Zenga zenga

 

Ben nous aussi, on a notre zenga zenga à nous !

 

Tout d’abord, en voyant ce titre « Rions un peu avec Kadhafi, Moubarak ou Ben Ali », mon sang n’a fait qu’un tour, et je m’apprêtais à me lancer dans une diatribe dont j’ai le secret sur ces insensés journalistes (ceux de Libé en l’occurrence) qui se perdent en gaudrioles alors que la vie de centaines de victimes innocentes de ces fous sans scrupules est en jeu, à travers le monde…

Puis, je suis allé voir le contenu, et grand bien m’a pris : il y a là les prémices d’un thème passionnant : la résistance par le rire. Bien des spécialistes de ces régions nous expliquent en effet que les caricatures, les blagues et autres saillies drolatiques sur lesdits (ctateurs) étaient déjà légion bien avant la chute des bourreaux. Elles constituent en effet une excellente arme de lutte contre l’oppression et surtout de distanciation face à l’intolérable.

La place de l’humour et de la dérision dans les soulèvements récents est donc, effectivement, un sujet bien plus profond qu’il n’y paraît, et mériterait à lui seul une thèse de socio, rôle que ne saurait remplir un simple billet de blog. Aussi, je vous propose plus humblement quelques pistes de lecture permettant de creuser le fond de la chose :

Tout d’abord, un classique, Jankélévitch (l’ironie). Puis, une mine d’or, Désobéir par le rire (les désobéissants) : voir cette excellente fiche de lecture de Thierry Savatier : Du rire comme arme de subversion.

Pour le reste, c’est comme dab : démerdez vous, bande de feignants !

(ceci dit, il y a une excellente biblio dans le deuxième, mais je ne retrouve plus le bouquin dans mon bordel censuré).

 

Moralité :

 

  1. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. A part les opportunistes qui en changent trop souvent..
  2. Si l’on en juge par toutes les caricatures et autres actions de dérision de l’autocrate inculte qui nous gouverne, voilà qui est plutôt encourageant : les prémices d’un soulèvement, vous pensez ?
  3. ah, oui, zut, j’ai oublié de dire pourquoi ce titre, merde, mon billet et foiré… mais où je vais caser ça ? Bon, ben… ici.