message personnel aux élus du #M6R : le vers est dans le fruit. Je répète : le vers est dans le fruit.

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thpomme-_-verPetite précaution liminaire indispensable pour ne pas exacerber un climat de tension qui est déjà suffisamment présent dans une partie de ce mouvement ¹ , je précise  qu’il n’est aucunement dans mon intention d’alimenter ici des conflits pour le seul plaisir de créer des polémiques inutiles. je ne suis en effet absolument pas quelqu’un de malveillant, ceux qui me connaissent personnellement le savent bien. Mais j’ai cependant le sens de l’intérêt collectif chevillé au corps, et je n’entends pas laisser des minorités agissantes aux comportements contraires aux valeurs portées par le Mouvement pour une 6ème république entraver, voire faire capoter volontairement, comme c’est visiblement l’intention de certains, cette belle aventure et cette merveilleuse initiative qui nous apprend si admirablement à débattre ensemble malgré nos divergences idéologiques et nos origines politiques. Je voudrais juste dans ce billet spontané  insister de nouveau auprès des instances représentatives du Mouvement 6ème République et de la plate-forme de débats qu’est le forum  « nous le peuple« , sur un phénomène m’apparaissant d’une importance qu’elles me semblent sous-estimer.  j’attends donc une réponse, officielle si possible, qui vienne éclaircir ce micmac dépréciateur pour le M6R. Et comme il ne m’a pas été rapporté que la teneur de l’un de mes derniers billets sur le sujet, se faisant l’écho de préoccupations de plusieurs dizaines de militants du M6R, n’ait entraîné  quelque réaction que ce soit auprès de nos élus de l’assemblée pour une constituante, je me sens donc obligé de revenir à la charge. Ce vers si solitaire qui tente de dévorer les intestins de notre mouvement, ce sont des gens qui se réfugient notamment sous l’appellation de LCC (les citoyens constituants). Dénigrant volontiers le mouvement, de manière très agressive, ils infiltrent les groupes qu’ils pensent proches, à tort ou à raison du M6R (sur facebook, les groupes front de gauche, mobilisations du peuple, rassemblement groupes l’humain d’abord ou des différents partis du FDG+EELV), Ils effectuent un travail de sape destructeur et démobilisant pour ceux et celles qui auraient envie de rejoindre ou de s’investir spontanément, avec leur cœur, dans nos débats pourtant fort utiles et intéressants. Notre mouvement ne va-t-il pas en effet dans le sens de la construction d’une réponse dynamique et progressiste, plus soucieuse de l’idée que nous nous faisons de la démocratie, dans le but de définir les contours d’une organisation sociétale plus humaniste ? Il semblerait pourtant que cette démarche déplaise à certains groupuscules et petits partis souverainistes, quand ce n’est pas à certains gourous invisibles, ou à des individus isolés… Ces nuisibles qui utilisent à souhait et maîtrisent les technologies nouvelles et les contraintes techniques des réseaux sociaux  se plaisent souvent à se dissimuler derrière  plusieurs identités et pseudonymes afin d’infiltrer nos groupes de parole, et les infecter, tentant de donner l’illusion qu’ils sont nombreux… Une tactique que je connais bien, héritée de l’extrême droite. Gentils virus ? Pas si gentils que cela, et il ne faudrait pas se laisser prendre comme c’est en premier lieu le cas quand on ne les connait pas, ni  à leur stratégie, ni à leur apparente candeur, ou à leur préalable politesse. (Rassurez-vous, les combattants de la cause commune, ça se dégrade assez vite quant ils sont à cours d’arguments… ). J’ai déjà publié ici le témoignage intéressant, et particulièrement illustratif de ce que je veux dénoncer ici, d’un « ex lieutenant d’Etienne Chouard, comme le nomme dans son texte Yannis Youlountas, militant antifasciste. J’ai eu connaissance de certaines des réactions des principaux intéressés, et notamment du gourou qui manipule la cohorte des prétendus gentils virus… Toujours la même ambivalence, la même hypocrisie, le discours mielleux de celui qui se pose comme tous les gens de sa sorte en victime expiatoire d’un système qu’il prétend dénoncer. Pourtant, qu’il le veuille ou non, qu’il en soit l’instigateur ou pas, il n’en constitue pas moins une passerelle idéologique qui relie à travers les gens les moins instruits, les moins dotés de principes moraux puissants, et les moins forts d’une culture politique suffisante, l’extrême-droite à la gauche de transformation sociale.  Et ce dont il se prévaut, cette  immense ouverture d’esprit consistant à discuter avec tout le monde y compris, aussi et surtout l’extrême droite et les néo-nazis, ne fait qu’aggraver l’efficacité de ce relais idéologique devenant démarche politique, bien que de manière souterraine, c’est à dire sournoise. Car son ambigüité idéologique et l’absence de repères clairs qu’il ne donne pas à ses fans ne fait que faciliter le transit entre gauche et extrême droite, dont le M6R pourrait devenir,  si l’on ne fait rien comme c’est le cas actuellement,  un repaire facile, dans lequel ils peuvent se fondre dans la masse. Certains des LCC ont d’ailleurs réussi le tour de force de faire passer notre mouvement pour un groupe de soutien à l’extrême droite, ce qui vous l’avouerez est particulièrement préjudiciable, tant à notre cohérence intellectuelle et morale, qu’à notre image collective et à notre crédibilité auprès du grand public, y compris chez nos sympathisants.  Des soraliens, des militants de l’UPR, du M’Pep et d’autres, en sont les vecteurs plus ou moins conscients et éclairés, de par le confusionnisme même des positions de Chouard et d’autres, qui s ‘attaque aux plus vulnérables de nos concitoyens… ou dont se servent les plus malveillants, consciemment. Comme le laisse à entendre le texte de Yannis Youlountas, j’ai du mal à considérer que ce phénomène ne soit pas volontaire et programmé. Serait-ce dû à ce que le M6R soit en effet une initiative démocratique qui prend de plus en plus d’ampleur, et qui risque fort de leur faire de l’ombre, et de les priver de leur clientèle habituelle ? Je ne voudrais pas tomber dans le même travers que ces gens là et leur complotisme de bas étage. Pourtant, l’efficience du procédé de ces vers pas très reluisants que je dénonce ici m’apparait bel et bien réel, et je le constate tous les jours sur les réseaux sociaux. Alors, je le fais de nouveau savoir. D’ailleurs, il semblerait que je ne sois pas le seul à me préoccuper de ce phénomène d’entrisme malfaisant puisque même l’une des 50 initiateurs/trices du mouvement 6ème république le regrette également, appelant les siens à faire preuve de davantage de mesure et de respect de l’autre… Et condamnant elle aussi la possibilité que le comportement de ces gentils virus militants du TAS (comprendre Tirage Au Sort, le hochet de Chouard) puisse mettre en péril cette formidable initiative populaire et (vraiment) démocratique. Cela mérite d’autant plus d’être signalé que Judith Bernard n’est pas une inconnue pour ceux qui luttent contre le complotisme et le confusionnisme politique, et notamment des antifas… C’est d’autant plus savoureux pour l’esthète idéologique que je suis. Nul n’est à l’abri de ses contradictions personnelles. D’ailleurs, à peine publié ce texte de Judith Bernard sur le club de Médiapart, et alors qu’il nous semblait pourtant tout à fait utile et aller dans le bon sens,  cette dernière s’est aussitôt effrayée de sa publication et a prétendu qu’on lui aurait forcé la main…

Petite réserve de ma part devant la publication de ce texte, qui était au départ un courrier privé aux Citoyens Constituants ; je l’avais certes également adressé à Boris Bilia, qui m’a demandé s’il pouvait le diffuser auprès des bénévoles qui s’étaient sentis attaqués par les accusations des Citoyens Constituants ; j’avais répondu « diffuse tant que tu veux » – mais je pensais l’autoriser par là à faire circuler ce message en interne, parmi les personnes immédiatement concernées. Je m’étonne un peu qu’il aboutisse à une publication ouverte à tous…

C’est à ça qu’on les reconnait : ils supportent difficilement la lumière. Alors, je m’emploie à leur donner plus de visibilité qu’ils n’en méritent. Car je le répète : ce ne sont dans le mouvement M6R que des franges minoritaires, bien que toxiques, et dangereuses moralement : l’un de leurs points communs en effet, hormis le confusionnisme politique et le complotisme dans lequel elles barbotent,  est le conflit israélo-palestinien, duquel découle le fait que certaines âmes faibles ne savent résister à un antisémitisme détestable.  Elles ne sauraient ni ne devraient pourtant remettre en question et discréditer notre si beau mouvement, si nous parvenons à les cantonner à leur ambigüité, et à les renvoyer à leur isolement politique et citoyen. Sans quoi, s’ils étaient plus nombreux à infester notre mouvement, il y a longtemps que je n’y serais plus, compte-tenu de mes convictions personnelles, profondément antifascistes. A bon entendeur, ou plutôt bon lecteur/trice…

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¹ c’est normal, l’enthousiasme est là, et l’apprentissage du débat politique également, pour de nombreuses personnes qui n’étaient jusqu’à présent encartées nulle part. La lente maturation et structuration de ce mouvement nécessite donc un minimum de maturation progressive, et certaines frustrations se font jour, étant entendu qu’aucun projet ne permet à 100 % de ces participants d’être satisfait.

Contre la règle d’or : ils ont signé.

source : cliquez sur l’image

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Attac, le PCF, l’Union syndicale Solidaires, la fondation Copernic, le Parti de gauche… Une quinzaine de partis et associations ont lancé  sur Mediapart le 28 juillet 2011 un appel contre l’inscription dans la Constitution de l’objectif de l’équilibre budgétaire.
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puceinvite.jpgL’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

 C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.
 
Le pacte «euro plus» utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires, des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international! Une mesure déjà prise, le «semestre européen», vise à soumettre au Conseil et à la Commission les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.
 
Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle «la règle d’or». Stupide économiquement –que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les banques–, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union européenne.
 
 Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des Etats aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles. 
 
 ATTAC, CGT-Finances, FASE, FILPAC-CGT, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires
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Sur le même sujet, ne pas s’abstenir de lire également cet intéressant billet de Vogelsong, et celui d’Elmone, qui prête à discussion…

un candidat pour toute l’Autre gauche, c’est fondamental

Un appel qui fait chaud au cœur, que je viens de lire, et vous invite à partager. Il correspond en tous points à mes idées, mes constats, mes attentes, mes espoirs. Effectivement, la ligne de fracture idéologique entre deux gauches (ce que je ne cesse de marteler) qui n’ont pas grand chose à voir l’une avec l’autre,  est réelle. Elle fracture et clive jusqu’au sein du PS, et je vois mal certains de ses militants et sympathisants voter pour DSK… ce candidat obligatoire. Le peuple de gauche s’y reconnaîtra-t-il ? N’avons nous que cet autre oligarque pour changer la France, opérer la rupture nécessaire à notre évolution ? Une autre gauche n’est-elle pas possible et nécessaire ? N’est-ce pas cette gauche là que le peuple attend et espère, appelle de tous ses vœux ? Plutôt que de se  résoudre par désespoir à un vote ignominieux  comme on se jette dans un suicide… collectif. Un autre monde est possible, plus ambitieux, plus généreux, plus solidaire. Construisons le ensemble, plutôt que de se laisser séduire par les sirènes du vote utile qui, finalement, ne changera pas grand chose.

Pour une candidature de la gauche de transformation sociale et écologique en 2012

LEMONDE.FR | 05.05.11 |

Des « primaires communes » pour « toute la gauche » ? C’est ce que des intellectuels et personnalités du mouvement social comme Susan George, Willy Pelletier, Stéphane Hessel, Pierre Khalfa et Patrick Viveret proposent d’organiser dans la perspective des présidentielles de 2012, afin d’éviter qu’elle soit absente du second tour comme en 2002. Les sondages situent le Front national à 20 %, et les scénarios qui donnent Marine Le Pen présente au second tour n’ont plus rien d’extraordinaire. Dans ces conditions, disent les signataires de cet appel à une candidature unique, les différentes composantes de la gauche doivent « se dépasser », et oublier le passé. Ces primaires porteraient prioritairement sur le programme, puis sur le ou la candidat-e qui l’incarnera.

 Face à la peur d’un nouveau 21 avril, cette solution n’en est pas une. Un-e candidat-e unique ne saurait représenter l’ensemble de la gauche car il y a en son sein, en France comme ailleurs, deux grandes orientations que l’on ne saurait concilier : l’une d’adaptation à l’ordre existant, l’autre de transformation radicale. Il n’est pas possible de rassembler au premier tour celles et ceux qui entendent rester dans le carcan des traités libéraux européens et se mouler dans la rigueur budgétaire avec ceux qui combattent les plans d’austérité et prônent un affrontement avec le capital et les grandes institutions financières internationales.

L’un des enjeux de 2012 est de battre la droite mais de le faire sur la base d’un rapport de force le plus favorable à la gauche d’opposition aux solutions néolibérales et écolo-libérales, responsables des crises que nous traversons, et décidée à remettre en cause la logique capitaliste. Bien sûr, les lignes de démarcation à l’intérieur de la gauche ne sont pas intangibles, elles ont considérablement évolué au cours des dernières années. Il faut les faire évoluer encore, en rendant convaincante et attrayante l’idée d’une rupture avec le capitalisme.

Comment imaginer qu’un grand débat programmatique avec tout le « peuple de gauche » permettrait de faire gagner le camp de la transformation sur celui de l’accompagnement ? Le risque avec cette méthode, c’est qu’au final, le choix se polarise sur le projet et le candidat de la force présumée la plus efficace électoralement, c’est-à-dire le PS. Plus que quiconque, Susan George nous a appris par ses ouvrages et son activisme les méfaits des organisations financières internationales, FMI en tête. Qu’elle puisse songer un seul instant à confier le destin de l’ensemble de la gauche (et du pays) à son directeur est pour le moins… contradictoire. Au nom de la peur de la division, on aurait tort de vouloir toucher à la polarité historique de la gauche, au risque d’affaiblir sa capacité de mobilisation populaire. C’est pourquoi deux grandes candidatures est le scénario juste et cohérent avec les divergences réelles, de fond, qui traversent la gauche.

Les signataires de l’appel à une candidature unique promettent aussi d’organiser dès maintenant, partout en France, des « banquets du vivre ensemble », qui visent à faire reculer « la peur et l’isolement », terreau sur lequel prospère le vote FN. S’il s’agit de prendre un verre pour organiser de nouvelles résistances, nous irons. Mais on est en droit de douter de leur efficacité pour combattre le vote FN. Car ce ne sont pas la « peur et l’isolement » qui se trouvent au fondement de ce vote. Le Front national se nourrit de la conjonction d’au moins deux phénomènes principaux qui se sont particulièrement accentué au cours des dernières années : les inégalités grandissantes, fruit de trente ans de politiques néolibérales appliquées de manière consistante par des gouvernements de droite et de gauche, et le racisme (et notamment sa variante islamophobe), qui est loin de se limiter au Front national ou d’en représenter l’unique caractéristique politique.

RADICALITÉ ET ESPRIT UNITAIRE

La montée du FN s’inscrit dans le cadre de l’accentuation de la crise, de la xénophobie d’Etat, des défaites sociales de ces dernières années. Mais il y a aussi une dimension politique cruelle pour la gauche : le fait que Marine Le Pen gagne en audience chez les ouvriers renvoie à l’abandon par la gauche social-libérale du terrain de la défense concrète des intérêts populaires et de la contestation d’un système qui écrase la majorité de la population. Pour des millions de gens, le FN et son racisme sont le seul moyen d’exprimer leur colère parce que la gauche de gauche apparaît impuissante et engoncée dans sa fragmentation. Ainsi, toute proposition aboutissant à renforcer la domination du PS à gauche revient à renforcer le mécanisme qui alimente la montée du FN. Il s’agit d’éviter le piège de la rhétorique radicale comme celui de la démarche d’accompagnement, le risque d’isolement comme celui de la satellisation par le PS, car l’un et l’autre représentent un facteur mortifère de préservation du jeu politique actuel.

Une démarche qui allie radicalité et esprit unitaire est la contribution la plus décisive à la défaite indispensable de la droite et de l’extrême droite, parce qu’elle seule est susceptible de bouleverser le rapport de force actuel en mobilisant les exploités, les dominés, les aliénés autour d’une perspective de changement et en ne laissant pas au FN le monopole de la colère. Nous savons déjà ce dont ce pays est capable en termes de mobilisations sociales. La résistance admirable à la réforme des retraites de l’automne passé est le dernier événement en date, précédé de nombreux autres, qui démontre que la haine des injustices persiste au sein de la population.

Ces résistances sociales, il faut les articuler à un pôle politique, radical, pluraliste et novateur, qui se nourrisse d’elles et qui porte l’alternative dans le champ politique. La construction d’un tel pôle – forcément complexe et apprenant de ses erreurs, comme la division mortifère de 2007, et de ses contradictions – doit inclure toute la gauche de la gauche. C’est à son rassemblement sans exclusive que nous appelons. Si elle parvient enfin à regrouper l’ensemble des organisations, des collectifs militants, des citoyen-ne-s et personnalités qui se situent à la gauche du Parti socialiste, elle modifie la donne. Elle crée ainsi les conditions pour que la gauche de transformation sociale et écologique fasse bouger les rapports de force au sein de la gauche, y compris sur le terrain électoral, et ouvre la voie à des changements profonds.


Léonce Aguirre, direction nationale du NPA ;

Clémentine Autain, co-directrice de Regards ;

Razmig Keucheyan, sociologue ;

Danièle Obono, membre de Convergence et alternatives ;

Cédric Durand, économiste ;

Roger Martelli, membre des communistes unitaires ;

Stathis Kouvelakis, philosophe ;

Christophe Aguiton, militant altermondialiste ;

Leila Chaibi, secrétaire du Parti de gauche chargée de l’abolition du précariat.

Léonce Aguirre, Clémentine Autain, Razmig Keucheyan, Danièle Obono, Cédric Durand, Roger Martelli, Stathis Kouvelakis…

fracture des gauches


 

Voilà un blog injustement méconnu dont les qualités d’écriture et de réflexion sont indéniables, bel équilibre de la forme et du fond qui pour moi représentent un idéal délicieusement¹ inaccessible. Il s’intitule Nouvel Hermès, et son billet, qui appelle bien des réactions, est là.

Je me souviens l’avoir déjà invité sur ces pages en complément d’un billet à propos d’une (autre…) polémique sur un sketch de Bedos (Nicolas).. Déjà, le mot populisme nous rejoignait... C’est pourquoi je me suis laissé aller ce dimanche matin à mon impulsion d’en ramener un bloc de lumière par chez moi, histoire de voir rebondir le débat, échanger, confronter nos idées et nos réflexions de part et d’autre du champ de la gauche. La discussion avec les blogueurs de toutes confessions (mdr..) est ouverte…

Jugez plutôt de la valeur argumentaire de ce point nodal (à mes seuls yeux ?) des débats gauchisants :

« La revendication égalitaire et morale demeure le seul ciment de ces deux gauches quand l’édifice politique que chacune souhaite construire demeure aux antipodes. Ces deux gauches qui gagneraient à divorcer plutôt que de maintenir l’illusion d’un mot quand, par ailleurs, tout les sépare. »

Comme je l’ai écrit chez lui, je souscris d’autant plus à ses propos que j’ai déjà traités au moins deux des sujets évoqués dans ce billet, avec des conclusions similaires :

– le populisme, et le mépris du peuple que ce mot peut avoir comme connotation dans la bouche de certains.

– la fracture idéologique du PS (ici, ici, et , et surtout là ) que je ne cesse de marteler, bien réelle (j’en sais quelque chose, je n’en suis pas sorti pour rien…).

Effectivement, se voir tapé et insulté par les élites bien-pensantes d’une pseudo-gauche et d’une certaine droite, en se voyant si méprisés qu’on puisse nous ranger dans des camps bien nauséabonds (faut-il nous gazer, aussi ?) ne peut que renforcer l’idée que notre principale préoccupation, qui est de porter effectivement (et non pas seulement dans le discours) les attentes non pas du peuple (mot connoté) mais de la population dans sa majorité ², voilà qui dérange l’establishment politique professionnel, qui n’aime guère qu’on le bouscule, habitué qu’il est à son cadre de pensée étriqué et à ses forces en présence totalement immuables depuis… bien trop longtemps.

Que l’alternance UMP/PS ne satisfasse plus grand monde, il n’y a que des partisans aveuglés pour vouloir encore l’ ignorer.

Cependant, pour en revenir au billet et aux thèses de l’ami du Nouvel Hermès (c’est quoi ton blaze, mec ? A moins que tu ne sois une fille ? Le doute persiste…Ah non ! C’est écrit là ! ) je ne peux que m’inscrire en faux quant à ce qu’il écrit sur le passage Frêche. Des populistes comme lui, je n’en veux pas. Traiter quelqu’un de sous-homme n’honore ni la gauche ni l’humanité.

Quant à ces déclarations sur la secte verte, je ne sais pas, je trouve cela outrancier, mais dans le même temps, je ne les connais pas suffisamment pour porter un jugement, donc… je me tais. Et vous laisse à vos méditations sur les thèmes évoqués ici… Merci de m’en faire part quand vous le jugerez utile. Ou pas. Moi, je vais voir mon fils, histoire de tailler un brin de causette entre sociaux traîtres… (on est toujours celui de quelqu’un, hein ?! 😉

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¹ je tiens farouchement à mes imperfections (je hais le lisse) et au côté rugueux, imprévisible et changeant de ma forme bloguistique.

² … et non d’une élite, comme le fait si volontiers l’UMP, et l’aile droite du PS.

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Le facebook de l’autre gauche est né !

 

 

Après celui de l’UMP (qui a fait flop), et du PS (sur lequel je suis inscrit, histoire de faire dans la veille politique virtuelle…), voici venir le petit dernier des réseaux sociaux à vocation politique qui emporte cette fois toute mon adhésion, et mon plaisir (je suis en retard ! je viens de le découvrir !)  : celui de TOUTE l’autre gauche.

 

Alors, que vous soyez du NPA, de gauche unitaire, des alternatifs, de la FASE, du Parti de Gauche, du M’PEP, du front de gauche, de République&Socialisme ou l’un des derniers mohicans du MRC, inscrivez-vous,

 

c’est ici.

 

(Moi, ma page est là. Le groupe que je viens de créer est là.)

 

Là, au moins, on ne risque pas de vendre vos données personnelles à des sociétés avides/cupides… à votre insu, ce qui irait à l’encontre de nos convictions, n’est-il pas ?

 

J’espère que Benjamin a prévu un filtre anti-hackers, ou anti-trolls de droite (ou de la pseudo-gauche libérale, c’est kif kif) parce que sinon… j’en connais un paquet de la gauche molle qui vont se faire un plaisir de venir nous polluer l’atmosphère avec leurs commentaires désobligeants de hyènes assoiffées de reconnaissance éternelle malgré leur bêtise incommensurable…

 

Et je ne citerai pas de noms. Sauf en off.

 

PS. Mais dis-moi, BB, n’y a-t-il que toi, comme administrateur ? ou bien…

Et qui finance ?  Comme je pense n’être pas le seul à me poser la question, tant qu’à faire, dis nous tout ! Avant qu’on ne nous la pose… ou qu’on persifle. ça nous fera gagner du temps… Je connais (un peu trop bien) les usages de la blogosphère !

Ensemble, à gauche (vraiment…) et solidaires…

Ensemble,
pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes

Nos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010.
Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), avec les Alternatifs, République et Socialisme, La Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), le M’PEP, le PCOF, nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.
Ce rassemblement, en construction, se veut ouvert, nationalement et régionalement, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social, dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population.
C’est urgent ! Les difficultés s’accumulent : plus de licenciements, plus de précarité, de pauvreté, et en même temps moins de services publics, moins de pouvoir d’achat, moins d’enseignement et de culture ! Cette situation devient insupportable, notamment dans les quartiers les plus populaires. L’environnement est sacrifié sur l’autel du profit. Les ravages de la crise sont amplifiés par la politique impulsée par Nicolas Sarkozy et la droite. Avec eux c’est toujours plus pour les riches, toujours moins pour l’ensemble du peuple. Et le président sème la division en puisant des idées nauséabondes dans l’arsenal de l’extrême droite qui, du coup, relève la tête.
Face à cette offensive redoublée, notre peuple, les salarié-e-s et les plus précaires résistent ; ils refusent de payer la crise. A la division, au chacun pour soi, ils opposent la lutte et la solidarité. Ils souhaitent un débouché politique à leurs luttes.
C’est pourquoi les listes qui nous rassembleront pour ces élections régionales, répondront à trois objectifs indissociables:

  • changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ;
  • battre la droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ;
  • construire des majorités solidement ancrées à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise, un projet de transformation sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs, à l’exclusion de tout accord avec le Modem, si les conditions de ces avancées en sont réalisées.Il s’agit de la possibilité de mettre en oeuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.Nous voulons faire des régions des points d’appui pour développer une politique au service des hommes, des femmes, des jeunes, de tous ceux qui travaillent et vivent ici.
  • Une politique en faveur de l’emploi, respectueuse des salariés, de leurs droits, favorisant l’extension de ces droits.
  • Une politique qui donne la priorité aux services publics.
  • Une politique qui fasse des citoyennes et des citoyens, dans leur diversité, les acteurs de la transformation de nos régions par un développement de toutes les formes de démocratie.
  • Une politique exigeante en matière écologique.
  • Une politique qui reconstruit le tissu social, à la ville et dans les campagnes.Ce programme devra être porté par des listes unitaires dans les régions, des listes rassemblant nos organisations et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent.Nous vous donnons rendez-vous le 10 janvier, pour le meeting national de lancement de notre campagne.

Signataires : Le Front de Gauche : Parti Communiste français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et Les Alternatifs, République et Socialisme, La FASE , Le M’PEP et Le PCOF.

Paris le 17 12 2009

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