le neuneu patriotard de la #FI a encore frappé… @vukuzman #antifa

(Le nationalisme, c’est la guerre. Pas de bol, je suis athée).

Je lui avais déjà dédié un billet ici. Le voir parader (en tenue d’apparat ? 😉 sur la chaîne complotiste d’extrême droite pro-Poutine Russia Today me semblait déjà constituer un passage de ligne rouge assez conséquent…. Mais j’attendais avant d’en produire un autre plus circonstancié et détaillé, armé d’arguments et d’un raisonnement  analytique plus dense, d’accumuler les preuves factuelles de son positionnement particulièrement étonnant (complotiste, pro-Poutine, nationaliste, Pro-Assad, etc.) pour quelqu’un qui tient un rôle aussi important auprès de Mélenchon…  Mais j’ai été grillé par l’actualité. je suis sur le cul. J’avais beau le suivre de près, là, il fait fort :

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Ne dirait pas du vallsisme dans le texte ? On y retrouve exactement les mêmes ingrédients que les reproches traditionnels des républicanistes autour de Bouvet. Troublante proximité idéologique ! Il réagit à un article de Sébastien Fontenelle (Vive Le Feu) dans Politis.

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Je n’y ai pas accès car il est encore réservé aux abonnés (Quand comprendra-t-on enfin qu’un blogueur politique aussi pauvre que moi ne peut se permettre de payer des abonnements à tous les sites payants ? ).   Je le mettrai ici en pièce jointe si je peux le trouver. En tous cas, si quelqu’un.e avait encore des doutes, il me semble qu’il n’y a plus guère d’ambiguïté. Hop, sur la liste rouge, avec les autres fachos.

Nota Bene : depuis quand, sinon depuis Collomb, gauchiste, c’est une insulte ?

Ps. ah oui, et puis on me fait signe dans l’oreillette qu’il a aussi commis ceci. Un être exquis, vous dis-je…

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dans l’enfer de l’assistanat d’une presse libre et non faussée…

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En écho à cet article d’Acrimed, site que je ne saurais trop vous conseiller, j’attire votre attention sur le dernier bouquin de l’excellent Sébastien  Fontenelle, que beaucoup ici doivent avoir déjà lu, soit sur son blog, Vive le feu, soit dans Politis. Il s’agit de donner des clés de décryptage du système complexe des aides à la Presse et d’analyser le positionnement de certains de ces journaux qui cèdent à un incroyable dédoublement de personnalité (ils ne sont jamais à une incohérence près pour défendre leurs « propres » intérêts)  :

 » une certaine presse qui, dans le même temps qu’elle ensevelit l’État sous une avalanche d’exhortations à mieux maîtriser ses dépenses, […] se gave de subventions étatiques »

Une illustration caricaturale de ce genre de médias sans trop de scrupules moraux  nous est donnée par Sébastien Fontenelle, qui m’a procuré une intense satisfaction de voir écrit là ce que je ne cesse de répéter ailleurs sur mon blog :

Mais la réaction la plus révélatrice est celle du Point. Le 23 janvier 2014, cet hebdomadaire publie, non loin de l’éditorial où Franz-Olivier Giesbert réclame rituellement une « réduction du nombre des fonctionnaires », un dossier consacré à ce que ses auteurs appellent « les dépenses publiques les plus délirantes », dont les bénéficiaires sont sommés de « rendre l’argent ». Il s’agit, comme toujours en de tels cas, d’une longue fulmination où des chômeurs et des intermittents du spectacle [5] sont accusés de creuser la dépense publique, et qui ne manque bien sûr pas de pointer, dans sa dénonciation d’une « gabegie » généralisée, la responsabilité de « la Sécu, cette fierté érigée en vache sacrée », qui « engloutit presque la moitié des dépenses publiques »

Sauf que. N’en déplaisent aux éditocrates dont il est question dans ce livre, la Cour des Comptes relève que « le plan d’aide à la presse 2009-2011 », mis en place à l’issue des états généraux convoqués par Nicolas Sarkozy, « a entraîné un doublement des dépenses budgétaires, passées de 165 à 324 millions d’euros, sans que sa fin conduise à un retour à la situation antérieure ».

La Cour des comptes serait-elle donc un repère de dangereux gauchistes ? D’anti-sarkozystes primaires ? Pour prolonger le constat et la réflexion, sous la bonne plume de Sébastien Fontenelle, et ces capacités d’analyse que personne ne lui renie, lisez donc (conseil d ‘ami)  :

Éditocrates sous perfusion : les aides publiques à la presse, trente ans de gabegie, Éditions Libertalia, Paris, 2014, 8 euros

(c’est pas trop cher, en plus)

 

Non, Monsieur Julliard, Mélenchon n’a pas écrit Mein Kampf

Sébastien Fontenelle me rejoint donc – et j’en suis fort aise étant donné son talent autrement plus visible que le mien – dans la dénonciation de ce mécanisme collectif hélas de plus en plus courant  mais qui atteint cette fois les sommets de violence et de bêtise que je pointais encore pas plus tard qu’ hier en un modeste billet.  Le transfuge du Nouvel Obs Julliard, prénom Jacques, qui se pique de pensée profonde, d’indépendance et de singularité vient de dépasser, à la suite d’une longue lignée de ses cons-frères en bêtise et méchanceté, le fameux point Godwin. Il écrit en effet dans le Marianne d’aujourd’hui, à propos des meetings du Front de Gauche  :

« Les enthousiasmes collectifs organisés, tels qu’on les pratiquait dans l’Allemagne nazie et la Russie soviétique, très peu pour moi. » 

Tout est dit, et écrit. Nous saurons nous en ressouvenir le moment venu…

je laisse à mes confrères et consœurs blogchéviks le soin de vous répondre car cette violence et cette stupidité me laisse sans voix. Il me semble de plus avoir déjà répondu à ce genre d’âneries. Bien que nous sachions à quoi nous en tenir quant aux conflits d’intérêts qu’il contribue à mettre à jour,  il nous blesse pourtant chaque fois que nous le constatons, à nous tous qui suivons, sur place ou par le biais du net, l’épopée populaire du long chemin des meetings du Front de Gauche.  Il est indéniable qu’ils ne sauraient être en effet  le seul fruit de la volonté d’une sorte de Führer que  Mélenchon n’est certes pas quand on a eu la chance de  l’approcher ne serait-ce qu’un peu, laissant ainsi la place à l’évidence éclatante de votre pure bêtise, Monsieur Julliard. Serions nous au yeux d’un certain establishment médiatique fait indifféremment de Quatremer, Barbier, Julliard, ou autres je ne sais quel éditocrate vénéneux plus dangereux que le Front National, que pourtant nous combattons ? Ce même Front National que vous avez pourtant tant contribué à banaliser, ne serait-ce que par votre incompétence et votre manque de pugnacité, à vous et vos semblables…

Voila bien là une attitude qui tend à se généraliser et qui me déçoit profondément quant  au sens critique de certains prétendus journalistes et intellectuels dont on se demande ce qui peut bien justifier une telle agressivité… Elle est injuste : nous ne sommes ni les jeunesses hitlériennes, ni les futurs cadres d’un nouveau régime nazi. Simplement des hommes et des femmes qui pensent qu’un autre monde est possible, et qui tentons chacun à notre humble niveau de le construire avec l’aide et le talent de Jean-Luc Mélenchon.

S’il y a bien aujourd’hui une forme de  fascisme, il serait à nos yeux bien davantage à rechercher du côté de celui,  si froidement et imperturbablement technocratique et financier, qui en Europe, est proposé par tous les dirigeants en exclusive alternative à leurs peuples martyrisés.

Permettez nous, malgré votre aveuglement intellectuel qui vous conduit à vous tromper d’ennemi, de la combattre sans être sans cesse insultés et calomniés, Monsieur Julliard et tous les autres : elle est meurtrière, et indigne d’une société dite civilisée.

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