Pas de justice ? Pas de paix ! (#Cazeneuve, on t’oublie pas 😡) #remifraisse

Pendant ces 3 dernières années, j’ai suivi attentivement les – maigres – informations qui ont jalonné le cheminement judiciaire et médiatique de l’étude des circonstances de la mort de ce jeune militant écologiste pourtant si pacifique,  dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, à Sivens. Tout ça pour un projet écologiquement irresponsable abandonné depuis. Que n’y avait-on pensé avant cette tragédie qui a coûté la mort d’un jeune homme de 21 ans, et tant de ressentiment dans les rangs militants, écologistes et antifascistes ?

Il m’est extrêmement choquant que dans un soi-disant état de droits aucune responsabilité ne soit établie et sanctionnée par la « justice ». Voilà qui signe assez selon moi l’irresponsabilité de cet Etat policier là, puisque personne dans la chaîne de commandement ne veut en porter le poids.  Des gens pourtant d’ordinaire si arrogants et fiers de leurs titres et de leur rang…  La démonstration est faite aussi d’un système judiciaire inféodé à l’exécutif,  qui ne rend pas vraiment la justice, mais protège un système inique dont il est tellement partie prenante… Un système dans lequel tous sont unis pour que n’éclate surtout pas la vérité, et que chacun puisse s’exonérer de la moindre faute, en toute sérénité personnelle. Cette irresponsabilité collective m’est profondément insupportable. Des gens qui préfèrent sans doute désigner comme coupables les écologistes eux-mêmes,  qui seraient donc responsables eux-seuls,  de la mort de l’un des leurs, plutôt que le lanceur de la grenade mortelle, et celui qui en a donné l’ordre… et en fin de chaîne de responsabilité, le ministre de l’Intérieur d’alors lui-même ?   j’en veux donc d’autant plus à celui qui aurait dû être là pour ça, pour assumer publiquement cette responsabilité ultime. Ç’aurait dû être l’honneur d’un homme. La mort de Remi Fraisse et l’absence de justice qui lui est due sont devenus à mes yeux le symbole de son déshonneur absolu.

Et je ne laisserai dire à personne que 20 ans est le plus bel âge de la vie tant que justice ne sera pas rendue. Aussi, je vous invite à signer cette pétition, au moins pour qu’on ne l’oublie pas.

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3 jeunes femmes poignardées à #Sivens lors d’un hommage à Rémi Fraisse : mais que fait la Police ?

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Est-il selon vous acceptable à notre époque qu’en se rendant tranquillement à une manifestation supposée pacifique, à Sivens, pour honorer la mémoire de Rémi Fraisse,  on se fasse soudainement taillader à coups de couteau par des pro-barrage avinés, alors même que ce dernier a été jugé inutile, et le projet abandonné ?

C’est pourtant ce qui est arrivé à trois jeunes femmes, ce dimanche 23 octobre, alors qu’elles allaient, comme plusieurs dizaines d’autres personnes, partager un pique-nique avant d’aller se recueillir sur le lieu où Rémi Fraisse a trouvé la mort il y a deux ans.

L’une des jeunes femmes au moins a porté plainte à la gendarmerie et une deuxième âgée d’une vingtaine d’années et domiciliée à Tarbes s’apprête à porter plainte également. Elles ont toutes les deux fait constater leurs blessures à l’hôpital.

A l’instar du NPA, dont je ne suis pas, et suite à la convergence de nombreux faits de même nature, je suis en train moi aussi de me poser sérieusement la question de la prise en charge de ma propre sécurité personnelle, et des systèmes d’auto-défense collective à mettre en œuvre lors des manifestations.  Surtout à l’heure où la peste brune se montre si visible, les violences policières si terriblement banalisées, et où la digue fasciste semble être si visiblement rompue sans que rien ne vienne l’endiguer… Au point qu’une police dite nationale en vienne à  braver le pouvoir en toute impunité en violant la loi, et à demander un permis de tuer sans avoir à se justifier. Nous vivons vraiment une époque de merde. Faut que ça cesse parce que je trouverais vraiment affligeant d’avoir à me rendre à NDDL avec ma batte de base-ball… 😉

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un mort pour apprendre que #Sivens n’était finalement pas d’utilité publique… #RemiFraisse

Selon des informations transmises par Ben Lefetey, opposant historique au projet de barrage de Sivens, le tribunal administratif de Toulouse vient de rendre sa décision dans l’examen des recours relatifs au projet de barrage de Sivens, dans le Tarn.
Il annule tous les arrêtés préfectoraux en cause (à l’exception d’un arrêté abrogé par l’Etat), et notamment celui d’utilité publique.

Une décision importante car elle donne ainsi raison aux opposants au projet.
Lesquels demandent désormais que la zone humide du Testet soit réhabilitée.

Comme il est regrettable qu’il ait fallu un mort pour en arriver à ce que cette fameuse zone de Sivens ne soit finalement plus reconnue d’utilité publique. N’aurait-on pas pu s’en rendre compte avant qu’il ne soit trop tard ? Ainsi en va de tant de Grands Projets Inutiles Imposés, où l’irresponsabilité, les visions à court terme, l’appât du gain et les logiques plus libérales qu’environnementales et sociales hélas sont à l’œuvre, ne répugnant à aucun stratagème, tentant grotesquement de museler l’information, comme cette histoire forçant l’indignation, à propos de l’opposition à la ligne Lyon-Turin, le mouvement No Tav

Non Rémi, tu n’es pas mort en vain, nous sommes nombreux à prolonger ton combat, et les coupables auront un jour des comptes à rendre.

Penser la contestation, et son étouffement sous le #vallsisme

A force de suivre les signes de la contestation sociale dans l’actualité depuis des années sur ce blog, je vois à quel point les médias et les politiques, tout comme les personnalités et intérêts dominants qui les encadrent, ont intérêt à faire taire, ou  au moins à minimiser tout ce qui ne correspond pas à leurs croyances. Alors que la politique, et c’était là sa noblesse, avait une vision plus globale de la société, voilà qu’elle se cantonne aujourd’hui à une vision totalement phagocytée par l’économie. Et quand on sait comment elle est enseignée dans ce pays, et à quel point les enseignements alternatifs en sont bannis, et dénoncés par ceux là mêmes qui sont sensés en être leur gloire, il y a de quoi se montrer modérément optimiste quant à la capacité de nos gouvernants à se voir en position de changer le monde comme il va mal… Déjà sous Sarkozy, les exemples d’étouffement des voix de la contestation étaient visibles, certains ayant atteint un niveau de visibilité médiatique tels qu’ils pouvaient difficilement être passés sous silence. Mais avec le tandem Valls/Cazeneuve, voilà qu’ils se multiplient, se banalisent, état d’urgence aidant… On se souvient des événements de la Zad de Sivens, et de leur dénouement dramatique. Il aura donc fallu un mort pour que le ministère de l’écologie se rende à l’évidence… Comme si cela n’avait pas pu être étudié avant, avec davantage de raison. La manière dont les médias et les politiques, y compris ceux dits « socialistes », ont vilipendés les syndicalistes d’Air France est un autre signe de contestation fort dans l’imaginaire collectif, à gauche. Face au mépris caractérisé de leur direction et l’immense violence de cette société dont les conséquences sur la vie de centaines de personnes, ils ont été collectivement vilipendés, et réduits à la seule violence exercée sur deux chemises. Mais celle que l’on exerce sur des centaines d’emplois alors qu’Air France a fait tant de bénéfices, elle, est secondaire, n’est-ce pas. Autre angle de vision de la contestation, on sait à présent les nombreux dérapages qu’une loi d’exception a permis, et qu’on a choisi en haut lieu de minimiser. On se souvient de ces militants écologistes qu’on a choisi d’assigner à résidence pour qu’ils ne troublent surtout pas la cop 21. On voit aussi comment les pouvoirs publics avec la complicité des médias tentent de disqualifier le foyer d’opposition qu’est NDDL, quitte à a passer sous silence les documents qui contredisent la vérité officielle. On s’indigne de ce que de courageux militants pacifiques qui ont protesté contre l’état d’urgence à Paris ou ailleurs, qui ont aidé des migrants, ou qui ont manifesté pour le climat aient pu être empêchés de manifester, voire pour certains ont été dénoncés, et arrêtés. Mais aujourd’hui, ça va trop loin. La criminalisation de l’action syndicale devient de plus en plus la règle plutôt que l’exception, et il semblerait que se révolter contre l’insupportable violence économique et sociale que notre pays connaît ne saurait être remise en cause d’aucune manière. Autre dernier exemple en date, la condamnation a de la prison pour ceux de Goodyear. Inacceptable. Et voilà que j’apprends aujourd’hui avec stupéfaction qu’on va jusqu’à placer en garde à vue un militant de la CGT dont on craignait qu’il ne dérange les certitudes de Messieurs Valls, Macron, et de Madame El Khomry. Puisqu’ils sont critiqués avec virulence jusque dans leur propre camp, et à juste titre, à propos d’une certaine loi particulièrement régressive, le pouvoir en place devra-t-il, étape ultime, faire enfermer les militants de leur propre parti qui contestent leur action détestable ? J’aurais pu également évoquer l’affaire Mezzadri….

Et voilà que je tombe sur un  article éclairant en la matière, même s’il est micro-localisé, moins médiatique, et moins spectaculaire, ce qui conduira fatalement à ce que les médias ne l’évoquent pas. Préambule  :

À partir de l’étude d’une table de quartier à Roubaix, cet article revient sur la façon discrète mais efficace avec laquelle les institutions, et en particulier les élus municipaux, tentent de contrecarrer l’organisation collective d’habitants mobilisés autour d’un projet de rénovation urbaine. Alors que les quartiers populaires sont souvent qualifiés de déserts politiques, cette expérience montre qu’il n’en est rien, mais que tout est fait pour empêcher la structuration de contre-pouvoirs à l’échelle locale.

Cet article, à lire absolument, montre à quel point, peu  peu, pas à pas, l’action pourtant si constructive des habitants d’un quartier de Roubaix qui souhaitent prendre leur destin en main, loin des discours d’assistanat et de passivité véhiculée globalement,  est contrecarrée de manière si mesquine par la municipalité.  Refus d’ouverture de salle, coupes dans les subventions, tentatives de monter les associations membres du projet  les unes contre d’autres, en faisant courir des rumeurs quant à la possible ambition hégémonique de certaines d’entre elles. La répression se fait également symbolique, en ayant recours à la disqualification des acteurs. Ces formes de délégitimation passent par la mise en cause de certains leaders de la table, qu’on accuse de « faire de la politique », de s’opposer au projet pour mieux s’attaquer au maire, puisque certains « sont aux Verts ». Les verts, ces dangereux politiciens radicaux, terroristes évidents… La suite ici.

Si l’on poursuit globalement dans cette voie, que ce soit au niveau mondial, européen, national ou local, en ne permettant pas aux rares espaces de contestation qui sont aussi des lieux de construction d’exister, l’immense cocotte minute qu’est actuellement notre société risque fort d’exploser. Et cela, de manière de plus en plus spectaculaire et violente. Surtout quand les voix politiques qui peuvent porter cette contestation sont si peu nombreuses, et parfois même occultées

l’étrange cadeau (post-mortem) de Noël de l’Etat à #remyfraisse #Sivens

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Je le savais depuis hier soir, suite à ce tweet du sénateur (de droite)  du Tarn,  François Bonhomme :

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Toutefois, j’attendais davantage de précisions et bien m’en a pris. Contrairement à ce que je vois annoncé si prématurément ici et là, le projet n’a en effet pas été abandonné, mais seulement sa version initiale :

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On voit donc ici que le projet n’a pas été abandonné, mais déplacé, et réduit à une taille plus raisonnable. Comme beaucoup le pensent, je crois, il aura donc fallu la mobilisation pendant plusieurs années de nombreux opposants, provenant de multiples mouvements, associations et partis, mais aussi, et surtout la mort de Rémy Fraisse, pour que l’Etat se rende à l’évidence : ils avaient raison, comme le rapport dévaluation commandé par le Ministère de l’environnement l’a démontré par son évaluation technique. C’est triste. Espérons que sur d’autres GP2i, les autorités se montreront plus sages, pour éviter d’autres drames. Et pour leur éviter également de perdre à ce point la face que l’Etat qu’ils représentent soit contraint de procéder ainsi en catimini un soir de Noël. Drôle de cadeau…  j’ose espérer que le suivant viendra du Ministère de l’Intérieur pour qu’enfin justice lui soit rendue.

#NDDL : la déclaration de guerre du gouvernement aux écologistes

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CaptureQuand on apprend la nouvelle, si l’on est sincèrement défenseur de l’environnement emprunt de préoccupations écologistes, notre sang ne fait qu’un tour, et la colère nous submerge… Les imbéciles ! Ils n’ont décidément rien compris à l’opposition populaire qui se joue  derrière le débat qui devrait se montrer quelque peu plus digne et démocratique à propos des GP2i, qui contrairement à ce qu’ils tentent de faire croire avec la complicité des médias acquis à leur cause  n’a rien du seul fait de petits adolescents radicaux excités ou de prétendus black blocs qu’ils ne comprennent pas davantage.  Car tout le monde le dit : cette décision est d’une rare imbécillité, à quelques semaines de la Cop 21. S’il avait voulu se suicider politiquement et électoralement, le gouvernement, et donc le PS n’auraient pas fait mieux. Si soucieux de donner des signes de fermeté à leur aile droite, et tant qu’on y est aux électeurs du FN à l’approche des régionales, les voilà emportés dans un processus dont on sait depuis Sivens qu’ils ne maîtrisent rien, et surtout pas les violences policières, sauf à pratiquer le mensonge, la fuite en avant et le déni de justice, comme cela a déjà été démontré ici. Pas de bol pour eux, Rémy ne correspondait pas à leurs clichés de propagande, c’est raté.

Capture Et donc, à Notre Dame des Landes, ce gouvernement que même de Rugy ose critiquer – c’est dire… –  tente le va tout autoritaire et la répression policière, au risque de ce que l’on sait ? Décidément, sa crédibilité de plus en plus défaillante n’en est plus à une outrance près, sur le terrain des luttes écologiques comme sociales… Ils osent tout. Jadot a raison dans ce contexte de parler d’ « obsession malsaine ». Et l’on voudrait nous faire voter pour ces gens là, au mépris de nos convictions, pour la seule raison de l’épouvantail médiatique du FN ? WTF ! #NotInMyName

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Joignez vous à l’appel à résister, c’est ici.

Et pour ceux qui n’auraient pas tout suivi, lire cette brochure édifiante, en cliquant sur l’image ci-dessous…

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Rémy Fraisse, crime d’Etat : exigeons la vérité et des responsabilités !

Sculpture sivens 1« Nous humains, enfants de la Terre continuons le combat pour la vie »

Cela fera un an le 26 octobre que Rémy Fraisse est mort, tué par la grenade offensive d’un gendarme  à Sivens. Mais ce 26 octobre ci, je ne serai pas là, puisque je me déconnecte pendant quelques jours pour aller me reposer près de la baie de Somme, et visiter la Picardie. Alors je consacre mes derniers moments à cette nécessaire mémoire. Je me souviens qu’alors, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a aussitôt tenté de minimiser les erreurs des forces de l’ordre, et a mis bien du temps à déplorer cette mort, du bout des lèvres. Nous sommes nombreux à en vouloir durablement à Bernard Cazeneuve, dont l’attitude n’était pas appropriée à cette tragédie mortelle.  Le ministre de l’intérieur  en effet privilégié la protection des gendarmes plutôt que la mort d’un jeune homme, militant écologiste nullement violent. Car cette mort était évitable, si le ministre n’avait pas choisi la brutalité de l’affrontement plutôt que l’apaisement, et si des erreurs stratégiques majeures évidentes n’avaient été commises :

Selon la journaliste Louise Fessard, dans l’après-midi, plusieurs centaines de policiers antiémeutes sont présents sur le chantier, malgré la promesse du préfet : un policier syndiqué s’étonne de cette présence alors « qu’il n’y avait ni risque ni d’atteinte aux biens ou aux personnes » ;

Un an plus tard, cette attitude des autorités visant à faire oublier cette histoire, à minimiser l’action néfaste des forces de l’ordre, à affaiblir l’enquête, et en un mot à faire table rase du passé pour que l’on n’en fasse pas dans l’imaginaire collectif militant un crime d’Etat, se poursuit actuellement.

Pour l’essentiel, les gendarmes n’ont pas enquêté sur les faits, mais sur le climat qui régnait sur la ZAD (zone à défendre) du projet de barrage de Sivens dans les semaines qui les ont précédés – dont la violence justifierait la réplique de la nuit du 25 au 26 octobre – et sur la personnalité de la victime – totalement et irrémédiablement pacifique.

Et oui, c’est pas de bol pour la thèse officielle, Rémi n’était pas l’un de ces mythiques Blacks Blocs ultra-violents que se complait à décrire la légende politico-médiatique… terriblement orientée. Constatant à quel point l’enquête est au point mort, les parents du jeune homme viennent de lancer un appel à témoins dans le journal Le Monde. Ils y racontent comment leur fils a été traité sur l’instant, et les mensonges : « ils le traînent comme un chien sur plusieurs dizaines de mètres, sa tête rebondit sur le sol. Les médias parlent d’un corps retrouvé dans la forêt ! ». Leur demande est simple, naturelle, légitime :

Les gendarmes mobiles ont utilisé contre nos enfants de France des armes qui tuent, grenades de guerre inventées pendant la guerre de 1914-1918. Elles avaient pourtant déjà tué le militant écologiste Vital Michalon quarante ans plus tôt. Pourquoi ?

Si nous ne nous bougeons pas les fesses, collectivement, durablement, et massivement, il y a fort à parier que l’instruction de ce dossier traînera en longueur, des moyens ne lui seront pas donnés, et ce jeune homme tombera dans l’oubli sans l’hommage qui lui est dû, ni le moindre Méa Culpa des « hautes autorités de l’Etat »…

La crainte du non-lieu. Des conclusions qualifiées de « mensonges » par la défense de la famille, qui dénonce une tentative de dissimulation par la hiérarchie et le gouvernement.
C’est insupportable et indigne. Et, cerise sur le gâteau moisi de ce triste anniversaire, marqué par une stèle posée sur le lieu du drame dans la nuit de lundi à mardi dernier, on apprend qu’une marche en hommage à Rémy, prévue ce dimanche a été interdite par la maire de Lisle sur Tarn. Cette dernière craint en effet des débordements suite aux provocations difficilement compréhensibles, et des menaces devant l’autorité de l’Etat qu’est le Préfet (!!!) qui me sont tout à fait insupportables,  de la FDSEA  :«  Lors de la réunion en préfecture, la Fdsea a déclaré ne pas exclure de mener des actions en dehors du cadre légal »
Et l’on voudrait que je sois serein quand à l’avenir de notre pseudo démocratie, quand l’état protège les voyous de la FDSEA et se fait complice de l’interdiction d’une marche pacifique  ? La violence n’est en l’espèce pas de notre côté… CQFD. Mais pour terminer sur une note plus positive, toutes mes pensées vont à la famille et aux amis de Rémy. Dommage que les principaux acteurs de ce drame, du côté des autorités et des forces de l’ordre, ne se remettent que si peu en question, ce qui permettrait pourtant d’éviter d’autres drames, à l’occasion d’autres protestations légitimes contre d’autres GP2i. Le combat pour la vie continue. A bientôt.

la « réinformation » pour les nul(le)s … #antifa #conspirationnisme

Capture« Si remettre en cause la version officielle du 11 septembre c’est être conspirationniste, je préfère ne pas vous parler », explique un responsable du site « Re Open 9/11 ». « J’ai enregistré l’intégralité de notre entretien sur dictaphone. J’ai prévenu notre avocat conseil; je n’hésiterai pas à porter plainte » nous fait savoir par e-mail Raphaël Berland, co-fondateur du « Cercle des volontaires » après un entretien téléphonique.  
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ç’aurait pu être un article utile, de ceux qui contribuent à démystifier le positionnement et l’action réelle de ces sites d’extrême-droite qui pullulent sur le net, et qui sont d’autant plus dangereux qu’ils avancent masqués, sous couvert d’un concept dont il est en effet utile de rappeler qu’il provient de l’extrême-droite, et que les confusionnistes de tous poils s’en sont habilement emparé  : la « réinformation ».  Cela leur permet d’attirer non seulement des gogos à l’esprit peu critique, mais même, ô honte sur nous,  des gens de gauche aguerris. Oh,  oui, même eux peuvent parfois s’égarer au hasard d’un titre racoleur…. ou d’une vidéo utile, qui leur parle bien. Les visiteurs et lecteurs de ce blog le savent, je m’efforce chaque fois que je le peux de les débusquer, et de vous alerter, ne laissant rien passer, question de salubrité publique. Que n’ ais-je entendu lorsque j’ai parlé ici du cercle des volontaires et de la prétendue agence « info libre » qui ne l’est que  de nom, tant ses présupposés idéologiques sont orientés…  à l’extrême-droite. Aussi ai-je été très attentif au contenu et au déroulé de ces lignes d’Adrien Sénécat, dans l’Express (article repris également dans l’OBs avec Rue89). Leur retentissement n’aura en effet rien de comparable à celui que je pourrais projeter ici, qu’on peut en l’espèce multiplier par le facteur 10 000, à l’aise. C’est pourquoi le calibre de l’article aurait dû être encore plus millimétré. Que nenni. L’écriture me semble approximative, malgré l’importance médiatique du média support et la bonne volonté de leur auteur, dont je respecte cependant le travail, qui va dans la bonne direction. En ce domaine, le combat nous est commun, et je découvre que Monsieur Sénécat n’en est pas à son premier coup d ‘essai. Très bien. Le fait que plusieurs sites qu’il incrimine l’aient pris à partie dans le passé me le rendraient en effet plutôt sympathique. Toutefois, il semblerait donc qu’on aurait plus d’exigence envers un blogueur politique, qui s ‘en prend plein les mirettes dès qu’il écrit la moindre connerie dans un océan d’analyse circonstanciée et utile, plutôt que d’un journaliste, professionnel, donc payé… lui. De quoi alimenter hélas la critique de la partie adverse, ces confusionnistes et autres fachos sur lesquels l’article en question aurait du se concentrer. De simples maladresses ? Quel besoin en effet avait, pour seuls exemples, cet Adrien là de mêler au débat sur les sites dits  » de « réinformation » un autre qui n’a rien à voir, ce marronnier  des similitudes et différences entre journalistes et blogueurs, prenant pour appui la visibilité d’un Maître Eolas (l’une des seules références disponibles dans le cerveau des journalistes, quant au blogueurs…  ?), alors que, le pauvre, n’est en rien concerné par ces sites d’extrême-droite que je sache, et dont je suis certain jusqu’à preuve du contraire qu’il les combat tout comme moi ? Pire, l’article contribue généreusement à fournir des visites dont le poids est d’autant plus important qu’il provient d’un grand média au net ranking chargé à des sites et blogs de fachos notoires et autres pourritures du net aux idées rances, tels que Joe le corbeau ou Wikistrike (sur lequel nous alertait déjà en 2011 Vincent Mignerot, et impliqué aux côtés de « La Voix de la Russie »,  Mondialisation.ca, LePouvoirMondial, Le Salon Beige ou encore Chrétienté.info. ) dans la diffusion d’un article parodique (genre Gorafi allemand) avec pour titre « MH17 : un pilote ukrainien affirme avoir abattu le jet. Un contenu que ceusses susnommés ont pris pour argent « content », sans aucun correctif ultérieur pour la plupart… Est-ce cela, leur vérité, et leur réinformation ? Ya du soucis à se faire, si Le Gorafi remplace sérieusement, au hasard,  le Monde….  Pourquoi pas le gouvernement de Groland l’état français ? Digression ironique terminée.  Était-ce bien utile en tous cas de donner des idées de lecture aux antisémites de notre pays à l’heure où un crime particulièrement odieux vient d’être commis sur un couple de Créteil  au seul motif que les victimes étaient d’obédience juive ? Mais  je ne ferai  pas ce procès d’intention là à Monsieur Sénécat, à qui je me contente simplement d’attirer l’attention sur les conséquences de ses pratiques professionnelles en termes de diffusion de liens. Et je terminerai ce billet certainement trop long (par nécessité)  par une observation plus amicale à son endroit. je lui accorde ma reconnaissance pour m’avoir appris que le rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) sur la mort de Rémi Fraisse à Sivens,  cite, entre autres sources, une interview accordée par un « journaliste » d’extrême droite, Pierre-Alexandre Bouclay, à une chaîne de télévision identitaire, Liberté TV. Or, c’est ce même rapport qui conclut que le gendarme qui a tiré la grenade offensive qui a tué Rémi Fraisse n’avait pas commis de faute professionnelle… Où va notre pays si un rapport d’une telle importance,  pour juger des événements  de Sivens,  prend appui sur le témoignage d’un « journaliste » (vraiment ?) si peu recommandable, aux pratiques professionnelles si douteuses et si peu conformes à la déontologie du métier, qui de surcroît est  notoirement d’extrême-droite, et donc opposant farouche aux militants contre les GP2i ? La preuve en actes que même les plus hautes autorités de ce pays peuvent être infiltrées par ces fachos déguisés en moutons… Un grand merci donc à Adrien de m’en avoir informé. Je partage l’info illico presto. A la revoyure !

nota-bene : vous aurez noté que n’ai pas éprouvé le besoin, contrairement à ce que le titre de ce billet présupposait,  de définir ce concept, puisque ce n’en est pas un, mais un enfumage…. La preuve par le contenu de ce billet !

cadeau bonus : cette vidéo extraite de la série Les complots, du Grand Before sur canal + (totalité visible ici)

le ministre de l’intérieur a (encore !?) pété les plombs…. #cazeneuvedemission

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L’affaire de Sivens ne cessera donc plus de le poursuivre…  Est-ce mu par une culpabilité personnelle non assumée et inconsciente qu’il a (encore !?) pété les plombs, aujourd’hui, à l’Assemblée Nationale, devant tous les députés présents ? Voilà maintenant qu’il s’en prend au coprésident du groupe écologiste François de Rugy : « Je n’ai vu dans vos propos depuis des semaines que de la haine et de l’insulte à la commissure des lèvres« . Ne serait-ce pas un peu (beaucoup) exagérément violent ? On ne peut pourtant pas vraiment dire, connaissant un peu de Rugy, que ce soit vraiment un dangereux révolutionnaire le couteau entre les dents… il doit confondre.  Mais il est vrai que l’attaque semble être la meilleure défense pour celui qui n’a pas eu le courage et l’honneur de démissionner, et qui jusqu’au bout à nié que la mort de Rémi soit de sa responsabilité, trouvant manifestement plus tentant de se défausser sur d’autres…  Un chien (méchant) peut en effet en cacher un autre.

ignoble Cazeneuve

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Quand j’ai lu les propos prêtés au Ministre de l’intérieur, je n’en ai tout d’abord pas cru mes yeux : « sans les casseurs, Rémi Fraisse ne serait pas mort« . N’y a-t-il que moi que ça retourne ? Mon estomac n’a fait qu’un tour, malgré l’odeur de la tarte aux mirabelles qui cuisait alors tranquillement dans le four. Envie de vomir. Ces propos sont vraiment ignominieux, surtout quand, lisant plus avant l’article, on y lit que « ceux qui portent la parole publique se doivent de calmer les débats« . Drôle de façon de le démontrer… Ce Ministre là est un crétin de la pire espèce. Et s’il avait un tantinet soit peu d’honneur, il aurait déjà démissionné. Mais je comprends qu’il ait le trouillomètre à zéro, à constater l’évidence, du haut de sa tour d’ivoire, que les luttes sociales et environnementales sont en train de se mailler en réseaux de plus en plus imbriqués finement,  et que la colère gronde tellement fort de partout qu’il risque fort d’avoir bien du mal à garder son sang froid, comme il le démontre ici avec tant de bêtise crasse. Monsieur le ministre de l’intérieur, je vous conchie allègrement. Vous n’êtes clairement pas à la hauteur de votre tâche.