#PS : Pour Dray, Cambadélis et Bartolone sont des feignants, des loosers et des manipulateurs

Tenez vous bien, c’est du lourd. Plus besoin de défoncer le PS et sa politique de droite, tout comme leur référendum pourri, ils s’en chargent seuls en s’autodétruisant eux-mêmes de l’intérieur. Et quand ça vient de celui qui est sensé assurer le lien entre les différents partis de gauche, en charge de l’alliance populaire, ce n’en est que plus savoureux. Surtout quand il dit haut et fort dans son petit cénacle personnel tout ce qu’il pense de Cambadélis et de Bartolone. Rien que des gentillesses, vous allez voir… Avec des amis appareils, pas besoin d’ennemis. C’est Alexis Corbières, du PG, qui balance la boule puante sur son blog. Elle vaut son pesant de cacahuètes… Suffit d’écouter ça. Faites passer, juste histoire d’en finir avec la clique. Quel panier de crabes. Content de ne pas faire partie de cet univers puant.

Ps. et au cas où, la bande sonore est aussi audible ici.

Ps.2 : depuis la publication de ce billet, l’affaire s’est éclaircie. on sait d’où vient l’enregistrement, et les propos de Dray, décidément bien bavard, ne se limitent pas à Bartolone et Camba. Il y dit également tout le mal qu’il pense du PS, cet astre mort. Alexis vient en effet ce jour de compléter son billet, suite aux polémiques qu’il a engendrées, et de clarifier ces intentions. C’est ici.

Mes adieux au Front de Gauche

bc4884e0761134223b770eeaa80d43d3« Oui, vous avez bien lu : à ceux qui vous parlent de souverainisme comme d’une baguette magique qui eut été nécessaire en Grèce, vous pouvez les envoyer jouer aux billes. » (Yannis Youlountas)

Ma gauchosphère tant chérie, si intime, celle qui allait du PS au NPA ¹ au moment où j’ai commencé ce blog, est en train de se désagréger. Irrémédiablement. Si je pensais qu’il puisse y avoir la moindre possibilité que cette famille politique qui fut la mienne pendant si longtemps puisse renaître de ses cendres, je pourrais peut-être changer d’avis. Mais tel n’est pas le cas. Pire, je vois chaque jour des signes qui me font en désespérer. Elle est de toute évidence en train de s’auto-détruire. J’ai bien trop attendu, en vain. Elle ne cesse de trahir, jour après jour, ses valeurs fondatrices, et donc les miennes, tant j’ai pris l’habitude de  m’identifier à elle. Pendant toutes ces années d’animation de ce blog, où j’ai pu par le biais des thématiques de mes billets successifs, écrits à un rythme frénétique, renforcer mes valeurs personnelles et m’éclaircir la teneur profonde de mes combats, j’ai réussi à comprendre comment je fonctionnais et ce qui m’importait. La ligne rouge qu’il s’agit à mon sens de ne pas franchir où que l’on soit à gauche est très clairement celle de la lutte contre toutes les discriminations :  le racisme, le sexisme, l’homophobie et la transphobie et autres perversions humaines. Mon ennemi idéologique est donc très clairement  l’extrême droite et ses antiennes sacrées qui vont à l’encontre de mes valeurs : patriotisme, nationalisme, grand remplacement, refus de l’étranger, du différent, des musulmans, d’une vision un peu plus humaniste que la leur,  la nôtre étant considérée comme décadente…   Incroyable inversion rhétorique qui me voit qualifier si souvent de collabo alors même qu’une certaine filiation spirituelle les voit plus sûrement du côté de l’ennemi… J’ai pourtant trop vu de compromissions avec ma ligne directrice tout au long de ma réflexion personnelle dans mon propre camp. J’ai constaté à quel point certaines directions de partis arrivaient aisément à s’accommoder de certaines entorses notables à leurs belles déclarations de principes, quand bien même certains éléments y contrevenaient gravement. Il me suffira pour éclaircir mon propos de parler du cas Balme. Depuis, j’en ai connu bien d’autres, et quand bien même je les ai dénoncés, ils n’ont pas disparus pour autant….  Ainsi, l’insupportable antisémitisme qui se dissimule derrière la cause palestinienne. Détestable compromission, incompatible avec mes valeurs.   Derniers épisodes en date qui signent mon profond désaccord et la consommation de mon  divorce, cette monumentale connerie du PG, dont je suis soulagé de ne plus faire partie, de se lancer dans un aussi mégalomaniaque qu’irréfléchi plan B dont le but inavouable et inavoué est de sortir de l’euro. Une erreur grossière qui range à mes yeux le PG dans la  même voie sans issue qu’est le souverainisme, tant apprécié par certains au Front de gauche, derrière des gens comme Sapir, une vedette au PG, alors même que, incroyable paradoxe et totale contradiction idéologique dont certains militants mélenchonnistes ne semblent pas s’apercevoir, il se range derrière le mouvement nationaliste de Dupont-Aignan, tout comme Chevènement., ce qui me déplait au plus haut point. Un  mouvement pas franchement de gauche, il est utile de le rappeler.  Yannis Youlountas a superbement traduit récemment tout le mal qu’il convenait de penser de cette notion, qui ressemble fort d’expérience à une planche savonneuse…  Il a traduit dans ses deux derniers billets ma propre réflexion  mieux que je ne saurais le faire,  au point que je m’en suis retrouvé soulagé. En un mot comme en cent, pour moi, conformément à mes valeurs personnelles, le souverainisme, c’est de la merde qui a trop à faire avec le nationalisme et cette autre valeur que j’exècre : le patriotisme, valeur totalement dépassée à l’heure de la mondialisation. Seules la peur et le recroquevillement peuvent expliquer.

Et un mot, un seul mot, plus que tout autre, revient sur toutes les lèvres : souverainisme. Autrement dit, la cause principale du problème serait l’hétéronomie politique du gouvernement grec dominé par les institutions supranationales. Et la solution, élevée au rang de formule magique, se résumerait en une seule phrase : « sortie de la zone euro, abracadabra ! »

Permettez-moi de sourire. Le problème du souverainisme est l’arbre qui cache la forêt et occulte le vrai débat. Pire encore, appelons un chat un chat : le souverainisme est le principal piège de la débâcle grecque. (source)

Le dangereux revirement que je vois poindre derrière le thème de la sortie de l’euro, et cette convergence de certains personnages et de certains points programmatiques, autour de cette notion de souverainisme qui dissimule si mal certains relents nationalistes, me conduit à me retirer de cette gauche qui, vraie ou pas, n’est plus la mienne. Trop de choses nous séparent désormais. Elles ne sont pas seulement idéologiques, mais personnelles. J’ai bien trop de mal en effet à m’identifier à quelque parti que ce soit.  Mais en outre, je supporte bien mal tout mot d’ordre, toute autorité, et toute personne dont le culte et l’admiration sans limites (comme c’est manifestement pour certain(e)s le cas pour Mélenchon) demandent à éteindre tout sens critique. Il me semble, avec l’avancement en âge, que je suis de toute façon indigérable pour quelque structure politique que ce soit. Il y faudrait pour cela la disparition de ma distance critique, de mon intelligence, de mon esprit de remise en question, ce qui est proprement impossible. J’ai donc décidé de donner ma révérence à ce champ politique là, pour me consacrer librement à ce qui à présent m’importe. Et si au détour d’une conversation, comme cela est inévitable, on me demande quel est mon positionnement, je répondrai à présent que je suis libertaire de gauche. Puisqu’il parait qu’il y aurait des libertaires de droite… Un non sens à mes yeux. Mais puisqu’Onfray, bien plus intelligent que moi,  se revendique quant à lui comme capitaliste libertaire, alors… Il me faut le marteler : bien qu’à présent libertaire, je suis de gauche; vraiment. C’est à dire libre  de penser ce que je veux, loin des programmes partisans qui m’enfermeraient dans un carcan idéologique qu’il est bien difficile de réfuter quand on y appartient. Voilà. La suite au prochain épisode. j’avance…

¹ L.O. n’a jamais fait partie de mon spectre, désolé. Son fonctionnement est bien trop autoritaire/sectaire/militaire. Et quand je croise ici et là l’un de leurs militants, dans la vie réelle ou les réseaux sociaux (ainsi, Récriweb, bien connu sur twitter), je suis toujours navré du caractère automatique et idéologisé à outrance de leur positionnement et de leur rhétorique, sans qu’il y ait la moindre intériorisation et personnalisation du discours, comme des arguments.

Placé à droite, le vert est dans le fruit

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Très clairement, je suis de ceux qui souhaitent un rassemblement des forces anti-libérales à gauche, du NPA à Nouvelle Donne et EELV en passant par le Front de Gauche et les socialistes, affligés ou non, mais qui se battent contre le capitalisme prédateur et la destruction de notre planète. L’exemple de Grenoble ne cesse me ravir… Un homme, en haine de ce projet, a lui clairement fait savoir que si EELV s’alliait avec le Parti de Gauche, il y aurait scission.

« Si la majorité de mes amis, et Cécile Duflot, penchent pour l’opposition au président de la République et un accord avec le Parti de gauche, il y aura deux écologies », a-t-il déclaré devant l’Association des journalistes parlementaires

A  l’approche de certaines élections, où le PS va se prendre une branlée sans nom pour cause de virage à droite du gouvernement, ceci est une déclaration de guerre politique qui en dit long, à la fois sur l’homme, ses convictions, et son positionnement… Est-il encore chez les verts ? Ou fait-il plutôt partie à présent de ce fauxcialisme que je dénonce ici ?  Il faut savoir en effet que Monsieur Placé, dont le patronyme prête si volontiers à jeux de mots en raison de son opportunisme patent,  a visiblement des intérêts personnels et financiers à soutenir un gouvernement dont la vision écologique ne m’est pas encore nettement apparue… De plus, cette haine là en dit long également sur l’adversaire de ce PS là, qui n’est donc pas la droite…. Dont acte. Dis moi qui sont tes ennemis, je te dirai qui tu es.

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Pour Bruno Le Roux, banquier est une race… Doit-on l’haïr ?

aneBruno Le Roux, Président du groupe PS à l’assemblée nationale, a estimé que Jean-Luc Mélenchon, interviewé à plusieurs reprises ce week-end, faisait preuve « d’une forme de racisme larvé » en surnommant le ministre de l’économie de banquier. Ce début de polémique fait suite à l’expression de grande souffrance dont  Monsieur Macron se dit  victime :

« Vouloir me réduire à un banquier, parce que c’est bien pour m’attaquer, pour me salir, je trouve ça minable. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux. Je sais que Monsieur Mélenchon ou Madame Le Pen font ça tous les jours. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la vie politique ».

Se complaire comme beaucoup de ses semblables si faussement socialistes à comparer Mélenchon à Le Pen alors qu’il en est l’ennemi politique le plus pugnace est de la part de Macron la caractéristique la plus évidente de son appartenance à l’esprit de caste qui marque ces hommes d’affaires plus que de raison. Par ici, on connait cet argument usé et abusif si souvent employé par l’entourage de Hollande pour nous provoquer, inutilement, et nous discréditer, alors que pour beaucoup nous nous investissons dans la lutte contre le racisme et les discriminations.

Mais pour en revenir à Bruno Le Roux, à qui il serait bon d ‘enfin rabattre son caquet tant il se montre de manière un peu trop virulente et  prétentieuse gardien du temple de l’orthodoxie libérale socialiste,  quelqu’un pourrait lui expliquer, puisqu’il est manifestement trop bête pour le comprendre, qu’être banquier n’est pas constitutif d’une race en particulier ? A moins de sombrer justement dans les stéréotypes que Macron lui-même dénonce ?

Mais que ces gens là sont bêtes… à manger du foin, assurément.

Sauvons la gauche de Hollande et de Valls !

Le choc qu’a représenté la double gifle administrée aux dernières élections n’en finit plus de provoquer des réactions inquiètes, voire effarées. Va-t-on vraiment laisser la gauche s’affaiblir sans limites jusqu’à disparaître comme en Italie ? Pour nécessaires qu’elles soient, ces réactions ont une faiblesse, celle d’être désordonnées, et partant de ne pas dégager une perspective commune et crédible de résistance et de reconquête.

La situation que nous connaissons a certainement des causes multiples. Il est donc normal qu’on cherche à les cerner, ce qui suppose que les analyses se développent, s’épaulent voire se confrontent. Mais le rythme de l’analyse n’est pas celui de l’action. Ou plutôt il n’est pleinement productif que s’il est pris dans une dynamique politique qui permette le regroupement plutôt que la culture de son point de vue propre.

Or le temps nous presse ; le retard est si grand qu’il va venir bientôt à manquer.

Il existe entre nous un point d’accord fondamental. La responsabilité principale de l’affaissement du soutien aux diverses composantes de la gauche et de l’écologie politique, de la montée de l’abstention et du renforcement de l’extrême droite, réside dans la politique Hollande-Valls. Dans sa forme, tant le reniement des promesses de campagne fut total et provocateur, jusqu’à épouser sans complexe le langage même et les formules de l’adversaire libéral. Et bien sûr sur le fond, les choix successifs durcissant au fur et à mesure la conversion complète aux politiques de la finance et du Medef, imposées y compris contre les mobilisations populaires qui les contestent, qui sont pourtant particulièrement porteuses d’avenir. Politique de l’austérité qui fait pourtant la preuve partout qu’elle est le problème, pas la solution.

A quoi il faut ajouter le rejet d’une réelle et profonde transition énergétique, pourtant immédiatement indispensable et potentiellement créatrice de profusion d’emplois non délocalisables. Et l’abandon de la quasi-totalité des réformes sociétales promises, dont l’emblématique droit de vote pour les étrangers non communautaires. Ceci enfin dans une caricature des comportements antidémocratiques d’une Ve République manifestement à bout de souffle.

Cette politique est à la racine de nos difficultés. Il faut impérativement rompre avec elle. Il faut qu’elle soit combattue sans compromis (et déjà par le rejet du budget rectificatif, comme, urgemment, par l’abandon du Traité transatlantique) sans quoi il ne restera plus qu’à tenir la chronique d’une catastrophe inévitable.

C’est ce à quoi nous appelons. Mais ces appels sont condamnés à prêcher dans le désert s’ils restent dispersés. Nous nous devons de plus de ne pas nous cantonner au refus. Il faut donner à voir les issues possibles. Nous ne manquons pas d’idées pour les énoncer, parfois divergentes c’est vrai, mais bien plus souvent communes sur des points essentiels. Ce qui manque c’est l’affirmation que nous voulons nous y atteler ensemble et un cadre commun pour les discuter. Membres des Socialistes Affligés, d’Europe Ecologie-Les Verts, du PCF, du PG, d’Ensemble !, du Front de Gauche, de Nouvelle Donne, Féministes, Militant-e-s du mouvement social, nous appelons à agir en ce sens. Prendre ainsi nos responsabilités c’est aider à ce que se lève l’indispensable grand mouvement citoyen qui donnera corps à l’alternative à gauche. Nous ne souhaitons pas nous y substituer, mais aider au contraire à son mûrissement.

Ne plus tarder, pas une minute.

(1) Signataires : Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !, Julien Bayou, conseiller régional EELV, Françoise Casteix, ancienne députée européenne, Nouvelle Donne, Leila Chaibi, membre du bureau national du PG, Caroline de Haas, militante féministe, François Longérinas, membre du Bureau national du PG, Isabelle Lorand, membre de l’exécutif national du PCF, Elise Lowy, conseillère régionale et membre du bureau exécutif d’EELV, Philippe Marlière, politologue, co-fondateur des socialistes affligés, Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble !, Francis Parny, vice-président du conseil régional d’Ile-de-France et membre de l’exécutif national du PCF, Jean-François Pélissier, conseiller régional d’Ile-de-France, porte-parole d’Ensemble !, Danielle Simonnet, conseillère de Paris, secrétaire nationale du PG, Marie-Christine Vergiat, députée européenne, Front de gauche, Marie-Pierre Vieu présidente du groupe Front de gauche Midi Pyrénées.

Des responsables politiques membres des Socialistes affligés, d’Europe Ecologie-Les Verts, du PCF, du PG, d’Ensemble !, du Front de gauche, de Nouvelle donne et du mouvement social.

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Les illustrations de ce billet ont été empruntées là.

gauchiste affligé

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Ceux qui s’intéressent un tantinet à la politique le savent, le Front de Gauche a du plomb dans l’aile. Le Pcf et le Parti de Gauche ne sont pas franchement de tendres complices, c’est le moins qu’on puisse dire….  Quant à Ensemble, mouvement auquel j’adhère, il apparait bien isolé. Son questionnement est intense et utile, mais visiblement peu perceptible par tout un chacun.

Aussi, quand j’ai observé l’éclosion du club des socialistes affligés, cela m’a forcément parlé, et cette louable initiative a fait sens en moi. Une alternative rouge , verte et rose ne pouvait que me parler.  Une telle convergence entre les membres du Front de Gauche qui refusent l’austérité, celui de «l’appel des 100» dont je partage les lignes, les écologistes de gauche,  et ceux qui refusent un présidentialisme outrancier à  l’instar d’un sarkozysme délétère,  alors que  Hollande prétend tellement s’en démarquer,  ne peuvent que me parler.

Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai comme un doute….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que faire face à l’effritement du « communisme municipal » ?

332454007Le PC en 2008  :

– 726 maires, dont 81 de plus de 10 000 habitants et 28 de plus de 30 000.

En 2014, au soir du 1er tour, 26 communes de plus de 3 500 habitants avaient déjà été perdues.

Au total, le PC perd 57 villes de plus de 3 500 habitants et en regagne 5, soit un déficit de 52 villes, près de 30 % de l’effectif de départ. Il perd 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28 et 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81.

Ceci est extrait d’une excellente analyse de Roger Martelli sur le site de la revue Regards. Gauchistes – non, mesdames et messieurs les communistes orthodoxes, ce n’est pas une insulte –  de tous bords, je vous en conseille la lecture, particulièrement instructive. Très équilibrée, elle montre en quoi chacune des composantes du Front de Gauche a eu raison ou tort… Et à quel point il devient effectivement très important et urgent de proposer un projet politique qui redonne de l’espoir, et une vision novatrice en termes de transformation sociale, ce qui a parfois été un peu oublié par certains,  qui ont préféré l’adaptation si ce n’est la compromission, et un prétendu pragmatisme… qui finalement n’a pas payé, d’après les observations de l’auteur. Je ne dis pas autre chose. Merci Roger. Passons maintenant aux choses sérieuses : la construction d’un monde meilleur. Ensemble. Marre qu’on se tire dans les pattes… Cette campagne municipale 2014 fût éprouvante pour beaucoup, et d’aucuns ont perdu leurs nerfs. Qu’ils les retrouvent et les mettent au service d’une cause plus ouverte, acceptant de perdre des étiquettes et des strapontins dans un premier temps, mais pour gagner en crédibilité, en cohérence politique, et en soutien citoyen : il y a comme le dit Roger une attente forte, qui a trouvé un début de réponse à Grenoble notamment. Poursuivons dans cette voie prometteuse…

un décodeur pour @Samuellaurent

eric-piolle-la-vitalite-citoyenne-nous-nous-ne-la-voyons-pas-comme-une-menace-photo-lisa-marceljaEn général, j’apprécie plutôt et je respecte le travail de Samuel Laurent, qui a le don d’objectiviser des thèmes potentiellement (très) polémiques qui secouent le paysage politique français. Toutefois, dans cet article qui a provoqué une micro-tempête sur twitter, il m’apparait qu’il a cette fois commis une erreur, en occultant une partie du sujet qu’il prétendait décoder. En effet, bien que les chiffres qu’il utilise ne sauraient être suspects en soi puisqu’ils proviennent du Ministère de l’Intérieur (;), la réalité ne se mesure pas toujours à la seule dimension mahtématique, surtout quand celle-ci est délibérément biaisée par une manipulation opérée précédemment par le Ministre de l’Intérieur,  qui a joué des incohérences du front de gauche, ce que je ne suis pas le dernier à dénoncer.  Il y a en effet deux stratégies au Front de Gauche qui se sont illustrées pendant ces élections municipales : des listes communes avec le PS dès le premier tour, ou des listes autonomes, dans plusieurs centaines de cas, ce qui n’est pas rien, avec EELV ou des divers gauche.

Et comble de l’ironie de la chose observée en laboratoire, quand les listes sont arc-en-ciel, comme à Grenoble, forcément, c’est encore plus compliqué pour des journalistes pressés, puisqu’elles peuvent échapper à l’ analyse binaire de la calculette. Or donc, pas de bol pour ce journaliste que je respecte pourtant, je tiens à le souligner, regarder la réalité politique qu’il veut ausculter alors qu’elle a déjà été préalablement ripolinisée par les bons soins du Sieur Valls ne marche pas.  Ce bidouillage opportunément opéré avant ces élections avait d’ailleurs été évoqué par Libération , qui a choisi de s’en moquer à notre détriment,  conformément à la ligne rédactionnelle suivie également par un Allemagna dont l’allergie à la gauche alternative et l’anti-mélenchonnisme primaire sont à présent bien connus. Voilà d’ailleurs qui donne des pistes sur le type de gauche que privilégie ce journal depuis longtemps, j’en profite en passant.

Toujours est-il que, alors que ce brouillage de pistes à gauche a été dénoncé bien avant les élections, notre bon Samuel est tombé dans le panneau et  s’est prêté – involontairement je le suppose car je le sais intègre –  tant au jeu qu’à l’ intention du petit Machiavel de bas étage qu’est Valls..  Notre bon Ministre de l’Intérieur qu’on dit potentiellement premier ministrable doit jubiler. Il n’en attendait pas mieux.

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le #FN, ce parti d’escrocs et d’opportunistes

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Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

Ce qui me permet de titrer cela, ce n’est pas tant une opinion qu’un simple constat objectif lié à deux informations dont je viens de prendre connaissance aujourd’hui. Car escroquerie il y a bien eu de la part de l’extrême droite lepéniste, à la fois intellectuelle et financière. La première, c’est l’affirmation de Marine Le Pen qui se met soudain à partir en guerre – très opportunément à l’approche des prochaines échéances électorales –  contre le traité transatlantique, alors que non seulement elle n’a jamais rien fait contre, mais que de surcroît  la réalité des décisions de son parti dément clairement cette déclaration, comme nous le démontre preuves à l’appui Mélenchon. Quant au deuxième type d’escroquerie, au sens moral et judiciaire cette fois, le voici :

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Et après, on viendra dire que ce sont les immigrés qui viennent en France pour toucher des allocations chômage… Si l’on ajoute à ces escroqueries manifestes toutes les autres innombrables casseroles constituées par leurs tromperies,  leurs dérapages tous plus immondes les uns que les autres, de délits et de condamnations judiciaires nombreuses et variées, la thèse selon laquelle ces bas du front laveraient plus blanc que blanc prend un sacré coup dans l’aile...Et l’on voudrait nous convaincre que c’est un parti comme les autres ? Dire qu’il y a encore des gogos pour y croire. Pauvre France…

Socialiste, choisis ton camp : alors, l’aile gauche, ou la cuisse droite ?

1040_1Je ne croyais pas si bien dire hier… Cette fois, effectivement, ce n’est pas Nouvelle Donne qui va sauver ce PS fracturé de part en part, et je suis heureux que les faits donnent raison à mon analyse d’autrefois sur le caractère idéologiquement dichotomique de cette formation politique, qui a trahi ses origines historiques et politiques. On ne pourra plus dire à présent que la gauche d’opposition serait un ramassis d’ignares et de marginaux qui ne savent pas de quoi ils parlent et ne font que râler sans vouloir gouverner. Cette fois, en effet, c’est près d’un tiers des socialistes dont les courants sont en outre représentés au gouvernement qui s’opposent publiquement à la politique libérale menée par Hollande et saluée par le Medef, en totale opposition avec les promesses d’antan de lutter contre la finance, pour seul exemple.

Outre qu’ils appellent à un rapprochement  qu’ils jugent indispensable avec le Front de gauche, les acteurs de l’aile gauche du PS qui s’expriment aujourd’hui dans le courrier publié par le Monde ne disent rien d’autre que ce que nous reprochons à Hollande depuis le début. Gauchistes qui me lisez, comme à mon habitude, jugez en par vous mêmes et débattons… Extraits :

« IL N’Y A PAS QU’UNE SEULE POLITIQUE POSSIBLE »

La période est instable. De l’extrême droite qui se rassemble derrière des slogans racistes et antisémites à la droite radicalisée qui remet en cause la légitimité du Président de la République à gouverner, un front des conservatismes se constitue. Cette situation appelle une réaction forte. Une réaction essentielle pour reprendre la main, faire reculer le chômage et s’engager pleinement la transition écologique. Et ne pas donner l’impression que, malgré l’arrivée de la gauche au pouvoir, les droites et leurs « valeurs » sont en dynamique.

Hollande a, à juste titre, pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Il avait porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité.

Nous ne nous reconnaissons pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des « charges »et du « coût du travail » la condition d’un retour de la croissance. Il n’y a pas de « charges » mais des cotisations sociales qui sont en réalité du salaire différé. Et nous sommes inquiets

quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences. Ce qui risque de rogner sur le modèle social français dont les grands principes ont été établis à la Libération. adaptée.

on ne peut que constater la victoire de la finance sur la production

alors que 10 % de la population concentre 60 % du patrimoine, les banques imposent aux entreprises des règles qui donnent la priorité à l’accroissement systématique des marges. Dès lors, il ne faut pas s’étonner du mouvement de concentration du capital (les quatre premières banques françaises ont un bilan équivalent à 400 % du PIB) et de financiarisation de l’économie.

Salaires, embauches, réduction et partage du temps de travail, droits des salariés, contrôle des licenciements abusifs, modalités de remboursement des aides en cas de non-respect des engagements, politique de redistribution des dividendes : dans tous ces domaines nous devons porter des exigences fortes.

Sachons nous désintoxiquer des institutions de la Vème République. Tout ne peut procéder d’un seul homme. Les débats politiques ne se règlent pas en brandissant la menace de mesures disciplinaires ou en mettant les parlementaires au pied du mur.

Si seulement les signataires de ce texte fort pouvaient être entendus, l’unité de la gauche serait alors bien plus facile à opérer sur de telles bases politiques, bien plus claires (pas difficile…) que celles imposées sans aucune concertation par un gouvernement de plus en plus isolé à gauche… pour de vrai !

Oui, un autre monde est possible. Et éminemment nécessaire.