#Moscovici, de la saucisse de Montbéliard à l’andouille de Bruxelles

j’ai eu l’étonnement de constater que certains, dans ma famille politique, écoutaient avec attention les propos de Pierre Moscovici (dont le départ dans sa circonscription a manifestement laissé un grand vide…) sur FRance Inter. J’ai saisi au vol un tweet assez savoureux :

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Quand on sait comment Juncker se moque avec un cynisme inégalé de toute morale en la matière, et comment  l’institution qu’il dirige s’est montrée exceptionnellement indulgente envers un scandale fiscal européen inégalé, qui aurait dû conduire toute personnalité politique digne de ce nom à la démission, je me dis que ce petit Pierre là est soit un benêt, soit un hypocrite. A moins qu’il ne soit d’une soumission sans égal, sinon son ambition personnelle, qui  le dissuade de tout sens critique, et du respect de toute conviction véritablement de gauche, et socialiste. Quant à l’honnêteté morale, en politique, il semblerait qu’elle n’ait plus cours, hélas.

La mafia des banquiers prend le pouvoir en France

BZl-N7FIMAAquWw (1)« I’m not dangerous ». Vraiment pas, non…

A peine suis-je informé de ce que le budget 2014 de l’état français comprend une disposition scélérate permettant l’amnistie des banques de toutes malversations sur l’octroi de crédits, et cela en dépit de tonitruantes déclarations venues de Londres à présent oubliées ou sujet de railleries ( « I’m not dangerous » !), que j’apprends également à présent la rumeur ¹ d’une possible nomination à Bercy de François Villeroy de Galhau, actuel directeur général délégué de BNP Paribas. Impossible de n’y voir qu’une simple coïncidence, surtout après les déclarations de notre sérénissime, à moins d’être naïf. Rassurez vous il ne s’agit pas pour autant de sombrer dans le complotisme de bas étage que je ne cesse de dénoncer. Il est de toute façon évident que le phénomène oligarchique pointé régulièrement et décrit précisément avec moult détails par le couple Pinson-Charlot ², étayé par leurs recherches sociologiques, est une réalité incontournable, qui explique bien des connivences de décisions en haut lieu, et qui dépassent largement les officiels clivages… . Ainsi, quand Bruno Arfeuille m’envoie sur la piste des banquiers provenant de l’ENA, il fait forcément mouche… Certaines pratiques du pouvoir s’y trouvent là, dans l’article de la Tribune, étalées au grand jour, et pas forcément pour le plus grand bénéfice moral d’une certaine gauche devenue bien adroite…

La fonction politique ne pourra retrouver sa crédibilité que lorsqu’elle se sera absoute de ce genre de pratiques, qui ne varient guère entre la droite et une gauche autoproclamée qui ne se distingue en rien quant à ce genre d’ambiguïtés. On ne peut pas être juge et partie et je vois mal comment un ancien patron de banque pourrait réguler réellement les dérives du monde de la finance sans parti pris,  et se voir de toute façon,  quelle que soit sa probité par ailleurs,  soupçonné de satisfaire même discrètement des intérêts personnels. La rénovation de la vie démocratique passe par là, et Hollande plus qu’un autre serait bien fondé de le comprendre et de l’appliquer.  Mais pour quelqu’un qui part de si loin, la tâche est forcément ardue… Le changement, ce n’est pas pour maintenant. A part peut-être pour le « patron » de Bercy ?

La suite au prochain épisode de la Saga du capitaine de pédalo et de son sabre de bois…

 .

¹ Elle n’est pas encore confirmée, et l’auteur d’une pétition que j’ai à tort relayée ferait bien d’être plus prudent. La divulgation de ce nom risque en effet de faire bien des vagues…

 ² … Ils récidivent avec « La violence des riches », « qui pointe une fois encore le cynisme des élites françaises et s’en prend à la délinquance fiscale, véritable sport de classe ». Je ne résiste pas à la tentation de vous en livrer une citation, qui entre en convergence avec les idées et la position politique exprimée ici :

 « dans un chapitre sur PSA, les deux auteurs s’interrogent avec ironie sur cette «deuxième droite». «Comment Pierre Moscovici a-t-il pu déclarer au Monde le 17 juillet 2012 : « Comme tout le monde, j’ai ressenti un choc à l’annonce du plan de PSA. Et c’est d’abord aux salariés et à leurs familles que je pense. » Mais pouvait-il être dans l’ignorance des difficultés de cette société en tant que vice-président du Cercle de l’industrie, dont Philippe Varin [le président du directoire de PSA] est le président ?»

 ² Bruno est un infatigable troll bienveillant qui ne cesse de balancer à tous les blogueurs de France et de Navarre un peu connus ses liens (pas toujours fortuits….) entre nos billets et tel ou tel article de journal…

Cacahuzac

cahuzac-jerome-20120126_0177Ma parole étant libre, il  m’importe peu de me voir éventuellement reprocher par les solfériniens (dont le sens critique s’est atrophié depuis un an) d’avoir des points de connivence avec la droite, du moins dans cette histoire. Car enfin, si la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac avait pu faire normalement son travail, les députés UMP n’auraient pas pu saisir aussi facilement  l’opportunité qui lui a été donnée d ‘en claquer la porte, alors que certains dans le mouvement droitier sont probablement tout aussi concernés par le sujet que l’ancien ministre du budget. Et même s’ils peuvent sembler donner l’impression de surjouer l’indignation, ce qui est de bonne guerre, je comprends tout à fait leurs griefs. Voilà une belle erreur de communication, une de plus. Car enfin, effectivement, il aurait été bien normal et légitime que cette commission entende le premier ministre, dans la mesure où elle a pu constater une divergence de versions entre Moscovici et Cahuzac au sujet de la fameuse réunion du 16 janvier qui se serait tenue à l’Elysée entre François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici et l’évadé fiscal… Une différence de versions qui ne permet pas de faire la lumière sur les véritables responsabilités du gouvernement. En refusant l’audition de Jean-Marc Ayrault, les membres du gouvernement accréditent d’emblée la thèse du « tous mouillés ». Et ce n’est pas très sain en une période où une avalanche d’affaires donne le sentiment grandissant du « tous pourris ». Le sentiment démocratique ne peut s’en porter que plus mal.

 

Citoyens, dormez en paix, la lutte contre la finance continue… (Mais à la #saucehollandaise)

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source

Dans le même moment où l’on apprend que le taux d’intérêt du Livret A baissera drastiquement pour le particulier, on nous annonce également que le fruit des dépôts des livrets dits réglementés, comme celui-ci, sera redistribué aux banques :

« Trente milliards d’euros issus de la collecte centralisée des livrets d’épargne réglementée comme le livret A et le livret de développement durable seront reversés aux banques, a annoncé vendredi le ministre des Finances, Pierre Moscovici. » (suite et source)

Le casse du siècle continue, avec la bénédiction des socialistes. Le bankstérisme a encore de beaux jours devant lui…. Et nous, éternels dindons de la farce hollandaise ? Continuons ainsi à prendre aux pauvres pour renflouer les banques, et le monde ira beaucoup mieux, grâce à ce gouvernement qu’on nous présente comme étant de gauche. Ah bon ? Depuis quand ?

 » Avec François Hollande, régalons la finance« …

Ce système dont Cahuzac n’est qu’un prête-nom…

CahuzacC’est Zgur qui m’a donné l’idée de ce billet. Rien qu’en lisant son titre, je me suis dit qu’effectivement, il y avait là matière à creuser :

« Cahuzac, ce maudit animal, ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal. »

Voilà qui fait clairement référence à la théorie du bouc émissaire. Et malgré tout le mal que je pense de ce Monsieur si peu de gauche, et sans vouloir excuser aucune de ses fautes qui d’ailleurs s’accumulent chaque jour davantage, je ne saurais laisser ces gens là s’exonérer aussi facilement de leurs multiples compromissions avec le monde de l’argent en prétendant si éhontément qu’il s’agit d’un cas isolé. NON. Cela est faux. Il s’agit uniquement de la face émergée d’un iceberg que nous connaissons bien au Front de Gauche pour l’avoir dénoncée depuis fort longtemps, nous qui sommes engagés et luttons pied à pied dans des organisations de manière militante avec pugnacité contre les conflits d’intérêts et l’utilisation de la fonction politique à des fins personnelles. Et dire comme la plupart des groupies hollandais que l’affaire Cahuzac est un cas isolé et ne remet pas en cause le gouvernement est entièrement faux. Les français sondés ici ne sont d’ailleurs pas dupes. 

je ne dis pas par là qu’ils sont tous pourris, comme c’est une mode facile et dangereuse, bien loin de moi cette idée démagogique, et si peu soucieuse des conséquences liberticides. Mais  Cahuzac n’est pas un exemple isolé, car plutôt un élément significatif d’un système perverti, duquel font partie aussi bien des gens de gauche que de droite et d’extrême droite, comme peuvent le prouver bien des éléments très factuels chaque jour. Aussi, soit on ne dit rien, on fait comme si, on se la joue ligne hollandaise et quatremerdisante en choisissant de faire de Mélenchon la bête à abattre pour mieux éloigner de soi toute critique ou toute proposition de système alternatif ainsi que pour écarter les soupçons, en utilisant l’élément  Cahuzac comme catalyseur de cette haine de l’autre, de celui qui refuse ce système perverti et anti-démocratique, malgré de belles apparences de démocratie seule unique et universelle qui relèvent de la démission collective. Ou alors, on accepte l’idée qu’un autre mode de système politique plus représentatif de l’ensemble des couches sociales, ce que n’est clairement pas celui-ci, est non seulement possible, mais éminemment nécessaire et urgent. Lui seul permettrait d’éloigner  le spectre de l’accaparement de notre vie politique par la démagogie populiste d’extrême droite, qui n’a par ailleurs aucun intérêt à ce que le bas peuple ait accès à la vie démocratique, contrairement à ce qu’elle professe. Il n’y a qu’à voir l’ascension fulgurante de quelqu’un comme Philippot,  énarque lui aussi, et haut fonctionnaire français de l’Inspection générale de l’administration,   pour souligner par un simple fait plutôt qu’un long discours anti-raciste à quel point c’est faux. Lui comme Marine Le Pen ne sont que des figures d’un système oligarchique qui participent de ce système anti-démocratique que nous dénonçons. 

Dans ce contexte plutôt épineux qui nécessite effectivement un grand coup de balai, et pas seulement du côté fiscal comme le suggère cette pétition d’un éminent confrère que j’ai signée, une complète rénovation de la vie politique publique est indispensable. Aussi, je ne comprends que trop bien le geste de cet élu socialiste, déçu que le dossier des conflits d’intérêts et du cumul des mandats soit encore remis aux calendes grecques. Effectivement, cela ne va franchement pas dans le bon sens. Oui, un autre monde est possible. Et urgent, manifestement, au train où vont les choses… Car en termes d’évasion fiscale et de conflits d’intérêts, je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises, comme les informations des jours prochains nous le confirmeront. (Il vous suffira pour vous en convaincre de taper Offshore leaks dans votre moteur de recherche favori… ). 

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Source :compte Facebook de Thomas

Post-scriptum : et en guise de cadeau bonus, cet aveu d’Edwy Plenel sur les déclarations de Moscovici (qui ne convainquent effectivement personne)

A lire aussi : cette note de la Fondation Copernic

Régulation des activités bancaires : le renoncement c’est maintenant

Epee-Bois-Enfant
Devinez à qui appartient cette belle épée en bois ?

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 Qui a dit : « Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant, il gouverne : c’est le monde de la finance. » ? (Non,  ce n’est pas Mélenchon…).

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 Moscovici se fout vraiment de la gueule du monde ! En tous cas des français, et plus particulièrement de ceux qui ont contribué à la victoire de Hollande. Comment parler de la France comme d’un « précurseur » en matière de régulation bancaire alors que le Président est justement en train de se parjurer ?

 Comme cela figurait d’ailleurs également dans les propositions du Front de Gauche,  le Président n’avait-il pas promis de séparer les activités de dépôt et de crédit de celles liées à la spéculation ?  Le 13 novembre, il a même réitéré ses engagements et promis que la loi « séparera les activités de dépôt, de crédit, que les Français connaissent, qui les rassurent, de celles liées à la spéculation, qui les inquiètent », et qu’elle « interdira aussi les produits toxiques et mettra de l’ordre dans les rémunérations comme dans les bonus ». Le projet a d’ailleurs été confirmé par Jean-Marc Ayrault, le 3 juillet 2012.

  Pourtant, nous apprenons aujourd’hui (l’info date d’hier, désolé,  pas eu le temps de vous en parler) que cela ne concernera qu’une infime partie des transactions  spéculatives, celles concernant le « trading pour compte propre« … soit  2 % des transactions spéculatives, nous dit-on. Plus rien sur le reste.  Scandaleux. L’histoire récente (de Dexia par exemple… ce gouffre sans fonds) ne servirait donc à rien ?

 Non seulement cela n’est pas à la hauteur des enjeux, et ne contribuera que très marginalement à nous protéger contre les risques des spéculations à risques, mais en plus,  le Président ment, puisqu’il ne tient pas ses engagements, voir tente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes…

  Encore plus grave, ce gouvernement porte atteinte aux intérêts populaires, si l’on considère comme  l’auteure de cet article particulièrement intéressant du Monde que « la séparation des activités est un enjeu démocratique ». Ce texte qui nous fait part des préconisations du  Comité Liikanen qu’évoque à juste titre Laurence Scialom est pourtant sans ambiguïté, et les personnalités qualifiées composant ce comité on validé cette analyse. Comme cette personne est certainement plus qualifiée que nous pour en juger puisqu’elle est non seulement professeur à l’Université Paris-X, responsable de l’axe « Monnaie-Finance- Intermédiation » au sein de l’unité de recherche EconomiX, mais également membre qualifié de l’ONG Finance Watch, (dont je suis les activités depuis la création avec intérêt), je m’en remets à son positionnement. Il se trouve que cette ONG a d’ailleurs estimé hier que cette réforme annoncée par Moscovici comme si innovante n’est à leurs yeux qu’une retouche cosmétique.

 Je ne peux donc que constater comme d ‘autres, de tous bords,  qu’il y a un grand écart entre les promesses et les actes… d’un candidat qui n’a pas eu ma préférence notamment parce que  je doutais fortement de ses capacités à lutter avec fermeté contre les forces financières capitalistiques cannibales.  La suite ne fait que me donner raison chaque jour d ‘avantage… C’est l’histoire depuis 7 mois d’une longue série de renoncements… qui font mal à toute la gauche. Le renoncement, c’est maintenant, comme dit Nath

Pourquoi, avec Hollande, rien ne changera… #oligarchie versus #placeaupeuple

En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers : l’alternance ne constituera pas une menace, bien au contraire, pour les classes possédantes.

Après José Sócrates, José Luis Zapatero, George Papandréou et Elio Di Rupo, François Hollande sera-t-il le prochain dirigeant socialiste à prétexter la « crise des dettes publiques » pour imposer aux travailleurs l’austérité et la régression sociale ? Au vu du pédigrée de ses responsables de campagne, il y a tout lieu de le craindre : c’est que les principaux conseillers dudit candidat se signalent par leur proximité avec le monde des affaires et leur volonté de rassurer l’Europe des marchés. A moins de quatre mois des élections, un passage en revue des troupes s’imposait.

Pierre Moscovici (directeur de campagne)

Ex-ministre en charge des Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin, Pierre Moscovici est vice-président du Cercle de l’Industrie. Ce lobby, représentant les intérêts des trusts français à l’échelle européenne, a été créé en 1993 par Raymond Lévy, alors président de Renault, et Dominique Strauss-Kahn, qui venait tout juste de quitter le ministère de l’Industrie et du Commerce extérieur. Partenaire du MEDEF, de l’Institut de l’Entreprise et de la Table ronde des Industriels européens, le Cercle de l’Industrie s’est doté du conseil d’administration [… la suite ici]

la fiche wiki de l’auteur

Amis socialistes, entendez vous le Cri du Peuple ?

PS : vote utile, vote qui mutile

Donc, hier dans UMP matin, l’excellent Pierre Moscovici est revenu à la charge sur le vote utile en invoquant le spectre du 21 avril 2002. A croire que plus la campagne de son poulain Hollande patine, plus le parti socialiste va jouer sur les peurs du peuple de gauche de se voir privé d’une représentation, même la plus pâlotte, au second tour de la présidentielle. Cet appel, qui désespère plus qu’Aulnay-sous-Bois, est une nouvelle mutilation de l’esprit.

Je ne peux dire mieux

Ce rappel incessant du 21 avril 2002 met en exergue l’absence de programme cohérent, d’engagement clairement en rupture avec la décennie que nous venons de vivre. La dernière idiotie en date : ce débat fumeux sur la création de 60 000 postes d’enseignants par « redéploiement » ou par créations effectives, n’est qu’un des stigmates de ce programme flou qui, visiblement, a du mal à convaincre. Jusque dans le camp du parti socialiste où les tenants de feu la gauche de ce parti en viennent à exiger des explications, à l’image de la sénatrice Marie-Noëlle Lienneman, pourtant douée pour avaler les boas constrictor.

Il y a beaucoup à dire sur les lacunes, les non dits, les manques et même les écrits du programme de François Hollande : acceptation de la règle d’or et, très précisément, « l’engagement de ramener le déficit public à moins de 3 % du PIB en 2013 sera tenu », tient à relever Pierre Moscovici dans l’interview accordée à Direct matin, mardi 17 janvier. Comment ? Par une hausse de la fiscalité sur les entreprises ? Non. Par une abrogation du « bouclier fiscal » et le rétablissement de l’Impôt solidarité sur la fortune dans sa pleine et entière conception mitterrandienne ? Je cherche.

Doit-on chercher là, dans ce flou, les raisons qui motivent le refus de François Hollande de débattre avec le candidat du Front de Gauche, programme contre programme ?  (... La suite ici]

j’allais intituler ce billet « un nouveau blogueur gauchiste est en train de naître »..  En fait, ce blog existe depuis un bout de temps je crois (plus d ‘un an ?).  Mais je voulais dire par là que  j’aime beaucoup la tournure qu’il est en train de prendre... Il est manifestement en phase de réveil militant, le gars, comme nous tous, au Front de Gauche, dopés que nous sommes par l’excellence de la compagne de Méluche, sa force de frappe face aux puissances de l’argent, face à oligarchie et autres ploutocraties, ainsi que face au FN. Une gauche qui retrouve ses couleurs, son esprit et sa capacité d’enthousiasme, à côté de laquelle celle des cousins fait bien pâle figure…  Rose.

je pense de plus en plus, au mépris des sondages (remember 2002) que Bayrou, que je n’aime pas (mais alors pas du tout)  risque fort d’emporter la mise, face à un candidat socialiste qui s ‘en démarque si peu, et à un candidat de droite que plus grand chose ne distingue de l’extrême… dont les électeurs de droite risquent fort de se démarquer pour aller vers un candidat plus présentable à leurs yeux…

La France n’est pas de gauche, hélas… Mais je ne doute absolument pas cependant que nous ferons un score plus qu’honorable, car comme tant d ‘autres j’attends, j’observe, j’analyse, j’espère   :  Et si Mélenchon était la surprise de la présidentielle ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à en rêver…  Et ce n’est déjà pas si mal, comme résultat, cette part de rêve qui faisait tant défaut à la gauche, ses derniers temps, quand elle était encore…     socialiste !

Vous pensez sérieusement,  les cousins du PS, que vous allez ameuter les foules, avec votre soumission au culte du marché libre et non faussé, avec votre lucidité et votre pragmatisme économiques  bien proches de la démarche de la droite, et tout ce que je nomme quant à moi la #cahuzacattitude ?

C’est toi qui a raison, Nathanaël : déjà des voix s’élèvent, au PS, pour protester… Alors, qu’ils ne rejoignent ! La gauche est ici, elle a changé de centre de gravité, au fil du temps… je ne cesse de le dire et de l’écrire, et je suis ma foi content que nous soyons deux, à présent… parmi tant d’autres qui ne demandent qu’à nous rejoindre !

Nous sommes en effet de plus en plus nombreux à surgir de la société civile, loin de ces partis d’apparatchiks qui se professionnalisent, démarche que mon militantisme réprouve.

A présent, les temps changent , Place au Peuple !

.

Dichotomie à gauche*

* Dichotomie : voir définition ci-après.


ben se méfier des mots

Ainsi, le mot « socialisme ».

Pour Wikipédia, « Le socialisme désigne un type d’organisation sociale basé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de production[1],[2],[3], par opposition au capitalisme. »

Pour l’EPAI de Fribourg, il s’agit d’une doctrine d’organisation sociale qui entend faire prévaloir l’intérêt, le bien général, sur les intérêts particuliers (opposé au libéralisme). (j’aime !).

Dans le lexique du collège Ahuntsic (Québec), c’est une philosophie politique qui se développe au XIXe siècle en réaction aux méfaits de la révolution industrielle. Elle se diffuse à travers le mouvement ouvrier et les divers mouvements d’opinion qui se constituent dans les grandes villes industrielles d’Occident. Le socialisme européen connaît diverses tendances, des plus modérées aux plus radicales, voire révolutionnaires. Il recherche la prise en compte des intérêts du plus grand nombre et prône une meilleure répartition de la richesse collective.

On est là bien loin de Manuel Valls, Ségolène Royal, Aurélie Fillipetti, Julien Dray, Bertrand Delanoë, Gérard Collomb, Malek Boutih, Jean-Louis Bianco, Claude Bartolone, Gaëtan Gorce, Michel Rocard, Dominique Strauss-Khan, Jean-Noël Guérini, François Hollande, Pierre Moscovici, Vincent Peillon, François Rebsamen, Georges Frêche (bien qu’il ne soit plus au PS, il y exerce encore une influence aussi importante qu’inexplicable), et des blogueurs qui sont dans leur mouvance, tels que Marc Vasseur, Romain Blachier, Désirs d’avenir 44, Gaël, Monsieur Poireau, Donatien et tutti quanti… à moins qu’ils ne me prouvent le contraire. Ou pas.

Ceci dit, pour qu’on ne m’accuse pas de n’être point très constructif, heureusement, il reste encore Benoît Hamon, Paul Quilès, Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Pierre Larrouturou, et tant d’autres (comme les blogueurs de ma liste d’amis ci-dessus) qui ne se sont pas compromis dans une pseudo-modernité (cf. : ma gauche à moi) sur laquelle je me suis déjà exprimé.


Et bien sûr, tous les amis du Parti de Gauche, et plus largement du Front de Gauche

Pour une (vraie) gauche de combat !