@alexiscorbiere ‏s’adresse au peuple… dans Valeurs actuelles, torchon raciste

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Décidément, chez les mélenchonistes, le confusionnisme politique est total. De pire en pire… Quand j’énonçais ici qu’on pouvait difficilement se revendiquer antifasciste et pointer à LFI, je ne pensais pas si bien dire. Après l’épisode de Ruffin qui remercie Chouard, leur kaiser qui fait part publiquement de son adulation pour un vulgaire complotiste anti-migrants de comptoir aux accointances antisémites, voilà maintenant qu’une autre personnalité de LFI se commet dans un torchon d’extrême-droite multi-récidiviste de la haine raciste et xénophobe… dont j’ai bien raison de penser ce que je pense, en blogueur politique éclairé. On a bossé notre sujet, nous. Voilà. Et donc…

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(comme quoi le souverainisme est en effet, et de plus en plus, une lèpre à gauche…)

… Il y a quoi comme logique et cohérence que de prêter le peu de caution morale qui lui reste, à Corbière, en se prélassant sur le tapis rouge d’un périodique (à jeter impérativement après usage… hautement toxique) qui s’est particulièrement signalé par sa constance dans la haine du gauchiste et de l’immigré, et du musulman, par ses unes si minablement et détestablement et indécrottablement racistes et racoleuses ?

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Inviter le peuple sur Valeurs, et qui plus est dans un article payant ? Fallait oser ! Honte de rien… Le peuple désargenté dont je suis, mais qui a encore une morale,  ne le remercie pas. Car comme dit l’autre…

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Post-scriptum : et dire que le même Corbière autrefois, n’avait pas de mots assez durs pour Valeurs actuelles :

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Quand Le Monde participe à l’essor du #FN

Aucun titre, surtout quand il apparait si visiblement en couverture d’un journal dit « de référence » tel que Le Monde, n’est insignifiant ni anodin. (Je le sais bien, moi, qui en cherche régulièrement, et même souvent plusieurs fois par jour). Et surtout celui-là (c’est la une de demain) :

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Face à la même enquête d’opinion, d’autres journaux et sites d’information ont choisi quant à eux de titrer que les deux tiers des français trouvent que le FN est un parti dangereux.

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CQFD. Dites, Le Monde, vous n’avez pas honte ? Une telle manipulation, ça porte un nom…

NON, le FN n’est pas le 1er parti de France (ni celui du peuple)

L’électeur FN, un «  beauf machiste, homophobe et xénophobe »,  stéréotype du « prolo raciste et abusé »? Pas vraiment. Mieux connaitre son ennemi, c’est mieux le combattre.

Le FN, parti du peuple ? Voilà un cliché ridicule qui ne résiste pas très longtemps à une analyse sérieuse. Et c’est justement à celle-ci que nous convie un livre passé à mon sens injustement inaperçu. Il rassemble une quinzaine d’enquêtes et analyses de politologues et de sociologues, issus pour la plupart de l’université de Picardie (UPJV).

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Sous l’égide de Willy Pelletier, une figure bien connue des étudiants (ou ex) en socio, coordinateur de la fondation Copernic, il nous apprend que le vote FN ne représente pas un électorat sociologiquement pré-déterminé comme on le pense communément, mais un conglomérat d’électorats que l’on peut retrouver dans  différentes classes sociales (« interclassiste »). L’ouvrage rappelle en outre une évidence que je ne cesse de marteler ici, tant le préjugé auquel elle s’oppose m’agace et constitue un affront à mes origines sociales modestes : Non, le Fn n’est pas le parti du peuple, des ouvriers, des sans voix, des pauvres et démunis  (et encore moins des femmes, malgré des apparences trompeuses) :

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Qu’on se le dise. Je file me procurer ce livre…

#Populisme avez-vous dit ? WTF ! (qu’ils s’en aillent tous !)

La défaite de la pensée…

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« Populisme »… Un mot valise pour des journalistes pressés en mal de réflexion personnelle et d’investigation sociologique plus poussée, assurément. Mal nommer les choses, c’est ne pas rendre objectivement compte de la réalité. Je suis profondément choqué en effet par l’utilisation abusive de ce terme, comme je l’écrivais hier à propos de deux événements notables sur la scène européenne : le rejet de l’extrême droite en Autriche et de la politique de Renzi en Italie. La différence de traitement journalistique entre ces deux affaires (l’expression populaire serait donc bonne en soi en Autriche et mauvaise en soi,  en Italie ?) est plus qu’étonnante. Elle révèle surtout soit une paresse intellectuelle manifeste, soit un parti-pris idéologique révulsant pour un homme du peuple que je suis. Il consiste à rejeter la voix des peuples quand cela n’arrange pas ses petites affaires, étant entendu que les élites dominantes européennes sont d’essence libérale, et mues exclusivement par leurs seuls intérêts de classe, bien davantage que par l’intérêt collectif. L’histoire l’a d’ailleurs clairement démontré à propos de la manière dont les institutions européennes ont traité la Grèce.

Faisant fi de toute considération humaniste, elles n’ont eu aucun remord à pousser au suicide toute une population, acculée aux dernières extrémités, ni à brader tout son patrimoine national à des vautours de spéculateurs infects. L’Europe ne s’est-elle pas tranquillement assise sur le vote majoritaire (le peuple ayant exprimé un rejet massif de cette logique austéritaire européenne) en obligeant Tsipras à accepter tous les plans d’austérité, quels qu’en soient les dégâts ? Et voilà qu’à présent, honteux et confus, les mêmes osent sans rire nous affirmer qu’il devient à présent indispensable de relancer l’économie qu’ils ont eux même étouffée. Ces gens devront un jour, question de justice sociale, rendre des comptes…

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La main sur le cœur, notre glorieux socialiste » (ne riez pas) national affirme donc qu’il faut en finir avec leur « propre » politique austéritaire, insufflée à travers leurs multiples gouvernements, qui obéissent sans la moindre objection, en France comme ailleurs, à leurs moindres desideratas, quel qu’en soit le coût humain ? J’en connais un qui, face à cette nouvelle donne européenne, va avoir l’air bien con, du côté de la droite dure, avec son programme de casse sociale sans précédents, et son offensive idéologique violente envers les fonctionnaires…

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Et après tout cela, on fait mine de s’indigner, en haut lieu, la cuiller en argent dans la bouche pleine de pana cota, de ce que ce vil peuple voterait mal ? Mais de qui se moque-t-on ? Oh, certes, le mépris du peuple et son corollaire avec lequel il se confond parfois aussi paresseusement, la pauvrophobie, n’est pas récent. Mais ce qui est nouveau, c’est de se prévaloir d’une prétendue connaissance supérieure des enjeux, alors qu’avec l’introduction d’internet, le peuple est de mieux en mieux informé. Même les sdf ont des smartphones, sachez le. Il faudrait peut-être enfin arrêter de prendre le peuple  pour des cons. D’autant plus que le populisme, au sens de volonté populaire, ça ne veut franchement rien dire, si ce n’est, je le répète et le souligne volontairement, l’expression d’un mépris de classe. Le peuple n’est pas une entité indivisible, vous et moi en faisons partie, et il y a autant de diversité d’opinions et de perceptions de notre univers qu’il y a d’individus. Aussi l’utilisation du terme de populisme, comme si le peuple était conditionné au vote d’extrême droite ¹ me révulse au plus haut point. C’est une facilité langagière et une paresse réflexive condamnable. De plus, c’est un mensonge : le peuple ne vote pas massivement pour l’extrême-droite, ce qui fait dire frauduleusement au FN dans notre pays qu’il serait le premier parti de France. C’est factuellement faux. Le peuple ne vote plus, s’abstient, vote blanc devant tant d’indigence politique. Et comme je le comprends, voyant ce que je vois, sachant ce que je sais… Ne nous demandez pas en plus d’être dupe de votre propre duplicité, qui ne sert qu’à vous permettre une paix bien factice avec votre conscience, les zélites… Si vous en avez encore une. Le peuple crève. Et vous emmerde. Et vous le fait savoir. Point barre.

¹ Cette affirmation est en outre factuellement fausse, malgré les cris de joie grotesques de fachos en ligne mal informés, ce qui ne change rien, bien que je comprenne leur volonté de se venger à peu de frais de leur défaite en Autriche. En Italie, le rejet de la politique de Renzi ne saurait se confondre avec l’extrême droite (60 % de fachos, en Italie, vraiment ?), l’ensemble du spectre politique étant représenté. C’est ballot… 🙂

Mépris social versus culture pour tous

img_20161022_110338Comme beaucoup à gauche, j’ai toujours vécu avec le sentiment plus ou moins confus selon les âges de la vie, l’humeur ou le contexte et la disponibilité d’esprit,  que la culture était un magnifique outil,  incontournable qui plus est,  contre l’abrutissement populaire. Une arme redoutable mais trop peu utilisée qui permet de lutter à la racine contre le formatage libéral prédateur, le racisme et les idées d’extrême-droite. Pour l’avoir pratiquée à titre professionnel, je sais à quel point est importante et efficace la concrétisation en milieu rural comme en milieu urbain de l’intelligence spécifique de l’éducation populaire. Dans une société réellement démocratique, il m’apparaît indispensable en effet de permettre à chacun(e) ¹ l’accès à la culture, toute la culture, et aux arts, tous les arts, et cela quelle que soit son appartenance ou son origine sociale, professionnelle, géographique, et ses moyens financiers. Mais c’est souvent là que le bât blesse… Notre pays est dans une phase d’appauvrissement généralisé dont  ne semblent pas avoir conscience ceux qui en sont épargnés… et qui nous gouvernent si mal,  ou  qui sont décideurs des équipements et actions culturelles et artistiques.  Pour mieux comprendre, je vais passer du discours général à l’illustration très factuelle. J’en veux pour exemple ce qui m’est arrivé ce matin. Sans emploi, mon budget est serré, et mes moyens sont comptés. Je m’étais inscrit à une sortie à l’Opéra de Nancy, où j’avais déjà connu lors d’une saison dernière une intéressante formule d’apéros concerts, qui a pour avantage de permettre à un public non averti de faire connaissance avec des œuvres parfois totalement inconnues du grand public pour un coût plus que raisonnable. Je l’ai fait car dans mon souvenir, (dont je réalise à présent mais un peu tard qu’il date de… 3 ans, quand j’avais alors un salaire confortable), l’entrée était à 6 euros, pour moi alors une paille. Mais l’eau coulant sous les ponts et la fortune allant et venant, je me suis retrouvé avec la désagréable surprise d’un ticket à 9 euros. Une somme dissuasive pour un grand nombre (et pas seulement en termes d’accès à la culture mais aussi aux loisirs ! je repense à cette femme seule avec enfants qui renonçait à l’idée de se rendre à une randonnée simplement parce qu’elle avait vu qu’étaient demandés 5 euros de frais en cas de covoiturage), comme ces entrées de cinéma au prix prohibitif  quand on n’a pas la chance ni la cadence de pouvoir s’abonner… M’étant déjà engagé auprès du groupe, je ne pouvais cependant faire machine arrière, bien que sachant que j’allais devoir me rembourser autrement.. Et m’abstrayant comme à mon habitude de ma seule condition personnelle, je me suis alors dit que j’avais en l’espèce vraiment mal à mon peuple. Car je connais et fréquente bien des gens pour qui un concert de musique classique est un luxe de privilégié , alors qu’il est pourtant tellement bénéfique de pouvoir assister à ce que j’ai vu et entendu, écouté ce matin (ce n’est qu’un exemple, bien d’autres pourraient être mobilisés), tant une telle qualité musicale, cela rend forcément meilleur… et plus riche. Mais l’argent… Et le confort, la routine, l’atmosphère et le contexte familier du bourgeois lambda ne lui font plus percevoir certaines barrières très concrètes et palpables qui se dressent contre l’abrutissement, qui n’ont rien de conceptuel ou de l’ordre de la seule volonté personnelle isolée. Il devient alors volontiers élitiste, sans avoir à se questionner sur ce point, tant tout coule de source pour lui, qui ne connaît pas ou plus d’obstacles à sa soif de connaissance et de découverte culturelle et artistique. Il peut même aller jusqu’à – s’il se lâche en roue libre – se permettre de mépriser ceux qu’il considère du haut de sa tour d’ivoire comme des sous-citoyens puisque si visiblement sous cultivés, à se contenter ainsi, aussi médiocrement, de se gaver de télé-réalités désespérantes de crétinisme, ce qui ne les aide certainement pas. J’ai ainsi entendu un mélomane averti se vanter en société lors de l’apéritif qui a suivi le concert de sa participation de chanteur amateur à un événement musical prestigieux, dont il disait que même certains de ses amis musiciens professionnels ont jalousé le lieu. Et une phrase m’est restée, qui m’a poussé à ressentir soudainement l’impérieuse nécessité de m’échapper d’un tel cénacle devenu si étouffant socialement, dans sa muette complicité : « et puis, hein – d’un air entendu – ce n’était pas du Goldmann ! »… Choqué. Pourquoi ainsi opposer aussi ignoblement un registre musical à un autre ? Faut-il donc aussi systématiquement (et à mon sens aussi médiocrement) déconsidérer un autre champ du même champ d’expression pour se prévaloir de son excellence ? Et faut-il ainsi mépriser à ce point une autre partie d’un peuple moins nanti à biens des égards, pour mieux exister soi-même ? Tout cela pour en arriver à la conclusion que lorsque l’on n’est pas conscient de la nécessité de permettre à la culture ² pour tous d’exister, on ne met pas en place les moyens y compris financiers de la voir exister, et utilisée. Et l’on peut alors très commodément rejeter toute une populace immonde abreuvée de crétinisme et d’inculture dans les oubliettes pestilentielles garnies de crocs de bouchers bien acérés de son immonde mépris social qui fait juger de haut toute cette piétaille qui n’éprouve aucune attirance pour l’élévation spirituelle. Ben tiens… Ducon. (non, même pas Monsieur).  Un jeu facile auquel la droite et maintenant une certaine fausse gauche se livrent un peu trop facilement, et impunément. Que ces gens là ne me demandent pas en plus d’être dupe de leur insupportable hypocrisie doublée d’une incohérence intellectuelle et factuelle opérationnelle majeure. Comment disent les jeunes, déjà, sur les réseaux sociaux ? Ah oui : « qu’ils aillent se faire bien cuire le cul ».

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¹à chacun(e), y compris et aussi (surtout?) à ceux que l’on en penserait (souvent à tort) les plus éloignés. En ce sens, il m’apparaît que le fait d’être un peu trop imprégné théoriquement de la fameuse pyramide de Maslow est un frein, qui nourrit et renforce le mépris social. On peut avoir faim ET avoir besoin de culture, ne pas avoir de toit ET être un artiste.

² et pas une sous culture de garnison à la Engelmann qui considère qu’il convient d’abaisser l’art au niveau du caniveau en repeignant une fontaine en bleu pour faire plus beau, ce qui relève d’une conception de l’art tristement appauvrie, et donc à une insulte faite au peuple, qui selon moi mérite le meilleur, et non le pire… Ainsi, ce maire d’une grande ville de Meurthe et Moselle que j’ai connu autrefois qui avait décidé tout bonnement de remplacer des pièces de théâtre qu’il jugeait élitistes pour les remplacer par… des prestations de la fanfare municipale ou d’aimables marivaudages ou autres opérettes qu’il jugeait plus… Populaires. J’avais honte pour lui.

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Petit message personnel et collectif aux libertarés #ZE

 « Si la richesse n’était que le résultat du travail acharné et du courage, chaque femme en Afrique serait millionnaire. » George Monbiot.

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Le Pen, le peuple ? Mon cul !

Le #FN, cette escroquerie permanente…

Mais quoi de plus naturel en somme pour la riche héritière du clan Le Pen de passer du château de Montretout au Foubourg Saint Honoré ?

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Le Pen, le peuple ? Mon cul ! Celle qui s’en revendique a toujours pété dans la soie, chérit les thèses libérales, et toute l’action de son parti démontre factuellement à quel point, partout où il est aux affaires, il s’en prend aux pauvres. On en a encore eu l’exemple avec leur attaque en règle contre le secours populaire d’Hayange, et leurs autres actions anti-pauvres dans les villes qu’ils gèrent…

un nouveau hashtag nous est advenu : #TSSHMLP

Sur les réseaux sociaux, à l’occasion d’une précédente campagne présidentielle, on connaissait le hashtag #TSS, qui signifiait Tout Sauf Sarkozy. Je me réjouis personnellement, bien que ce ne soit qu’un sondage, donc de fiabilité toute relative, de la brutale chute de popularité de cette tache sur notre démocratie, ou ce qu’il en reste.

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Toutefois, quand on fait l’effort (de plus en plus inaccoutumé en notre époque d’infobésité et d’immédiateté compulsive) d’aller plus loin que l’étiquette sur la boîte de camembert puant, on trouve une autre réalité  :

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… Manifestement, n’en déplaise tant aux suceurs de sang sarkozystes totalement exempts de morale   (prédateurs libéraux dont le discours se confond étrangement avec celui du FN),  que du côté des idolâtres hystériques de Pépère (pas si bonhomme qu’on a coutume de s’en désoler),  au bilan tout aussi désastreux, les français n’en peuvent plus et n’en veulent plus. Aussi faudra-t-il un autre hashtag pour la prochaine campagne déjà en cours, à propos duquel j’anticipe techniquement. Un signe de ralliement possible pour la gauche pour de vrai ? #TSSHMLP . Ce qui veut dire très concrètement : Tout Sauf Sarkozy Hollande et Marine Le Pen. 

(Twittos en folie, merci de le noter dans vos agendas électroniques, surtout si vous avez comme moi une mémoire de poisson.  Rouge, le poisson, ça va de soi ;)-  )

drôles de priorités médiatiques…

Pendant que dans notre pays de plus en plus étriqué des imbéciles finis à la pisse de crapaud jaugent sur un ton haineux la longueur de tissu admise sur les jambes de certaines femmes en les traquant sur les plages, le bilan des victimes du tremblement de terre en Italie ne cesse de s’alourdir…

Le puissant séisme qui a frappé la péninsule dans la nuit de mardi à mercredi a causé la mort de 247 personnes, selon le dernier décompte de la protection civile italienne ce jeudi matin. Les recherches d’éventuels survivants pris au piège des décombres se sont poursuivies toute la nuit, compliquées par les quelque 200 répliques ressenties jusqu’à Rome. 

Le tremblement de terre, au moins de magnitude 6.0, a partiellement détruit au mois trois villages dans une région montagneuse au nord-est de Rome. (source)

Question de priorités… Nous n’avons pas les mêmes valeurs. je tiens à exprimer ici toute ma solidarité avec nos voisins italiens durement éprouvés. Mais puisque ce n’est pas dans notre pays, les bons  patriotes s’en foutent. Bande de cons.

Le mépris de Michèle Delaunay est un mépris de classe, et de caste

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Cela ne vous rappelle rien ? >  « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »(Laurence Parisot, Medef)… Quant à la précarité de Madame Delaunay, il semblerait selon mes informations qu’elle soit toute relative comparée à celle dont souffre le salarié lambda…. Quelle indécence !

Nous serons d’accord au moins sur un point. Le mépris est une marque sociale forte qu’il convient de ne pas manier à la légère.  Pourtant, après en avoir volontiers gratifié notamment sur twitter ¹ tous ceux qui ne partagent pas son avis sur la loi El Khomri, et ils sont nombreux, Madame Delaunay se fend donc à présent d’un billet sur son blog personnel où elle poursuit son œuvre au noir… Sombre entreprise en effet que de prétendre combattre ledit mépris en le poursuivant, en l’étirant délibérément, le  peaufinant, jusqu’à lui donner un nom, et un visage.

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J’en tiens pour preuve les propos mêmes  de Madame l’ex ministre et actuelle députée de Bordeaux dans le texte :

« Je le reconnais: ma colère concernait plus les initiateurs de la pétition demandant purement et simplement le retrait de la loi travail avant même que personne n’ait le texte en sa possession que les pétitionnaires eux-mêmes. Je ne veux pas même les citer et j’aurais préféré les entendre en leurs qualités sur les inégalités sociales et culturelles des femmes ou sur le drame des réfugiés. Car en effet de quel mépris font-ils preuves en demandant le retrait d’un texte qu’ils n’ont pas pu analyser avant le lancement de la pétition ; avant son examen et son amendement par les parlementaires qui représentent la démocratie dans notre pays ; envers la ministre Myriam El Khomri qui donne son nom à cette loi et reçoit des insultes bien peu en rapport avec son parcours et sa condition de femme ?

Le mépris, encore et toujours. Cette pétition bienvenue que j’ai immédiatement signée (cela fait-il de moi l’imbécile que Madame Delaunay pointe d’un doigt vengeur ?) démontre factuellement à quel point la demande de plus de démocratie est forte dans notre pays.  Elle ne saurait se limiter encore et trop longtemps à la seule représentation nationale derrière laquelle cette députée là se réfugie,  si peu représentative pourtant des français dans leur diversité : âge, sexe, religion ou non, origine sociale, niveau de revenus, etc… Et donc, poursuivre de sa hargne personnelle les initiateurs de cette pétition, dont Madame De Haas est la figure médiatique la plus visible, parce qu’elle a le courage de s’exposer personnellement, cela ne comporterait-il pas quelque dose de mépris ? Prétendre que cette personne, qui se qualifie en premier lieu de féministe, aurait quelque responsabilité que ce soit dans des attaques ignobles touchant Madame El KHomri pour le seul fait qu’elle soit femme (voir pourquoi pas son origine étrangère tant qu’on y est ?), cela ne porte-t-il pas en soi les stigmates avilissants du mépris qui va jusqu’à la calomnie ? Persister à penser, comme acculée dans ses derniers retranchements – la loi El Khomri étant en effet pour nombre d’entre nous une voie sociétale sans issue – que tous ceux qui ont signé cette pétition sont des idiots, puisqu’ils n’auraient pas lu et pas pu lire le texte de loi avant d’avoir signé, voilà qui est d’un mépris sidérant. Un mépris de classe et de caste du possédant et du sachant qui dénie à quiconque n’en est pas le droit d’avoir un avis éclairé sur une question qui touche pourtant à son quotidien à la fois le plus banal et le plus profond : son travail et ses moyens d’existence. J’ai lu le contenu du document de projet de cette loi qui a fuité avant son examen en conseil des ministres, lequel a été judicieusement déprogrammé.  Il est ici. Bon nombre de ceux qui sont à l’origine de cette pétition l’ont lu également, tout comme des syndicalistes, des juristes, des militants sincères, et une bonne partie des pétitionnaires. Mêmes des personnalités politiques de premier plan, au PS, proches de Hollande, ont décrié les fondements de cette loi jugée par beaucoup – sauf à droite, c’est tout dire… – régressive pour les droits des salariés. Mais Madame Delaunay continue à enfiler des perles sur son chapelet de contre-arguments, fournis par je ne sais quels experts en éléments de langage, préférant continuer à prétendre (c’est beaucoup plus confortable) qu’elle a, avec son clan, sa classe, et son rang,  raison seule contre tous… Et comme si cela ne suffisait pas, aller jusqu’à lancer cette accusation mensongère, médiocre et insultante pour notre positionnement politique :

« j’aurais préféré les entendre en leurs qualités sur les inégalités sociales et culturelles des femmes ou sur le drame des réfugiés. »

Le procédé est vil, pitoyable et pathétique. Pourquoi ressentir ainsi le besoin d’opposer des combats sociaux à d’autres, comme s’ils ne pouvaient pas se retrouver sur une même ligne de militantisme ?  Il conviendrait peut-être d’initier Madame Delaunay, qui en est manifestement si ignorante, du concept de convergence des luttes… La limite de démarcation qui constitue ce qu’est la gauche, la vraie gauche que Madame Delaunay semble tant mépriser, et dont je suis très clairement, c’est de choisir entre des principes et des actions, un programme politique, visant à accroitre le bien des pauvres et/ou celui des riches. Cela ne peut donc s’accommoder d’une doctrine comme le libéralisme, qui ne juge de son efficacité qu’à la seule mesure vénale de  l’accroissement des richesses matérielles acquises par ses possédants, au plus clair détriment de toute autre… En ce sens, au vu de votre positionnement politique et personnel, en effet, Madame Delaunay, tous comme la plupart des ministres qui constituent ce gouvernement si peu gauchiste, je vous dénie le droit de vous revendiquer de cette gauche chère à mon cœur. Aucun mépris dans mes propos, juste une évidence : nous ne défendons pas vraiment les mêmes intérêts.

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¹ Allez donc vérifier par vous-mêmes, et vous verrez ainsi à quel point je n’affabule nullement, n’interprète rien, et ne fais que constater, navré, la médiocrité qui s ‘y lit.