message du gouverne-ment à ceux qui chignent dans leur chaumière #49al3 #LoiTravail

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Par delà le formidable festival de langue de bois et de négation de la réalité auquel on assiste de la part des défenseurs de cette loi inique dont personne ne veut, je crains que ceux qui n’ont pas permis qu’une motion de censure de gauche se concrétise n’aient pas tout à fait bien pris la pleine mesure de ce qui est en train de se passer dans ce pays, parmi les couches populaires… En refusant cette ultime soupape de sécurité de laisser s’échapper un peu de pression par le biais de la représentation nationale, qui ne remplit manifestement plus son usage (le grand fossé démocratique devient un précipice atterrant),  ils privent la population de la dernière possibilité d’expression qui leur restait, après la rue qui de toute évidence – bien que j’y ai participé volontiers – ne sert à rien. je crains dorénavant que la violence ne soit plus grande, plus partagée, et pas seulement le fait des seuls casseurs de l’ultra-gauche anarchistes autonomes désignés à la vindicte populaire pour faire opportunément oublier l’immense casse sociale dont ce pays est la victime en ses organes les plus essentiels.  A force de tant tirer sur la corde, on risque fort de faire tomber les pendus… Le roi est nu. Que se vayan todos ! Tremblez, bourgeois ! Vous êtes en train de réveiller la bête… Vous l’aurez voulu !

Pièce-jointe : ceux qui ont signé :

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Le melon de Mélenchon

guignol-baton-236185D’une certaine manière, à lire ces derniers interviews, dont celui qu’il vient d’accorder au JDD hier, Mélenchon m’apparait tout aussi déconnecté de la réalité que ceux qui nous gouvernent. La seule différence, c’est que lui, au moins, consent à la  part de rêve quand les honnis de tous prétendent à un pseudo-pragmatisme qui n’est qu’idéologie libérale. J’écris cela après avoir lu ceci :

Le gouvernement a amené l’autorité de l’État au bord de l’effondrement. La France est contaminée par la décomposition chaotique du Parti socialiste. ­Aujourd’hui, Manuel Valls n’a plus de majorité et plus d’autorité dans sa propre famille politique. Sa façon de faire durcit tous les rapports. Sa politique conduit à l’accélération inouïe des violences sociales et des tensions dans le pays. Il faut que la loi travail soit retirée et que Valls s’en aille. À quoi bon deux mois de violences jusqu’à la prochaine motion de censure en juillet? Dans deux mois, Valls sera renversé.

Action, réactions. Tout d’abord, invoquer l’autorité de l’état, entre parenthèses, me renvoie à un certain nationalisme franchouillard et plutôt chauvin qui m’agace de plus en plus dans le positionnement de Mélenchon, comme s’il tentait de grappiller des voix à l’électorat souverainiste. Sur la suite, rien à redire, je partage la même analyse sur les violences consécutives à une loi inique et à la manière dont on l’impose contre le gré des français. Mélenchon a raison :  »  Il faut que la loi travail soit retirée et que Valls s’en aille. » Sauf que. Valls ne s’en ira pas. La loi ne sera pas retirée. Une nouvelle motion de censure, personne n’y croit. Quand à la possibilité que les frondeurs fassent preuve d’un courage qu’ils n’ont pas, c’ est pour le moins très improbable. Dans ces conditions, asséner que « Dans deux mois, Valls sera renversé » n’est qu’une bravade de plus d’un petit Napoléon qui veut se faire plus grand que l’empereur. Qui peut encore croire de telles fanfaronnades ? En disant cela, Monsieur JLM2017 ne fait que bercer ses troupes de douces illusions de nature à endormir la colère d’un peuple, qui se traduira bien autrement que dans un hémicycle aux contours si convenus. La vérité de notre société n’est plus dans ce cadre, qu’elle déborde de manière de plus en plus visible, malgré toutes les tentatives de répression et le concours complice de l’état d’urgence. Aussi, Mélenchon est dépassé, et son beau discours qui peine à trouver une consécration dans la réalité, plutôt ridicule. Un pantin grand-guignolesque.

« Je peux être en situation d’être présent au second tour.« 

(Le melon, toujours le melon…)

de l’usage du 49.3 jusqu’au dégoût, pour le plus grand mépris du peuple

CaptureQuand une équipe gouvernementale édicte des lois qui ne représentent plus rien qu’elle-même et des intérêts élitistes dominants, il conviendrait de se remettre fortement en question. D’interroger la démocratie, c’est à dire au minimum la représentation populaire. Ce n’est aucunement le cas de Valls qui a donc décidé d’utiliser dès demain, jusqu’au dégoût, un dispositif d’exception, entendant ainsi échapper à tout débat populaire à l’aller comme au retour de la loi Macron, ce texte fourre-tout sans queue ni tête, ni véritable envergure. On comprend donc d’autant moins l’acharnement de Macron comme de Valls d’imposer contre la volonté populaire ¹ ce texte composé d’éléments si hétéroclites qu’un amendement modifiant la loi Evin a pu si glisser si facilement, démontrant à quel point ce ne sont plus les ministres ou les députés qui travaillent, mais les lobbies. De plus, Valls va en profiter sournoisement, au mépris de tout esprit démocratique, pour ajouter des mesures au texte qui n’ont jamais été débattues par l’Assemblée Nationale, ni au Sénat. Oh, je sais, le front de gauche appelle bien à une motion de censure, seule possibilité de stopper cette loi récessive, mais elle n’a hélas aucune chance d’être votée, compte-tenu des forces en présence qui, du PS au FN, sont toutes majoritairement libérales. Et l’on voudrait que les gens votent, se comportent en citoyens, et s’intéressent à la vie politique de leur pays… plutôt que de s’enraciner dans l’abstention ? Mais pour quoi faire ? Les mouvements de pression et les lobbies s’en chargent si bien. Cela se paiera dans les urnes. Cher.

Post-scriptum : et pour une fois, je ne peux qu’être d’accord avec la droite…

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¹ Du peuple et des propres convictions du gouvernement ! Quand on pense que les mêmes, et notamment Hollande,  jugeaient le recours au 49.3 comme une brutalité et un déni de démocratie…

j’ai fait un rêve : Valls, enfin, tombait…

j’ai rêvé qu’on leur clouait enfin le bec, à tous ces gens dont  l’incroyable arrogance et le profond mépris pour tous ceux qui ne pensent pas comme eux s ‘est exprimée si ostensiblement cet après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, à l’Assemblée Nationale. Un moment mémorable, hallucinant de mauvaise foi et de déni démocratique, de la part de ces fauxcialistes pourtant acculés et mis en défaut par la représentation nationale, qu’ils ne représentent manifestement plus, sans quoi ils n’auraient pas dû la faire taire avec un tel artifice procédural

J’ai rêvé que tous ceux qui combattent la loi Macron en tiraient les conclusions qui s ‘imposent, et allaient enfin jusqu’au bout de leurs convictions, frondeurs et écologistes compris…

j’ai rêvé que ce jeudi,  la fameuse  motion de censure, certes hélas proposée par la droite, mais qui représente la seule occasion de faire tomber un tel gouvernement si impopulaire et anti-social, était votée par une majorité de députés, et que Valls, cet ennemi de classe, enfin, tombait. Un autre gouvernement, respectant d’avantage les différentes sensibilités qui parcourent la gauche, et non pas la seule, marginale et excessive coterie vallsienne, était mis en fonction.

j’ai rêvé… mais je me suis vite réveillé, et « l’immobilisme » en effet de tant et trop était tristement là, qui me regardait de son œil morne et chiasseux, avec son air d’à quoi bon, prêt à justifier par des tonnes d’arguties plus ou moins sophistiquées sa misérable inaction.  Et Valls pouvait continuer sa détestable entreprise de destruction de la gauche et du socialisme, devenu un « archéo-lbéralisme » banal, commun à l’UMP et au PS…