#chômage : un aveu inquiétant, en effet…

Capture
source

Chaque communication des chiffres du chômage par le ministre du travail  est source de polémiques depuis des années, et cela  quel que soit le gouvernement,  quant à leur fiabilité réelle. J’avais déjà dénoncé lorsque le monsieur déjà cité était encore en place sa volonté de faire respecter à sa pathétique manière la promesse de Hollande d’ inverser la courbe du chômage en cassant le thermomètre. Mais là, ça va encore plus loin. Voilà qu’il nous révèle à présent « son malaise lorsqu’il lui fallait annoncer les chiffres du chômage « :

« Ça pourrit la vie du ministère. Quelquefois, je traînais des pieds pour l’annonce. Mais le Président m’appelait pour me dire : ‘Allez François faut communiquer' ».La confession de François Rebsamen va plus loin : « Le pire c’est qu’on ne sait pas trop comptabiliser. On s’y perd dans les catégories. On essaie un peu d’interpréter les chiffres… Mais même le patron de Pôle emploi que j’avais interrogé m’avait répondu : ‘Ah si seulement j’y comprenais quelque chose ».

Voilà qui ne fait donc que confirmer ce que nous savions déjà : l’ampleur de cette lèpre sociale qu’est le chômage est probablement bien plus grave que ce que l’on ose nous dire… De plus, cela révèle aussi qu’il n’y a pas de capitaine sur le navire de l’emploi en France. La précipitation, l’amateurisme, et le manque de concertation préalable avec lesquels le projet de loi El Khomri a été lancé est d’ailleurs bien là pour le démontrer.  Je m’étonne encore de ce que,  face à un phénomène économique et social si important, on ait choisi une ministre aussi inexpérimentée, et incompétente. Cela démontre à mes yeux le sens des priorités de ce gouvernement là, et de son chef. Manifestement, les questions économiques ou de sécurité sont bien plus primordiales à ses yeux. La souffrance de millions de français n’est visiblement pas sa priorité. Brandir en permanence le spectre de la peur lui est bien plus profitable électoralement.

 

Madame la ministresse du (non) travail : bienvenue et bon courage.

Capture

je ne suis pas de ces crétins, journalistes ou plutôt moins (d’une chaîne dont le crétinisme semble, justement, être la marque de fabrique),  qui s’arrêtent à votre nom, votre origine ou celle de votre mari et de sa profession, toutes choses dont on devrait se ficher totalement si le but était de juger de vos compétences et de vos qualités personnelles en rapport avec votre nouvelle fonction.  Ce ministère que l’on vient de vous assigner par la grâce de notre bon roi Hollande, à la grande surprise de ses non-courtisans dont je suis, revêt une importance essentielle et, au risque de la redondance, éminente  à mes yeux, pour cause : je suis en effet un pur produit de l’inefficience des politiques publiques de l’emploi, pour employer une périphrase, si ce n’est un euphémisme. Il m’est très agréable, et je le revendique, de voir enfin partir quelqu’un que je déteste tout particulièrement, lui qui n’a eu de cesse d’accumuler les bourdes, les erreurs de communication et d’action, de stigmatiser les chômeurs, de faire reculer l’égalité professionnelle, et de se revendiquer d’une culture libérale qui produit aujourd’hui  tant de désastres humains, ce que je combats de toutes mes forces. Il me semble d’ailleurs, sans vouloir parler en leur nom, que mon sentiment doit être partagé par de nombreux chômeurs et salariés de notre pays, au vu de la totale absence de résultats de ce gouvernement  en matière de lutte contre le chômage, de protection des salariés, d’amélioration de leurs conditions de travail et d’existence.  Mais cette hollandie là, dans laquelle vous évoluez si rapidement à présent, pense peut-être  s’en tirer avec la formule choc qu’à trouvé l’un de vos excellents communicants, cet élément de langage creux repris en boucle depuis ici et là, selon lequel « ce n’est pas le ministre du travail qui crée de l’emploi…  « . Bel humour. On rit presque. Les dents serrées. J’attends beaucoup de vous, comme de nombreux français, malgré nos divergences politiques fortes. Ne vous connaissant pas, je me suis renseigné, comme pour tout(e) autre à qui je consacre un billet ici. Je sais donc que votre parcours n’est pas celui d’un(e) énarque déconnectée, du genre de ceux qu’on se plait à brocarder à gauche du PS. Bien sûr, vous forcez le respect, compte-tenu de vos origines modestes ¹, vos petits boulots de jeunesse, les échelons politiques qu’il vous a fallu gravir pour arriver jusqu’à cette fonction prestigieuse. Les informations que j’ai récoltées laissent transparaître une femme de convictions, et d’une forte personnalité. Il en faut, pour exercer à ce niveau là. Votre force de travail impose le respect, et cela même à droite. Beaucoup s’inquiètent cependant de votre inexpérience face au périmètre de votre ministère. La politique de la ville vous donne certes un angle de vision utile, mais apparait bien précaire en regard des futures échéances de votre ministère.  Certains pointent du doigt votre bilan mitigé au secrétariat d’état à la politique de la Ville, une action gouvernementale que je connais bien professionnellement, dans le détail,  et qui se révèle, pas seulement à cause de votre départ, laissée en friches. Et ce n’est pas la non-expérience de Monsieur Kader, et surtout ses limites,  qui vont me rassurer… Ce secrétariat d’état qui fut d’une surface un peu plus convaincante autrefois a été victime des passages successifs, comme en coups de vents,  de ministres qui ont passé et l’ont dépassé sans laisser grande trace… Et cela, à droite comme dans cette « gauche » que vous représentez. Un secrétariat d’état important à mes yeux, quand on sait de quoi on parle, que certains libéraux pur jus choisissent de mépriser. C’est leur choix. Il en dit long sur leur racisme social, estampillé par la faculté ultra-libérale Medefienne à laquelle le Monsieur qui signe le texte a participé. Un Monsieur qui en passant prétend vous donner des leçons de dialogue social en marquant son mépris insupportable pour les syndicats, en visant nommément, pratique indigne, la représentante de l’un d’entre eux. A peine nommée, vos ennemis idéologiques, vous le savez probablement déjà, sont prêts à vous savonner la planche, sont bien vite à pied d’œuvre (au noir, l’ « œuvre »…). Et vos principaux ennemis ne sont pas, contrairement à ce qu’en laissent à penser médiocrement des médias plus préoccupés de la mousse médiatique que du fond, ces racistes débiles au cerveau grillé et autres abrutis adeptes de la secte du Grand remplacement, qui ne sont qu’une minorité bien que terriblement agissante, mais bien les forces de l’argent, quelle que soit leur forme : les lobbies patronaux, les réseaux financiers, bancaires, industriels, ou, en un mot comme en cent,  les intérêts des dominants plus que du peuple de ce pays. Des gens qui ont des noms, des visages,  pour qui l’emploi ne se réduit invariablement qu’à la seule capacité du système à maximiser leurs profits à court terme au plus grand mépris de l’être humain, dont le Medef et ceux qui partagent son idéologie  font bien peu de cas, à rogner si ostensiblement l’os jusqu’à la moelle. Saurez-vous enfin par votre action mettre fin à cette insupportable litanie des adeptes de la secte de la Croâssance bien connue, qui veut que le Code du travail soit toujours trop dur pour les uns, alors qu’il ne l’a jamais été aussi peu pour les autres, quand on a l’œil exercé en matière de droit du travail. Mu par ce genre de préoccupations, il ne m’est donc vraiment pas apparu d’évidence que ce gouvernement dont vous n’êtes qu’un maillon bien faible (quelles que soient vos qualités par ailleurs) a su se mettre à distance suffisante de ces forces financières pour le plus grand profit, enfin, du peuple français, de la défense des intérêts des salariés, et des chômeurs dont je suis. Entre Macron et Valls, dont on sait les positions idéologiques respectives, votre marge de manœuvre m’apparait bien limitée. Mais si vous parveniez à me prouver le contraire, vous ‘en verriez le premier ravi. Loin des beaux discours, je vois les actes. Et tout ce que je veux savoir,  qui m’importe aujourd’hui, c’est de savoir si cette putain de société de merde qui dysfonctionne gravement va enfin pouvoir se racheter par le biais de votre nomination, en  nous procurant un emploi, un vrai, pas à temps partiel subi, pas le dimanche, pas l’une de ces mesurettes de contrat aidé qui n’apporte au bout  du compte que désillusion malgré l’investissement personnel fort. Déjà, vous avez posé des jalons, premiers discours, premiers actes.. (Chapeau, le coup de la visite de pole emploi..  ). Mais ce n’est pas ce genre de répétition mécanique d’éléments de langage totalement stéréotypés et agaçants  qui sont de nature à me rassurer…

Capture

Plus que lassant : désespérant. Que cela vienne de la droite ou du PS, on s’en fout. Même inefficience. Peut mieux faire. J’attends la suite…

.

¹ Sa mère était prof d’anglais, son père a fait beaucoup de métiers, avant d’ouvrir une boutique de reprographie à Bordeaux

Burn-out : l’exemple pathologique d’un « socialisme » honteux

Capture3je suis extrêmement choqué du rejet par le gouvernement du burn-out comme maladie professionnelle. Si encore ils avaient eu des raisons valables… Mais ce crétin de  Rebsamen, le ministre du chômage travail, dans sa bêtise crasse, n’a même pas conscience de l’incohérence totale qu’il y a de déclarer à la fois (c’était sur Europe 1) que le burn-out ne sera pas reconnu comme une maladie professionnelle mais que « La loi sur le dialogue social comprendra « un début de reconnaissance » du « burn-out ». Faudrait savoir… C’est une maladie ou ça n’en est pas une ?  De plus, l’argument invoqué me révolte absolument, car c’est exactement le même que celui utilisé par les employeurs fautifs pour se dédouaner cyniquement de toute responsabilité, quand bien même elle est patente :

« ce n’est pas une maladie qui peut figurer au tableau des maladies professionnelles, parce qu’elle n’est pas uniquement liée au poste de travail« . 

(Sous-entendu : « ceux qui en sont atteints ont souvent aussi des problèmes personnels, et qui nous dit que ça vient du boulot, hein ? »). Ben tiens… Quand on connait le sujet, et pas seulement en surface, on ne peut qu’être révolté par un tel positionnement, qui met gravement en difficulté les personnes concernées, si nombreuses, et qui le seront de plus en plus compte-tenu de la concentration de la pression provenant des employeurs (et de la fameuse et criminelle en l’occurrence loi du marché) et de l’hyper-réactivité nécessité par des rythmes de travail de plus en plus effrayants dans des contextes concurrentiels à outrance. Ces gens là n’ont vraiment plus rien de socialiste. Ils reprennent exactement le discours du patronat, sans aucun discernement. C’est insupportable et inadmissible. je pense à toutes celles et ceux qui en sont victimes, qui n’auront donc pour seule solution, face au harcèlement de leurs employeurs, à la pression du résultat et à une organisation du travail anxiogène et défaillante que de négocier, dans le meilleur des cas (quand leur employeur pour s’économiser des frais de licenciement ne les poussent pas cyniquement à la démission…) une rupture conventionnelle, avec les résultats que l’on sait. Honteux.  Not in my name. Cette gauche n’a vraiment plus rien de gauche. Qu’ils s’en aillent tous. Ils sont totalement inutiles, et nuisibles. Tous ceux qui mourront d’épuisement au travail vous remercient.

#Rebsamen fait pitié

Capture
source : cliquez sur l’image

je n’ai jamais vu de toute ma longue carrière, qui m’a rendu pourtant assez  familier des problématiques d’insertion professionnelle et des politiques publiques de l’emploi, un ministre en la matière à la fois aussi discret et aussi peu efficace, sinon à lutter contre les chômeurs plutôt que contre les causes de ce cancer social. Ce n’est pas la première fois que je l’écris, et si l’on explore les billets consacrés ici à l(in)action de ce Monsieur sous le tag dédié, on verra à quel point je le porte dans mon cœur pour des raisons très factuelles qui ont ponctué ici et là ce quinquennat d’un Président dit si abusivement socialiste. Mais là, franchement, il touche le fond, emportant définitivement la palme de la bêtise crasse ainsi que celle de l’erreur de communication pathétique. Que peuvent donc en effet penser les français, et plus particulièrement les principaux concernés d’un ministre de l’emploi qui n’a pour seule priorité que de tenter de casser le thermomètre plutôt que d’accepter la réalité : le chômage a augmenté de 630 000 personnes de plus depuis l’élection de Hollande, c’est un fait. Il n’y a pas d’emploi pour tous, et la précarisation de l’emploi atteint à présent jusqu’aux plus diplômés, c’en est un autre. L’état français est dans l’impuissance totale depuis des dizaines d’années a enrayer le problème quel que soit le parti au pouvoir, c’est indiscutable, et seuls des esprits malhonnêtes mus par leur logique médiocrement partisane peuvent en disconvenir.. Et ce n’est pas en commandant une enquête à l’Igas que cela changera quoi que ce soit à ce diagnostic. Cela ne fait que démontrer encore davantage si besoin en était la dramatique impuissance de ce Monsieur, e remettre en cause l’action de ce gouvernement, qui est en la matière dans une impasse qu’eux seuls dénient en utilisant depuis trois ans une méthode qui  a montré ses limites : celle de Monsieur Coué.

message de l’ineffable Rebsamen : « tout va bien, la croâssance est là ».

Capture

.
Capture Capture2 Capture3Capture4CaptureCapture CaptureCaptureEt que fait notre bon Ministre de l’emploi ? Il traque les fraudeurs de pôle emploi, avec l’appui du Medef qui insulte les chômeurs et se lave les mains de ses promesses, pendant que Macron distribue à tout va plusieurs dizaines de milliards que nous n’avons pas au patronat sans la moindre contrepartie… Voilà voilà…. Ne changeons surtout pas de cap… Mais juste une petite question : Rebsamen sert-il encore vraiment à quelque chose ? On pourrait facilement s’en faire l’économie, en cette période de vaches maigres….

Capture

#lapelledu26mai… dans la gueule du gouvernement fauxcialiste

CaptureNon content de fliquer à tout va, du potentiel terroriste qui sommeille en chacun de nous jusqu’à celui qui bénéficie de la CMU, voilà que j’apprends, pas plus tard qu’aujourd’hui, que le gouvernement entend également aller fouiller dans le compte en banque des chômeurs. Et je le prouve :

Capture1 Capture2Cela m’est proprement insupportable. On avoue donc ici, après avoir réussi à entrer dans le compte en banque des bénéficiaires de la CMU, ce qui était déjà inique en soi (et ce contre quoi j’ai également protesté ici), qu’on aimerait bien faire la même chose avec les chômeurs… Honteux. Et d’autant plus inqualifiable que ce gouvernement prétend être de gauche, et socialiste… En quoi, au vu de ce genre d’actions anti-sociales ? Que n’aurait-on dit si Sarkozy avait fait de même !   Après celle sur le renseignement, déjà proprement détestable et dangereuse pour les libertés fondamentales, cet amendement au projet de loi sur un prétendu dialogue social  (drôle de conception du dialogue…) ne sert qu’à humilier encore davantage les plus démunis tout en offrant toujours plus de facilités aux employeurs pour licencier, grâce à la loi Macron.  Le PS réinvente donc le contrôle social permanent… Et après, ils ‘étonne d’être tant mal aimé, crie à l’injustice, alors qu’il se montre dans les faits encore plus réac que ce que l’on pouvait redouter des pires réacs de France, genre Ripoublicains… j’en suis non seulement intellectuellement, mais  personnellement meurtri. En quoi ais-je démérité pour mériter ainsi qu’on viole mon intimité ? Vivement que ce gouvernement dégage. A chaque jour, un nouveau forfait contre le peuple !  Il ne mérite qu’un bon coup de pelle, en effet.

PS. J’apprends à l’instant, après écriture de ce billet, que le gouvernement a renoncé à cette mesure. Qu’importe. Son simple projet fait honte,e t m’apparait symptomatique d’une totale dérive droitière.

On avait dit de lutter contre le chômage, Monsieur Hollande, pas contre les chômeurs !

C’est officiel : conformément à la volonté du ministre de l’emploi, les chômeurs seront donc davantage fliqués qu’ils ne le sont déjà. j’en sais quelque chose, puisque j’ai été radié l’année dernière pour un motif plus que futile… Ces gens là ne ratent en effet jamais une occasion. Cette fois, le gouvernement passe pourtant la surmultipliée en rajoutant une couche de contrôle en plus, en projetant d’embaucher 200 super-contrôleurs supplémentaires. Sur près de 2 800 000 demandeurs indemnisés en mars, les flics de pôle emploi eux, au moins,  ils vont avoir du taf… Mettre la pression sur les chômeurs par ce flicage généralisé, voilà qui incitera peut-être ces salauds d’assistés à accepter des emplois toujours plus précaires et mal payés, conformément à la volonté du Medef (en étroite collaboration avec les fauxcialistes), pour qui le marché de l’emploi n’est jamais assez souple à son goût… Une hypothèse que confirme cet économiste :

Capture

Et faute de lutter contre le chômage, et de contribuer à la création d’emplois, les socialistes luttent donc contre les chômeurs. Ils ont vraiment tout compris… Même les syndicats de la plus grosse entreprise de France sont d’accord avec moi : le vrai problème, ce n’est peut-être pas celui-là, mais simplement le fait qu’il n’y ait pas d’emploi pour tous… Mais ça leur écorcherait probablement la gueule de l’avouer, qu’ils soient de droite ou de cette gauche là !

Capture

#LoiMacron : Le PS et l’UMP, même collusion libérale, même combat contre les salariés

urlCe qu’il fallait démontrer… Ce n’est pas moi qui le dit mais Christian Paul, chef de file des guignolesques frondeurs, qui reproche aux sénateurs socialistes d’avoir laissé un texte «modifié et durci par la droite» être adopté en s’abstenant de voter.

« Le groupe socialiste au Sénat a décidé, en présence du Premier ministre, de ne pas s’opposer au projet de loi +Macron+ réécrit par la majorité UMP-UDI », écrit M. Paul dans un communiqué. Le groupe PS, auquel Manuel Valls a rendu visite mardi matin, a décidé de s’abstenir sur ce projet de loi.

« Le texte voté (ce mardi) après-midi accentue fortement l’orientation libérale du projet initial. L’abstention de la plupart des sénateurs socialistes n’en est que plus stupéfiante », ajoute-t-il.

« L’abstention du groupe socialiste au Sénat envoie comme message au pays, aux salariés, aux organisations syndicales, que ce texte – caricature d’un projet de loi qui divisait déjà profondément la gauche – serait suffisamment acceptable ou soutenable pour ne pas s’y opposer », estime-t-il.

« Nous demandons aux socialistes de réagir collectivement, de s’opposer avec fermeté à un texte porteur de régressions sociales et qui fragilise dangereusement les conditions de travail des salariés », ajoute le député de la Nièvre.

je ne suis pourtant pas sûr que cela suffise pour déranger outre mesure le ministre de l’économie, si indubitablement soluble dans l’UMP... ni les autres ministres fauxcialistes, qui s’accommodent fort bien de l’absence totale de mesures progressistes et sociales envers les salariés. Comme l’a encore prouvé pas plus tard qu’hier l’incroyable tour de passe-passe assez sournois de Rebsamen, si enclin à faire plaisir aux patrons. Heureusement que la vigilance des mouvements féministes a payé, sans quoi cette incroyable régression sociale serait passée comme une lettre à la poste. Alors, cette loi Macron, encore plus régressive… C’est comme si c’était fait hélas. Les députés socialistes sont pour la plupart des suivistes et des veaux. Plus rien à attendre d’eux, comme l’histoire, depuis deux ans, l’a amplement démontré. La liste de leurs forfaitures est si longue qu’un billet de blog ne suffirait pas à les contenir toutes.  Il va bien falloir que les milieux populaires prennent enfin leur destin en main, d’une manière ou d’une autre. Car si l’on compte sur cette gauche là pour défendre nos intérêts, on est franchement pas aidés…

un 1er mai pourri…

urlCe n’est pas du temps dont je veux parler ici, mais  du climat social. Alors qu’il n’a jamais été aussi urgent et important de se montrer soudés et combattifs pour faire face à l’incroyable démolition du code du travail à l’œuvre actuellement, les syndicats n’ont rien  trouvé de mieux à faire que d’appeler à manifester chacun de leurs côté…  De quoi encourager Macron et Rebsamen à poursuivre leur entreprise de démolition, puisqu’ils ne rencontrent aucun front uni pour leur résister. Et permettre à  tous les  détricoteurs professionnels de droits sociaux, des fauxcialistes au Medef, réunis en un même élan libéral si tristement consensuel pour les valeurs de gauche, de terminer la destruction du code du travail déjà entamée par Sarkozy.  Notons que le syndicat facteur de discorde actuellement est l’allié traditionnel des fossoyeurs du droit du travail depuis des années, à savoir la CFDT, qui a refusé de signer l’appel unitaire. Même l’UNSA, son allié habituel, a préféré manifester avec la CGT plutôt que de manière isolée, c’est dire… La CFDT croit-elle qu’en organisant un  « Working Time Festival » (à l’américaine, s’il vous plait…)  pour les jeunes de 18 à 35 ans à Paris, elle va faire œuvre de progrès pour les droits des salariés, lesquels sont pourtant de plus en plus régressifs ? La CFDT est définitivement devenue à mes yeux (les miens seuls ?) un syndicat de compromission plutôt que de combat pour l’acquisition de nouveaux droits, dont notre époque  a tant besoin. Le rapport de force entre forces de production et minorité financière prédatrice ne nous a jamais été aussi défavorable. Et après, on s’étonne face à ce spectacle pitoyable que les français soient de moins en moins syndiqués… Faux pas les prendre pour des idiots. Ils sont tout simplement terriblement lucides. Ceci étant dit, on met souvent à bas les syndicats quand on n’en a jamais eu besoin…. Mais quand un conflit éclate, qu’il soit personnel ou collectif, on est bien content de les trouver.

Portrait de Valls en train de nourrir la Bête…

Toujours cette même logique perdante, cette politique de l’offre si peu de gauche, d’inspiration libérale, qui n’a pourtant nullement prouvé son efficacité depuis 2012 . Après avoir investi à fonds perdus dans le pacte de compétitivité et de responsabilité  plus de 30 milliards d’euros qui selon l’aveu même du premier ministre n’ont pas produit les résultats espérés (300 000 créations d’emplois), on aurait pu penser que la leçon aurait été retenue. Car enfin, on sait maintenant à quoi s’attendre quant à l’esprit de responsabilité sociale des entreprises… Mais non, cela ne suffisait pas, et voilà que le premier ministre nous apprend ce matin que l’Etat (donc nous…) va offrir 2,5 milliards d’euros supplémentaires sur cinq ans pour relancer l’investissement. Ce n’est pas pour le plaisir de critiquer, j’aurais en effet grand plaisir à voir enfin dans ce pays des créations d’emplois massives, mais il conviendrait tout de même d’être plus cohérent : malgré des profits substantiels, de nombreuses grosses entreprises ont en effet préféré distribuer leurs bénéfices aux actionnaires (en augmentation de 30 % en 2014) plutôt que de les investir dans leur appareil de production ou aux salariés. Appartient-il donc, in fine, à l’État de compenser la défaillance des entreprises à cet endroit là, et de les engraisser sans fin, comme les monstres voraces qu’elles sont, leur cupidité étant leur seul moteur, jamais rassasié ? Sans parler de tout ce que Valls ne dit pas, et notamment que les français vont devoir se serrer encore un peu plus la ceinture pour financer cette mesure, puisqu’il est de l ‘avis même de Sapin hors de question d’aggraver davantage le déficit national. Et donc de rompre avec la ligne européenne austéritaire, qui en France, selon Rebsamen, n’existerait pas. je vous en laisse seuls juges…