#Oberwil-Lieli, la ville la plus bête du monde, est suisse

CaptureTriomphe de la bêtise crasse, de l’entre-soi et de l’égoïsme. Oberwil-Lieli est une commune suisse du canton d’Argovie, située dans le district de Bremgarten, à moins d’une vingtaine de kilomètres de Zurich. Alors qu’elle ne compte que 2.200 habitants,  sa population comporte  pas moins de 300 millionnaires. Pourtant, ces pauvres gens ont refusé d’accueillir 10 migrants (un envahissement, assurément) et ont préféré s’acquitter d’une  amende annuelle d’un peu plus de 260.000 euros.«Nous avons travaillé dur toute notre vie. Nous ne voulons pas que notre joli village soit mis à mal. Le lieu n’est pas approprié pour recevoir des réfugiés. Ils ne cadreraient pas ici.» N’y voyez là aucun racisme, ça va de soi… Des cons, dans toute leur splendeur. L’argent n’achète manifestement pas l’intelligence… Ni l’esprit de solidarité. Qu’ils crèvent avec leur pognon dans la bouche, ces imbéciles.

des solutions pour lutter contre les injustices sociales ? Une seule : le courage politique

4965875-les-banques-europeennes-ont-recu-1-600-milliards-d-aides

Qu’on soit de droite, de centre ou de gauche, c’est un fait, avec lequel il faut composer, ou pas :  les disparités de ressources dans le monde, malgré la crise (qui n’en est plus une puisque structurellement elle dure depuis 30 ans) n’ont jamais connu de tels niveaux d’indécence. Le dernier rapport d’Oxfam France est là pour nous le rappeler encore, et encore, jusqu’à ce que le besoin et la nécessité nous fassent ressentir le besoin d ‘agir, plutôt que de seulement réagir.. Quelques chiffres frappants :

– Les 1% les plus riches possèdent autant que les 70% les moins aisés de la population
– les 85 plus grosses fortunes mondiales détiennent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.
– 70% de la population de la Terre vit ainsi dans un pays où l’écart entre les riches et les pauvres est plus important qu’il y a trente ans.

-Pour ce qui concerne la France,  les fortunes cumulées de Bettencourt et Arnault représentent autant que ce que possèdent les 20 millions de Français les plus pauvres.

-La famille Bettencourt (L’Oréal) est tellement riche qu’il lui faudrait 102 ans pour dépenser sa fortune, à raison d’un million $ par jour.

– les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2, tandis que les 50 % les plus pauvres ne sont à l’origine que de 7 % des émissions dans le monde.

source

Il ne suffit pas de le dire, de l’écrire et de le faire savoir en s’en alarmant. On reproche beaucoup à ceux de ma famille politique de n’avoir pas de solutions à proposer, de n’être que dans la critique infructueuse, non constructive. Pourtant, nous avons des propositions. Elles tournent toutes, c’est l’un des moteurs de nos convictions qui motivent nos luttes contre les injustices sociales, autour du concept de redistribution des richesses, qui sans aller jusqu’à une éventuelle logique de Robin des bois des temps modernes, peut parfaitement s’insérer dans notre contexte moderne. Ainsi, Oxfam a calculé que taxer la fortune de tous les milliardaires à hauteur de seulement 1,5% permettrait de dégager 58 milliards d’euros. Suffisant à la fois pour combler les déficits de financement nécessaires à la scolarisation de tous les enfants et pour fournir une couverture santé universelle dans les 49 pays les plus pauvres. Contrairement aux cris d’orfraie des dominants libéraux qui actuellement crient au scandale de l’émigration des plus fortunés (et donc les plus méritants, plus créatifs, plus créateurs d’emplois, plus…. tout ça quoi) de notre France spoliatrice, je n’ai pas l’impression que ces malheureux 1.5 % les priveraient outre mesure…

« Arrêtons de cajoler les riches » (Warren Buffet)

Portrait

Warren Buffett, l’homme qui voulait payer plus d’impôts

Par Pierre Haski | Rue89 | 15/08/2011 | 15H40

Le milliardaire, qui paie relativement moins d’impôts que ses employés, appelle Obama à « arrêter de cajoler les riches ».

Warren Buffett entouré de pom pom girls de l'université du Nebraska en avril (Rick Wilking/Reuters)

Certains le traiteront d’hypocrite, d’autres de doux rêveur, certains penseront qu’il est en train d’acheter sa place au paradis… Warren Buffett, l’un des hommes les plus riches au monde, vient de prendre sa plume pour demander à… payer plus d’impôts.

Ce financier américain, qui fêtera dans quelques jours ses 81 ans et qui pèse au bas mot 50 milliards de dollars (34 milliards d’euros), a publié dans le New York Times une tribune pour se plaindre que ses impôts, et ceux de ses « amis super-riches » comme il les décrit lui-même, ne sont pas assez élevés alors que la classe moyenne et les plus pauvres souffrent des conséquences de la crise financière.

Il donne des chiffres : sa dernière feuille d’imposition fait apparaître qu’il a dû payer plus de six millions de dollars (4 millions d’euros) au Trésor américain. Une somme coquette, mais dont il fait observer qu’elle ne correspond qu’à 17,4% de son revenu imposable, grâce à des tas d’exemptions fiscales et de déductions parfaitement légales. Avec ce résultat très paradoxal :

« C’est moins que ce que payent les vingt autres personnes de mon bureau. Leur imposition va de 33 à 41% de leurs revenus, avec une moyenne à 36%. »

Il ajoute ce commentaire qui en dit long sur la place de la finance dans le capitalisme d’aujourd’hui :

« Si vous faites de l’argent avec de l’argent, comme le font certains de mes amis super-riches, votre pourcentage pourra même être encore plus bas que le mien. Mais si vous gagnez votre vie avec un travail, votre pourcentage sera supérieur au mien, et sans doute de beaucoup. »

Il faut augmenter les impôts des plus riches

Une situation qui, selon lui, n’était pas le cas dans les années 80 et 90. Entre 1992 et 2008, alors que les revenus des 400 Américains les plus riches a décuplé, leur taux d’imposition moyen est passé de 29,2% à 21,5%.

Warren Buffett fait donc une proposition au Comité conjoint qui a été récemment décidé par Barack Obama et son opposition républicaine pour trouver des solutions au problème du déficit budgétaire : augmenter les impôts des plus riches.

Il suggère de ne pas toucher à l’imposition de 99,7% des contribuables américains, mais de n’augmenter les impôts que de ceux qui déclarent plus d’1 million de dollars de revenus par an, soit 236 883 personnes en 2009, et plus encore pour ceux qui gagnent plus de 10 millions de dollars par an, et qui étaient quand même 8 274 en 2009.

Sa conclusion :

« Mes amis et moi avons été cajolés pendant trop longtemps par un Congrès ami des millionnaires. Il est temps que notre gouvernement devienne sérieux sur le partage des sacrifices. »

Warren Buffett n’est pas qu’un riche excentrique. Il est l’un des gourous de la finance américaine, avec son fonds Berkshire Hathaway, dont le succès lui a valu le titre de « meilleur investisseur du XX° siècle ». Il est un des personnages emblématiques du capitalisme américain, dont les paroles et les conseils sont suivis aveuglément par les petits porteurs.

Le choix de la philanthropie

Depuis le début des années 80 et sa formidable réussite financière, réalisée à coups d’investissements judicieux, d’une bonne lecture du marché et d’audace récompensée, Warren Buffett est aussi un grand philanthrope, dans la grande tradition américaine.

Il y a un an, Warren Buffett s’était associé à Bill Gates, un de ses grands amis « super-riches » (Gates siège au conseil d’administration de Berkshire Hathaway), pour lancer une initiative sans précédent et sans équivalent au monde : ils ont lancé le « giving pledge », un « engagement de don » par lequel qu’ils s’engagent à donner la moitié de leur fortune à des oeuvres humanitaires. Une quarantaine de milliardaires avaient signé ce « pledge », dont Marc Zuckerberg (Facebook), Larry Ellison (Oracle), ou encore le fondateur de CNN, Ted Turner.

Warren Buffett avait déjà promis 80% de sa propre fortune à la fondation de Bill et Melinda Gates, très active dans la lutte contre le sida et pour la vaccination dans le monde en développement.

La taxation des super-riches comme solution au déficit budgétaire ? Sans doute pas, comme le montrait, chiffres à l’appui, notre blogueur Jean Matouk lorsque la rumeur avait circulé que Bill Gates était « plus riche que l’Amérique »…

Mais la fin de cette injustice déjà choquante en période faste mais carrément inacceptable en temps de crise, du fait que les plus riches payent en pourcentage moins d’impôts que le reste de la population, et que le capital est moins impos que le travail, peut constituer une partie de la réponse, à côté des économies budgétaires et des mesures d’austérité qui sont en train d’être imposées un peu partout.

En France, le débat est d’abord politique

En France, le gouvernement se refuse à aller dans cette direction, se contentant de parler de l’élimination de certaines « niches fiscales », ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

A gauche, Martine Aubry a clairement annoncé la couleur, dans une tribune publiée vendredi dans Le Monde, qui va exactement dans le même sens que les remarques de Warren Buffett : « Les revenus du capital cesseront d’être moins taxés que ceux du travail. »

La candidate à la primaire socialiste s’est néanmoins attirée une attaque en règle de Valérie Pécresse, la ministre du budget, qui a accusé Martine Aubry de préparer des augmentations d’impôts, une antienne qu’on entendra sans doute beaucoup pendant la campagne.

Les super-riches, eux, se taisent. Peut-être que la différence entre les Etats-Unis et la France, c’est qu’ici, ce sont les politiques qui s’écharpent sur les impôts, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, les plus riches devancent l’appel et proposent de participer à l’effort collectif. Allo Liliane (Bettencourt), François (Pinault), Bernard (Arnault) ? …

Photo : Warren Buffett entouré de pom pom girls de l’université du Nebraska en avril (Rick Wilking/Reuters)

Marianne visite le Parc de Montretout

Jeux de (F) haine… en milieu ordinaire de (non)travail :

aujourd’hui, la banque… et les milieux financiers

  Au moment même où le gouvernement préfère quant à lui – sublime priorité – taper encore et toujours sur les moins favorisés,  en profitant de sa dernière ligne droite avant les présidentielles pour faire un petit cadeau de quelques millions à ses amis riches, Monsieur Debré lui-même en personne, tout président du Conseil constitutionnel et membre de l’UMP qu’il est,  s’indignait ce matin sur I-Télé (à moins que ce ne soit BFM ?) de l’absence de principes moraux des patrons et des banquiers.

 Monsieur le Président trouve donc indécent, et je ne peux qu’approuver, que les mêmes qui ont provoqué la crise par leur cupidité sans scrupules soient toujours en place sans qu’aucune sanction ne soit prise, même quand ils ont notoirement démérité. Jean-Louis Debré cite ainsi l’exemple de l’étonnante désinvolture de Carlos Ghosn   face au scandale de ces cadres injustement dénoncés pour une soi-disant affaire d’espionnage. Quant à moi, je ne m’inquiète pas pour eux, ils seront certainement grassement dédommagés, avec des sommes à plusieurs zéros que le commun des mortels n’a point le bonheur de connaître.

 Mais revenons au centre du débat : l’injustice criante qu’il peut y avoir à constater que certains se gavent pendant que d’autres crèvent, que la crise n’y a rien changé, et que notre société manque d’humanisme… Monsieur Debré est-il  le mieux placé pour faire ce constat ? Lui qui s’est rendu célèbre par des mesures, des lois et des actions qui ne brillent pas particulièrement par leur humanité ? Rappelons pour mémoire l’expulsion, le 23 août 1996, de 300 étrangers en situation irrégulière occupant l’Eglise Saint-Bernard à Paris. Ou mentionnons encore, lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur, le projet de loi portant « diverses dispositions relatives à l’immigration », qui a eu pour petit effet secondaire quelques manifestations   critiquant la politique du gouvernement Juppé, durant lesquelles on scande des slogans réclamant l’« abrogation des lois Pasqua-Debré ».

Mais peut-être est-ce parce qu’il est de notoriété publique que cet homme soit d’une grande fidélité à Jacques Chirac et qu’il s’est opposé à maintes reprises à ce titre  à Nicolas Sarkozy que cet ancien président de l’Assemblée nationale se permette ainsi de remettre en cause les orientations politiques de son parti qui favorise si ostensiblement les intérêts des plus aisés ? A moins que ce ne soit parce qu’il est tout simplement en train de faire la promotion de son dernier livre , dont l’intrigue cousue de fil blanc utilise justement la figure des  « rivaux de la haute finance internationale » ?

S’il continue ainsi, sa sonnerie de téléphone pourrait bien sonner pour lui de la même façon qu’il appréhende certains de ses amis politiques…

Il se trouve en tous les cas que l’actualité économique du jour donne tristement raison à ce nouveau gauchiste (bienvenue parmi nous, camarade !) puisque nous apprenons grâce aux échos que les modestes émoluments des patrons du CAC 40 ont augmenté en moyenne de 24 % à l’heure où l’on préfère geler le salaire des fonctionnaires pendant 3 ans.

Pour toucher le tiercé des patrons les mieux payés en France, il fallait jouer en deux Franck Riboud (Danone) et en 3 Bernard Arnault (LVMH), alors que la première place est ravie par un outsider, Michel Rollier, inconnu du grand public (Michelin).

Dominique Seux,  sur son blog des échos, relativise cependant la hauteur astronomique de ces salaires par temps de crise en arguant du fait que Benzema touche bien plus qu’un patron du CAC40 (en moyenne 2.5 Millions d’euros, contre 9 millions pour le footeux) alors qu’il serait moins utile à la société… Mouais. Le lecteur jugera de la profondeur de l’analyse.

Moi, je me contenterai juste d’indiquer pour en terminer (provisoirement) que malgré les sondages en cours (qui ne font pas, comme 2002 l’a prouvé, une présidentielle), et notamment celui que porte à notre attention l’ami Bruno ici, la meilleure amie des ouvriers, et la plus grande pourfendeuse d’injustice sociale,  n’est certainement pas celle qui se fait nommer Marine (pour faire moins bourge… ou plus peuple ?).

 Marion Anne Perrine Le Pen (Marine est donc son nom de scène) ne sort en effet peut être pas de la cuisse de Jupiter mais très certainement de celle de son papa, riche héritier des ciments Lafarge Lambert. J’indiquerai en outre qu’elle n’est pas née à Villiers le Bel mais à (ô curieux hasard !) Neuilly-sur-Seine. Et que quelqu’un qui a passé son enfance dans un manoir à Saint Cloud au cœur du parc de Montretout me semble bien mal placée pour donner des leçons de sécurité, ou de connaissance des problèmes d’immigration au quotidien.  

Marion Anne Perrine Le Pen, défenseur de la veuve et de l’opprimé ?

Marion Anne Perrine Le Pen, proche du peuple et de ses préoccupations ?

Laissez-moi rire. Et me foutre de la gueule de tous ces gueux qu’elle mène en bateau…  sans pour autant les prendre pour des cons, mais avouez :  ya vraiment de quoi !

.

Un cadeau de + pour les riches

Vers une remontée du seuil de l’ISF ?

François Baroin, ministre du budget a déclaré dimanche envisager « une remontée du seuil d’entrée à l’ISF, « de 790.000 euros à 1,3 million d’euros ». Ce faisant « on sort (de l’ISF) 300.000 personnes, cela coûte 900 millions d’euros », a-t-il poursuivi. Le manque à gagner serait alors compensé par la suppression du bouclier fiscal, qui coûte « entre 700 et 900 millions d’euros ». (source JDD)

 

Et toi, cher lecteur, chère lectrice, tu crois que l’on va diminuer tes impôts, relever le seuil des assujettis à l’impôt sur le revenu, diminuer la TVA ? Non, n’est-ce pas, hein… Qui a dit que nous avions un président des riches ?

Marre de ce monde élitiste et doux seulement pour les nantis,  mais si dur pour les plus modestes d’entre nous. Faut que ça change. Et pas dans dix ans.

Le pot-pourri du jour… et ses odeurs variables

Encore un(e) Valls des étiquettes

 Le parti socialiste qui se veut et s’autoproclame comme le plus grand parti de gauche (ce qui reste à prouver..) tolérera-t-il encore longtemps que ce genre d’individus dont j’ai déjà taillé les oreilles en pointe ici subvertisse son programme et contrevienne si ouvertement aux intérêts des salariés ? (Pourquoi pas la retraite à 70 ans, tant qu’on y est ?). Pour une fois, Jegoun et sa clique n’ont pas tort… Cet homme est non seulement ridicule, mais également semble-t-il profondément acquis aux causes de l’adversaire idéologique, comme nous le démontre également Rimbus, après Slovar, dans son billet d’hier. Pourquoi l’UMP ne l’a-t-il pas enrôlé dans son gouvernement, qui ne représente plus que les intérêts des grands patrons et des financiers, alors qu’il devrait se mêler peut-être un peu plus des intérêts collectifs…

 (Post-scriptum : tiens ?!  je viens de m’apercevoir que l’ami des pas perdus s’y met aussi ! )

.

J’ai eu l’idée…

… que je n’écouterais pas les conseils pour blogueurs patentés, continuant toujours, en 2011,  à n’en faire qu’à ma tête, conformément à mes mauvaises résolutions,  avec pour seule préoccupation de dénoncer ce qui doit l’être,  en me foutant pas mal de mon taux de pénétration… médiatique.

  .

Enfin une bonne nouvelle

 14 dirigeants de la société d’investissement Wendel, famille bien connue en Lorraine et pour cause, dont le fameux baron Ernest-Antoine Seillière (prédécesseur de Laurence Parisot au Medef), actuel président du conseil de surveillance de Wendel, sont menacés par le fisc d’un redressement spectaculaire de 240 millions d’euros…

 Un retour de boomerang de l’affaire judiciaire déjà mise en lumière par le Monde en décembre ?

 Pour le moment, on va attendre la confirmation de Bercy pour sabler le champagne et considérer que ce gouvernement s’attaque enfin aux vrais délinquants… Ce qui serait inédit depuis l’affaire Woerth/Bettencourt, qui suit tranquillement son cours. N’en déplaise aux médisants… comme moi, qui aurais tendance à penser qu’on ne prête qu’aux riches.

.

la crise ? pas pour tout le monde…

ali-baba-et-les-40-voleu-ii06-g

Les 10 plus grandes fortunes de France

Le patrimoine professionnel de Gérard Mulliez (Groupe Auchan) équivaut à près de 1 million d’années de Smic…

Le patrimoine professionnel de Gérard Mulliez, l’homme le plus fortuné de France selon le classement 2009 du magazine Challenges [1], représente 15 milliards d’euros. Il faudrait à un smicard 938 000 années pour gagner cette somme…

Et encore il ne s’agit que de son patrimoine professionnel, c’est-à-dire le patrimoine fondé sur la propriété partielle ou totale de l’entreprise… Cette richesse n’est, il est vrai, disponible qu’en cas de cession de l’entreprise. Tout ce qui relève du domaine privé ou qui ne repose pas sur un outil de travail est exclu.

Certes, la crise financière est passée par là et la plupart des grandes fortunes ont vu leur patrimoine diminuer. Il n’en reste pas moins que les gros patrimoines disposent de fortunes colossales même quand on regarde plus bas ce classement : la fortune professionnelle de Alain Wertheimer (Chanel), classé au 10ème rang, représente quand même 3,5 milliards d’euros soit 219 000 années de Smic.

Les 10 plus grandes fortunes professionnelles en France

Société
Patrimoine
en milliards d’euros
En années de SMIC (*)
Gérard Mulliez Groupe Auchan 15,00 938 000
Bernard Arnault LVMH 14,59 912 000
Liliane Bettencourt Oréal 10,10 631 000
Bertrand Puech et la famille Hermès Hermès International 7,70 481 000
Famille Louis-Dreyfus Louis-Dreyfus 7,00 438 000
François Pinault PPR 4,95 309 000
Serge Dassault Groupe industriel Marcel Dassault 4,70 294 000
Romain Zleski Eramet 3,83 239 000
Jacques Servier Laboratoires Servier 3,80 239 000
Alain Wertheimer Chanel 3,50 219 000
(*) environ 16 000 € bruts par an.
Source : Magazine Challenges n°176 du 9 juillet 2009. Année des données : 2009

Pour aller plus loin : Les plus grandes fortunes mondiales


(source : Observatoire des inégalités)


et si on allait chercher l’argent là où il est ?