Un revenu de moins en moins universel et de plus en plus appauvri #fauxcialisme

Le sujet n’est pas nouveau, plus de 10 ans que je le suis à la trace, d’où qu’il vienne. Mais dernièrement, le fait que des gens comme Lefebvre ou Valls, peu suspects de gauchisme ou de réflexion alternative et utopiste, relancent le débat sur le revenu universel (se substituant au concept de revenu de base, dont vous trouverez ici la définition précise) m’a quelque peu agacé et mis la puce à l’oreille. D’autant plus que notre si martial premier ministre entend en faire l’alpha et l’oméga de la campagne d’un parti totalement discrédité par l’action de ce gouvernement.

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Mais enfin, de quoi parle-t-on concrètement ? Soyons sérieux cinq minutes ! Voilà qui me semble être devenu la grande foire au n’importe nawak et, d’une idée véritablement novatrice, socialiste au sens originel du terme ¹, voilà que l’on en fait la simple récollection de diverses aides sociales pour atteindre péniblement la valeur… d’un minimum social, genre RSA socle, autour de 500 euros. Pathétique. Cela m’attriste profondément.  Que l’idée généreuse de départ devienne aux mains de ces gens là un prétexte technocratique à la normalisation et de la mise à plat de l’aumône consentie aux pauvres quelle que soit sa forme et son public m’insupporte au plus haut point. Voilà qui relève du tour de passe-passe dont il convient de ne pas être dupe, et sur lequel il convient de déciller nos concitoyens sans trop compter sur de médias main stream qui font chaque jour un peu plus la preuve de leur inanité sonore… ou visuelle. C’est pourquoi j’ai été très heureux de lire ce papier de Mona Chollet qui remet fort judicieusement les pendules à l’heure sur le sujet. Il a pour mérite entre autres de proposer une synthèse des réflexions actuelles et les principaux items du contenu de ce débat. Utile et nécessaire. Merci Madame. Les sujets de réflexion politique se font rare… qui échappent à la logique toxique et destructrice de l’immédiateté et du buzz à tout prix.

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¹ et non ce dévoiement que le parti du même nom en a fait au point que cela puisse devenir sujet d’opprobre et de railleries.

Meuhhh non ! Que vous êtes bêtes…

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Et la marmotte a mis le chocolat dans le papier d’alu…pour emballer vos belles certitudes si délicieusement socialistes. Ou pas.

La dette est un faux problème. Ce n’est pas Mélenchon qui le dit…

 

FAUSSE EVIDENCE N°5 : IL FAUT REDUIRE LES DEPENSES POUR REDUIRE LA DETTE PUBLIQUE

Même si l’augmentation de la dette publique résultait en partie d’une hausse des dépenses publiques, couper dans ces dépenses ne contribuerait pas forcément à la solution. Car la dynamique de la dette publique n’a pas grand chose à voir avec celle d’un ménage: la macroéconomie n’est pas réductible à l’économie domestique. La dynamique de la dette dépend en toute généralité de plusieurs facteurs: le niveau des déficits primaires, mais aussi l’écart entre le taux d’intérêt et le taux de croissance nominal de l’économie.

Car si ce dernier est plus faible que le taux d’intérêt, la dette va s’accroître mécaniquement du fait de « l’effet boule de neige »: le montant des intérêts explose, et le déficit total (y compris les intérêts de la dette) aussi. Ainsi, au début des années 1990, la politique du franc fort menée par Bérégovoy et maintenue malgré la récession de 1993-94 s’est traduite par un taux d’intérêt durablement plus élevé que le taux de croissance, expliquant le bond de la dette publique de la France pendant cette période. C’est le même mécanisme qui expliquait l’augmentation de la dette dans la première moitié des années 1980, sous l’impact de la révolution néolibérale et de la politique de taux d’intérêts élevés menée par Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

Mais le taux de croissance de l’économie lui-même n’est pas indépendant des dépenses publiques: à court terme l’existence de dépenses publiques stables limite l’ampleur des récessions (« stabilisateurs automatiques »); à long terme les investissements et dépenses publiques (éducation, santé, recherche, infrastructures…) stimulent la croissance. Il est faux d’affirmer que tout déficit public accroît d’autant la dette publique, ou que toute réduction du déficit permet de réduire la dette.

Si la réduction des déficits plombe l’activité économique, la dette s’alourdira encore plus. Les commentateurs libéraux soulignent que certains pays (Canada, Suède, Israël) ont réalisé de très brutaux ajustements de leurs comptes publics dans les années 1990 et connu immédiatement après un fort rebond de la croissance. Mais cela n’est possible que si l’ajustement concerne un pays isolé, qui regagne rapidement de la compétitivité sur ses concurrents. Ce qu’oublient évidemment les partisans de l’ajustement structurel européen, c’est que les pays européens ont pour principaux clients et concurrents les autres pays européens, l’Union européenne étant globalement peu ouverte sur l’extérieur. Une réduction simultanée et massive des dépenses publiques de l’ensemble des pays de l’Union ne peut avoir pour effet qu’une récession aggravée et donc un nouvel alourdissement de la dette publique.

Pour éviter que le rétablissement des finances publiques ne provoque un désastre social et politique nous mettons en débat deux mesures :

Mesure n°10: Maintenir le niveau des protections sociales, voire les améliorer (assurance chômage, logement…) ;

Mesure n°11: accroître l’effort budgétaire en matière d’éducation, de recherche, d’investissements dans la reconversion écologique… pour mettre en place les conditions d’une croissance soutenable, permettant une forte baisse du chômage.

Manifeste des économistes atterrés

Liste complète des fausses évidences ici.

Face aux constats quelque peu plus scientifiques (car moins partisans… que ceux de Minc et consorts) et rigoureux des économistes atterrés, il m’apparait particulièrement étonnant que les différents candidats aux présidentielles, hormis celui que je soutiens, ne s’emparent pas davantage des solutions préconisées par ces gens à l’avis plus éclairé… je constate en effet que même la plupart des candidats de gauche s’enfoncent dans la bouillasse du politiquement correct en matière d’économie, et n’ont pas d’autres solutions moins libérales que celles des candidats de droite, ce qui est proprement questionnant.

Comment voulez vous que les gens aient envie de voter, et le fassent avec plaisir, sûrs de choisir la différence, avec des ambiguïtés pareilles ?

Oui, un autre monde est possible, preuve (et propositions concrètes) à l’appui.

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démocratie et droits sociaux en Europe : passez à l’attaque !

Sources : Fondation Copernic, Attac

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Contexte

 Attac France lance une campagne contre l’adoption au Parlement européen de la nouvelle «gouvernance économique» de l’Union européenne, dont les dispositifs sont au cœur du « Pacte pour l’euro ». Les députés européens devront se prononcer début juin sur les propositions dela Commission européenne et des gouvernements. Or ces propositions sont dangereuses à plusieurs titres.

 Elles obligeront en effet les gouvernements européens à se lancer dans une surenchère de mesures d’austérité pour satisfaire l’industrie financière, et ainsi accélérer la destruction de la protection sociale, des services publics, des retraites… et elles accorderont àla Commission européenne des pouvoirs considérables pour surveiller et sanctionner les États, sans réel contrôle démocratique (notamment des Parlements européen et nationaux).

 Attac se mobilise contre l’adoption de cette « gouvernance économique » néolibérale :

 – Avec le réseau des Attac d’Europe, une pétition européenne a été mise en place afin d’appeler les députés européens à refuser les dispositions inacceptables de gouvernance économique. Les résultats de la pétition européenne seront présentés aux formations politiques européennes en amont du vote au Parlement européen, le 6 juin. Une délégation composée de représentants d’Attac, d’organisations partenaires, y compris européennes, se rendra à Strasbourg au Parlement européen afin d’interpeller les députés européens.

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 Pétition européenne (à faire circuler le plus largement possible !) : Non à l’attaque contre la démocratie et les droits sociaux en Europe!

 http://www.france.attac.org/non-au-pacte-pour-leuro-0

 La crise financière a provoqué l’envolée des dettes publiques. Au lieu d’envoyer la facture à l’industrie bancaire et financière, les gouvernements et la Commission européenne veulent faire payer les peuples. La crise de l’Euro est devenue un prétexte pour mettre en place une «gouvernance économique» ultralibérale qui imposera des politiques d’austérité pendant des années.La Commission européenne aura de nouveaux pouvoirs pour imposer de lourdes sanctions financières aux gouvernements qui appliqueraient trop timidement ces mesures.

 Il existe pourtant des alternatives à ces politiques d’austérité, qui fassent payer la finance et non les peuples : à commencer par  l’introduction d’une taxe sur les transactions financières, une régulation drastique des marchés financiers et une restructuration des dettes publiques illégitimes.

 Le parlement européen se prononcera le 8 juin sur les propositions législatives de gouvernance économique, en lien avec le Pacte pour l’euro. Dans cette perspective, le réseau des Attac d’Europe, et le Corporate Europe Observatory lancent une initiative d’interpellation à destination des députés européens… Il est encore temps de dire non!

 Passez à l’action ! Et signez la pétition européenne contre cette «gouvernance économique» antisociale et antidémocratique, sur le site de la plateforme européenne ou grâce au formulaire ci-dessous. Les résultats de la pétition européenne seront présentés aux formations politiques européennes au moment du vote au Parlement européen début juin.

 Source : Fondation Copernic, Attac

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