Lettre du syndicat CGT-Molex à Monsieur Olivier Mazerolle : Estrosi est un enfumeur !

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( Où l’on apprend qu’Estrosi est un menteur qui ne connait de surcroît pas le dossier… et qui n’hésite pas à diffamer gravement ses adversaires politiques, en dépit de toute considération morale. CQFD. ndlr)

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Droit de réponse des Molex à BFM TV

(merci à Place au Peuple,  dans AU COEUR DE LA CAMPAGNE, pour cette publication utile)
Lettre du syndicat CGT-Molex à Monsieur Olivier Mazerolle (19 décembre 2011)

Lors du débat que vous avez animé le dimanche 18 décembre 2011, mettant en présence Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Christian Estrosi, l’affaire Molex a été évoquée et nous avons été stupéfaits d’entendre Monsieur Estrosi réécrire l’histoire, mettant en cause les salariés et les organisations syndicales locales qui se seraient, selon lui, jetées sur les indemnités de licenciement extra légales, à un moment où, toujours d’après lui, il eut été possible d’arracher d’avantage de choses à Molex. Et de mettre en cause plus précisément la CGT, au travers du secrétaire du CE, en lui reprochant d’être aujourd’hui conseiller régional, jetant ainsi un doute sur son intégrité et sa loyauté dans la lutte pour leur emploi menée par les salariés, laissant de coté la condamnation à 6 mois de prison de deux dirigeants de Molex pour un délit d’entrave aux prérogatives du CE.
Monsieur Estrosi a, par ailleurs, montré sa totale ignorance sur la situation de l’entité VMI (Villemur Industrie) restée en activité sur le site, en avançant des chiffres tirés d’on ne sait quel chapeau, mais qui laissent perplexe quand en plus il prétend connaître le dossier par cœur, selon ses propres paroles, et qui nous font douter sur le sérieux qu’il a mis pour traiter le dossier.

Face à ces propos fallacieux concernant VMI et aux accusations scandaleuses portées à l’encontre des représentants du personnel, notamment CGT, qui sont pour nous une insulte qui ne s’adresse pas aux seul délégués, mais qui touche tous les salariés qui se sont battus pour sauvegarder non seulement leur travail, mais aussi l’avenir d’un bassin d’emploi déjà durement touché par le chômage, la CGT souhaite apporter, dans le cadre du droit de réponse, les rectifications suivantes :

– Concernant VMI (Villemur Industrie), ce ne sont pas 65 salariés qui y sont employés aujourd’hui, mais seulement 51 dont 46 anciens ouvriers de Molex, nous rappelons que Monsieur Estrosi en avait promis 200 à la fin de l’année 2011, attendus avec impatience par tous ceux qui sont restés sur la « touche »,
– Le site de Villemur au moment de l’annonce comptait, non pas 170 salariés mais 316 salariés, dont 283 en CDI, 6 en CDD plus 27 intérimaires embauchés alors que l’entreprise était vouée à être rayée de la carte, pour surcroît d’activité ?. Ce sont environ 140 salariés qui n’ont toujours pas trouvé de travail et qui ont donc la « chance » de pouvoir bénéficier des mesures restrictives du chômage mises en place par le gouvernement actuel. Quand à ceux qui ont retrouvé du travail, ils ont pour la plupart subi plus de 30% de perte de salaire ainsi qu’une désorganisation totale de leur vie sociale.

En ce qui concerne la façon dont s’est déroulée la fermeture du site, nous tenons à préciser que durant tout le temps des négociations entre la Direction de Molex et le Gouvernement en vue de trouver un accord de maintien d’activité sur le site voulu par les salariés en lutte, les organisations syndicales ont été soigneusement écartées des discussions et n’ont donc participé à aucune de ces négociations. C’est dans ce même temps que le médiateur était nommé et qu’il mettait tout en œuvre, sur ordre du gouvernement, pour entraîner les salariés, via leurs représentants, vers la porte de sortie et leur faire accepter le PSE proposé. Chose que nous n’avons jamais accepté, le meilleur PSE pour nous étant de garder notre emploi.
Lorsque nous nous sommes retrouvés « autour de la table », comme le dit Monsieur Estrosi, nous n’avons pas le souvenir d’avoir entendu une seule organisation syndicale dire préférer les indemnités à la proposition faite ce jour là ?. Nous nous souvenons par contre avoir été mis devant le fait accompli d’une reprise d’activité par un fond de pension américain (H.I.G.) concernant une quinzaine de personnes au sein d’une société nouvellement créée : VMI, financée par Molex à hauteur de 5,4M€ dans le cadre de la revitalisation, par l’état à hauteur de 6,6M€ à titre de prêt, et HIG à hauteur de 1M€ au titre de prêt associé, proposition rejetée en bloc, mais que monsieur Estrosi a accompagné du chantage : c’est çà si le CE rend un avis le 15 septembre 2009 au plus tard, ou rien ! Ce chantage est inscrit en toute lettre dans le protocole d’accord général du 14 septembre 2009 qui a été paraphé par Madame Lagarde et Monsieur Estrosi. Nous sommes étonnés que ce dernier n’en ait pas fait mention lors du débat : un oubli sans doute tout comme il a oublié de mentionner que Molex s’est désengagé du PSE, rompant ainsi l’accord du 14 septembre sur lequel Mme Lagarde et Mr Estrosi ont apposés leur signature, sans que ceux-ci, mis à part les « tirades Pagnolesques » de Mr Estrosi, ne fassent quoi que ce soit.
Monsieur Estrosi a déclaré qu’il souhaitait que le liquidateur judiciaire intente des poursuites juridiques à l’encontre du groupe Molex : les salariés de Molex, injustement privés de leur emploi attendent toujours du concret et pas du cinéma.
Il n’en reste pas moins que « ces délégués » dont Monsieur Estrosi émet des doutes sur leur motivation, n’ont toujours pas perçu la totalité de leur indemnité de licenciement, mais s’il reste aujourd’hui une activité sur le site de Villemur, c’est bien à la détermination des ouvriers, et des délégués, pour sauvegarder leur emploi et le savoir faire que nous le devons et pas à Estrosi qui n’a fait qu’essayer d’éteindre le feu, et que la lutte menée par « les molex » l’a obligé à faire au moins un minimum.
Si les salariés ont demandé, par vote, au CE, de rendre l’avis tant attendu par la Direction et le gouvernement, avis qui, nous le rappelons également, a été négatif, c’est usés physiquement et psychologiquement :

– par de longs mois de lutte,
– par les pressions et les provocations constantes exercées par la Direction notamment en ne respectant aucune décision de justice, aidée qu’elle a été par la passivité du gouvernement,
– par la désagréable impression d’être baladés par Monsieur Estrosi et le médiateur qui nous ont semblé être à la botte de la Direction américaine : l’épisode des gardes du corps et des avocats de la Direction Molex faisant la loi dans l’enceinte de la préfecture de la Haute-Garonne en imposant leurs exigences, notamment l’éviction du cabinet SYNDEX, conseil économique du CE, de la salle de réunion, semble bien aller dans le sens des « désagréables impressions ».

Quand à l’accusation diffamatoire portée envers un délégué CGT, secrétaire du CE, aujourd’hui conseiller régional de Midi-Pyrénées dans le groupe de Monsieur Martin Malvy (PS), selon laquelle il aurait exploité les salariés « parce qu’il était un homme politique engagé » (ce sont les paroles d’Estrosi), alors qu’il n’a jamais été connu dans et hors entreprise pour avoir un engagement politique, est parfaitement scandaleuse et indigne d’un ancien ministre de la république.
Elle est malheureusement le reflet de ces hommes politique qui, à court d’argument, n’ont d’autre ressource que de s’en prendre à l’individu.

Voilà exposées les rectifications que nous souhaitons porter lors d’un droit de réponse que nous vous demandons, en espérant qu’à la lecture de ce courrier vous accèderez à notre requête.

Dans l’attente, veuillez accepter nos salutations.

Pour une gauche de combat

peuple

UN PARTI DE GAUCHE FACE À LA CRISE

Pour le grand nombre qui vit de son travail, la crise n’est pas finie. Elle s’aggrave.

Le chômage continue d’augmenter avec 5 millions de personnes privées d’emploi.

Mais tandis que le peuple souffre, les responsables du désastre continuent comme avant.

Les actionnaires continuent de faire la loi. L’affaire Molex le montre bien. Des fonds de pension américains ont pillé l’usine Molex, délocalisé la production et mis la main sur les brevets et les savoir-faire. Malgré trois condamnations par la justice, ils ont refusé d’appliquer la loi française et les obligations prévues pour les plans sociaux.

Pourtant, le gouvernement a décidé d’appuyer la reprise de Molex par un nouveau fonds de pension américain. Pour un 1 € symbolique, celui-ci met la main sur une entreprise bénéficiaire. Il encaisse plusieurs millions d’aides publiques alors même qu’il ne s’engage à conserver que 20 salariés sur 283.

Le productivisme continue de préparer une catastrophe écologique. Mais tandis que la taxe carbone décidée par le gouvernement frappera les particuliers, les gros pollueurs sont exonérés, le transport routier est encouragé au détriment du rail, les délocalisations se poursuivent avec les milliers de kilomètres de transports qui en découlent au détriment de l’environnement.

L’Europe libérale continue sa course folle. Barroso, le président de la Commission européenne, en appliquant son dogme de la concurrence libre et non faussée, a libéré la folie financière sur l’Europe, ruiné nos services publics et détruit nos droits sociaux. Mais il est largement réélu président de la Commission européenne avec le soutien de la droite et l’aide du Parti socialiste européen.

Les banques continuent de spéculer tranquillement. Les grandes banques françaises font discrètement des provisions de plusieurs milliards d’euros pour verser de nouveaux bonus à leurs traders. Le gouvernement de droite se contente de leur faire les gros yeux. D’ailleurs il n’y a pas de représentants de l’Etat dans les conseils d’administration des banques malgré les milliards d’aides publiques versés. Et toujours pas de loi anti-bonus alors que Sarkozy avait promis une nouvelle législation «avant Noël 2008».

La destruction des services publics continue. La vague dramatique de suicides à France Télécom nous rappelle le désastre de la libéralisation des services publics. Mais les vies brisées n’arrêtent pas le gouvernement, qui prépare la privatisation de la Poste, la mise en concurrence du rail, et supprime des milliers de postes dans les écoles. Il faut arrêter cela. On peut gouverner la France autrement.

On peut partager les richesses, instaurer une planification écologique face à la catastrophe environnementale, sortir du traité de Lisbonne, refonder la République pour redonner le pouvoir au peuple.

Pour cela, il faut que le peuple s’en mêle comme il l’a fait lors du grand referendum sur la Constitution libérale de l’Europe. C’est l’objectif du Parti de Gauche.

Le Parti de Gauche est un outil d’éducation populaire qui combat les valeurs dominantes de l’argent, de la consommation effrénée, de la compétition meurtrière entre les hommes. Il regroupe des femmes et des hommes dont c’est le premier engagement politique ou d’autres venus de tous les horizons de la gauche. Il défend la constitution d’un Front de gauche permanent dans les luttes sociales et dans les élections, pour rassembler toute l’autre gauche et la mettre en situation de constituer une nouvelle majorité populaire.

Venez construire une autre gauche pour un autre avenir.

Rejoignez le Parti de Gauche !


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Monsieur Estrosi est notre sauveur

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20 à 45 selon les syndicats, 50 à 70 selon les repreneurs, ce serait le nombre d’emplois sauvés sur le site de Molex à Villemur sur Tarn, là où il y en avait encore 283 avant l’été… Quel beau miracle !


Tout cela pour 7, 6 millions d’euros d’investissement (1 million en capital pour HIG, un fonds d’investissements, et 6,6 millions pour l’Etat), voilà qui fait cher du salarié… Même si chaque emploi sauvé est une famille de moins à la rue, j’en conviens.


Oh bien sûr, pour Monsieur Estrosi, l’honneur est sauf, qui s ‘en tirera par une pirouette en agitant devant les yeux des journalistes ébaubis la promesse de création de plusieurs centaines d’emplois à terme… Comme cela a été le cas sur le site de Daewoo en Lorraine il y a dix ans (400 millions de francs d’aides publiques, pour 1200 emplois supprimés trois ans après, selon les termes mêmes du rapport du Commissaire au Plan).


Cela sent la manœuvre politique à plein nez, destinée à calmer l’opinion publique, en une période où chacun sent le durcissement des conflits sociaux et la violence couver sous les plans de licenciements à répétition….


Mais il ne faut pas prendre les Molex pour des mollusques, la classe ouvrière n’a pas une mémoire de poisson rouge : elle panse ses plaies en accusant le coup, mais en elle fermente longuement mais sûrement un grand soir…  Même si on en sait pas encore lequel.


Résistance !

la bourse est pleine, rien ne va plus, les jeux sont faits…

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Super bonne nouvelle !

Vous les chômeurs, les licenciés de l’industrie, les bénéficiaires du RSA, les salariés obligés de travailler le dimanche sans contrepartie pour faire plaisir à Nicolas et ses amis,  voilà une information très positive qui j’en suis certain va vous remonter le moral, pour sûr  :

Le CAC 40 à son plus niveau de l’année !

On en bande de joie !

Quelle jouissance ! N’est-ce pas les gars de chez Conti, New Fabri, Molex, Peugeot, Faurecia, SKF, HEWLETT-PACKARD, LA REDOUTE, CAMIF, VALEO , RENAULT, etc, etc, etc… que vous en pétez de joie, non ?

Mais une question m’obsède, depuis quelques semaines : pourquoi diable ne montrez-vous pas plus ouvertement votre enthousiasme ? Je ne comprends pas…Vous n’avez donc vraiment aucune reconnaissance ?

Savez-vous bien qui vous nourrit ?


Solidarité avec les Molex

FSCFront Syndical de Classe
www.frontsyndical-classe.org

Solidarité avec les Molex !

Le Front Syndical de Classe salue les travailleurs de Molex, leurs organisations syndicales et leur juste combat contre la fermeture de leur usine et pour la défense de l’emploi.

Face à un patronat qui veut casser l’unité de production et empêcher le maintien d’une activité pourtant rentable à Villemur-sur-Tarn, les salariés de Molex se battent avec détermination et se voient aujourd’hui victime d’un lock-out que la direction de l’usine justifie par la « violence » des salariés (démentie par tous les témoignages). Comme si la violence ne venait pas de ce patronat prêt à sacrifier des vies humaines pour maximiser ses profits déjà florissants !

Alors que les luttes contre la casse industrielle se multiplient dans le pays, le FSC appelle à amplifier le mouvement de solidarité autour des Molex et à poser avec force la question de la nécessaire unité des travailleurs dans l’action, seule capable de créer un rapport de force de haut niveau contre le grand patronat, le gouvernement et les institutions du capitalisme, UE en tête, qui mènent une guerre sans relâche contre les travailleurs, leurs emplois, leurs salaires et l’ensemble de leurs acquis sociaux.

Qui sème la misère récolte la colère

bien-mal


Après tant et trop d ‘autres, dont récemment les Fabris, c’est à présent au tour de Molex… On se demande avec une inquiétude légitime où tout cela va s’arrêter…


Nous pouvons assister en ce moment à la sérénade hypocrite de fausses vierges effarouchées jouer de la mandoline sous les fenêtres du MEDEF (étrangement absent en ce moment sur la scène médiatique) et de l’UMP pour nous asséner leur couplet pathétique sur le caractère inadmissible des séquestrations de cadres, le chantage à l’explosion, ou autres molestations de patrons… Bien que je ne les approuve pas, je les comprends. Quels moyens ont donc en effet ces myriades de salariés spoliés de leurs droits légitimes (le droit au travail est inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme) de se faire entendre dans une société où tout est tellement hyper-médiatisé que sans coup d’éclat point de salut ?


Qui sème la misère récolte la colère disait un vieux slogan… L’expression de cette colère, non seulement je ne la redoute pas, mais je la souhaite et l’espère. Car à force de fermer des entreprises tout en annonçant des bénéfices records dans les banques (« faut-il pendre les banquiers ? « ¹ ?) ou d’autres sociétés, on ne peut que générer un sentiment d’injustice tel qu’il faut bien qu’il s’exprime d’une manière ou d’une autre.


Face à tant de violence économique et sociale, on ne peut s’étonner  sans cynisme ou aveuglement élitiste qu’un jour y réponde une violence, elle, bien réelle. D’autant plus que cette violence revêt un caractère profondément symbolique. Elle attaque avec une rapacité sans précédent un sentiment collectif constitutif d’un ciment social intrinsèque : l’équité. Et tout le monde s’en aperçoit : le roi est nu. Et petit. Et surtout, injuste. Car il peut prendre des vacances et se pavaner sur les plages (après l’avoir fait sur le Yacht de son ami milliardaire) avec sa princesse de pacotille, lui. Contrairement à plus de 50 % des français… dont moi. Entre autres…


Et ceux qui partent en vacances risquent fort de retrouver une lettre de licenciement à leur retour dans leur boîte aux lettres… comme y ont échappé (provisoirement) ceux d’Aubade (voir ici).


Le spectacle auquel on assiste en ce moment, c’est le combat des forces de l’argent contre l’intérêt collectif, et la cupidité d’une poignée d’individus au détriment de la plupart, et cela sans le moindre scrupule. Il n’y a qu’à voir avec quelle désinvolture certains en arrivent à légitimer les bonus mirifiques que vont toucher certains cette année (« salauds de riches ! »), comme si rien ne s’était passé et qu’on pouvait impunément se laver les mains des erreurs du passé en se contentant de vilipender Madoff, bouc émissaire facile qui n’est pourtant que l’ultime produit d’un certain système dont la logique hélas perdure encore à travers nos institutions bancaires et plus largement économiques.


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On poignarde en plein cœur dans notre pays la devise si chère à mon cœur de la République, et cela par tous les bouts. La liberté est bafouée tous les jours, et notre pays y attente avec une cruelle obstination, comme les blogueurs dont je suis ne se privent pas d’en donner de multiples exemples chaque semaine. L’égalité est mise à mal par une situation économique et sociale profondément attentatoire à l’intérêt commun, et la Fraternité est devenue un sujet de plaisanterie digne de l’émotion artistique que l’on éprouve pour un spectacle de Chantal Goya.


Pauvre France… Quand te réveilleras-tu enfin ?


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¹. « Pendre les banquiers » ? Non : piller les banques. Et reprendre ce qui nous a été volé !