Un socialisme en haine de l’écologie ? #OGM #gazdeschiste

Batailleje suis contre les OGM, je suis choqué que l’on puisse aller de manière aussi totalement anti-démocratique à l’encontre de l’opinion populaire sur le sujet, et je pense que la seule raison pour laquelle les instances européennes ont obligé la France à lever le moratoire sur les cultures OGM en France relève de la pression des lobbies que Monsanto nourrit à l’échelon européen, comme cela a déjà été clairement prouvé. Le Conseil d’Etat, à mon sens, et jusqu’à plus ample informé, n’a pu qu’entériner une décision prise ailleurs, que la fragilité de l’argumentation sur le plan scientifique et juridique n’a fait que précipiter.

je suis ma foi fort satisfait et agréablement surpris que le mou du genou qui nous gouverne ait choisi de maintenir sa position de fermeté sur le sujet, et je l’en remercie.

Toutefois, j’ai eu la désagréable surprise de tomber sur cet interview d’un député PS  ¹ opposé à ce qu’il considère comme un signe de faiblesse du gouvernement envers les écologistes. Ses propos m’ont quelque peu agacé. Car contrairement à la propagande industrielle dominante qu’il tente de propager, et cela de surcroît dans un journal qui n’a pas une grande réputation de gauchisme avéré, ce qui m’apparait hautement suspect au point que j’en arrive à me demander s’il n’a pas reçu des émoluments occultes de Monsanto,  je crains que son discours ne soit pas très crédible ni audible. Car enfin, il m’apparait assez évident que les écologistes n’ont pas été particulièrement favorisés ni épargnés par ce gouvernement, comme différentes tensions connues l’ont assez illustré. De plus, Hollande n’est pas franchement connu pour ses convictions écologistes… Pas plus que son premier ministre.  Si le Monsieur voulait sortir du juste anonymat dans lequel sa médiocrité le maintenait jusqu’à présent (je n’en ai jamais entendu parler, et j’aurais préféré que cela soit encore le cas, vu sa position plutôt affligeante…), il aurait pu choisir un autre sujet qu’il maîtrise davantage. De plus, ses propos particulièrement agressifs vis à vis des écolos, dont je me sens faire partie, m’apparaissent particulièrement étonnants :

Sur les OGM comme sur les gaz de schiste, ce sont eux qui donnent le «la» et imposent leurs raisonnements obscurantistes. Leur influence est surdimensionnée par rapport à leur poids politique réel.

La seule chose qui m’apparait surdimensionnée ici, compte tenu des dégâts que l’on sait quand on connait les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste, autre dossier de tension, c’est l’égo de ce Monsieur de même que son incommensurable complexe de supériorité… Il aurait mieux fait de se taire, car je pense quant à moi et je ne crois pas être le seul que le véritable obscurantisme, c’est celui qui consiste, au PS comme ailleurs, à nier le poids réel des préoccupations environnementales dans l’esprit de la population française. Le véritable obscurantisme, c’est aussi le fait de ne même pas être en capacité de se rendre compte, tant on est enfermé dans un schéma de pensée purement libéral,  des dégâts irréversibles qu’une certaine orientation politique peut amener, son moteur n’étant que l’appât du gain et un développement industriel unilatéral mal compris et mal maitrisé, à l’exclusion de toute autre considération alternative à cette vision étriquée de l’économie très traditionaliste. Se moquer ainsi des questions environnementales, c’est afficher son mépris pour les générations futures, et ne penser qu’à son seul porte-feuilles… et à celui des classes dominantes. Il suffira de préciser que le Monsieur est pro-nucléaire, pro gaz de schiste, pro ogm, et tout sera dit. La boucle est bouclée.

¹ j’ai utilisé sa bobine (belle tête de vainqueur, n’est-ce pas ?) pour illustrer ce billet.

Monsanto, fanculo ! #RoundupNonMerci

Bon, va falloir s’exécuter, j’ai horreur des promesses non tenues… Xavier Renou, des Désobéissants, un mec que je respecte tout particulièrement, est venu frapper à ma porte sur facebook il y a deux jours pour me demander un coup de main, et je me sens en reste… Il voulait que je relaie sur les réseaux sociaux un appel à boycotter le round up, une saloperie chimique industrielle très utilisée par les agriculteurs et les jardiniers en herbe un peu paresseux… Moi, je sais qu’il existe des produits naturels de substitution. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde.  Aussi, c’est un plaisir de relayer l’appel des désobéissants ici. Le visuel, c’est ça :

Capture

S’il y a d’autres blogueurs qui me lisent, faites passer. Parce que notre environnement le vaut bien. On va laisser quoi, sinon, à nos enfants ? Honte à nous si nous ne faisons rien…  Et place au peuple, bordel, place au peuple, nom de bois ! Signez la pétition ! ça urge !

Bonne nouvelle pour l’écologie française

La suite est ici.

la responsabilité de Monsanto reconnue dans l’intoxication d ‘un agriculteur français

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Par un article de Libération, je viens d’apprendre avec une grande satisfaction que la responsabiltié de Monsanto vient d’être reconnue dans l’affaire Paul François, qui est soutenu par le Parti de Gauche, et dont j’avais déja évoqué l’histoire ici :

Le géant américain Monsanto a été jugé «responsable», ce lundi à Lyon, de l’intoxication à l’herbicide en 2004 d’un agriculteur français, ouvrant la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.

«Monsanto est responsable du préjudice de Paul François suite à l’inhalation du produit Lasso», peut-on lire dans le jugement du tribunal de grande instance de Lyon.

Le 27 avril 2004, Paul François, un céréalier de Bernac (Charentes) aujourd’hui âgé de 47 ans, avait reçu au visage des vapeurs de Lasso, un puissant désherbant produit par le leader mondial de l’agrochimie, en ouvrant la cuve d’un pulvérisateur. (suite)

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Soutien à Paul François contre Monsanto

cliquez sur l'image pour voir la bande annonce

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Monsanto veut faire sa loi sur le vivant et les vivants

Lundi, 12 Décembre
 Dominique Mourlane, Laurent Levard et Catherine Jouanneau

Soutien à Paul François et à toutes les victimes des pesticides!

Ce lundi 12 décembre 2011, Paul François, agriculteur victime des pesticides, sera en procès contre Monsanto, en première instance, au TGI de Lyon, dans l’espoir de faire reconnaître la faute de la firme et d’engager la responsabilité de cette dernière.

Que s’est-il passé ?

Le 27 avril 2004, Paul François, agriculteur céréalier, s’intoxique gravement en inhalant les vapeurs d’un herbicide : le LASSO de la firme Monsanto. Il est hospitalisé plusieurs jours et suivent cinq semaines d’arrêt de travail. Cet accident du travail, reconnu comme tel par la Mutualité Sociale Agricole (MSA), se traduit par de graves problèmes de santé d’ordre neurologique, près de 5 mois d’hospitalisation et 9 mois d’arrêt de travail à partir de novembre 2004. Le lien entre cette longue période d’arrêt de travail et l’accident a été reconnu par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) d’Angoulême en novembre 2008 et confirmé par la cour d’appel de Bordeaux en janvier 2010.

Depuis 5 ans, l’agriculteur se bat afin de faire reconnaitre les dommages qu’il a subis depuis l’inhalation du Lasso. Alors que le produit était interdit dans de nombreux pays, Monsanto a continué à le vendre en France jusqu’en 2007.

Sous couvert de secret industriel, Monsanto refuse de donner la moindre information sur la composition de ses productions, tant pour les pesticides que pour les semences de type OGM.

Monsanto ne craint pas de faire courir des risques aux agriculteurs ou aux consommateurs pourvu que son compte en banque augmente et que sa mainmise sur le vivant se poursuive.

Pour le Parti de Gauche, membre du Front de Gauche , il est temps de mettre en oeuvre un plan de transition écologique de l’agriculture respectueux notamment de la santé des agriculteurs et des consommateurs .

Le Parti de Gauche appelle à soutenir Paul François et à se rassembler devant le TGI de Lyon 😉 (67, rue Servient , arrêt metro ligne B : Place Guichard, arrêt tram T1 : Moncey), Lundi 12/12 à 13h30.

Dominique Mourlane, Laurent Levard, membre du Bureau National chargé de l’Agriculture, Catherine Jouanneau, Secrétaire Nationale à la Santé

source :   le site du Parti de Gauche

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Monsanto, poursuivi pour « biopiraterie » : une victoire écologique.

 

 (y en a qui vont se rappeler longtemps du goût de l’aubergine hindoue… Bienfait pour leur gueule !) (remerciements particuliers à Pierre Deruelle)

L’Autorité indienne de la biodiversité a annoncé, le 11 août, qu’elle allait engager des poursuites judiciaires à l’encontre du semencier américain Monsanto pour avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée à partir de variétés locales sans en avoir demandé l’autorisation.

C’est la première fois, en Inde, qu’une entreprise va être poursuivie pour acte de « biopiraterie », une infraction passible de trois années d’emprisonnement.
Monsanto, son partenaire indien Mahyco et plusieurs universités indiennes s’étaient associés en 2005 pour mener les recherches, avec l’appui de l’agence américaine de développement Usaid, favorable aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

MORATOIRE RECONDUIT EN 2011

Une dizaine de variétés existant dans les régions du Karnataka et du Tamil Nadu, parmi les 2 500 que compte le pays, avaient été utilisées pour mettre au point cette première aubergine génétiquement modifiée, destinée à être commercialisée en Inde.

Or, contrairement à ce qu’exige la loi sur la biodiversité votée en 2002, aucune autorisation n’avait été demandée pour utiliser des variétés locales. Les agriculteurs auraient dû notamment être consultés afin de négocier une éventuelle participation aux bénéfices tirés de l’exploitation commerciale de l’aubergine. « Monsanto était parfaitement au courant de la législation et l’a volontairement ignorée », estime Leo Saldanha, directeur de l’organisation de défense de l’environnement Environment Support Group, qui a saisi l’Autorité indienne de la biodiversité de ce cas de biopiraterie.

Contacté par Le Monde, Monsanto s’est refusé à tout commentaire. D’après l’hebdomadaire India Today, le semencier rejetterait toute responsabilité, tout en accusant ses partenaires indiens de ne pas avoir demandé les autorisations nécessaires. Mahyco, dont Monsanto est actionnaire à hauteur de 26 %, a indiqué qu’il s’était contenté de fournir le gène de transformation. L’accusation de biopiraterie est un nouveau coup dur pour Monsanto, et risque de freiner le développement de ses activités en Inde.

Le moratoire décrété en février 2010, par le ministre indien de l’environnement, sur la commercialisation des aubergines génétiquement modifiées a été reconduit cette année. Et sa levée ne semble pas à l’ordre du jour. A l’époque, le Comité de consultation de génie génétique avait pourtant émis un avis favorable à la commercialisation de l’aubergine.

Les opposants aux OGM espèrent que Monsanto ne sera pas autorisé à mener des recherches sur les oignons génétiquement modifiés, comme l’entreprise en a fait la demande au mois de juin.

L’Inde, qui abrite 7,8 % des espèces animales et végétales de la planète sur seulement 2,5 % des terres émergées, est très exposée aux risques de biopiraterie. Le sujet y est particulièrement sensible depuis qu’en 1997, des paysans du nord du pays avaient violemment protesté contre le brevetage, par le semencier américain RiceTec, d’une variété de riz basmati appelée « kasmati ».

VICTOIRE DES OPPOSANTS AUX OGM

Afin de disposer de tous les éléments nécessaires, le gouvernement a démarré un projet pharaonique de recensement du savoir-faire en matière de médecine traditionnelle : 200 000 traitements – y compris les postures de yoga – ont déjà été répertoriés. Des centaines de scientifiques épluchent les traités anciens de médecine ayurvédique pour y recenser les vertus déjà éprouvées de fruits ou de plantes médicinales.

Cette « bibliothèque numérique du savoir traditionnel », qui compte 30 millions de pages et a été traduite en cinq langues, a déjà permis d’annuler de nombreux brevets. Celui déposé par une université américaine sur le curcuma pour ses vertus dans la lutte contre le cancer a été annulé à la suite d’une plainte du gouvernement indien. Et la demande de brevet déposée en 2007 par le laboratoire pharmaceutique chinois Livzon, auprès de l’Union européenne, sur la menthe et l’Andrographis (échinacée d’Inde), utilisées notamment comme traitement contre la grippe aviaire, a été rejetée.

Mais aucune de ces organisations n’avait été poursuivie en justice. « Il aura fallu six ans à l’Autorité nationale de biodiversité pour engager les poursuites », regrette Leo Saldanha. Après avoir enquêté sur une éventuelle infraction commise par Monsanto et ses partenaires, l’Environment Support Group avait donné l’alerte en février 2010. « Il faut que l’Autorité nationale accélère et multiplie les enquêtes pour lutter contre les cas de biopiraterie », insiste le directeur de l’organisation non gouvernementale.

Cette action en justice contre Monsanto constitue une victoire pour les opposants aux OGM. Seule la culture du coton génétiquement modifié est actuellement autorisée en Inde. Elle a propulsé le pays au rang de deuxième producteur mondial, devant les Etats-Unis. Mais ces nouvelles semences, coûteuses, sont accusées de ruiner les producteurs les plus fragiles.

L’aubergine, très présente dans l’alimentation quotidienne partout dans le pays, est aussi utilisée comme offrande religieuse. Dans le temple d’Udupi, dans le sud de l’Inde, les fidèles du dieu Krishna s’étaient ainsi violemment opposés à la commercialisation de l’aubergine génétiquement modifiée. Ils craignaient de susciter la colère de leur divinité en lui offrant des légumes « impurs ».

Julien Bouissou, sur le site du Monde.

Sur le même sujet, lire ausssi cet article, qui avait (et a toujours) pour lui le mérite de l’anticipation, et de la précision… notamment quant aux pratiques peu scrupuleuses de cette société à volonté hégémonique.

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l’Initiative (heureuse) citoyenne et européenne étouffée par Barroso…

Comment la démocratie européenne est confisquée par des intérêts économiques supérieurs…

Alors que d’aucuns se retranchent sur leur petit pré carré, utilisant la préférence nationale comme ultime étendard (soi-disant) populaire, alors que tant de nos réformes françaises sont directement ou indirectement inspirées par la technocratie européenne et son libéralisme de bon aloi qui se veut pragmatisme (mais qui n’est qu’une idéologie parmi d’autres comme je le martèle ici volontiers), le silence à droite et dans les médias dominants (et monopolisés…) sur une certaine initiative européenne (enfin) heureuse est particulièrement surprenant.

En effet, le Parlement européen a adopté le 14 décembre un projet de règlement sur l’initiative citoyenne européenne par 628 voix pour, 15 contre et 24 abstention, soit 97,7% des suffrages exprimés  en faveur du texte, comme s’en vante Mr Lamassoure du PPE (démocrates chrétiens) sur son blog. C’est d’autant plus ridicule que lorsqu’un texte reçoit un tel suffrage, nul ne peut en revendiquer le succès, me semble-t-il, avec mon bon sens… populaire. Me trompes-je ?

Des critères très clairs, pourtant … Comment lancer l’initiative ? Un « comité des citoyens », composé d’au moins sept personnes installées dans sept États membres, devra enregistrer l’initiative auprès de la Commission. L’ exécutif européen jugera, dans les deux mois, si la demande est recevable.

Ensuite, les signatures pourront commencer à être collectées, sur papier ou en ligne. L’initiative disposera d’un délai de 12 mois maximum pour récolter le million de signatures nécessaire, qui devra provenir d’au moins un quart des États membres de l’UE.

Greenpeace et le mouvement Avaaz ont donc tenté de lancer une initiative citoyenne en ce sens à propos des cultures OGM, après l’autorisation donnée à l’Amflora, une pomme de terre génétiquement modifiée développée par le groupe allemand BASF, conformément à cette nouvelle avancée démocratique, en vain pour l’instant. Mr Barroso se retranche en effet derrière le fait que ce point du règlement européen n’est pas encore en vigueur… Hypocrite !

Comment ne pas prendre en compte, derrière l’Amflora, du géant allemand de la chimie BASF, le maïs MON810 du « pionnier » américain Monsanto ainsi qu’une quinzaine d’autres plantes transgéniques susceptibles d’être autorisées à la vente sur le Vieux Continent ?

Radio Bruxelles ment !

Quant à moi, éternel adolescent boutonneux empli d’utopies, je me plais à rêver d’une initiative citoyenne européenne qui obligerait les états européens à appliquer la taxe Tobin, à créer un smic et un revenu minimum européens,  une obligation pour tous les états d’éradiquer la pauvreté, le chômage, et pourquoi pas… Une résolution de soutien au peuple tunisien ? Pour un monde meilleur.

Suis-je naïf  !?

 

D’autres blogs ayant évoqué ce sujet :

Résistance in-venterre

terreetmer

HNS-infos

regards citoyens

Mon mulhouse bio