ALERTE ENLEVEMENT : le racisme d’état kidnappé par Enthoven !

Beaucoup ont été choqués tout comme moi, et à juste titre, en regardant Cash Investigation hier soir,  de la formulation de l’alerte enlèvement diffusée par le ministère de l’intérieur :

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En cause, la mention « de race noire ». Le mot « race » a en effet été supprimé depuis deux ans de la législation française, semble-t-il… Et pour de sérieuses, scientifiques et bien  rationnelles raisons.

[Ce qui fait d’ailleurs jouir les crétins de la fachosphère qui s’en prévalent pour s’exonérer à bon compte de leurs turpitudes, en rétorquant jusqu’à se croire supérieurement intelligents qu’on ne peut les qualifier de racistes puisque la race n’existe plus, et qu’ils s’en prennent de surcroit à des musulmans, ce qui n’est pas une race mais une religion. Ce à quoi je réponds invariablement que la loi sanctionnant ce genre de comportements publics délictueux porte sur l’incitation raciale (sic..) ET religieuse.  C’est ballot… Et toc]

De plus, c’est complètement idiot, car vu la photo, il n’y avait pas besoin de le préciser, visiblement. Pas davantage que la mention « de race frisée », « de race barbue », ou « de race myope », éléments tous aussi visibles. Le porte-parole du ministère, Pierre Januel, a exprimé ses regrets sur Twitter : « #AlerteEnlèvement : Certains termes du message, repris précipitamment, étaient évidemment inappropriés, regrettables et très rapidement modifiés. Nous comptons néanmoins sur votre mobilisation pour diffuser l’alerte et aider les recherches.» Une regrettable erreur que les services de l’état s’empressent donc de balayer d’un revers de manche devant l’urgence de l’alerte.

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Mais maintenant que le péril est passé, l’enfant retrouvé et en bonne santé, peut-être peut-on respirer et réfléchir plus posément, rationnellement, objectivement, et un peu plus en profondeur ? Car  personnellement, je n’entends pas voir cette « regrettable erreur » aussi vite effacée,  surtout quand j’entends dans le même moment un certain Enthoven, philosophe de bazar officiel (au sens où pourraient l’être les peintres officiels de l’ ex union soviétique) exonérer à si bon compte l’état en pratiquant un raisonnement étonnamment amalgamant et stupéfiant de bêtise qui instrumentalise ce qui n’est qu’un (bien qu’en effet choquant)  fait divers isolé tant qu’il ne m’aura pas prouvé le contraire par des statistiques fiables sur des événements éventuellement similaires…

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Chez moi, un con étant un con quelle que soit son origine ou sa religion pré-supposée, et l’enquête n’ayant pas été menée à son terme, je trouve ce Monsieur aussi particulièrement léger qu’éminemment péremptoire. En outre, que ce soit pour répondre à sa démonstration non étayée comme par rapport à cette erreur du ministère de l’intérieur, qu’on me permette de considérer que, malgré ma divergence profonde avec les thèses du PIR (puisque je pense que c’est ce camp là que l’éminent penseur vise particulièrement) envers lequel on ne pourra pas me suspecter de la moindre complaisance, le racisme d’état existe bel et bien.  j’en veux pour preuve le fait que le ministère de l’intérieur, et donc l’état et le gouvernement, sont bels et bien racistes puisqu’ils tiennent absolument à conserver, envers et contre tout, et alors même que l’état français a été condamné pour contrôle au faciès dans de nombreux cas, la notion de race dans ses contrôles,  puisqu’il a fait appel de la décision le condamnant,ce qui est profondément insupportable pour tout défenseur des droits humains. Mais Monsieur Enthoven est certainement beaucoup plus intelligent que moi… Sauf qu’il aura omis de considérer le fait que son intervention soigneusement médiatisée malgré son incroyable médiocrité (ce qui est aussi excessif devient en l’espèce profondément insignifiant) n’aura servit qu’à banaliser le racisme et à exonérer l’extrême droite de ses attaques ignobles en utilisant le même argument selon lequel les victimes du racisme sont elles aussi racistes, et les méchants antiracistes, des collabos et des faiseurs de tabous à propos  de – toujours la même notons-le – communauté… Venant d’un tel esprit supérieur, j’aurais attendu davantage de vision stratégique. Question de forces en présences… Mais aurait-il déjà, comme Messieurs Bouvet et Onfray, d’autres penseurs identitaires, choisit son camp ? Alors moi, le mien : la question semble réglée, malgré mon athéisme militant, je suis un Islamo-collabo-gauchiste. Vous pouvez aussi rajouter si ça vous chante :  laxiste. Voilà voilà… On avance.

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NB. Et si l’on venait à m’interpeler sur l’éventuelle faiblesse de mes arguments pour justifier de l’existence d’un réel racisme d ‘état, qui selon ce Monsieur relèverait d’une paranoïa (je ne savais pas qu’il avait fait des études en psychiatrie pour porter de tels diagnostics), je répondrais par un autre argument, ou plutôt deux en un. L’état n’est jusqu’à preuve du contraire pas une notion abstraite désincarnée, mais bien porté par des individus avec leur culture, leur positionnement, leurs convictions et leur sensibilité propre. Or, s’agissant de ce même ministère de l’intérieur, d’où vient cette alerte enlèvement, quand on sait que selon  plusieurs sondages (certains évoquant des proportions inquiétantes de plus de 50 %  des effectifs) les forces de l’ordre sont si fortement gangrénées par l’extrême droite, qu’on  me permette de douter fortement de la volonté de non-discrimination de ceux-ci…

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Une question politique centrale

Capture1C’est Sonya Faure  qui la pose dans Libération, dans une chronique abordant le concept de post-démocratie ma foi fort pertinente que je vous invite à lire en entier.

Post-démocratie [nom] : système politique qui, derrière les apparences de la démocratie, prive le peuple de son rôle politique.

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la suite ici

Voilà qui rejoint mes propres considérations, telles que développées ici assez régulièrement, sur l’inutilité de plus en plus évidente des élections telles qu’elles se présentent actuellement, compte-tenu du contexte. Le jour où les acteurs majeurs de ce système auront pris conscience de ce grand vide démocratique, et qu’ils voudront sincèrement changer le monde, ils arrêteront de se plier à de vieilles règles d’un système corrompu et à bout de souffle que de plus en plus de gens rejettent. Quand donc les politiques arrêteront de penser qu’ils détiennent seuls la vérité, unique et universelle, et que si la population n’est pas d’accord avec telle ou telle orientation, comme pour la loi El Khomri, c’est parce qu’ils n’auraient rien compris ? Tant de mépris, d’ignorance et d’incompréhension du monde tel qu’il avance et se complexifie, par la place d’internet notamment, me sidère. Complètement à côté de la plaque. Ou alors, d’un cynisme absolu qui ne leur interdit pas de tirer leurs marrons du feu, et de protéger les seuls intérêts de leur classe et de leur caste.

«On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit !» #presidentielle2017

je viens  de prendre connaissance, un peu tardivement je l’avoue, par le biais d’une réponse qui l’est beaucoup moins, d’un texte véritablement  intéressant comte tenu d’un contexte politique particulièrement affligeant (dont tout le monde voit bien à quel point il est anti-démocratique et anti-social), de Julien Coupat et Eric Hazan, dans Libé.

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Inutile de présenter le premier, auteur présumé du comité invisible qui a rédigé l’Insurrection qui vient (et « ultra-gauchiste » patenté du groupe « anarcho-libertaire » de Tarnac), dont il est utile de rappeler qu’il est toujours mis en examen depuis tout ce temps malgré l’absence totale de preuves. L’acharnement politico-judiciaire est à mon sens manifeste. Le second est un peu moins connu du grand public peu politisé et/ou peu lecteur. C’est un écrivain et éditeur français, fondateur des éditions La Fabrique, au parcours  pour le moins atypique avec lequel je vous invite à vous familiariser sur sa fiche wiki. J’ai sélectionné pour vous quelques extraits de ce texte qui me semblent significatifs :

[…] ils veulent encore croire à la politique. Ils n’ont pas eu vent de la nouvelle pourtant retentissante : toute cette politique est morte. Comme sont morts les mots dans lesquels se dit la chose publique – la France, la Nation, la République, etc. Comme est morte la pompe institutionnelle dont s’entoure le vide gouvernemental. La politique a poussé son dernier râle l’été dernier là où elle était née, il y a plus de 2000 ans, en Grèce ; Aléxis Tsípras fut son fossoyeur. Sur sa tombe sont gravés ces mots prononcés en guise d’oraison funèbre par le ministre allemand de l’Economie, Wolfgang Schäuble : «On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit.» Voilà. Tout est dit. Et sobrement.

[…]Qui écoute encore les journalistes, en dehors des jours d’attentat ? Qui a cure de l’opinion des «intellectuels» ? Qui se soucie, de nos jours, des déclarations des ministres ? Imaginez qu’un Premier ministre ait cette phrase orwellienne : «L’état d’urgence, c’est l’Etat de droit». Si quelqu’un prêtait encore attention à ses propos, on en plaisanterait encore au bistrot. Mais, tout le monde s’en fiche. Le vote FN et l’abstention de masse sont des  symptômes d’un système électoral rendu au point de rupture. […]

Nous en sommes là, en effet. Et je ne suis pas du tout certain que l’initiative dite #JLM2017 change grand chose à ce système ici précisément et judicieusement dénoncé, puisqu’elle emprunte au système dont elle prétend se démarquer le même chemin creux, qui ne mène nulle part, si ce n’est à la désillusion, et à l’échec. Certes, cela permettra à d’authentiques militants comme je le fus pour le même la fierté de travailler ensemble, de construire ensemble et de lutter ensemble dans un espoir commun.  j’ai connu cela, ce plaisir nécessaire, irremplaçable, de militer par delà les clivages partisans, aux côtés de militants d’origines politiques et sociales diverses, au sein du FDG. C’est un bon point, particulièrement positif, dans ma mémoire. Rien que pour cela, je ne dis pas que l’initiative de Mélenchon est inutile, loin de là. Mais comme Coupat et Hazan, je me dis que les chaînons essentiels de ce système vide de sens à part pour quelques uns qui  y ont des intérêts personnels  ne se laissera pas si facilement dépouiller. Et en tous cas, pas par les urnes, j’en ai acquis la certitude. Il nous faudra nous unir dans un élan bien plus efficace, et radical, pour l’emporter. Quelle en sera la forme ? je ne le sais pas encore. J’y réfléchis. Mais certainement pas en empruntant des chemins qui ont fait la preuve de leur impuissance à améliorer le sort de ceux qui ne sont pas au dessus de la pyramide. Or, ce ne sont pas eux qui font et défont les lois. Ni sous la droite, ni sous la gauche, ni au centre.

Michel #Onfray : l’ultime consécration #antifa

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On connaissait déjà la lente dérive de ce « penseur » autrefois classé à gauche, puis libertaire, qui par le biais de ses réflexions identitaires (dont j’ai déjà clairement exprimé ici ce que j’en pensais), l’amène de plus en plus à côtoyer l’innommable. Jusqu’à se retrouver dans un magazine d’extrême droite. Et voilà qu’on le retrouve à présent en Une d’un site particulièrement apprécié des souchiens. Il pourra toujours dire qu’on ne l’a pas compris, qu’il y a un malentendu, qu’il est victime d’un ostracisme de la part de barbares « islamo-gauchistes », ce faux concept de néo-cons qui ne veut absolument rien dire. Et c’est pas faute d’avoir essayé de me le faire définir par la réacosphère… Résultat : aucune réponse. CQFD. En tous les cas, réussir à se voir monter en épingle par un tel site nauséabond, voilà qui constitue un exploit, pour un philosophe… des lumières ? Oui, peut-être, mais alors de ceux qui ne l’ont pas à tous les étages.

Enfin un (gentil) libéral jeté en pâture aux (méchants) gauchistes sur un plateau de télé (belle revanche) #CSOJ

Captureje ne fais pas partie de ceux qui revendiquent fièrement n’avoir pas de télé. La mienne est en bien piteux état (nul écran plat chez moi, pas les moyens), mais comme je ne me sens nullement obligé de la regarder, elle  me suffit.  Mais hier soir cependant, le programme de CSOJ semblait plutôt alléchant :

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 Mais je vais vous étonner, il se trouve que j’ai un peu de vie sociale, et hier soir, je suis allé voir un spectacle dans une MJC du coin. Il s’agissait d’une série de sketchs de plusieurs humoristes en herbe… Enfin, l’herbe n’était pas toujours très fraîche. Et je suis content car celle pour laquelle j’avais voté a emporté le palmarès du cœur du public. Elle le méritait amplement (ceux qui savent comprendront). Aussi, je n’ai pu regarder CSOJ, malgré mon immense frustration, enfin celle qui m’a surtout accueilli au retour lorsque j’ai réalisé ce que j’avais raté au vu des commentaires enthousiastes de certains sur twitter. Je l’ai donc regardée ce matin en replay. Rage. Agacement. Enervement. Pourquoi faut-il donc subir, contraint et forcé, ces presque deux minutes de pub qu’on ne supporterait pas sur une chaîne de service public ? (Surtout que c’en est une…). ça commence mal. Je ferme le son pour ne pas être emmerdé. Reviens deux minutes après. Grrr… La vidéo s’arrête quand on fait autre chose ? Saloperie de bordel de merde ! Font chier. « Patience et longueur de temps… ». Le thème de départ est celui du conflit d’Air France. Embrayage de Monique sur l’air bien connu (que je partage) de « Qui sème la misère récolte la colère », et de la violence des riches. Il m’est familier, mais mérite de rappeler quelques évidences, comme celle qui consiste à rappeler simplement que l’actuel PDG a déjà licencié 10 000 personnes. Avec celles qui résulteront de ce « dialogue social » (sic) tant réclamé par des hypocrites de haut vol qui n’appellent plus une chatte par son petit nom, on atteint la masse d’une petite ville de province mise au rebut. Mais ça, pour Pujadas, Valls et tous les autres médiacrates et personnalités politiques (plutôt moins que plus) de gauche, ce n’est pas de la violence, et c’est moins pire que d’arracher une chemise sous le coup de la colère. Ces gens là devraient-ils être guillotinés ? Leurs organisations syndicales respectives, si tant est qu’ils en ont une, mises sur la liste des organisations terroristes ? Toujours est-il que Madame Pinçon-Charlot nous informe en outre, comme cela en passant,  qu’une charrette de 5000 futurs remerciés est en réserve dans les cartons de la direction pour après après 2017, histoire de ne pas gêner les candidats (source Le canard enchaîné). Cela n’est qu’un détail bien sûr…. Passons. Le rigolo de petit économiste (Bouzou ? Jamais entendu parler) libéral obligatoire, présent sous ce nom là ou un autre – tant ils sont interchangeables dans leurs discours si convenu – sur tous les plateaux de télé ? Sans intérêt, passons. La philosophe qui énonce des platitudes qui ne sont que des redites en plus maniéré des idées force qu’à déjà exprimées Madame Pinçon-Charlot ? On passe. Ce qu’il s’agit de ne pas dépasser, par contre, c’est cette intervention de Frédéric Viguier (à 15mn45), qui développe un discours sur des points névralgiques de la situation qui, de l’avis de l’un des interlocuteurs, était un condensé du climat social français, et en contient bien des ingrédients plus ou moins explosifs… Tout d’abord, le fait que la violence, en l’espèce, était plus symbolique que réelle : deux mecs dans une foule, sous les caméras de télé, auprès des services de sécurité et des forces de l’ordre, devant témoins, dont, détail ultime qui a été survendu par l’hystérie médiatique, et pas seulement dans notre pays, les chemises ont été déchirées (Voilà : le roi est nu).  Alors qu’une violence bien réelle aurait été de se retrouver dans une impasse déserte, la nuit, face à trois armoires à glace avec une batte de base-ball dans les mains… Ensuite,  entendre cet écrivain, ancien DRH, souligner l’incompétence de Xavier Brosetta (l’un des torse-nu) pour raison d’incompatibilité de valeurs humaines et d’absence de projet d’envergure motivant de la part de la direction, voilà qui m’a bien plu. D’autant plus qu’il y a en effet, de la part d’un DRH quel qu’il soit, beaucoup d’incompétence à se mettre dans ce genre de situations dont on pouvait aisément deviner sans être Madame Irma qu’elle pouvait se révéler explosive. Mais aspirons goulûment la bouffée d’air pur constituée par la hauteur de  pensée et l’analyse plus flamboyante de Michela Marzano, lors du passage qui suit (18mn25). On sort là de toute évidence de la la pauvreté et de la médiocrité intellectuelle ambiante. Elle réagit à la vision techniciste, et déshumanisante coutumière des « gestionnaires de RH », qui consiste à penser les êtres humains en produits de gestion, et de ressources gérables et mesurables selon un tableau de bord pré-établi. « Peut-on parler de l’humain comme d’une « ressource ?… « L’humain n’est pas fait pour être utilisé« . « A partir du moment où on considère que l’humain est une matière comme les autres, on met déjà en place une forme de violence…. Il y aussi  une très forte violence à mettre en concurrence les gens les uns contre les autres « .  Bravo ! Bravo ! Bis répétita ! Une séquence terrifiante vient ensuite, à 32 mn, où l’on voit un ministre indien du travail dire textuellement, après qu’un employeur qui venait d’être lynché (pour de vrai cette fois) au point de perdre la vie, que c »tait « une leçon donnée aux patrons… De Paris en 2015 à New Delhi, deux visions extrêmes, tout aussi impensables. M’est impensable aussi cette vision de la violence extrême faite à cette salariée par des cadres d’Air France qui ont dressé devant elle un mur de verre d’une totale indifférence proprement inhumaine, dans ce passage que nous avons (presque) tous vus. Et notre philosophe de s’interroger, face à l’attitude du gouvernement actuel à propos de ce conflit :  » Là, c’est le problème de la mondialisation, de l’ultra-capitalisation, mais là, elle est où la gauche ? Il est où, François Hollande, qui voulait faire la lutte contre la finance ? »  J’avoue qu’après, j’ai complètement décroché, pour cause de parasitage de mon espace personnel par un bruit envahissant de vrombissement de motos assez incroyable, non loin de chez moi, qui m’empêche de tout entendre correctement… Je vais donc aller voir ce dont il s’agit…  Peut-être prendre des photos intéressantes ? Je vous laisse donc au (re)visionnage de cette émission. En tous cas, ça fait du bien de voir enfin un libéral isolé sur un plateau de télé. Ce n’est pas si courant, loin de là. ça fait plaisir, vraiment. Marre de la pensée convenue. Beaucoup de matière grise, de richesse et de bon sens dans cette émission, loin de ce que l’on entend habituellement de si libéral compatible et politiquement convenu, au PS comme à droite (et extrême droite si affinités…). Merci Monsieur Taddeï, malgré vos erreurs passées…

#CSOJ : la gauche de gouvernement a les penseurs qu’elle mérite…

Hier soir, sur France 2, dans l’émission de Taddeï, Ce soir ou jamais, qui nous avait  hélas habitués à la présence de davantage de fachos, nous avons eu droit à un débat entre Gauchet et Badiou. Échange d’arguments, définition de positions divergentes sans agressivité, en toute intelligence, franchement, j’ai apprécié ce (vrai) débat, enfin.. Toutefois, dans ce duel, Badiou était de loin hors catégorie, au point que je me suis demandé pourquoi certains milieux se sentaient obligés de sortir le vieux Marcel de sa naphtaline. Il fût d’une fadeur qui ne faisait avancer en rien l’enjeu d’une nécessaire et urgente transformation sociale que nous appelons de nos vœux. . Mais comme je ne le connaissais que très peu, et pour cause, j’ai lancé une balise sur twitter. Et le résultat fut plus qu’instructif. Un interlocuteur, je ne me souviens plus qui, m’a orienté vers cet article :

Le bureau d’En Temps Réel est composé de Stéphane Boujnah, Président, Gilles de Margerie, Vice-président, Catherine Sueur, Trésorier, et Bernard Spitz, Secrétaire.

Le secrétaire général est Laurent Saint-Martin.

Plusieurs chargés de mission issus du monde universitaire et de la recherche pilotent les différents projets d’En Temps Réel.

Le Conseil d’administration est composé de :

Stéphane Boujnah, directeur général de Santander Global Banking and Markets France & Benelux
Julien Cantegreil, directeur juridique adjoint de Kering
Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec
Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance
Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération
Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique
Gilles de Margerie, directeur général adjoint d’Humanis
Olivier Nora, président du directoire des éditions Grasset et des éditions Fayard
Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances
Catherine Sueur, directrice générale de Radio France
Karim Tadjeddine, directeur associé de McKinsey

Voilà qui est éclairant… je comprends mieux. De gauche, vraiment ? Celle de gouvernement à les penseurs qu’elle mérite… Ceux qui ont assisté à l’émission auront pu assister à la défaite de la pensée de cette gauche là. Qui n’attend plus rien. ET ne veux surtout rien changer.

@michelonfray, ce divin philosophe…

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Onfray a encore frappé…. à la porte de la droite la plus conservatrice !

j’avais déjà évoqué ma surprise à la lecture d’un tweet qui m’avait laissé sur le cul. Je ne  voyais pas ainsi l’auteur du Traité d’athéologie ou du Désir d’être un volcan, que j’avais appréciés à l’époque. Et j’apprends aujourd’hui que ce tweet n’est qu’un extrait d’un ensemble bien plus vaste : une interview donnée par le néo-philosophe à un journal de gauche au Figaro, rien moins que cela… C’était le 26 septembre dernier. Dans celle-ci, un autre extrait ne manque pas de surprendre encore, à propos duquel Guy Birenbaum (encore lui), sur twitter et facebook, nous alerte  :

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Onfray, le néo-réac, a donc encore frappé…. Un autre de la même lignée, Laurent Bouvet, faussement présenté comme « de gauche » dans la dernière émission de Sérillon, DPDA,  m’a agressé sur facebook en m’inondant de son mépris parce que je n’avais pas eu l’heur d’être d’accord avec lui sur le positionnement de son philosophe manifestement préféré. Il arborait d’ailleurs la même rengaine, comme un crachat à mon endroit,  selon laquelle les critiques proviendraient d’une certaine gauche bobo détachée du réel qui ne ferait rien qu’à réciter les antiennes du PCF (il m’a d’ailleurs demandé d’arrêter ma messe !) , ce qui m’apparait pour le coup, avec de bonnes raisons, éminemment suspect d’un anti-communisme primaire auquel je ne souscris pas, bien que je ne me sente pas directement concerné, appartenant bien davantage à la gauche alternative, alter-mondialiste, et critique. De plus, on ne peut guère me reprocher non plus mon élitisme ou d’être coupé des préoccupations populaires, quand on sait qui je suis, d’où je viens, où je vis et quel est mon parcours… Mais ce n’est pas de moi dont il s ‘agit  ici.  On jugera de la cohérence politique et de la stabilité idéologique de Michel Onfray à la lumière de ces quelques extraits de son parcours en politique provenant tout simplement de sa fiche wikipédia.  Certainement une production de l’intelligentsia capitaliste et bourgeoise inféodée aux intérêts de socialistes bobos qui, pour reprendre les mots de Bouvet à mon endroit, n’ont même pas pris la peine de lire son gourou… :

« Je suis constant dans mon choix : je soutiens la gauche antilibérale »… La preuve :

– En décembre 2006, […] il déclare exclure de voter en faveur de Marie-George Buffet, Olivier Besancenot ou Arlette Laguiller dont l’idéologie relève, selon lui, d’un « cryptomarxisme assez délirant ».

– Le 7 janvier2007, Michel Onfray signe une pétition lancée par le collectif « Unis avec Bové »

– le 4 avril 2007, il annonce sur son blog  son soutien à Olivier Besancenot, candidat de la LCR,

– Lors de l’élection européenne de 2009, il soutient le Front de gauche

– En mars 2012, il exprime son désaccord en matière de politique internationale avec la position de Jean-Luc Mélenchon

– favorable au nucléaire civil, Michel Onfray se réclame d’un postanarchisme favorable à un capitalisme libertaire, (ce qui pose la  question de sa cohérence politique et intellectuelle, dans les milieux libertaires, tant cette position est contraire à leurs valeurs et complètement antinomique)

Bien bien bien… Mais après tout il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas ? ;). ET puis, peut-être sont-ce ses origines éducatives ¹ qui remontent à la surface ? je dis ça…. Je ne voudrais pas paraître méchant !

NB. A quand un ouvrage d’Onfray pour lutter contre l’avortement et la GPA ?

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¹ Toujours selon wikipédia, Il a été « pris en charge » de 10 ans à 14 ans dans un pensionnat catholique à Giel dans l’Orne. Cela expliquerait bien des choses, entre son obsession quant à la théorie du genre et sa haine (inconsciente ?  ) du communisme.

 

 

 

 

 

Michel Onfray deviendrait-il un vieux réac ?

Capturesource : capture d’écran twitter

Le libertaire affiché aurait-il été récupéré par les homophobes de la manif pour tous ? je ne suis pas le seul à me poser des questions sur le contenu de ce tweet, qui n’a pas échappé à Rue89. Lire cet article de Clément Guillou, rappel utile, amusant et instructif à la fois….

gauchistes, vite à vos kiosques !

Le dernier numéro de Fakir (n° 58) vient de sortir ! Il est consacré comme vous le constater sur la couverture de ce numéro à un salaud de riche qui fait rien qu’à les embêter… Ya un gars dans la vidéo ci-dessous qui vous explique tout.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=sQ4Fls-LhgU&w=560&h=315]

Courrez vite ! Yen a jamais beaucoup, chez le marchand de journaux d’à côté, alors ho hop hop. Et que ça saute ! Moi, je file…

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