#GrandBourgtheroulde, le village Potemkine #GrandDebatNational

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DxBIEVQXQAAhzf-.jpgL’autocratie est-t-elle l’essence même de la démocratie macronienne ? Y mettre le feu serait donc faire œuvre de salubrité publique…

« L’objectif c’est de vous entendre ». (rires…)

On notera au passage dans ce journal la grande pantomime ridicule qui consiste à s’auto-produire dans le gymnase  d’ une petite bourgade de 3500 habitants, en un one man show tonitruant, en s’écoutant parler pendant des heures sans contradiction fondamentale, et en s’arc boutant sur ses totems idéologiques, pour finir par y lâcher des perles de pauvrophobie bien dégueulasses emplies de ce mépris social si cruellement  habituel chez lui…

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Compléter le tableau par la précision utile que  ses services ( grassement payés au demeurant) avaient pris soin au préalable d’expurger  de ce village tout élément gênant : les  opposant.e.s bien sûr et leurs attributs,  mais aussi les veaux, vaches, cochons, couvées, panneaux de signalisation, les affiches désobligeantes, et jusqu’au prix des carburants dans les stations essence pour ne pas froisser sa majesté Jupitérienne…

…. et en y interdisant tant d’autres choses qu’on se demande encore si l’on pouvait y péter tranquillement dans la rue sans être aussitôt soumis à une peine de prison incompressible pour atteinte à la sûreté de l’état selon l’une de ces innombrables lois d’exception transformées en état d’urgence permanent qui devient hélas  la règle…

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… et avoir le toupet d’ appeler cela : la démocratie.

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D’où la réaction justifiée de la LDH ici :

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Comme il y faut de ridicule et d’entre-soi, pour célébrer sans honte cet absurde moment autocratique là…

Une secte, vous dis-je.  Au point que ses adeptes me font de plus en plus sourire par leur décalage sociétal visiblement absolu, qui ne souffre aucune remarque :

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… et cerise sur le gâteau de flagornerie, quand on lit l’intitulé de ce compte là sur twitter, et qu’on regarde ce qu’il publie (spoiler : une ode à la gloire de leur grand gourou) :

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On ne m’en voudra pas de passer mon chemin loin de ces décors en carton pâte qui n’illusionnent que ceux qui en tirent intérêt. Sans moi.Next.

(et je ne parle même pas des innombrables violences policières qui s’accumulent en Macronie et de l’usage immodéré des LBD, au point que mêmes les adeptes de LREM commencent à timidement s’en émouvoir. Mais ceci est un autre sujet).

#Valls, dégage ! Même à #ONPC, on ne veut pas de toi !

Le verdict est sans appel :

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Manifestement, les français n’en veulent pas, à une écrasante majorité. Il ne faut pas tout mélanger : divertissements et politique.  On voit ce que ce genre de logique donne aux états unis, avec  son lot de scènes grotesques, d’une médiocrité affligeante, système perverti qui accoucha un beau jour d’un certain…Trump. Et puis, peut-être pourrait-on nous épargner en week-end la propagande pourrie de ce complexé ultra-sécuritaire et raciste de droite qui ne s’assume pas, qui va encore tenter de nous refourguer sa nauséabonde mesure de droite qu’est la déchéance de nationalité, tout comme l’infecte constitutionnalisation d ‘un éternel état d’urgence qui fait fi de nos libertés fondamentales ?

 

Comme cela fait du bien d’entendre cela. Merci Monsieur #Mamère ! (et honte sur #Valls)

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source (regarder la vidéo)

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Monsieur Mamère, merci. Comme ça fait du bien, aux tréfonds de soi, de vous entendre exprimer ce que beaucoup d’entre nous à gauche, y compris au PS, ressentent, et que je ne cesse de dénoncer ici régulièrement, sous le tag « état d’urgence« . Cette logique sécuritaire, en effet, est indigne de la gauche et au-delà, de la France, autrefois (mais ça c’était avant..) patrie des droits humains. Elle porte gravement atteinte, comme jamais, aux libertés publiques et il convient de la dénoncer inlassablement, tous comme les calculs électoraux qui la fondent. Comme il est mesquin, petit, médiocre, de répondre comme Valls le fait par une prétendue fréquentation de Tariq Ramadan (il a du confondre, s’emmêler les crayons en faisant référence à la polémique du colloque de Saint Denis) et de l’histoire de l’accident mettant en cause  un autocar et un poids lourd en Gironde en fin d’année dernière, toutes choses qui n’ont strictement rien à voir avec la critique de Monsieur Mamère. Voilà de quoi noyer le poisson du véritable débat de fond, pourtant utile et nécessaire, de manière bien pitoyable. Et quand un premier ministre rétorque sans autre arguments adaptés par une attaque ad hominem que Noël Mamère n’a  « rien compris, ni à la France, ni à la gauche« , franchement, là, on touche le fond. Car venant de quelqu’un dont il est dorénavant si patent compte-tenu de ses prises de position, de ses actions, et de ses décisions qu’il l’est si peu, et qu’il se permet de surcroit d’en réfuter les valeurs, il y a de quoi sourire… Rajoutons à cela son interdiction formelle à quiconque de penser, et le tableau de son indignité nationale sera complet. Oui, Mamère a raison, ce premier ministre là restera dans l’histoire comme le fossoyeur de la gauche, celui qui aura enfoncé «  un clou de plus sur le cercueil de la gauche« . Honte à lui.

violation aggravée des droits des Rroms : la France au ban des nations

 

 

source : blog Rroms en France (cliquez sur l’image)

On ne pourra donc plus employer le terme de xénophobie envers le gouvernement sarkozyste sans raison officielle, à présent…

Le fascisme est-il en marche ? A vous de dessiner la suite…

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L’expulsion collective de Roms par la France, à l’été 2010, était « discriminatoire » et « contraire à la dignité humaine » car basée sur l’origine ethnique des personnes concernées, a estimé jeudi le Conseil de l’Europe, qui évoque une « violation aggravée des droits de l’Homme ».

Ces mesures, qui avaient suscité une vive polémique en France et provoqué un accrochage entre le président Nicolas Sarkozy et la Commission européenne, ont constitué une violation du droit au logement et des garanties relatives à l’expulsion inscrites dans la Charte sociale européenne, a conclu l’organisme chargé de veiller au respect de cette charte, le Comité européen des droits sociaux (CEDS).

Le CEDS, qui avait été saisi par une ONG basée à Genève, le Centre sur les droits au logement et les expulsions (Cohre), relève que les évacuations controversées ont eu lieu « dans un climat de discrimination ethnique et de contrainte« . Il fustige une « démarche sécuritaire discriminatoire« , touchant « expressément des groupes vulnérables ».

La décision condamnant la France, adoptée fin juin et transmise aux parties le 20 juillet, aurait dû en principe être rendue publique quatre mois plus tard, c’est-à-dire le 20 novembre. (suite et source)

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Mais c’est une femme ! Un homme !

Auteur de l’article : LDH
 
Citoyenneté, liberté, psychiatrie : déclaration d’entrée en résistance
 
Collectif « Mais c’est un Homme » : déclaration du 1er août 2011
La loi du 5 juillet 2011 relative « aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge » et ses décrets d’application entrent en vigueur. Le mouvement fort de lutte contre cette loi peut et doit se poursuivre après sa promulgation.

Cette loi, —dans la même veine que celles sur les étrangers, l’immigration, la récidive, la rétention de sûreté, la justice des mineurs, la sécurité intérieure, etc.— participe des atteintes considérables portées aux libertés et aux droits sociaux. Elle organise [1] la surveillance sociale des vulnérables et précaires stigmatisés en « classes dangereuses ». A l’exemple du fichage généralisé de tout fauteur de trouble et mauvais élève potentiel, elle ouvre même un « casier psychiatrique » des « malades mentaux », sans véritable « droit à l’oubli ».

Cette loi est fondamentalement inacceptable car elle impose la contrainte et le contrôle social comme organisation du soin en psychiatrie, de l’hôpital au domicile, sous la nouvelle appellation aberrante de soins sans consentement. La position soignante dans sa qualité relationnelle y est dégradée en « expertise de dangerosité », ce qui aggrave la situation actuelle faite de souffrance psychique et de désillusions dans de nombreuses équipes, avec pour résultat d’amplifier les errements de sens du soin à domicile.

L’« entrée » en observation et soin se fera désormais par une garde à vue psychiatrique de 72 heures, sans même les garanties arrachées récemment dans le cas de la garde à vue policière.

La psychiatrie contemporaine a remis en cause significativement le grand renfermement. Les luttes organisées par les professionnels, les usagers, les militants des droits de l’homme ont obtenu le développement des droits et mis en cause la légitimité de l’enfermement et du statut d’exception du « fou ».

Nous n’acceptons pas que la psychiatrie et la santé mentale soient embrigadées comme faisant partie des polices de la société. Nous récusons la politique de la peur.

Faisant fi de tout débat sur l’obligation de soin et le droit au refus de traitement, le pouvoir impose des dits « soins sans consentement » jusqu’au domicile : assignation à résidence, programme de soins imposé et appelé à fonctionner sur le mode du chantage ou du marchandage, traitements médicamenteux contraints y compris à domicile, géolocalisation, etc. Nous dénonçons l’hypocrisie du législateur et la duperie de la loi : un véritable soin psychique ne peut se concevoir sans le consentement.

A cette orientation répulsive donnée au soin psychiatrique s’adjoignent les effets et conséquences de la logique entrepreneuriale et de la casse du service public. Nous refusons le type de moyens supplémentaires attribués après le discours d’Antony de décembre 2008 pour « sécuriser ». Nous exigeons une orientation et des moyens qui relancent la psychiatrie de secteur, assurent et pérennisent les pratiques fondées sur l’éthique de la complexité, du prendre soin, de l’accueil, de l’hospitalité, du rôle des tiers sociaux et familiaux, de l’accompagnement, d’une réelle réhabilitation, …..

Pour en former contours et contenus, nous sommes favorables à un débat national dont l’objet soit :

● l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. La nécessité d’une loi qui en finisse avec l’exception psychiatrique et qui relève du soin psychique bien conçu articulé au droit commun : c’est-à-dire de l’autorisation et du contrôle du juge civil.

● la mise en chantier d’une loi programmatique pour une psychiatrie démocratique dont l’objet et l’éthique sont proposés dans notre manifeste initial, qui soit à l’opposé des gouvernances de mise au pas gestionnaire dont sont représentatifs les plans de santé mentale actuels et annoncés.

Il nous faut débattre, mais il nous faut également agir. Nous ne devons respecter les lois que si elles mêmes respectent le droit, en l’occurrence les libertés individuelles et l’intimité de la vie privée. La loi, qui dans la tradition est libératrice, est désormais un instrument du contrôle social. Elle formate, arrêtés et certificats à l’appui. La tradition de désobéissance civile, c’est depuis 1789 de s’opposer aux lois, mais c’est aussi désormais de combattre la loi par le droit. L’application servile de la loi ne créerait pas seulement l’injustice ou l’aberration psychiatrique ; elle créerait l’illégalité. La loi est celle d’une majorité conjoncturelle, mais le droit, construit dans le temps, est l’œuvre de tous. Où allons-nous ? Vers ce qui n’est pas écrit, et seule la radicalité de l’analyse permet de s’extirper des modèles bien-pensants, déjà prêts à nous ensevelir.

Dans l’immédiat et à cette date du 1er août qui marque l’entrée en vigueur de la loi, nous proposons un plan d’action et de résistance éthique :

- le refus des psychiatres et des soignants, dans la mesure du possible, de mettre en place des mesures de contrainte. Et notamment, le refus des collectifs soignants de tout programme de « soin contraints » à domicile contraires à la déontologie et aux droits fondamentaux. De même, il faut opposer un refus de tout avis médical sans avoir pu examiner le patient.

- la saisie systématique du juge des libertés, le patient devant être entendu hors visio-conférence.

- développer l’information, notamment lors des 72 heures, afin que les personnes ne tombent pas dans la trappe psychiatrique que cette loi organise, mais accèdent aux soins psychiques auxquelles elles ont droit.

- le soutien des recours et défenses des patients soumis à ces « soins sans consentement », y compris les QPC qui ne manqueront de survenir. La création d’un collectif d’avocats et juristes sera essentielle en ce sens.

- la construction d’un observatoire national de suivi de l’application de cette loi qui assure le recueil de données, l’alerte aux droits des personnes soumises aux « soins sans consentement », qui rapporte au législateur, au contrôleur des libertés et des lieux de détention, à la Commission nationale consultative des droits de l’Homme et au public les atteintes aux droits de l’Homme et à l’éthique du soin psychique.

Nous sommes et demeurerons mobilisés pour concrétiser une œuvre de démocratie et de professionnalités.

Organisations signataires membres du collectif “Mais c’est un Homme” :

Advocacy France, CRPA, La coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Europe Écologie Les Verts, FASE, LDH, NPA, PCF, Parti de Gauche, SUD santé sociaux, SNPES PJJ/FSU, Syndicat de la Magistrature, USP

Télécharger la déclaration du 1er août 2011.

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un mode de grève un peu bêta…

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M’enfin ! Si vous faites cela, il n’y aura plus besoin de vos appareils, bananes ! On va rouler au pas… (euh, quoique : vous êtes combien, en France, exactement ?) 🙂

la liberté, sur Internet, c’est « Monte là dessus tu verras Montmartre ! »

 
Libertés sur Internet, je soutiensLa Quadraturedu Net. Et vous ?

Suite à un très bon billet de Marco, du blog alter-Oueb, j’avais envie de réagir sur le même thème, déjà exploré à plusieurs reprises ici à travers le tagg #Hadopi, dont les fidèles de ce blog savent à quel point je porte cette loi et son dispositif associé  dans mon cœur

 Comme le craignaient bien des acteurs de l’Internet en France, les libertés fondamentales ne sont pas du tout garanties. Pire, il apparaît que le fait d’avoir confié le contrôle Hadopi à une société privée (TMG), décision politique discutable,  a conduit à cette fâcheuse aventure dans laquelle plusieurs milliers d’adresses IP (le numéro d ‘identité de votre ordinateur, alors que celui peut éventuellement se voir partagé…) se sont vues propagées dans la nature, malgré les démentis officiels¹ qui tentent de rassurer le grand public peu initié.  C’est  Bluetouff,  sur ce blog qui a révélé l’information, assez hallucinante effectivement. Numerama est allée encore plus loin en donnant des preuves de cette fuite. Ce qui n’empêche pas l’Hadopi de déclarer solennellement qu’elle n’envisage cependant pas d’interrompre son contrôle. On croit rêver ! Ces Messieurs nous font donc savoir haut et fort qu’ils s’assoyent sur nos droits ! Et on va donc rester comme des cons, les bras croisés, à attendre que ça se passe ?

 Et encore… les médias traditionnels se gardent bien de nous dire que le flicage du net peut aller encore plus loin… C’est ici. Un extrait de l’article de la Quadrature du Net :

 La semaine prochaine, Nicolas Sarkozy réunira le «forum eG8», deux jours seulement avant un sommet du G8 dédié à la régulation d’Internet. Sous couvert d’un processus pseudo-consultatif, c’est la volonté affichée par les gouvernements de contrôler un peu plus Internet qui se profile. Derrière l’écran de fumée de ce «forum», les citoyens doivent tenir les leaders politiques mondiaux pour responsables de leurs actions et dénoncer les nombreuses et continuelles atteintes aux libertés.

  Liberté, qu’ils disaient. Fraternité… Mon cul !

 

¹ Démentis qui n’empêchent pas, étonnamment, la CNIl d’aller se rendre compte sur place… Le principe de précaution ne s’aplliquerait donc pas en l’espèce ? je suis toujours très étonné du peu de cas dont la (pseudo) république sarkozyste fait peu de cas de nos libertés fondamentales…

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Big Brother is watching you. (via Mes coups de coeur)

Par François Krug  

En Allemagne, Malte Spitz, un responsable des Verts a poursuivi son opérateur téléphonique en justice pour obtenir toutes les données récoltées grâce à son portable. Le résultat ? Une carte interactive à la fois fascinante et effrayante, puisque les données ont permis de reconstituer une bonne partie de sa vie. La démonstration est encore plus frappante avec cette vidéo réalisée par le site Future Journalism Project. Elle ne p … Read More

via Mes coups de coeur

un texte de résistance, aussi fort que l’Appel du 18 juin. Faites passer. (via les échos de la gauchosphère)

je viens de redécouvrir ce texte qui, un peu plus d’un  an après, n’a toujours rien perdu de sa force d’évocation, de sa puissance d’analyse économique et sociale, de sa capacité de mise à plat des forces en présence…

Aussi, il m’a semblé tout naturel de vous le faire de nouveau partager. Parcequ’il le vaut bien.

un texte de résistance, aussi fort que l'Appel du 18 juin. Faites passer. PRÉCIS D’HUMILIATION avril 2009 Toujours, l’État s’innocente au nom du Bien public de la violence qu’il exerce. Et naturellement, il représente cette violence comme la garantie même de ce Bien, alors qu’elle n’est rien d’autre que la garantie de son pouvoir. Cette réalité demeure masquée d’ordinaire par l’obligation d’assurer la protection des personnes et des propriétés, c’est-à-dire leur sécurité. Tant que cette apparence est respectée, tout pa … Read More

via les échos de la gauchosphère

loppsi 2 : le verre d’eau est-il à moitié vide ou à moitié plein ?

 Ce matin, France Info m’apprenait que le Conseil Constitutionnel avait retoqué 13 articles de la Loppsi 2. ô joie. De courte durée : le gouvernement s’est aussitôt  rengorgé, bombant du torse, les éléments rejetés étant selon lui (forcément…)  mineurs.

 3 heures plus tard, changement de registre, toujours sur France Info, où j’apprends que la teneur des 13 mesures en question n’est pas si anodine.. :

 –   possibilité pour un procureur de convoquer directement un mineur devant le tribunal des enfants sans passer par le juge des enfants. : rejeté

 –  peines planchers pour les mineurs (jusqu’ici réservées aux seuls récidivistes): rejeté

 – possibilité de punir pénalement un parent dont l’enfant n’aurait pas respecté la mesure de couvre-feu : rejeté

 – possibilité pour les policiers municipaux de pouvoir effectuer des contrôles d’identité : rejeté

  vidéosurveillance confiée à des sociétés privées :  rejeté.

 Bon cela ne fait que 5. Où sont les autres ? J’avoue en effet avoir eu beaucoup de mal à trouver la teneur exacte des 13 mesures rejetées, et je plains le pauvre citoyen lambda qui voudrait s’informer utilement sur le sujet comme j’en ai éprouvé le besoin, tant cela m’est apparu fastidieux, et je ne dois d’avoir trouvé la réponse à ce sujet qu’à ma seule obstination… (« tête de vosgien, tête de chien ! »). Où ça ? Chez Médiapart ! (merci qui ? Denis Meriau !)

 – évacuation forcée de terrains occupés illégalement par d’autres personnes : rejeté (j’ai pensé avec émotion, notamment, à mes amis des logements éphémères… qui doivent être là bien soulagés)

– aménagement de salles d’audience au sein des centres de rétention : rejeté

 Suivent ensuite les articles manquants à propos desquels le Conseil constitutionnel s’est saisi lui-même pour prononcer une annulation (totale ou partielle ) (voir ici  et ici pour plus de détails).

 Cependant, on ne touchera pas au quatrième article, au grand dam de certains, qui y voient une possibilité de censure du net allant bien au delà des dangers prétextés, celui-ci permettant de bloquer les sites pédopornographiques (jusqu’ici, tout va bien),  mais sans passer par un juge, ce qui pose tout de même problème dans une société prétendument démocratique.  En effet, la décision ne sera pas judiciaire, mais purement administrative, et du seul ressort de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, ou OCLCTIC.

 « Cette décision sur l’article 4 est une grande déception. Il est évident que la censure d’Internet ne résoudra rien à la pédopornographie, comme en témoignent les expériences menées à l’étranger. Après les mesures de suspension de l’accès à Internet de la loi Hadopi, les appels à l’interdiction de l’hébergement de WikiLeaks et les discours contraires à la neutralité du Net, la France glisse un peu plus dans le camp des pays hostiles à l’Internet libre en instaurant la censure administrative du Net » Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

Ce qui fait titrer l’express sur « Bienvenue en République populaire de France », puisque le net va bientôt finir par être aussi encadré, contrôlé et limité qu’il l’est en Chine…. Belle évolution sociétale, ma foi… En effet, même des syndicats professionnels qui savent certainement de quoi ils parlent, comme la CFE-CGC et l’Unsa Télécoms viennent appuyer les prises de positions des « cyber-activistes » :  ils estiment en effet que, « inefficace contre la cyber-criminalité, la Loppsi 2 est d’une toxicité avérée contre la démocratie et le libre fonctionnement d’Internet, tout en créant de dangereux précédents vers une société de surveillance des citoyens ». Cette nouvelle disposition viendra donc très certainement aggraver la position de la France dans un palmarès déjà pas très glorieux qui nous classait  déjà l’année dernière parmi les pires nations d’Europe en matière de libertés individuelles.

 Malgré le Communiqué du NPA, et les diverses réactions politiques, à gauche, bien moins mesurées que la mienne, je considère donc qu’il me semble difficile de crier victoire, même s’il est fort heureux que certaines dispositions aient été refoulées par Conseil constitutionnel. C’était nécessaire, mais pas suffisant, pour garantir le strict respect de nos libertés. Notre système démocratique se voit donc là bien malmené, même si le fait que certains articles soient ainsi rejetés constitue, comme d’autres le diront dans les heures qui viennent, un sérieux camouflet pour le gouvernement.

j’aurais donc bien voulu que les médias traditionnels nous apportent une information sur le sujet un peu plus équilibrée que celle qui consiste à tantôt crier victoire du côté du gouvernement comme de celui de l’opposition (ce qui me semble un peu incohérent…) , ou tantôt centrer l’information soit du côté juridique traditionnel, soit du côté de la défense des libertés sur internet… alors que tout me semble lié : la tendance générale à restreindre les libertés et les droits individuels (tout en favorisant les libertés économiques…) est en effet selon moi  une orientation un peu trop habituelle de l’Etat sarkozyste.

 

d’autres billets sur le sujet :

–  bug brother

–  Samuel Laurent dans Le Monde

– l’ami Des Pas Perdus

Korben

Ménilmuche

humeurs de Jean Dornac