#Valls poursuit sa lutte contre le #socialisme… en Espagne, avec l’extrême-droite #VOX

On me signale dans l’oreillette que Manu militari, le si peu de gauche et si peu socialiste qui s’est servi du parti du même nom ¹  pour satisfaire ses si petits intérêts personnels (et qui a si grandement contribué à détruire méthodiquement la gauche de gouvernement, avec l’aide de son ami Sarkozy, auquel il s’apparente si terriblement…), va défiler aux côtés du Parti populaire (PP, droite), des libéraux de Ciudadanos, qui soutiennent Manuel Valls à Barcelone, et de l’extrême droite (Vox, voir ici).

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Mais chuut… Il ne faut surtout pas le faire savoir, c’est interdit par le caudillo aux petits pieds :

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Bref, du nationalisme dans son jus, quoi, là-bas comme ici, le vernis monarchiste en plus. Pas beau à voir… Mais bon, après avoir défendu la monarchie, et s’être choisi un mentor d’extrême-droite comme conseiller personnel, voilà qui ne manque pas de sel.  Passez moi donc aussi le poivre, que j’en rajoute un peu, sur ce gâteau à la merde fasciste… Ah oui, et puis de la chaux vive, aussi. On ne sait jamais, la lèpre, à gauche, toussa…

¹ Un hasard, une coïncidence, une occurrence opportune, ç’aurait pu être un autre, comme la suite de l’histoire l’a révélé. La preuve ici.

Reprenons notre destin en main : le 25 mai, votons massivement pour des listes qui nous représentent vraiment !

6a00d83451935369e201a3fcb27a9a970bIl serait peut-être bon finalement de ne pas trop s’attarder sur la composition d’un nouveau gouvernement dont la seule vraie nouveauté est la personnalité extrêmement droitière d’un premier ministre qui ne représente que lui-même + 5 % de l’électorat « socialiste » aux primaires des présidentielles. Car à peine celui-ci nommé, les instances européennes ont déjà procédé à une opération de chantage qui me choque profondément, tant elle foule aux pieds les principes les plus élémentaires d’une réelle démocratie. Elle demande en effet instamment au gouvernement français  de ne surtout pas changer de politique économique mais au contraire d’en accélérer les réformes, et de se conformer plus sévèrement  aux règles de réduction des dépenses publiques. Autrement dit, elle réclame plus d’austérité  :

Olli Rehn, le commissaire chargé des affaires économiques et monétaires, ne s’est pas gêné pour recadrer par avance tout changement de ligne économique. Souhaitant « rafraîchir les mémoires », il a rappelé que le délai accordé à Paris pour tenir ses engagements budgétaires européens avait déjà « été prolongé deux fois ».

« J’ai hâte de recevoir le programme de stabilité et de réformes » de la France d’ici à la mi-avril, a-t-il dit, jugeant « essentiel que le pays agisse de manière décisive pour assurer la soutenabilité de ses finances publiques à long terme, et pour résoudre les entraves bien connues à la compétitivité et à la croissance ». (source)

Quand je vois en outre ce soir sur LCP Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC  (ce genre de socialistes que je voue aux flammes de l’enfer alors que je suis athée), réclamer davantage de précarité, en estimant enviable le sort fait aux travailleurs allemands qui cumulent plusieurs petits boulots pour survivre, je crains le pire… Surtout avec un président qui ne s’est pas particulièrement distingué, malgré ses promesses, par sa fermeté vis à vis des technocrates européens., notamment à l’occasion d’un certain TSCG qu’il avait prétendu renégocier…

Ceux qui ont voté pour le changement feraient bien de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard pour leurs droits fondamentaux. Car nos hommes et femmes politiques français ne sont plus que des marionnettes au service d’un projet qui les dépasse et qui n’a plus grand chose non seulement de socialiste, mais tout simplement d’humaniste, à l’échelon européen.

Nos éditorialistes et autres entreprises sondagières nous avertissent déjà comme pour nous y conditionner de l’abstention probablement record des prochaines élections européennes, et de l’envolée du FN. Pourtant, si la conscience politique de mes concitoyens était un peu plus développée et éclairée, c’est tout le contraire qui devrait se passer, et ils devraient voter bien davantage encore aux élections européennes, qui conditionnent bien plus sûrement leur avenir. Et si on laisse faire nos beaux élus de la prétendue gauche hégémonique dénommée à tort Parti socialiste, ils ne verront aucun inconvénient à se ranger derrière  un Martin Schultz dont on connait le degré de gauchitude, lui qui a été élu grâce à la droite européenne….

Ne laissez pas la France rejoindre le club des pays affamés par la troïka. Le 25 mai prochain, surtout, votez. Ou alors, arrêtez de vous plaindre.

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OUI, la tyrannie des marchés est une forme de fascisme ! L’exemple Grec.

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Et dire que la Grèce est gouvernée par des socialistes… Socio-traîtres à leur peuple, certainement !

Manifestations anti-gouvernement dans toute la Grèce

Des manifestations antigouvernementales et contre l’austérité ont perturbé vendredi en Grèce les traditionnels défilés de la fête nationale. Cela, au lendemain d’un accord européen qui a allégé la dette du pays en échange d’un contrôle accru de ses créanciers sur son budget.

Aux cris de « traîtres, traîtres », des milliers de manifestants ont empêché le défilé militaire annuel du 28 octobre à Salonique (nord). Ils ont bloqué la voie sur laquelle devait avoir lieu le défilé en lançant des bouteilles d’eau et des oeufs en direction de la tribune officielle, contraignant le président de la République Carolos Papoulias à quitter les lieux, selon une source policière.

Selon l’agence de presse grecque ANA, c’est la première fois en 71 ans que ce défilé a été annulé. Le 28 octobre, surnommé « journée du non », marque l’entrée de la Grèce dans la Seconde guerre mondiale le 28 octobre 1940, et symbolise la résistance des Grecs aux troupes italiennes de Mussolini.

Colère du président

Le président Papoulias, 82 ans, lui-même actif dans la résistance antinazie alors qu’il était adolescent, a peu apprécié d’être qualifié de « traître ». « Nous  devons nous serrer les coudes, surmonter cette crise et nettoyer notre maison  pour la laisser en bon état à nos enfants » a-t-il dit aux médias.

A Athènes, une parade d’étudiants, traditionnelle chaque 28 octobre, a également dégénéré. Des bousculades avec les forces de l’ordre ont eu lieu devant le Parlement, a constaté une photographe de l’AFP. En signe de deuil, certains musiciens de l’orchestre municipal avaient orné leurs instruments de rubans noirs.

Dans le reste de la Grèce, les défilés ont également été perturbés par des manifestants ont rapporté les médias, notamment à Héralkion (Crète), Rhodes, Patras, Kalamata, Trakala et Nauplie, dans un climat de tension avec les forces de l’ordre. (source)

Grèce, la tyrannie socialiste

Qu’ils foutent le feu, bordel !

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PARIS (France) – Le nouveau ministre de l’Economie François Baroin a estimé mercredi soir que la Grèce avait « franchi une étape importante » en adoptant un plan d’austérité qui ouvrait la voie à une nouvelle aide financière internationale.

« Les Grecs, par la voie de leur représentation nationale, ont franchi une étape importante », a déclaré François Baroin sur le plateau du 20 heures de TF1. » (source)

Je pense quant à moi que quand une telle opposition se manifeste dans la rue, et que tant de grecs sont opposés à ce énième plan d’austérité, la représentation nationale faillit à son rôle. Car je doute que la population grecque lui ai jamais donné un tel mandat : celui de l’affamer, de la pressurer, de l’asphyxier, pendant que d’autres, les responsables de cette crise, peuvent malgré tout vivre grassement, et vont continuer à se repaître de leurs restes… Ignoble capitalisme cupide, dont Mario Draghi est l’un des émissaires vampires, lui qui fut pourtant l’ancien Président de Goldman Sachs Europe, et qui vient de  prendre  les commandes de la Banque centrale européenne. Une ignominie, vous dis-je. Le visage d’une nouvelle mafia, qui spécule sur la misère des peuples à travers le monde.

 La situation grecque me révolte, profondément. C’est une indignité européenne… et mondiale. Et dire qu’à peine sorti de l’œuf, notre nouveau ministre de l’économie n’a rien de plus pressé que de saluer cette décision d’un parlement si coupé de son peuple en la présentant tranquillement comme une victoire… Alors qu’il s’agit là d’un échec cuisant pour la démocratie. Une élite n’a jamais raison contre son peuple. Ils le paieront, un jour ou l’autre. Cher. Bien plus cher que l’argent qu’ils convoitent tant…

l’ultra-libéralisme européen vainqueur par KO…

KoProd+-+affiche+Gauche+Droite

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Je ne sais pas si « les socialistes européens sont nullissimes », mais force est de constater que Barroso réélu, c’est la triste confirmation de l’accusation (si négligemment rejetée à l’époque par mes amis socialistes) de ceux qui lançaient avant les européennes que voter PS, c’était voter pour la droite. Et l’élection d’hier ne fait que le confirmer bien tristement…


Car même si le PS français était contre (encore qu’il ne l’ait guère exprimé…), que pèse-t-il face aux autres socialistes européens, plus proches des libéraux que du socialisme réel ? Il est ainsi, pour ce qui concerne l’Allemagne, très édifiant de regarder ce reportage diffusé sur Arte quant à la montée de l’Autre gauche, qui en dit long sur l’évolution des soi-disant socialistes d’Outre-Rhin… qui reprennent à leur compte des discours et des positions idéologiques que Sarkozy lui-même ne renierait pas…


Une confusion idéologique est belle et bien présente, que nous sommes de plus en plus nombreux à dénoncer et que les électeurs même parmi les moins instruits commencent à discerner, ce qui nourrit par ailleurs un tel taux d’abstention aux différentes élections…


A nous de prouver qu’une autre politique – un autre monde ? – sont possibles. Pour reconquérir un électorat qui n’aurait jamais dû nous quitter si nous étions restés fidèles à nos convictions.


Au lieu de basculer dans une gauche de confort... dite caviar, mais plutôt canapé. En tous les cas bien éloignée d’une certaine réalité.


Résistance !

La social-démocratie est-elle soluble dans l’acide ?

cover_lambda votePetite cuisine du PSE
Les électeurs qui s’apprêtent à voter PSE pour les élections européennes risquent d’avoir une mauvaise surprise au lendemain du vote du 7 juin. Alors qu’ils pensaient voter pour un groupe de gauche, au moins dans son intitulé, ces électeurs découvriront que le groupe PSE au Parlement européen n’existe déjà plus. Ils vont devoir constater le dégât. Ecoutez ceci. Le prochain groupe où vont siéger les socialistes regroupera désormais des sociaux-démocrates et diverses sortes de centristes et de libéraux. Ce n’est pas de la politique fiction mais bel et bien ce que les hiérarques du PSE sont en train de concocter dans le dos des électeurs et des militants socialistes. C’est le site européen d’information Euractiv qui a levé le voile sur cette petite cuisine. L’enquête se référe à plusieurs sources socialistes. Selon elles, le groupe PSE aurait d’ores et déjà prévu de changer de nom; j’atteste personnellement du fait que cette question est venue à plusieurs reprises en bureau national du PS du temps où j’y siégeais. Une majorité avait alors fermement refusé l’opération qui semble depuis avoir reçu un feu vert de Solférino. Il s’agit en fait d’intégrer au sein du groupe PSE d’autres députés européens qui n’y siégent pas aujourd’hui. Lesquels? Une partie de ceux qui sont aujourd’hui  au groupe ALDE: « Alliance des libéraux et démocrates européens ». Il s’agit d’un groupe centriste et libéral. Il compte dans ses membres les eurodéputés italiens de la tendance chrétienne et libérale du Parti Démocrate. Ce serait déjà assez pour dire que ça sent mauvais. Mais l’enquête dit que ceux là ne seraient pas les seuls!!!! … Connaissant déjà les spécimens italiens du Parti Démocrate, antilaïques et proches du patronat, on préfère ne pas imaginer quels sont les autres groupes de députés « libéraux » ainsi démarchés par le PSE. Toujours est-il que les négociations vont bon train et qu’elles auraient déjà abouti avec les députés italiens, avec la contrepartie d’un changement de nom du groupe PSE. Et le nouveau nom ? Tout un programme à lui tout seul. « Alliance des socialistes et des démocrates ». On comprend vite. Derrière le changement de nom, c’est un nouveau glissement à droite du groupe qui va s’opérer avec l’arrivée de ces députés libéraux. Et une marginalisation désormais totale des eurodéputés PS français, qui prétendaient, et encore pas tous, porter une voix moins libérale. Cette nouvelle « évolution » du PSE montre en tout cas qu’il n’a nullement l’intention de rompre avec les politiques libérales européennes. C’est ce qu’enseigne l’histoire politique : la stratégie d’alliance conditionne le programme politique réel. Or aucun programme anti-libéral n’est possible dans l’alliance avec des libéraux. C’est exactement le même problème qui est posé en France au PS. Cette lamentable évolution prend justement un piquant tout particulier en France à l’heure où le PS est à nouveau tenté par une alliance au centre. Car le groupe ALDE dont les députés sont courtisés par le PSE est précisément celui dans lequel siègent les amis de François Bayrou. En votant pour les listes socialistes aux européennes, les électeurs français ne se contenteront donc pas d’élire des députés PSE. Ils voteront sans le savoir en faveur de l’alliance entre socialistes et centristes !
Jean-Luc Mélenchon, sur son blog

J’entends d’ici mon fils me reprocher la diffusion de cet article, me vilipendant comme d’autres sur le fait que le front de gauche taperait davantage sur le ps que sur notre adversaire commun…
Pour ce qui me concerne, mon véritable ennemi, c’est cette idéologie libérale et capitaliste, qui nous a plongé dans cette tourmente avec l’aplomb de la certitude dogmatique qui réside dans l’idée que seul ce type d ‘économie serait possible et souhaitable. Il  y a un an seulement, on nous faisait savoir que le pragmatisme résidait en cette seule vérité, et que quiconque le déniait était un idiot culturel, sur le registre économique tout au moins, sinon au sens pathologique du terme…
Depuis, la réalité est venue nous démontrer qu’un autre monde est non seulement possible, mais souhaitable. Il nous faut donc savoir vers où l’on va. Et avec qui. Et pour ce qui me concerne, ce ne sera pas (plus) les socialistes. Ce vieux parti se meurt. Et les taupes l’ont miné… avant de s’en aller vers d’autres cieux plus profitables, tels les Besson, Kouchner, Boeckel et autres qui, Allègre, souhaitent s’acoquiner avec le bastion de l’or dur….
Que les derniers socialistes tentent de se rassurer en prétendant qu’il s’agit seulement de traîtres à la cause. Mon opinion à ce sujet, je l’ai déjà exprimée dans un billet intitulé « le libéralisme est une idéologie« … qui dépasse les anciens partis traditionnels, à cheval sur l’UMP, le Modem et le PS. Au centre, le dogme de l’économie de marché. Avec les résultats que l’on connait…
Et qui ne le combat pas, voire le fait sien comme la plupart des partis socialistes européens, est condamné à l’impuissance. La volonté de transformation sociale est du côté de ceux qui réfutent l’ancien monde. Et veulent le changer. Et pas de ceux qui prétendent incarner le seul pragmatisme politique : celui des institutions. Faut que ça change !

Résistance !