans les parages d’Yvan Benedetti, porte-parole du Parti nationaliste français, et qui se considère comme président de l’Œuvre française, groupe pourtant dissous en 2013 notamment suite à l’assassinat du militant Clément Méric (13). Le groupe des Zouaves Paris s’est également rendu responsable de violences ce jour-là (14).

Mais quand ils parlent de « paix sociale », c’est surtout de celle des institutions, qu’ils peinent à voir (pourtant à juste titre actuellement) conspuées, même si n’est pas pour les mêmes raisons que moi. je ne suis en effet pas non plus républicain, un mode politique qui est en train de prouver en ce moment cruellement ses limites. En matière d’antiracisme par exemple, il suffira de voir comment ses représentants s’illustrent, à montrer du doigt toujours les mêmes, s’exemptant outrancièrement de leurs propres, turpitudes en la matière… et utilisant éhontément le concept de laïcité à des fins d’exclusions, là où les concepteurs de la loi de 1905 la concevait comme un principe d’égalité de tous devant les institutions, ce qui est loin d ‘être le cas dans ce pays, selon que l’on soit catholique, juif  ou musulman pour les principales religions pratiquées en France. Les actions de harcèlement sur les réseaux sociaux et d’enfilage de perles polémiques un peu trop systématiques des thuriféraires du Printemps Républicain en sont un bien pitoyable exemple.  Mais ce qui déplait à notre commission, ce serait plutôt le fait que les groupes d’extrême-droite, à l’instar de génération Identitaire en son ignoble pélerinage xénophobe au col de l’Echelle en doudoune bleue, se parent des oripeaux de leur vertu républicaine en se mêlant de faire la police aux frontières, usurpant ainsi les fonctions régaliennes de l’Etat réservées aux forces de l’Ordre… (nouveau, vraiment ?). Inadmissible pour les gardiens du temple (maudit à mes yeux).

Le rapport évoque ensuite les modes d’organisation des groupes d’extrême-droite, dont il prétend que la plupart, en raison de leur faible importance numérique ( » Nombre d’entre elles sont d’une dimension réduite, tout au plus une dizaine de personnes ») ne représenteraient pas de risque majeur, et que par contre des mouvements aux effectifs plus nombreux, comme Génération identitaire, représenteraient « une force de frappe certaine qui va se matérialiser ponctuellement par des opérations de grande envergure.  » L’argent étant le nerf de la guerre, la leur comme les autres, le rapport s’intéresse, de manière insuffisamment profonde hélas, à la manière dont il,s’en procure, favorisant notamment les plate-formes de financement participatif, auxquels nous nous attaquons justement, comme Leetchi, bien peu scrupuleux sur le sujet… Cette organisation passe aussi par Internet, une véritable caisse de résonance de leurs idées racistes et xénophobes, démultipliées par le biais de toute une nébuleuse de sites de la fachosphère. Le cas d’E&R, de Soral, souvent cité, qui atteint entre 5 et 7 millions de visiteurs par mois, là où le mien peine à atteindre les 45.000 visiteurs par mois… y a pas de justice. Mon combat n’est-il pas pourtant plus noble ? Mais les groupes d’extrême-droite se servent aussi abondamment des Gafam, et notamment des réseaux sociaux, comme facebook, où il n’est pas rare de trouver des pages ouvertement nazies. La question qui m’est chère de la modération de réseaux de plus en plus asociaux est donc ici indubitablement en question. Nous verrons après comment ladite commission entend y répondre. Je note qu’elle pointe également le phénomène de remigration (rires) des fachos de certains réseaux sociaux familiers tels que facebook vers d’autres moins soumis à la législation contre les contenues haineux, comme VKontakte, réseau social russe, évoqué sur ce blog, où les pires horreurs ne sont absolument pas proscrites hélas.

A propos de la sociologie des militants d’extrême-droite, j’ai lu ceci dans ce rapport qui m’a plutôt fait marrer quand on pense à la propension des dits fachos de se prendre pour les porte-voix du prolétariat et des plus démunis d’entre nous, dont je suis pourtant bien d’avantage qu’eux, visiblement  :

d’après M. Stéphane François, la tendance identitaire est de plus en plus représentée au sein des « jeunes gens de bonne famille encore à cheval sur les principes religieux », susceptibles d’avoir participé à la « Manif pour tous ».

« pour ce qui est de l’encadrement, généralement, mais pas toujours, […] le leader a fait des études et il est plutôt issu, sinon de la grande bourgeoisie, du moins de la classe moyenne. L’un des leaders radicaux les plus connus est Serge Ayoub, chef des skinheads depuis les années 1980 ; son père était membre de l’état-major et sa mère magistrate. Contrairement à ses troupes, ce n’est donc pas franchement un prolétaire. Généralement, le niveau culturel des chefs est assez fort ; ainsi, M. Vardon est-il titulaire de deux masters. On lit beaucoup, chez les ultras ; avec l’ultragauche, la droite radicale est sûrement l’un des milieux où l’on trouve le plus grand nombre d’éditeurs ».

pour M. Nicolas Lebourg, « l’homme d’extrême droite est un homme qui, refusant ce qu’il considère être le désordre créé par les institutions, pense qu’il faut donner un grand coup de désordre pour remettre de l’ordre». Le général de brigade Jean-Marc Cesari, sous-directeur de l’anticipation opérationnelle (SDAO), a insisté sur le goût des membres de ces groupuscules pour les techniques de combat et les armes.

b. La question sensible de la présence de membres ou anciens membres des forces armées ou de sécurité intérieure au sein de groupuscules

Les choses peuvent prendre une tournure plus radicale. Évoquant le groupe des Barjols (voir ici mon billet dédié), M. Jean-Yves Camus a indiqué qu’ils « s’auto-intitulent “patriotes” et partent du principe que l’État, la police, la gendarmerie et l’armée sont défaillants quand il s’agit de protéger les citoyens face à la menace terroriste que constitue l’islam radical. Ils ont donc la tentation de prendre la place de ces institutions, et ce d’autant plus facilement qu’un certain nombre de leurs membres ont servi dans la police, la gendarmerie et l’armée et, tout en n’étant plus en activité, s’estiment encore en droit de s’approprier la violence légitime et en quelque sorte de reprendre du service pour faire ce travail ».

Ce risque du terrorisme d’extrême-droite renforcé par la présence de militants et d’activistes provenant des forces de l’ordre a déjà été maintes fois pointé ici.

Un passage suivant du rapport d’enquête nous entretient des rapports privilégiés existant entre le principal parti d’extrême-droite français et les militants encore plus extrémistes, malgré les gages de respectabilité que le FN relooké en Rn entend lui donner… On en voit l’illustration avec un Vardon siégeant au Conseil National du FN,  ainsi qu’au bureau national, et qui a occupé récemment le poste de chargé de communication de la campagne pour l’élection européenne. Cherchez l’erreur… Cette attitude relève à mon sens d’une pure hypocrisie. Chacun sait en effet s’il veut s’en donner la peine qu’il y a une grande perméabilité et une intense intrication entre le parti lepéniste et les autres groupes d’extrême-droite, y compris les plus radicaux. (ainsi, voir notamment ici). Il n’est pas rare en effet, comme le soutient également Nicolas Lebourg auditionné par la commission, de constater que pour continuer à se dégager de toute critique à propos de leur proximité idéologique (« donner des gages de respectabilité »), les nazidentitaires en question, avec la bénédiction du FN/RN,  contournent le problème en étant dévolus à des tâches de prestataires de service (ainsi, la fameuse « Gud connexion« , dont les exactions diverses et variées ont été pointées ici, sur le plan judiciaire) et en membres de leur service d’ordre,  au front particulièrement bas…

Pour contrer ces phénomènes, relevant de l’action toxique à bien des égards de l’extrême-droite, la commission propose les actions suivantes ;

Recommandation n° 1 : Former véritablement les jeunes générations en leur donnant les outils nécessaires pour ne pas succomber à la propagande raciste, antisémite, sexiste et homophobe.

Recommandation n° 2 : Donner davantage de moyens à l’éducation aux médias des seniors, dont les études montrent que ce sont eux qui propagent le plus de fausses informations en ligne, notamment en les repartageant

Recommandation n° 3 : Demander aux plateformes d’allouer une partie de leur espace publicitaire disponible à la sensibilisation sur les comportements à risques, les contenus violents et le harcèlement.

Si l’effort est louable, je suis plus que sceptique quand aux dites préconisations si politiquement correctes, qui ont démontré les preuves de leur inefficacité. Le recours au citoyennisme, à l’éducation et à la prévention par le biais de spots publicitaires existe déjà (notamment dans le domaine scolaire), et n’a fait reculer en rien l’émergence visible de l’extrême droite, dont tous les spécialistes s’accordent à dire qu’elle occupe une place relativement stable depuis maintenant près de dix ans. Ce n’est donc pas tant à mes yeux l’information qui fait défaut que des sanctions plus concrètement dissuasives. C’est comme avec les enfants qui enfreignent les règles de vie en société : quand les bonnes paroles ne suffisent pas, il convient de passer aux actes. Or, quand on atteint le degré d’ignominie publique d’un Soral ou d’un Faurisson sans passer un seul jour en prison ¹ par exemple, le modèle sociétal est visiblement en faillite, victime d’un grave dysfonctionnement.

¹ quoi qu’on pense de cette institution par ailleurs, à moins qu’on ne soit en mesure de me proposer une peine de substitution plus éducative,  applicable à pareil énergumène, remplissant pleinement les conditions d’un véritable garde-fous.

La suite du rapport, en termes de préconisations opérationnelles, propose de renforcer les moyens de connaissance, de surveillance et d’investigation judiciaire des pouvoirs publics concernant les agissements des groupuscules d’extrême droite. je n’y verrais pas d’inconvénient si, à l’instar de ce qui existe déjà en terme de surveillance et de contrôle des risques de terrorisme djihadiste radical, cela se limitait à endiguer la dangerosité réelle et non présupposée idéologiquement par d’autres groupes politiques qui ne sont pas tous exempts de risques pour notre société, du moins telle que je la conçois idéalement.  Ce point me semble comporter un certain danger qui risque de s’étendre à d’autres groupes dits dangereux, ce qui n’a pas manqué de poindre puisque dans l’une des préconisations, histoire de renforcer l’idée d’un peuple dangereux à juguler, on parle de ce point qui a beaucoup fait réagir sur twitter :

Mettre sur le même plan un fasciste comme Benedetti et un militant libertaire ou de la défense animale, fallait oser… On voit bien là que dans cette commission, la notion de républicanisme est sujette à des tensions internes.  Certains membres n’ont manifestement pas la même conception de la démocratie, qui devrait pourtant inclure la critique légitime de ses institutions,  en ce moment pourtant si visiblement faillibles, comme l’illustre assez la question des violences policières ou de la défense de l’environnement… qui s’exonèrent si honteusement de la notion de droits humains ou de l’intérêt collectif. La droite et son extrême dans son jus, quoi. Bref. On passera sur la suite qui préconise de créer des rapports annuels d’autres rapports annuels et des commissions de surveillance qui n’ont qu’un intérêt plus que limité. Plus que pertinent me semble cependant l’idée de créer un service de surveillance de l’extrême-droite à un niveau européen (et pourquoi pas mondial ?) si j’en juge par la manière dont l’action de Génération Identitaire est organisée, qui fait régulièrement appel à ses homologues au front bas d’autres pays, afin de donner l’impression du nombre notamment. De plus, nous assistons en ce moment à une  volonté de convergence transnationale de plusieurs courants de pensée d’extrême-droite, comme le congrès de Finlande l’a récemment illustré. On notera ensuite la préconisation truculente de proposer un outil…  qui est déjà en chantier, sous l’action conjointe de  la DILCRAH et le CIPDR.

Une autre proposition plus intéressante cette fois est d’augmenter les moyens matériels et humains de Pharos, que tous ceux qui luttent contre les contenus haineux en ligne connaissent bien.  Certaines autres recommandations (Mieux former les membres des forces de l’ordre à l’accueil des victimes et à la prise en compte des plaintes) font à mes yeux l’objet de vœux pieux. Et ce n’est pas de bol, Mesdames et Messieurs les membres de ladite commission, mais je suis athée, ne croyant donc que ce que je vois. Or, si l’on ne prend pas en compte l’information à mon sens essentielle selon laquelle une part non négligeable des forces de l’ordre (tous corps confondus) est particulièrement sensible aux sirènes de l’extrême-droite, on ne peut pas mesurer à quel point cette préconisation a fort peu de chances d’aboutir…. Comment voulez-vous qu’un policier raciste se préoccupe sérieusement d’une plainte relevant de ce délit ? CQFD. Et si le ministre de l’Intérieur lui-même, auditionné, relève qu’il y a un problème dans l’enregistrement des plaintes pour des faits de discriminations, alors… La commission souligne également la faiblesse de la formation des magistrats aux enjeux des affaires de racisme, d’antisémitisme, de sexisme et d’homophobie.es. Certains magistrats du parquet ont pu, dans certaines affaires, laisser passer les délais de prescription ». Toutefois, n’étant pas de formation juridique, je suis contraint par honnêteté de laisser cette dimension à qui voudra s’y employer, mieux qualifié que moi; j’ai mes limites.. Cependant, même néophyte, tomber sur de pareils cas d’école renforce mon sentiment de grave défaillance judiciaire. ( Et dans le apport, il y en a d’autres exemples tout aussi édifiants) :

Le rapport propose ensuite de « Renforcer les liens entre l’administration et les associations » dans le but de renforcer les textes législatifs mais aussi dans la formulation et la réception des dépôts de plainte. Ce point précis me semble relever d’une réelle tartufferie, quand on sait le peu de cas que fait la Macronie en général du dialogue social, et encore plus des droits humains, régulièrement foulés aux pieds, notamment depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Mais déjà, avant, lors des manifestations contre la loi travail, nous avions un avant-goût, sous la Hollandie, de ce qui  allait nous attendre ensuite…

J’ai la surprise de lire dans ce rapport que « Pour la grande majorité des acteurs interrogés en audition, la dissolution administrative des groupuscules d’extrême droite est un outil efficace.« . Voilà qui entre frontalement en conflit avec ce que j’ai pu observer jusqu’alors, et qui ne tient absolument pas compte de la grande plasticité des organisations fascistes, qui à peine dissoutes, peuvent se reconstituer sous une autre forme. De plus, le cas de l’œuvre Française, en la personne de Benedetti, peut venir contredire factuellement très efficacement cette assertion, que j’ai déjà personnellement contredite de manière argumentée ici. Le voir donc se proclamer ouvertement de cette ligue pourtant dissoute devant la commission elle-même est non seulement un désaveu de celle-ci, mais une démonstration de son impuissance. Le gugusse le fait d’autant plus sciemment qu’il sait être sous une sorte de parapluie d’impunité. Il ne risque en effet pas grand chose, si ce n’est une amende au montant si grotesque que son réseau pourra la payer à sa place. Cet extrait du rapport démontre clairement ce que j’avance, face à un individu multi-récidiviste de la haine et des violences racistes, plusieurs fois condamné… sans que cela ne l’empêche de nuire, visiblement. Il s’est en outre payé le luxe de vomir son négationnisme et son antisémitisme dégueulasse à la face des membres de la commission, ce qui a donné lieu à un signalement au procureur par les présidents de ladite commission (voir ici)  ;


Sur la dimension de la présence de l’extrême-droite en ligne et de ses manquements aux CGU de la plupart des plate-formes, comme à la loi applicable sur le territoire national, la commission propose un certain nombre de recommandations que voici, qui valent ce qu’elles valent, et démontrent pour la plupart à quel point notre pays est particulièrement en retard en la matière, comme je l’ai déjà maintes fois exprimé ici, pour une bonne et simple raison : les sanctions financières ne sont pas suffisamment dissuasives. Et qu’on ne me dise pas qu’il faille y attendre une volonté européenne. Quand on connait le positionnement idéologique de certains gouvernements, dont celui d ‘Orban, ou en Italie avec un Salvini, il n’y a pas grand chose à attendre de ce côté là, qui se satisfait si facilement de l’existence de pareilles verrues en son sein. D’ailleurs, l’Allemagne a déjà démontré par sa volonté politique autrement plus forte qu’il était possible de faire plier ces soi-disant géants inatteignables en les menaçant de sanctions financières significatives…

21. Construire, au plan européen, un nouveau régime d’obligations et de responsabilités pour les grandes plateformes numériques ; insérer dans ce régime un volet relatif à la régulation des algorithmes ainsi que des obligations relatives à la sensibilisation du public.

22. Clarifier le régime de responsabilité des plateformes de financement participatif en ligne à l’égard des actions qu’elles permettent de financer et les soumettre à des obligations de déclaration de soupçon quant à l’origine des fonds.

23. Imposer une plus grande transparence aux intermédiaires de la publicité ; étendre la charte dite « follow the money » destinée à assécher les revenus publicitaires des sites de piratage aux sites haineux ; promouvoir et encourager les initiatives de type « name and shame » (« désigner et dénoncer publiquement ») visant à publier la liste des annonceurs dont les contenus sont visibles sur des sites diffusant des propos haineux.

24. Inciter l’autorité judiciaire à faire un usage plus systématique de la procédure de blocage judiciaire prévue par l’article 6-I-8 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique ; améliorer l’efficacité de cette procédure en facilitant le blocage et le déréférencement des sites dits « miroirs ».

25. Renforcer substantiellement la notoriété ainsi que les moyens financiers, techniques et humains de PHAROS ; soumettre la plateforme à l’obligation de rendre un rapport annuel d’activité permettant de s’assurer de l’adéquation de ses moyens aux enjeux.

26. Renforcer les obligations des plateformes en matière d’identification des auteurs ; imposer aux plus grands opérateurs la désignation d’un représentant légal exerçant les fonctions d’interlocuteur référent sur le territoire français ; soutenir, au niveau européen, l’adoption du paquet dit « E-evidence » ; renforcer le contrôle des sociétés offrant des services permettant de s’anonymiser (services de VPN et de proxy) ; obliger les hébergeurs à conserver le port source des connexions de leurs utilisateurs ; renforcer le contrôle des informations fournies à l’occasion de la souscription d’un abonnement mobile.

Certaines de ces mesures relèvent à mon sens (bien que non spécialiste de ces questions auxquelles la Quadrature du net saurait davantage répondre, de manière plus technique), il y a là des dispositions qui me semblent relever d’entorses graves à la préservation des droits humains, dont l’anonymat est une composante essentielle, rappelons le.

je vois mal en effet, pour ce qui me concerne pour seul exemple, comment je pourrais concrètement garantir ma propre sécurité personnelle en apparaissant avec une identité spécifique qui permettrait à ceux auxquels je m’oppose politiquement de remonter jusqu’à moi pour me faire la peau, comme certains le souhaitent déjà publiquement, en référence à leurs menaces de mort récurrentes et très explicites.

Et si l’on s’en réfère à cet article (suite à l’assassinat d’un élu pro-réfugiés, Walter Lübcke, le 2 juin, très probablement par un militant d’extrême-droite) qui démontre une préoccupante augmentation des agressions envers les militants opposés à ces nazis, ou la récente agression de Yannis Youlountas, le risque n’est pas minime. Même si comme lui, bien que notoirement moins connu et ne cherchant pas spécialement à l’être (il en va de ma sécurité et de celle de mes proches), je refuserai jusqu’à mon dernier souffle de baisser le regard, et de tenir compte de la peur de ces terroristes là…

Il n’y a qu’une seule chose que nous ayons à craindre, c’est la peur elle-même. C’est là, le piège éculé de ceux qui se prétendent supérieurs : autoritaires ou fascistes, légaux ou factieux, avec leur meute de flics ou de miliciens. La fabrique du consentement ne passe pas seulement par une construction imaginaire, une représentation symbolique, un rang illusoire auquel se soumettre est présenté comme une évidence, une règle, un devoir. Cette servitude est, plus encore, le produit du sentiment d’impuissance et d’insécurité que suscite la peur. Peu importe que la menace soit directe ou indirecte : baisser les yeux quand elle survient, c’est se résigner ; regarder ailleurs quand d’autres sont opprimés, c’est s’apprêter à subir le même sort.

À l’inverse, ne pas céder à la peur, c’est rester résolument en dehors de ce cercle vicieux, de ce cycle infernal, de cette accumulation de non-dits. C’est crier non, haut et fort, quand le silence équivaut à un consentement. C’est surprendre ceux qui croyaient nous faire obéir, courir ou demander pitié.

Ne pas céder à la peur, c’est refuser de baisser la tête, regarder dans les yeux ceux qui veulent nous dominer, nous exploiter, nous molester, et montrer que nous céderons pas, que nous resterons debout jusqu’au bout…  (Yannis Youlountas, ici).

NB. j’ai trouvé utile de vous voir partager les documents qui suivent, de nature à pouvoir être utilisés par d’autres dans leur action militante antiraciste et antifasciste. Servez -vous, c’est gratuit (de rien)  :

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE

1. Accorder une importance particulière au suivi des membres ou anciens membres des forces armées ou de sécurité intérieure impliqués dans des groupes d’ultra-droite.

2. Garantir la coordination entre les différents services chargés du renseignement au plan national comme européen.

3. Poursuivre l’effort de recrutement, de formation et d’adaptation de la gestion des ressources humaines dans les services de renseignement ; amplifier la dynamique budgétaire au profit de ces unités ; prévoir l’affectation de moyens conséquents pour le suivi des mouvances ultras ; envisager, lors de l’évaluation de la loi du 24 juillet 2015 par le Parlement, l’éventuelle adaptation des moyens juridiques et technologiques du renseignement.

4. Prévoir la remise annuelle d’un rapport au Parlement par les ministères de la justice et de l’intérieur, présentant les groupes subversifs violents, leurs effectifs, fournissant des statistiques relatives aux actes criminels et délictuels commis par ces groupes et présentant les mesures d’entrave et les condamnations dont ils ont fait l’objet par les autorités administrative et judiciaire.

5. En complément du rapport annuel au Parlement sur la subversion politique violente, encourager la constitution d’équipes universitaires publiques sur cette thématique ; encourager la collaboration entre la recherche et les services de police et de renseignement.

6. Rappeler précisément aux autorités les infractions dont relèvent les actions de propagande consistant à se substituer à l’État et les poursuivre de manière plus systématique.

7. Mettre à disposition des élus locaux un guide méthodologique présentant les instruments juridiques mobilisables par l’autorité administrative et des conseils pratiques pour prévenir les troubles à l’ordre public susceptibles d’être causés par des groupes radicaux violents.

8. Afin de faciliter l’imputation à des associations des infractions commises par leurs membres, prévoir la possibilité de dissoudre les associations en question à raison de leur inaction ou de leur abstention à faire cesser de tels agissements.

9. Modifier le 1° de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure afin de permettre la dissolution d’une association ou d’un groupement de fait sur le motif de l’appel à commettre des violences en groupe.

10. Créer un fichier centralisé, actualisé au rythme des déclarations en préfecture, des présidents et trésoriers associatifs et le rendre accessible, sous forme numérique, à l’autorité judiciaire lorsque les besoins d’une enquête le justifient et aux services de renseignement dès lors qu’ils auraient reçu une déclaration de soupçon.

11. Rendre obligatoire la publication des comptes des associations, le cas échéant en fonction de certains seuils, et supprimer dans l’article L. 612-4 du code de commerce le montant de 153 000 euros d’aide publique qui conditionne actuellement l’obligation de certification.

12. Renforcer les moyens du suivi des membres de groupuscules dissous.

13. Renforcer le partenariat et les échanges entre l’autorité judiciaire et les services de renseignement en matière de lutte contre la reconstitution de groupuscules dissous.

14. Aligner les sanctions prévues en cas de participation au maintien ou à la reconstitution d’une association ou d’un groupement dissous sur les sanctions prévues à l’article 431-17 du code pénal, à savoir sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende et inciter par une instruction de politique pénale l’autorité judiciaire à se montrer ferme sur les cas de reconstitution.

15. Prévoir, pour les personnes condamnées pour participation à la reconstitution ou au maintien d’une association ou d’un groupement de fait dissous, une sanction pénale complémentaire d’interdiction de fonder une autre association ou de participer au bureau d’une autre association pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans.

16. Engager un effort supplémentaire de formation des agents de la police et de la gendarmerie nationales en matière de lutte contre les infractions haineuses ; rappeler, par une circulaire d’information et de sensibilisation, l’importance de ces enjeux et l’obligation d’enregistrer systématiquement toutes les plaintes.

17. Développer rapidement et selon des modalités adaptées aux infractions haineuses la plainte en ligne.

18. Engager un effort supplémentaire de formation des magistrats sur ces thématiques ; créer des chambres pénales spécialisées dans le traitement des infractions (actes et propos) relatives au racisme, à la discrimination, à l’antisémitisme, en ligne et hors ligne.

19. Mieux valoriser et faire connaître le rôle des associations de lutte contre la haine en matière d’éducation, de formation et d’accompagnement des victimes.

20. Se doter d’un outil d’observation de la haine au périmètre cohérent permettant d’éviter les doublons et les redondances avec d’autres outils et structures existants et de mieux fédérer les ressources.

21. Construire, au plan européen, un nouveau régime d’obligations et de responsabilités pour les grandes plateformes numériques ; insérer dans ce régime un volet relatif à la régulation des algorithmes ainsi que des obligations relatives à la sensibilisation du public.

22. Clarifier le régime de responsabilité des plateformes de financement participatif en ligne à l’égard des actions qu’elles permettent de financer et les soumettre à des obligations de déclaration de soupçon quant à l’origine des fonds.

23. Imposer une plus grande transparence aux intermédiaires de la publicité ; étendre la charte dite « follow the money » destinée à assécher les revenus publicitaires des sites de piratage aux sites haineux ; promouvoir et encourager les initiatives de type « name and shame » (« désigner et dénoncer publiquement ») visant à publier la liste des annonceurs dont les contenus sont visibles sur des sites diffusant des propos haineux.

24. Inciter l’autorité judiciaire à faire un usage plus systématique de la procédure de blocage judiciaire prévue par l’article 6-I-8 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique ; améliorer l’efficacité de cette procédure en facilitant le blocage et le déréférencement des sites dits « miroirs ».

25. Renforcer substantiellement la notoriété ainsi que les moyens financiers, techniques et humains de PHAROS ; soumettre la plateforme à l’obligation de rendre un rapport annuel d’activité permettant de s’assurer de l’adéquation de ses moyens aux enjeux.

26. Renforcer les obligations des plateformes en matière d’identification des auteurs ; imposer aux plus grands opérateurs la désignation d’un représentant légal exerçant les fonctions d’interlocuteur référent sur le territoire français ; soutenir, au niveau européen, l’adoption du paquet dit « E-evidence » ; renforcer le contrôle des sociétés offrant des services permettant de s’anonymiser (services de VPN et de proxy) ; obliger les hébergeurs à conserver le port source des connexions de leurs utilisateurs ; renforcer le contrôle des informations fournies à l’occasion de la souscription d’un abonnement mobile.

27. Basculer l’ensemble des délits d’expression à caractère raciste et discriminatoire dans le code pénal.

28. Redonner sa pleine portée au délit de provocation à la haine ou à la violence raciste, en supprimant l’exigence, introduite par la jurisprudence, d’une exhorte.

29. Pour renforcer et faciliter la répression des gestes haineux, ajouter les « gestes » à la liste des moyens et modes de communication des délits de presse énumérés à l’article 23 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse ; élever la contravention prévue à l’article R. 645-1 du code pénal au rang de délit et étendre ce délit à l’exécution de gestes rappelant ceux d’organisations ou de personnes responsables de crime contre l’humanité.

30. Conformément à l’engagement du président de la République, mettre en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah.

31. Étendre le champ d’action du CIPDR à la radicalisation identitaire et à d’autres formes de radicalisation (anarchiste, antisioniste, vegan etc.) ; élargir le champ du site « Stop-Djihadisme » aux formes précitées de radicalisation et le rebaptiser « Stop-Radicalisation » ; introduire un module de sensibilisation aux risques liés aux différentes formes de radicalisation dans le cadre du service national universel.

32. Renforcer, aux plans quantitatif et qualitatif, l’éducation aux médias, à l’information et à la citoyenneté ; mettre en place un cahier du citoyen et du vivre ensemble permettant de suivre et accompagner, du cours préparatoire au lycée, les apprentissages et acquisitions de l’enfant puis de l’adolescent en matière d’éducation à la citoyenneté, aux médias, et aux valeurs de la République.

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TABLEAU DES DISSOLUTIONS PRONONCÉES DEPUIS LE 1ER JANVIER 1999
(HORS DÉCRETS ABROGÉS OU ANNULÉS)

Nom du groupement ou de l’association Date du décret de dissolution Fondement de l’article L. 212-1 du CSI
Unité radicale Décret du 6 août 2002 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Elsass Korps Décret du 19 mai 2005 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Tribu Ka Décret du 28 juillet 2006 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Jeunesse Kemi Seba Décret du 15 juillet 2009 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence
Forsane Alizza Décret du 1er mars 2012 2° : groupe de combat ou milice privée

3° : atteinte à l’intégrité du territoire

Jeunesses nationalistes révolutionnaires Décret du 12 juillet 2013 2° : groupe de combat

6° : provocation à la haine raciale

Troisième Voie Décret du 12 juillet 2013 2° : groupe de combat

6° : provocation à la haine raciale

Œuvre française Décret du 25 juillet 2013 5° : exaltation de la collaboration

6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Jeunesses nationalistes Décret du 25 juillet 2013 5° : exaltation de la collaboration

6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Retour aux sources Décret du 14 janvier 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Le retour aux sources musulmanes Décret du 14 janvier 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association des musulmans de Lagny-Sur-Marne Décret du 6 mai 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association fraternité musulmane Sanabil (les Épis) Décret du 24 novembre 2016 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association Rahma de Torcy-Marne-la-Vallée Décret du 4 mai 2017 6° : provocation à la haine raciale et

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association Assouna de Marseille Décret du 31 août 2018 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association centre Zahra France Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association parti anti-sioniste Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association fédération chiite de France Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association France Marianne télé Décret du 20 mars 2019 6° : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

7° : provocation à des actes de terrorisme

Association les petits reblochons Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association Lugdunum Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association cercle Frédéric Mistral Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association Bastion social Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association cercle Honoré

d’Estienne d’Orves

Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association solidarité Argentoratum Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Association Arvernis Décret du 24 avril 2019 1° : manifestations armées dans la rue

6°: provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence

Source : ministère de l’intérieur

 

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(hem, hem… non… rien…. 🙂

 

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PERSONNES ENTENDUES PAR LA COMMISSION D’ENQUÊTE

Mercredi 30 janvier 2019

• Table ronde « approche sociologique »

 M. Jean-Yves Camus, journaliste, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès

 M. Joël Gombin, sociologue

 Mme Valérie Igounet, chercheure associée à l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS)

 M. Pascal Perrineau, politologue, professeur des universités à l’Institut d’études politiques de Paris

• Table ronde « approche historique et comparée »

 M. Stéphane François, historien des idées

 M. Nicolas Lebourg, historien, chercheur à l’université de Montpellier

Jeudi 7 février 2019

• Ministère de l’intérieur

 M.  Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur

• Ministère de la justice

 Mme Catherine Pignon, directrice des affaires criminelles et des grâces (DACG)

 M. Christian de Rocquigny, sous-directeur de la justice pénale générale

Jeudi 14 février 2019

 M. le général Jean-Marc Césari, sous-directeur de l’anticipation opérationnelle (SDAO)

 Service central du renseignement territorial (SCRT) : Mme Lucile Rolland, cheffe du service et M. Olivier Métivet, chef de la division des faits religieux et des mouvances contestataires

 M. Nicolas Lerner, directeur général de la sécurité intérieure (DGSI)

Jeudi 21 février 2019

• Ministère de l’intérieur

 M.  Thomas Campeaux, directeur des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ)

 Mme Pascale Léglise, directrice adjointe, cheffe du service du conseil juridique et du contentieux de la DLPAJ

• Préfecture de police

 M. Michel Delpuech, préfet de police

 Mme Françoise Bilancini, directrice du renseignement

• Préfecture de l’Hérault

 M. Pierre Pouëssel, préfet

 M. Mahamadou Diarra, sous-préfet, directeur de cabinet du préfet

Jeudi 7 mars 2019

 M. Tristan Mendès France, enseignant au Celsa, maître de conférences associé à Paris Diderot

Jeudi 14 mars 2019

 M. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique

 Mme Sophie Mazas, avocate, présidente de la fédération de l’Hérault de la Ligue des droits de l’Homme.

Jeudi 21 mars 2019

 M. Christian Charrière-Bournazel, avocat, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du barreau de Paris

 Mme Béatrice Hervouet, ancienne présidente de l’association Réseau accueil insertion Hérault (RAIH)

• Table ronde de représentants des réseaux sociaux

 M. Anton’Maria Battesti, responsable des affaires publiques de Facebook France

 M. Benoît Tabaka, directeur des relations institutionnelles de Google France

 Mme Audrey Herblin-Stoop, directrice des affaires publiques de Twitter France

Jeudi 11 avril 2019

 M. Bruno Dalles, directeur de TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins)

 Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) : M. Frédéric Potier, délégué interministériel, et M. Donatien Le Vaillant, conseiller justice et affaires internationales

 M. Fabrice Robert, responsable du groupe Les identitaires

 M. Romain Espino, porte-parole du groupe Génération identitaire

• Table ronde d’associations de défense des droits de l’Homme

 M. Dominique Sopo, président de SOS racisme

 M. Christian Payard, responsable du groupe de travail « Extrêmes droites » de la Ligue des droits de l’Homme

 M. Arié Alimi, membre du bureau national de la Ligue des droits de l’Homme

Jeudi 25 avril 2019

 M. Valentin Linder, représentant du Bastion social

 M. Yvan Benedetti, porte-parole du Parti nationaliste français

 Mme Irène Seignez représentant les Brigandes

 M. François Bel-Ker, secrétaire général d’Action française

 M. Renaud Mannheim, ancien membre de Blood & honour

Jeudi 2 mai 2019

 M. Patrick Calvar, ancien directeur général de la sécurité intérieure

 M. Mario Stasi, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA)

Jeudi 9 mai 2019

 Mme Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la justice

 M. Christophe Castaner, ministre de l’intérieur

DÉPLACEMENTS EFFECTUÉS PAR LA COMMISSION D’ENQUÊTE

7 mars 2019 : Nanterre

• Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication – OCLCTIC

 M. François-Xavier Masson, directeur

 M. Pierre-Yves Lebeau, commandant divisionnaire, chef d’État-major

28 mars 2019 : Lille

• Préfecture du Nord

 M.  Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord

• Mairie de Lille

 Mme Martine Aubry, maire de Lille

• Direction départementale de la sécurité publique du Nord

 M. Jean-François Papineau, inspecteur général, directeur départemental de la sécurité publique du Nord

 M. Laurent Besse, chef adjoint du service départemental du renseignement territorial

 M. Yohan Tourbier, brigadier-chef, service départemental du renseignement territorial, spécialiste du suivi de l’extrême droite

• Ligue des Droits de l’homme

 M. Alain Vantroys, délégué régional

12 avril 2019 : Lyon

• Service zonal du renseignement territorial du Rhône

• Table ronde élus locaux et victimes

 Mme Béatrice Gailliout, maire du 5ème arrondissement

 M. Philippe Carry, horloger d’art dans le Vieux Lyon

 M. Antoine Tasseau, directeur de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) du Vieux Lyon

 M. Frédéric Auria, président de l’association Renaissance du Vieux Lyon

 M. Marcel Beauvoir, membre du conseil d’administration et trésorier de la Maison des Passages

 M. Éric Déclais, membre du Collectif 69 de vigilance contre l’extrême-droite

 M. Alain Blum, président de la LICRA Auvergne-Rhône-Alpes

23 – 24 avril 2019 : Berlin

• Friedrich-Ebert-Stiftung (fondation du parti social-démocrate d’Allemagne)

 Mme Franziska Schröter, cheffe du projet de lutte contre l’extrême droite

 Mme Ursula Koch-Laugwitz, responsable des relations avec la France

• Bundesministerium für Familie, Senioren, Frauen und Jugend (ministère fédéral de la famille, des séniors, des femmes et de la jeunesse)

 Mme Andrea Balbach, cheffe du bureau de la prévention contre l’extrémisme

 Mme Stefanie Roth, responsable du projet « vivre la démocratie ! »

• Bundesministerium der Justiz und für Verbraucherschutz (ministère fédéral de la justice et de la protection des consommateurs)

 M. Christian Lange, secrétaire d’État parlementaire

 M. Alexander Schäfer, chef du bureau de la protection des consommateurs dans la société de l’information

 Mme Dorothee Kuon, rédactrice au service de la coordination européenne

 M. Ulrich Staudigl, rédacteur au du bureau de la lutte contre les atteintes à l’État

• Bundesministerium des Innern, für Bau und Heimat (ministère fédéral de l’intérieur, des travaux publics et de la patrie)

 M. Hans-Georg Engelke, secrétaire d’État

 M. Richard Reinfeld, chef du bureau du terrorisme, de l’extrémisme, de l’ultra-droite et de l’ultra-gauche et de la criminalité à motivation politique

 Bundesamt für Verfassungsschutz (Office fédéral de protection de la Constitution)

 Mme Maren Schüler

 M. Stefan Schmidt, procureur

 Bundeskriminalamt (Office fédéral de police judiciaire)

 Mme Dagmar Müller, cheffe de la division de la sûreté policière de l’État

 Mme Dana Petrowski

 Mme Barbara Delbrück

• Rosa-Luxemburg-Stiftung (Fondation du parti de gauche)

 Mme Effi Boehlke, membre de la direction générale

 M. Friedrich Burschel, responsable de l’unité « néonazisme et structures et idéologies de l’intolérance » à l’académie d’éducation politique

 

#Chouard, cette bouse qui fait le buzz. Sur Le Média. Avec la bénédiction de #Soral #antisémitisme

🤮😷

On vous avait pourtant prévenus, à propos de la toxicité mentale de Chouard... Mais cela n’a visiblement pas suffit. En tous cas, il faut croire que YY a eu le nez fin, et que cette histoire lui donne amplement raison, à propos du non intérêt de discuter avec les nazis et leurs petits passeurs de plat favoris… auxquels Le Média, après Sud radio, a déroulé le tapis rouge brun, avec le succès que l’on sait. Beau résultat que voilà :

source

Et pour qu’on ne m’accuse pas d’avoir tronqué la citation, ou de l’avoir extraite de son contexte, le voici, in extenso :

« On est régi par la loi Gayssot, donc un raciste ou un négationniste ne peut pas expliquer pourquoi il l’est », pointe Denis Robert. « On peut discuter de cette loi, dire qu’on n’est pas d’accord, mais… Je te pose la question autrement, est-ce que tu as un doute personnel sur l’existence des chambres à gaz ? »

« Mais qu’est-ce que c’est que cette question-là…, s’agace Etienne Chouard. « Ce n’est pas mon sujet, j’y connais rien, moi. »

« Tu ne peux pas répondre “J’y connais rien” ! »

« Bien sûr que si ! Alors je vais te dire “Je n’ai aucun doute’’. Juste, je n’y connais rien. Je dis que je n’ai aucun doute, sinon je suis un criminel de la pensée. Il y a un truc déconnant, là. On demande aux gens d’être sûrs, d’avoir une certitude, sur un sujet qu’ils ne connaissent pas. »

Mais Denis Robert n’est pas satisfait de la réponse apportée par son interlocuteur : « Ce n’est pas que tu es un criminel, c’est qu’à ton niveau de popularité, avec ce que tu fais, les procès en sorcellerie qu’on te fait, je trouve dingue que tu dises que tu ne sais pas et que tu n’as pas pris le temps de te renseigner depuis sur le sujet. »

« Sur les chambres à gaz ? Ce n’est absolument pas mon sujet, je n’ai pas pris le temps du tout », répète Etienne Chouard.

« Le confusionnisme c’est ça, c’est ce qu’on te reproche. A un moment donné, sur ces questions-là, il faut que tu sois d’une grande intransigeance et d’une grande clarté », souligne Denis Robert.

« Que je dise quoi ? Que je dise ’’les chambres à gaz ont existé’’, de manière tranchée, non ambiguë ? » répond Chouard. « Je peux le dire si vous voulez, mais rendez-vous compte du truc. Je n’ai jamais rien lu là-dessus. »

« Je n’ai pas besoin d’avoir lu des ouvrages scientifiques pour dire que la Terre est ronde », rétorque Mathias Enthoven, le rédacteur en chef numérique du Média qui participe également à l’interview. « Je n’ai pas besoin d’avoir lu cinquante ouvrages pour affirmer que les chambres à gaz existaient. Là-dessus, je trouve que vous n’êtes pas clair. »

« Bon bah, les chambres à gaz existaient. Mais bon, enfin… »

Denis Robert est embarrassé : « J’ai l’impression d’être un procureur, alors que ce n’est pas le but, le but est de dialoguer… »

« Oui, un petit peu, sans vous en rendre compte ! », confirme Chouard. « Je pense à “1984’’ et au crime de la pensée. Ça me fait penser à ça. Dans la description que fait Orwell du monde totalitaire soviétique, qui s’adapte magnifiquement bien à de nombreux aspects du monde actuel, il décrivait la nécessité pour Big Brother, pour quelqu’un qui veut dominer la société, de n’avoir que des oppositions contrôlées, et de définir des crimes de la pensée : il y a des choses qu’on n’a pas le droit de dire, et c’est Big Brother qui décide. […] Tu vois bien que c’est une manœuvre pour me discréditer, pour que je ne puisse pas parler de mon sujet. Comment ça se fait que ça arrive dans la conversation ? Ce n’est pas mon sujet du tout ! »

« Ce qui m’avait donné envie de faire cette émission, c’était de voir la violence des attaques dont tu étais l’objet », insiste Denis Robert, justifiant son interrogation : « Ce qu’on te reproche c’est le négationnisme, de donner la parole aux négationnismes – il y a cette vidéo où [Paul-Eric] Blanrue te parle de [Robert] Faurisson – donc la question des chambres à gaz se pose. »

« Tu es tellement attaqué là-dessus que je me dis qu’à un moment donné, Etienne Chouard va prendre un bouquin, lire “la Destruction des juifs d’Europe’’ de Raul Hilberg par exemple. Cette violence qu’il y a contre toi naît de ce type de réponses que tu nous fais. »

« Je vois probablement cela d’un autre point de vue que vous », élude l’essayiste. « Sur cette histoire de chambres à gaz, s’il est si grave d’en douter, ne suffirait-il pas d’en produire la démonstration contre ceux qui nient, comme pour le racisme ? Pourquoi faut-il discréditer sans avoir à produire la démonstration ? »

« Va falloir bosser ça… », finit par admettre Chouard, à court d’arguments, en notant les références des ouvrages conseillés par ses interviewers. (source)

« Bosser ça » ? …  Fais donc comme si personne ne l’avait fait avant toi, méchant virus… Et de plus qualifiés, encore ! Fais nous donc ton Faurisson, tiens, toi aussi... (t’es prof,  vraiment ? ).

En tous cas, il peut être content, Denis Robert… Voilà une bouse qui fera le buzz. Mais n’était-ce pas là le seul résultat escompté, loin de toute préoccupation déontologique, éducative et pédagogique, ou politique ? Avec Chouard, le pire est toujours assuré, pourtant. Ce n’est pas comme si on ne savait pas !

Et devinez qui vient à la rescousse du pape d’un confusionnisme qui ressemble de plus en plus à un révisionnisme ?