voir #Pinel2017 et sourire.

captureC’est un non événement qui fait se gausser bien des gens, mais c’est dimanche, j’ai pas le temps, ni l’envie, et la paresse m’étreint, alors ce sera ça et rien d’autre. D’abord,  Bembelly a déjà pris la fanfaronnade pathétique de Valls comme sujet, alors contentez vous de celui-ci et je ne veux voir aucune récrimination 😉 . Le PRG, satellite du PS, si peu radical et encore moins de gauche sinon à la considérer libérale, à la droite de Valls, vient de décider qu’il présentera une candidate, Sylvia Pinel, à l’élection présidentielle de 2017. Malgré un passage dans le gouvernement fauxcialiste (qui se rappelle qu’elle fut ministre du logement ?), personne ne la connait. Pourtant, son parti la propulse candidate direct, sans passer par la case primaire. La BAP (belle Alliance Populaire) se résume donc à une coquille vide dont la popularité laisse visiblement à désirer. On jurerait un suicide politique. Mais connaissant ces gens là et leur rouerie, nul doute qu’elle réussira à retirer sa candidature au dernier moment contre un plat de lentilles…Ou une louche de caviar.

#Baylet, une racaille au gouvernement

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«la lutte contre les violences faites aux femmes est une exigence, pas une priorité. C’est une exigence!» (François Hollande)

L’individu en question est on ne peut plus suspect à mes yeux, et pas seulement pour ses opinions politiques, qui s’accommodent fort bien de l’air du temps. Un parti qui a pu soutenir sans rire quelqun comme Tapie dans un parti dit de gauche fera date dans l’histoire du confusionnisme. Je l’ai déjà brocardé à plusieurs reprises ici pour son goût des affaires, dont certaines lui ont valu des démêlés durables  avec la justice, ce qui me semble difficilement compatible non seulement avec l’esprit de gauche tel que je le conçois, mais également avec tout exercice d’une fonction politique si le monde était bien fait, c’est à dire intègre et transparent. Mais voilà que j’apprends qu’en plus d’être peu regardant quand à la nécessaire probité de tout homme politique ,  le malfrat est également coupable de violences physiques envers son attachée parlementaire d’alors :

en 2002, Jean-Michel Baylet était accusé par son assistante parlementaire, Bernadette Bergon, de l’avoir frappée et forcée à démissionner. L’affaire a été classée sans suite. Mais d’après les informations obtenues par BuzzFeed News, le sénateur a passé à l’époque une transaction secrète avec la victime pour éviter toutes suites. (source)

Il fallait vraiment que plus personne ne veuille entrer dans un tel gouvernement en perdition pour aller chercher une ordure pareille… Après Cahuzac, le ministre qui fraude le fisc et Le Guen qui fait dans la dissimulation de patrimoine, voilà le ministre violent et caractériel qui frappe les femmes… Franchement, il n’y a pas que pour notre emploi, crois moi, que… #onvautmieuxqueça

NON, je ne suis pas primaire (poke @carolinedehaas @PrimaireGauche @ElliotLepers ;)

Voilà ce que je viens de recevoir de la part de ces brillants communicacteurs, Caroline De Haas & Elliot Lepers :

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Non mais oh ! Toi même !

(Mais comment savent-ils ce que j’en pense, de leur primaire ? Ce n’était pas la peine de m’insulter pour autant…)

(Ce doit être à cause du contre référendum, en  réaction au répugnant  Cambadélis, que j’avais signé à l’époque…).

(mais bon, quand on creuse, voilà ce que l’on trouve :

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 De l’argent, toujours de l’argent… Tous les mêmes !

(Sauf ma mère).

Pourquoi Macron et Baylet sont lamentablement ridicules dans leurs habits du dimanche

Sans titreD’ordinaire, les dimanches en politique sont plutôt calmes. Mais celui-ci échappe à la règle. Je passerai assez vite sur la nouvelle provocation en forme d’élément de langage puisque répété trois fois par des personnes différentes (Rebsamen, Valls, et aujourd’hui Macron) qui – alors que Cambadélis persiste à tenter de nous faire croire de nouveau que ce ne serait qu’ une maladresse – ressemble de plus en plus à une manière de préparer le public à une nouvelle réforme tout en testant la patience des syndicats. D’autres évoquent également une stratégie délibérée pour rassurer la commission européenne sur l’orthodoxie parfaitement libérale du budget de la France. Qu’importe. Je veux parler de cette ignoble stigmatisation permanente des chômeurs, de plus en plus insupportable. J’ai même entendu un représentant de FO sur France Info aujourd’hui dire que cela lui apparaissait comme nauséabond de faire reporter ainsi la responsabilité du chômage sur ses victimes. je confirme. Mais ce que je voudrais dire à Monsieur le ministre de l’économie et à ses semblables, c’est que lorsqu’on est capable de dépenser  un milliard d’euros sans raisons et en pure perte, et cela en commettant l’exploit de ne pas du tout se sentir responsable de la gabegie en question, on ferait mieux de  se la fermer. Voilà une somme qui aurait bien mieux servi aux plus démunis…

Mais ce dont je voulais parler surtout,  c’est de cette menace assez ridicule de Baylet, sénateur déchu et si peu vierge de toute critique quant à sa respectabilité, de quitter le gouvernement. Il nous avait déjà fait le coup avec la réforme territoriale qui n’avait pas l’heur de lui plaire. Il récidive avec cette fois tout un tas de mesures : renoncer à la suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu et suppression pure et simple de quatre nouvelles mesures de la politique familiale (baisse des aides à la garde d’enfant, réduction de la prime à la naissance pour le 2e enfant, décalage de la prime d’accueil au jeune enfant et partage du congé parental). Tiens ? Heureusement que mon petit doit  me parle en écrivant ! j’avais totalement oublié qu’il n’y pas eu un seul mais deux précédents de chantage à la sortie du PRG du gouvernement cet été. C’est dire le sérieux de l’ultimatum. Pour un parti qui pèse si peu, c’est plus que  risible. On pourrait même accentuer, si l’on était méchant (et je veux l’être devant un  parti si terriblement hypocrite jusque dans son appellation) le côté  grotesque du PRG en évoquant comme cela en passant le titre d’un site d’information que je n’ai hélas pas retrouvé qui laissait à entendre que si le PRG voulait quitter le gouvernement, c’est parce que ce dernier n’était pas assez de gauche…  On ne rit pas. On s’esclaffe.

la pieuvre a encore frappé #baylet #PRG

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Qu’on se le dise ! Voici le gagnant du  top ten de la pensée politique du jour, probablement partagée par bien des blogueurs (et gueuses) de gouvernement, moutons de la presse nationale volontiers anti-mélenchonniste,  si l’on se fie à certains  propos peu amènes à notre endroit. Il est vrai que dans le registre idéologique (en réalité plutôt pauvre en arguments) de la nov langue socialiste et plus largement soc’dem, lutter contre, c’est être pour. Curieuse inversion de langage… Les figures de rhétorique inversée ont encore de beaux jours devant elles… Vive la manipulation mentale au service de la pensée politique dominante ! Mais venons en au fait. je veux parler de ceci :

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Voilà ce que j’écrivais  en 2011 dans « Baylet, l’homme pieuvre » quand le Monsieur a eu l’audace de se présenter aux primaires socialistes (pour s’en plaindre ensuite d’ailleurs), et qui est toujours autant sinon plus d’actualité : « Nous voilà donc face à un homme et un parti qui n’existent pas, ou si peu que le simple fait que Jean-Michel Baylet ait pu en être le président pendant 26 ans autorise Romain Blachier avec ma bénédiction à écrire à son sujet : « Cela montre la grande stabilité qu’aura su faire régner Monsieur Baylet sur sa cabine téléphonique». A l’époque du portable, cela en dit long sur sa notoriété et sa capacité à peser sur la scène politique française…« . Premier costard pour le patron du groupe d’édition de La Dépêche du Midi,   qui a toujours autant de mal à se situer politiquement depuis des années, ce qui n’empêche pourtant nullement son arrogance, malgré  les affaires qui lui pendent au nez. Et sa bêtise. Car enfin, voilà un homme qui nous dit comme cela en passant, tirant sur tout ce qui bouge et surtout sur ce qui ne lui ressemble pas (non seulement le FdeG, mais également le PCF  et EELV), c’est à dire des partis avec de vraies convictions non oligarchiques, et bien de gauche, que ce n’est pas la misère, la précarité, le manque d ’emploi et les situations de chômage qui lui sont consubstantielles, ou  les affaires politico- juridico-financières (comme celle qui frappe son pote du PRG qui a eu  les mêmes errements que lui, à savoir B. Tapie) qui éclosent les unes après les autres suite au black out sarkozyste, ou les multiples conflits d’intérêts qui discréditent durablement le pouvoir politique, qui poussent les gens vers l’extrême droite, mais Jean-Luc Mélenchon, lui tout seul himself… Ben tiens. C’est facile. L’attaque est la meilleure défense. Sauf que. Certains savent. Les autres pérorent. Et continuent de penser, le sens critique totalement éteint, que nous serions les vrais coupables. Que la vraie gauche, c’est eux. Celle qui gère les affaires (oui mais lesquelles ? Judiciaires ?) …. Ben tiens. C’est plus facile comme cela que de  remettre en question sa propre lâcheté… qui à mon sens fait bien davantage pour faire le lit de l’extrême droite. N’a-t-elle jamais eu autant de visibilité médiatique qu’aujourd’hui ? Qui a donné autant d’importance à des petites frappes comme Gabriac ? Et autant d’interviews à la grosse blonde qui tache ? Et l’on voudrait faire passer Mélenchon et ceux qui le soutiennent pour un facho ? Ben tiens, t’a qu’à croire à l’opération d’enfumage…. si t’a pas trop de cerveau… Comme ce blogueur de combat là…. Qu’on se le dise ! CQFD…. Au suivant !

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Lettre d’un gros con de gauche à koztoujours

Pour commencer le dialogue, il est utile de préciser le contexte, que voici. Alors que je venais de découvrir Google reader, je tombe sur cette image, qui attire mon attention… librecoeur

Graphiquement, cela attire l’œil, vous en conviendrez. Et puis, Joe Cooker, j’aime plutôt, je me dis on va voir la suite, ça peut être sympa…. Je clique sur le titre du billet et je me retrouve là :

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Bon…. Toujours attiré par ce graphisme dépouillé, que j’apprécie, et cette douceur laiteuse, qui me met en confiance, je poursuis ma lecture, et après un brouhaha de mots sur la causalité des chaînes et le refus qui honore l’auteur de répondre à celle à laquelle l’invite le Modem, voilà que je me retrouve ici :


« Alors où me situe-je, politiquement parlant ? » se demande benoîtement notre collègue blogueur à la charte graphique raffinée.  Je vous passe les détails, la réponse est : « droite canal gaullo-christiano-sociale ». Bon. Petite déception, je m’attendais à mieux, je me disais qu’on pouvait être de gauche et partager mes goûts visuels, mais manifestement, que nenni. Jusque là, rien de bien grave. Mais c’est après que ça se gâte. Au détour d’une phrase, alors que je cheminais tranquillement tout en m’efforçant de ne pas perdre le fil du raisonnement dans un univers qui n’est pas vraiment le mien, voilà que je me retrouve soudain agressé d’un coup de matraque sur la tronche, au détour de ceci :


«  Quand je lis en revanche que Jean-François Copé – que j’aime bien, comme Alain Juppé, n’en déplaise à tous ces gros cons de gauche1 – considère, à la suite du débat sur le travail dominical qu’il serait révélateur de ce que la droite n’a pas “crevé l’abcès” sur les questions de société, je tords le cou : dans quel sens la droite est-elle censée opérer sa clarification ? »


Que quelqu’un aime Jean-François Coppé, c’est son droit. J’ai déjà tordu le cou à ce dernier à propos de ses déclarations indignées dans un billet précédent (« Coppé en short »). Dossier clos. Mais que moi et tous ceux qui me sont chers, nous nous retrouvions insultés et que je laisse passer cela, hors de question. Là, une fois de plus, oui, je le confesse, Monsieur le catho tendance gaulliste, même social, j’ai vu rouge. Et vous ai envoyé le commentaire suivant :


« 26. gauchedecombat  |  18 January 2009, 16:59     lien

 » Considérons que je suis un “gros con de gauche” (92 kilos, ça le fait), que je ne sais pas qui tu es, que je me sens insulté, mais que je suis quelqu’un de plutôt censé, malgré mes humeurs… je vais donc m’enquérir illico des balises exactes permettant de nous départager idéologiquement… sinon humainement (je ne parle pas pour ma part de gros cons de droite, bien que je ne comprenne généralement pas qu’on puisse en être, un homme ou une femme ne se résument pas toutefois pour moi à leurs idées politiques)et je reviendrai te voir sous la forme d’un billet qui s’intitulera “lettre d’un gros con de gauche à koztoujours”. Te voila prévenu. Et comme un homme prévenu en vaut deux… qui se retrouve avec un poids de connerie considérable ? »


Chose promise, chose due. Mes ami(e)s de gauche, j’en appelle à votre solidarité gauchiste, bien que nous ayons des nuances d’appréciation sur ce que doit être notre grande famille, nous ne pouvons permettre à ce blogueur flou de nous insulter sans lui rendre la monnaie de sa pièce. Je vous propose donc d’initier une (je l’espère) longue série de billets qui contribuent à clarifier le débat, et remettent ceux (et celles…) qui franchissent la ligne rouge à leur place. Que ce monsieur Koz ne juge pas utile de voir « dans quel sens la droite est-elle censée opérer sa clarification », c’est son problème, s’il aime à évoluer dans le brouillard. Mais ne gagnerons nous pas, nous, gens de gauche, à définir nos positions ? Voilà qui serait un bon moyen de répondre à ce petit agité méprisant qui nous gouverne en lui démontrant que ses tours de prestidigitateur ne fonctionnent pas, et que la droite et la gauche ne sont pas des notions dépassées… Permettons aux français d’y voir plus clair, et de pouvoir se positionner avec davantage de repères. Permettez moi de lancer l’offensive. Car,  m’étant senti offensé le premier, à moi le choix des armes…

Commençons par le début. Comme cela est généralement connu, les notions de droite et de gauche remontent à l’époque de la révolution française, en 1789, lorsque les opposants au droit de veto royal se regroupaient à gauche de l’hémicycle, tandis que les partisans du pouvoir royal en formaient l’aile droite (1). Voilà qui nous situe le débat plus précisément, Monsieur Koztoujours, et qui remet l’adversaire là où il se trouve, alors que lui-même se pose la question…. « Dans quel état j’ ère ? »….(cf. son article, déjà cité). Ravi de vous avoir rendu service, non, non ne me remerciez pas.


En consultant Wikipédia, nous apprenons que « la gauche désigne la partie gauche de l’hémicycle d’une assemblée parlementaire et les personnes et partis qui y siègent habituellement. Les partis de gauche se rassemblent généralement dans la promotion d’idéaux progressistes et de liberté, la critique de l’ordre social et la volonté de réformer celui-ci dans un sens égalitaire et rationnel. Elle comprend la social-démocratie, le radicalisme, le socialisme, le communisme et l’anarchisme «

En France, en 2008, les principaux partis classés à gauche sont :


* le Parti socialiste (PS)
* le Parti communiste français (PCF)
* les Verts
* le Parti Radical de Gauche (PRG)
* le Mouvement républicain et citoyen (MRC)
*La Ligue communiste révolutionnaire qui devrait donner naissance, bientôt,  au NPA
* Lutte ouvrière
* Le Parti des travailleurs dissous en juin 2008 pour devenir le Parti ouvrier indépendant


Il existe d’autres partis ou mouvements non représentés au parlement :


* les Alternatifs, anciennement l’Alternative rouge et verte (AREV)
* Alternative libertaire
* la Coordination des groupes anarchistes
* la Fédération anarchiste
* la Coordination nationale de la gauche républicaine (CNGR)
* le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS)
* l’Alternative unitaire pour une gauche antilibérale
* Alternative citoyenne, en Île-de-France, et mouvements similaires dans certaines régions

Ainsi que des associations, mouvements et collectifs qui, bien que n’ayant pas de rôle électoral contribuent à la vie de la gauche politique (impossible d’être exhaustif, elles sont si nombreuses, c’est bien ce qui fait la force et la richesse (humaine) de la gauche) :


*la  Fondation Copernic
* le Mouvement de l’utopie concrète
* le DAL
* collectifs du 29 mai » ), qui appartiennent à la gauche antilibérale.
* ATTAC, et toutes les associations qui y ont adhéré…

Les mouvements PRS et Mars devraient quant à eux se fondre dans le nouveau Parti de gauche (PG) créé par J.L. Melenchon et M. Dolez.

Voilà pour les organisations qui composent le paysage en camaïeu (et vive les nuances et les différences de couleur !) de la gauche d’aujourd’hui. Je n’y ai pas cité, volontairement,  le nouveau parti de notre cher  soi-disant socialiste Jean-Marie ( Gauche moderne) qui n’a de gauche que le nom… (Je pense, sans avoir la prétention d’incarner à moi seul toute la gauche, que 99 % des gens de ma famille politique seront d’accord, n’est-ce pas ?).

Craignant de lasser par la longueur démesurée du billet, j’aborderai  dans un autre texte la ligne de démarcation idéologique qui, selon moi, définit les différences entre droite et gauche… hormis un rapport au pouvoir…. particulier.


By gauchedecombat


1. droite dont on apprend, toujours selon cette encyclopédie libre, que «  À l’origine, dans la plupart des sociétés, et notamment les sociétés occidentales, la « droite » est la place de la relation privilégiée avec le Roi. » Voilà qui est porteur de sens… face à un président qui se comporte comme tel. N’en déplaise à monsieur Koz. Il a choisi son camp.