De la responsabilité de Valeurs actuelles (et de l’ensemble de la fachosphère) dans les risques de passages à l’acte #terrorismeXdroite #SciencesPoLille

Voilà une histoire qui à mon sens illustre parfaitement les limites de la liberté d’expression brandie cyniquement par ceux là mêmes qui la supprimeraient sans état d’âme s’ils arrivaient au pouvoir (1) : doit-elle aller jusqu’à accepter l’idée qu’en fonction de cette liberté de parole absolue, on aille jusqu’à faire savoir à quelqu’un qu’on a envie de le tuer ? C’est pourtant la mésaventure inadmissible et insupportable qu’a vécue le directeur de Sciences Po Lille. Son seul tort ? Avoir annulé une conférence en raison de la présence programmée de Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, dont le magazine a été – il est utile de le rappeler – plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale et religieuse, et qui s’est rendu en outre, compte-tenu de son absence totale de déontologie journalistique comme cela est de notoriété publique dans la profession, coupable de nombreuses malversations, comme le simple fait d’avoir mis en danger un informateur dans le cadre d’une affaire de terrorisme, ce qui m’apparait particulièrement grave, d’où ma volonté de le rappeler obstinément en soulignant ostensiblement leur négligence coupable. Sans parler en outre de leur papier antisémite à propos de Benjamin Stora…. Voilà ce me semble des motifs suffisants pour annuler une conférence dans un lieu dédié à l’édification de la jeunesse, pour qui on peut franchement rêver d’autres modèles plus humanistes et plus porteurs de transformation sociale que la simple reproduction et illustration d’un rejet xénophobe, et d’un discours raciste et anti-migrants comme celui véhiculé régulièrement par ce magazine méprisable, qui s’est également illustré dernièrement par un combat frontal envers les Sleeping Giants dont je suis qui l’a amené sans honte à inscrire ni plus ni moins que le Mémorial de la Shoah sur leur mur des cons tout personnel. Une honte absolue à mes yeux.

Et donc, dans le cadre d’une stratégie du chaos dont les lignes directrices m’échappent, le directeur de Valeurs et l’ensemble de ses soutiens dans la fachosphère (l’industrie des petits producteurs de haine, comme je les appelle, dont les figures en sont tristement connues, et reliés par des intérêts idéologiques et financiers, ou personnels), sont donc partis en croisade contre tous ceux qui ne leur ressemblent pas (et comme il y en a fort heureusement…).Sauf que cette guerre, qui pour l’instant se cantonnait aux espaces médiatiques, est en train de déborder dangereusement dans la réalité… En voici la démonstation :

Je ne vois vraiment pas ce qui peut justifier cela. Rien. Absolument rien. Quand on en arrive à ce niveau de menaces et d’extrémités, on ne peut vraiment pas dire qu’on se pose en rempart contre le terrorisme, alors qu’on est en train de le provoquer sciemment soi-même, en manipulant cyniquement des masses dont certains individus peuvent s’avérer psychiquement vulnérables, comme cela m’est une préoccupation constante, une responsabilité collective dont nul ne peut se défaire. Mais cela n’a pas l’air de faire reculer certains ténors de la fachosphère, visiblement toujours prompts à jeter de manière totalement irresponsable sur un plan collectif et sociétal de l’huile sur le feu, comme ce n’est pas la première fois pour cet avocat des fachos :

Jusqu’où cette guerre là ira-t-elle, qui se cache derrière de bien doux euphémismes en apparence épris de valeurs universelles, pour justifier dans les coulisses l’ignoble et le monstrueux : le racisme, le sexisme, les LGBTQphobies, la xénophobie, la haine des musulmans, des migrants, l’ antisémitisme, les théories complotistes délirantes, et totues ces fakenews imbéciles qui ne servent qu’à assoir leur détestable idéologie ? Doit-on attendre tranquillement installé dans son canapé de voir se produire l’irréparable ?

(1) Une revendication de la liberté d’expression aussi cynique qu’hypocrite au vu de la vraie nature de ces gens là, comme le démontre assez cette menace inacceptable d’un parti soi-disant démocratique proférée par la candidate du RN à Brest (source) :

On vous attend, Renée, et de pied ferme encore. L’antifascisme, ce n’est pas rien qu’un mot, une posture, dépourvue d’action… Vous feriez bien de vous méfiez, toi et les tiens. On ne nous menace pas impunément.