Concours de racisme chez les médiacrates : FOG vainqueur ?

 Dans C à Vous lundi soir, Claude Askolovitch a voulu régler ses comptes avec Franz-Olivier Giesbert, son ancien patron (présent sur le plateau) en s’adressant à lui en ces termes : «Vous m’avez viré du Point parce que j’étais moins islamophobe que vous. J’avais fait un article contre une polémique lancée par Nicolas Sarkozy sur la nourriture hallal» Le journaliste Claude Askolovitch avait quitté la rédaction de l’hebdomadaire en 2012. (source)

🔻échos de la droite qui pue #FNLR #antifa

Le Front Républicain s’annonce bien bas, cette année… Quand je vous disais que les différences entre la droite et son extrême n’avaient  plus lieu d’être évoquées, et encore moins prises comme excuse pour je ne sais quelle abdication de second tour désastreuse, comme celles auxquelles on a pu assister lors des dernières élections, compte-tenu de certains discours qui se ressemblent tant, je ne pensais pas être autant dans le vrai… Bien sûr, je partais de l’incroyable abaissement de la politique mis en œuvre par Sarkozy, qui a été exclu de la course à la présidentielle en partie pour cela. Ceux qui le soutiennent sur les réseaux sociaux tiennent exactement les mêmes propos discriminants envers les étrangers que le FN. Aussi, ce qui suit ne m’a pas beaucoup étonné :

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Mais il serait bien naïf de penser que tout danger de contamination par la peste brune a été écarté avec lui. Fillon, ce n’est vraiment pas mieux, comme je l’ai déjà souligné ici. je remercie Buzzfeed pour ça, qui va dans le même sens  :

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Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. La peste brune est de retour. Et quand bien même le FN serait mis à distance du pouvoir, ses idées risquent fort d’y accéder quand même. #FNLR ? #NotInMyName.

 

Exit la petite crotte. Au suivant.

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A l’heure où j’écris ce billet, il est peu probable que mon analyse soit déjugée, tant l’écart est net. Le ras le bol jusqu’à la saturation de ce si grossier personnage démagogique a donc été plus fort que son arrogance et sa volonté de casser la baraque, avec pour moteur fort  la volonté inavouable d’échapper à la prison. Je suis comme beaucoup d’autres soulagé de cette éviction salutaire.  Ce sale type a beaucoup abîmé notre pays et sa vie politique. Nous en voilà débarrassés pour longtemps,  indéfiniment je l’espère. Mais pourquoi s’en étonner ? N’est-ce pas  tout simplement  la confirmation du rejet des français déjà exprimé en 2012 ?

Ne jubilons pas trop vite, toutefois. Quand on connait les programmes respectifs des deux finalistes comme je les connais un peu, il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. Cette droite dure représentée par Fillon et/ou Juppé est à redouter, avec de mauvais coups aux plus humbles assurés. Je me prépare de toute façon d’ores et déjà, quel que soit le résultat des urnes en 2017, à prolonger une opposition encore plus résolue qu’actuellement au gouvernement, prévoyant des atteintes aux droits humains encore plus forts, plus violents. Le reste n’est que peccadilles puisque nous aurons de toute façon comme prochain président une marionnette des marchés.

(billet écrit avec une mention particulière à ces électeurs de si peu de conviction qui sont allés, se disant de gauche (je souris…), voter  à cette primaire, ce qui permet à l’état-major de LR de les instrumentaliser en revendiquant une participation incroyable dont ils sont en partie, avec l’extrême droite, les artisans. Félicitations 😉

… et avec une pensée spéciale également pour ce (petit) génie, un grand visionnaire assurément :

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entre la primaire de droite et le beaujolais nouveau, choisir… #LR #Sarkozy #Takkiedine

Pour un blogueur politique, je manque à tous mes devoirs. Je n’ai pas regardé le fameux débat (et oui encore un…) des primaires de droite et d’extrême-droite (ben oui, il y avait Poisson, non ?). Pire : je m’en foutais totalement. J’ai préféré me rendre à une soirée beaujolais nouveau, avec de vrais gens, et de vraies discussions, d’authentiques émotions, de sincères échanges, de multiples regards. Je n’ai pas été déçu. On ne peut pas en dire autant des gens qui ont regardé cet énième épisode de daube réac. Même les lecteurs du Figaro sont du même avis que moi, c’est dire…

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La seule anecdote un peu croustillante à se mettre sous la dent fût celle de la question posée, à mon grand étonnement, par ce pseudo-journaliste si peu subversif,  laquais des pouvoirs en place qu’est Pujadas.  Je me souviens que c’est d’ailleurs devant ce prototype d’individu là qu’un certain blogueur politique que  je ne fréquente plus avait inventé l’expression de « journaliste couché », que j’ai repris depuis. Il se trouve que le mariole a failli à sa réputation : il a osé…

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(voir la vidéo)

Je ne savais pas qu’il était interdit, dans une démocratie, même à un journaliste, et surtout dans un service public, de faire son travail… Une conception  du journalisme qui en dit long sur un individu dont on se demande encore, tout comme Trump, comment il a pu être Président. Mais de cet intermède là, nulle trace dans l’article du Figaro. Ce n’est pas l’idée que je me fais du journalisme, même venant d’un service privé. 😉 Même de droite.

le fantoche sonne toujours 3 fois #Montebourg

capture capture2On pourrait multiplier à l’envi dans une sorte de liste à la Prévert les contradictions quotidiennes de Monsieur de Montebourg.  « Mais qu’avez-vous encore contre lui ?« , me rétorquera-t-on, « espèce de révolutionnaire de pacotille« , comme me l’a un jour opposé comme ultime argument l’un de ses souteneurs probablement aveuglé par les paillettes et le strass dont s’affuble ce guignol de carnaval  ? C’est comme ça, j’aime pas les faux derches et les arrivistes. Et c’en est un de la pire espèce, ce n’est un secret pour personne au PS. Je ne comprends même pas qu’on puisse aduler pareil guignol et se dire de gauche, tant l’enfumage est patent, entre ses paroles et ses actes. Trois exemples factuels :

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Faites ce que je dis, pas ce que je fais… Un autre (où il est important de se souvenir comment ce grotesque Don Quichotte  a tenté de s’illustrer en glorieux héros qui a du capituler devant la traîtrise hollandaise… ) :

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(hé non, il n’y pas que ce tragique abaissement de la fonction présidentielle, dans le livre… Heureusement que certains l’ont lu en entier…).

Et pour clôturer le tout, dernier exemple :

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Je ne suis pas très étonné d’une telle absence de conscience écologique de celui que l’on qualifie d’ « homme des lobbies » depuis sa sortie tragique sur le gaz de schiste…  Fin de la blague. Cet homme est un tartuffe ultime, dans toute sa désuète splendeur.  No comments. Ah si, un dernier. Quand on se positionne si clairement par un pareil appel du pied, il n’est pas besoin d’être grand clerc pour y voir une manœuvre de bas étage qui permettra habilement (ou pas…) au dernier moment à cet homme que l’on sait déjà perdu pour une victoire des primaires du PS (l’histoire l’a déjà jugé…) de jouer les rabatteurs pour son parti déliquescent. Comme il l’a déjà fait la dernière fois, avec le résultat que l’on sait : le hollandisme.  Ce que je nomme à raison fauxcialisme est une grave aberration historique et une escroquerie idéologique qui a gravement porté atteinte à la gauche et au peuple qui s’y attache. Ce Monsieur haut perché en est l’un des artisans. Point barre.

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L’enterrement politique de Nicolas Sarkozy

Il était  indispensable de verser cette pièce historique aux archives de ce blog. On l’aura noté, bien que provenant d’un bord politique sensiblement différent du mien, ne traduit-il pas à l’endroit de cet escroc berlusconien, de cet affairiste notoire, de ce monstre psychologique qui aura tant abaissé non seulement la fonction présidentielle mais le climat politique de ce pays, le sentiment de tout un peuple qui n’en veut et n’en peut plus de ses outrances ravageuses pour notre société déjà bien malade qui n’a vraiment pas besoin de lui  ?

Après les attaques et les insultes, ma réponse à Nicolas Sarkozy ⤵️

UN AFFRONTEMENT FONDATEUR

On ne peut qu’être frappé par l’obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu’il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés.
Des heures de diatribes, culminant à Marseille en ce cri enfin arraché à la foule et rapporté par une journaliste présente : « Bayrou saloperie ! ».

À cette obsession, d’abord, on a peine à croire, on s’interroge sur la stratégie : comment une force qui se croit si considérable se sent-elle menacée à ce point par ce qu’elle prétend mépriser ? N’y aurait-il pas là en réalité un dangereux et révélateur aveu de faiblesse ? Et puis l’on réfléchit, et l’on se dit que si la question a pris une telle importance, c’est qu’elle doit couvrir un affrontement fondateur, une confrontation essentielle qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays.

On doit donc entrer dans le fond de cet affrontement, car il est porteur de sens. On doit le faire sérieusement car c’est un affrontement sérieux, et sans ire superflue : en démocratie, il n’est pas besoin de se haïr pour se combattre.

J’appartiens aux trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy. Mon vote a eu un écho, un retentissement que j’assume. En 2007, j’avais voté blanc. Mais l’exercice des cinq années de mandat et la conduite de la campagne de 2012 m’ont convaincu, comme ces millions de compatriotes, qu’une réélection du président sortant ouvrirait la porte à des dérives encore accentuées et que nous ne voulions pas voir.
Et ce n’est pas parce que le quinquennat suivant a été porteur de tant de faiblesse et de tant d’errances que cela efface les raisons de notre choix.

Nous n’avons rien oublié de la gravité des raisons qui nous ont convaincus à l’époque : les atteintes graves et répétées aux principes de notre vie en commun, les abus de pouvoir et l’orientation de la campagne entièrement conduite pour opposer les Français entre eux. Ces raisons étaient impérieuses. Elles reposaient toutes non pas sur des a priori, mais sur des faits indiscutables et désormais prouvés. Elles faisaient craindre pour l’intégrité de notre pays, pour l’image de nos institutions, pour notre démocratie. Elles étaient fondées : qui sait où nous en serions arrivés si une réélection-surprise avait livré le pays à l’ivresse d’un succès construit sur tant de dérives ?

Ce qu’il y a de fascinant aujourd’hui, c’est que ces traits de caractère, ces pratiques, tous les concurrents de la primaire les dénoncent aujourd’hui, peu ou prou, chacun à leur manière, mais à l’unisson, eux qui ont vu de près l’ambiance et la manière de ces cinq années de pouvoir. Ce qui devrait faire réfléchir y compris les esprits partisans.

Mais l’affrontement ne porte pas sur le passé seulement, ce serait trop simple. En ce qu’il porte sur l’avenir, il est encore plus grave et plus profond. Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ? Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de « se taire », n’hésitant pas en un moment où la sécurité est menacée et la police déstabilisée à qualifier Bernard Cazeneuve de « ce qui nous sert de ministre de l’intérieur » ?

J’essaie de comprendre ce qui sous-tend ce mépris, cette violence, cette perpétuelle exagération de caricature et j’y découvre des différences de conception qu’il convient d’assumer.

C’est de la démocratie d’abord qu’il est question dans cet affrontement. Pour Nicolas Sarkozy, visiblement, la fin justifie toujours les moyens. Pour moi, je crois que les moyens utilisés, quand ils sont bas, contaminent le but qu’on prétend atteindre. Pour lui, le pouvoir est une domination, et la conquête des électeurs se paie par l’hystérie… C’est exactement le contraire de ce que je pense et d’ailleurs aussi le contraire de la ligne qu’il affichait dans les discours qu’on lui faisait lire en 2007 : « je demande à mes amis de me laisser libre, libre d’aller vers les autres, vers celui qui n’a jamais été mon ami, qui n’a jamais appartenu à notre camp, à notre famille politique et qui parfois nous a combattus. Parce que lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp ! » Voilà ce qu’il piétine !

L’excitation du sectarisme et de l’intolérance, c’est aussi un affrontement sur la conception même du pouvoir présidentiel. Pour moi, un chef d’État est un chef de famille. Les chefs de famille, au masculin comme au féminin, ont souvent à prendre des décisions rudes, sans se laisser détourner de leur devoir, des décisions franches, sans se laisser impressionner par des résistances infondées.
Mais il est une chose que chef de famille on n’a pas le droit de faire, c’est d’asseoir son pouvoir sur la division de la famille, de la susciter et de l’entretenir, de monter le frère contre le frère, les proches les uns contre les autres.
La ligne stratégique de Nicolas Sarkozy a constamment été, pour gagner des voix, pour mobiliser des foules d’électeurs autour de lui, de faire flamber la division dans son pays. Au service de ce choix, il a fait feu de tout bois : les partis, la gauche, la droite, la nationalité, l’origine, la religion, le vêtement, la nourriture, l’Islam toujours.
Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes. L’écriture le dit depuis la nuit des temps : « toute demeure divisée contre elle-même périra ».
C’est pourquoi, pour moi, un président qui n’est pas un rassembleur n’est pas un président.

Et cela a une traduction simplement politique. Ce qu’affirme Nicolas Sarkozy à longueur de meetings, c’est que le pouvoir qu’il ambitionne, il veut le construire contre, contre le centre indépendant, contre la gauche quelle qu’elle soit, contre ceux qui n’auraient pas voté pour lui à telle ou telle échéance, et que ce pouvoir doit s’exercer, tout le temps qu’il durera, contre ceux qu’il doit réduire et en fait soumettre.
C’est le contraire de ce que je pense. Encore davantage dans les temps que nous vivons. J’affirme qu’une telle conception du pouvoir serait demain vouée à l’échec. Nous vivons une des crises les plus graves et les plus décourageantes que notre pays ait connues depuis longtemps. Six millions de Français l’éprouvent dans le chômage, tout le monde s’interroge sur les régimes sociaux, la menace terroriste est partout présente, l’éducation nationale est déstabilisée. Qui peut prétendre que ce soit par le sectarisme, appuyé sur un parti politique agressif à l’égard de tout ce qui n’est pas strictement aligné sur ses ukases, donc par définition minoritaire, qu’un exécutif, quel qu’il soit, redressera le pays ?

Face à Nicolas Sarkozy j’affirme que cette ligne politique est nuisible à la France, et qu’il convient de choisir la ligne exactement inverse : trancher, oui, avancer, oui, décider oui. Mais prendre au sérieux et respecter même les autres, les grands courants du pays, même ceux avec qui on est en désaccord, même ceux que l’on a combattus ou qu’on combat, rassembler tous ceux qui acceptent de participer à la reconstruction, affirmer leur légitimité, convaincre chaque fois que nécessaire, plutôt que contraindre.

J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement. D’abord parce qu’ils représentent bien plus de citoyens que ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, mais surtout parce que c’est leur droit imprescriptible de citoyens de défendre des idées différentes. C’est leur droit de citoyens d’avoir leur mot à dire lorsque les décisions se prennent, même s’ils ont des nuances, ou des divergences. Rien ne justifie que la règle majoritaire empêche la représentation des minorités. La démocratie aide souvent à prendre de meilleures décisions que le pouvoir dérisoirement autoritaire.

Enfin il y a, si possible, encore plus grave à mes yeux : il y a un contresens sur l’idée même de peuple. Nicolas Sarkozy évoque dans cette campagne, jour après jour, un peuple frustré, dont il prétend s’appuyer pour justifier sa violence sur la prétendue réalité de la vie et dont il exprimerait tout haut ce que ce peuple penserait tout bas ; en réalité, il y a dans cette vision un profond mépris du peuple. Il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe qu’il convient de mener par les plus bas des sentiments, ceux du rejet et de l’insulte, du fanatisme et de l’aboiement contre les boucs émissaires.

J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire. Le peuple, contrairement à ce qu’il croit, n’est pas une masse qu’il convient de fouetter de passions et de prendre par le bas, par les instincts, par les mots qu’on jette avec un rictus, par l’excitation contre les boucs émissaires que l’on livre l’un après l’autre en pâture. C’est le contraire.
En face de lui, j’affirme ceci qui est l’essentiel, pour un président de la République comme pour un citoyen : le peuple a besoin d’être estimé et d’estimer, le peuple, le vrai et le seul, mérite qu’on lui parle à la hauteur de son histoire et de la dignité de ses enfants.

Et contrairement à ce que croit Nicolas Sarkozy, tout cela est parfaitement compris, parfaitement ressenti. Et je crois qu’il se trompe sur le fond. Je crois que Nicolas Sarkozy, abusé par sa propre angoisse et sa propre fuite en avant, passe à côté de l’essentiel. Je crois que ce qu’il agresse et qu’il stigmatise dans le soutien que j’ai décidé d’apporter à Alain Juppé, c’est précisément ce qu’un grand nombre de Français cherche et attend : des politiques qui soient animés d’esprit civique, qui soient capables de s’unir et de se rassembler quand l’essentiel est en jeu. Et par là-même, ces millions de Français comprennent que cette entente est une promesse : une fois l’élection acquise, ils auront une garantie, le nouveau Président de la République les entendra et on les respectera. Ce n’est pas la brutalité qu’ils veulent, ce n’est pas la violence, c’est la volonté et la compréhension des difficultés et des attentes de chacun.

Les Français ont tout saisi sans avoir besoin d’explications complémentaires. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement. Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois.