🔻 Laisser la peste brune s’installer ? Pas question. #FN #MPF #PCD #antifas #ManifPolice

La lie de la fachosphère en décembre à Paris ? j’en connais qui vont être contents. Vont pouvoir distribuer des cadeaux de Noël… à leur façon.

capture
source

j’en profite pour demander, juste : Monsieur Urvoas, elle s’applique quand, la loi, pour ces gens qui ne cessent de troubler l’ordre public, et enfreignent si grossièrement notre code civil, en générant des violences régulières ? On laisse pourrir la situation à Béziers jusqu’à quand ? On attend qu’il y ait des morts, pour destituer ce salaud de Ménard, comme la loi le permettrait pourtant devant ces permanentes provocations et incivilités ? Quant à Poisson, ce vulgaire raciste, on le saisit quand, le Proc,  pour incitation à la haine raciale et propos antisémites, hum ? Même la droite s’en émeut, et a saisi la commission d’organisation des primaires, c’est dire… Je suis franchement sidéré par une démonstration aussi éclatante d’une telle impuissance publique. Entre ça, ce terrible danger qui vient de l’extrême-droite, prête sans états d’âme à déclencher une guerre civile,  et les policiers qui participent au désordre ambiant en se permettant de participer tranquillement à des manifestations interdites, en récidivant jour après jour, se foutant totalement de l’autorité de l’état alors qu’ils sont sensés en être les dépositaires, et montrant une image bien déplorable de cette belle police que vous encensez, franchement, ça craint… La chienlit, elle est bel et bien là.

capture

Elle est où,  cette merveilleuse élite qui n’avait pas de mots assez durs pour la racaille, pour ces parasites d’assistés, ces rouges archaïques, hirsutes et malpropres qui encombraient les trottoirs et paralysaient le pays pendant les manifs contre la loi El Khomri ? Elle est où, l’indignation devant cet étrange traitement judiciaire  à deux vitesses, quand les nôtres, plus démunis, et certainement pas comme ces policiers en position de force et de totale impunité, se faisaient quant à eux gazer, nasser, voir énucléer, même quand ils manifestaient pacifiquement, et se sont fait condamner pour moins que ça (le port de la cagoule n’est-il pas un délit ?) comme par exemple la seule possession de sérum phy ?  Et que faites vous ? Rien. Faudra-t-il que nous nous préoccupions nous mêmes de notre propre sécurité et de la préservation de notre patrimoine humaniste, de la défense de nos valeurs démocratiques, face à ce retour en force de la peste brune  ? Je m’y apprête. Très concrètement.

« Liberté d’expression » ? « Humour » ? « Droits des prisonniers ? » Pas de ça dans nos prisons ! Poke @JJUrvoas @Francsbes

Voilà ce qu’a partagé ledit François de l’Observatoire International des prisons, hier sur twitter…  je lui ai fais savoir que j’allais essayer d’en faire quelque chose.. Et comme je n’ai qu’une parole ! De plus, c’est près de chez moi (pourvu que je n’y atterrisse pas un jour, Ecrouves, ça craint), et  j’ai trouvé l’information intéressante.  L’esprit Charlie, l’état d’urgence, les assignations intempestives à résidence, les violences policières, toussa… Un climat.  je souhaitais donc  vous voir le partager. Un petit message personnel au Ministre de la justice et garde des sceaux, peut-être ? Moi, il m’a bloqué… j’ignore pourquoi… Je compte sur vous.
ctbwevjweaalg08

Enregistrer

NB. Peut-être tout espoir n’est-il pas perdu quand, au hasard des recherches pour ce billet, on trouve ce grand élan fraternel ? 😉

capture

Adama Traoré : pas de justice, pas de paix. Gazeneuve complice #BLMFrance

ob_eea20b_igp1611Quand le parti raciste identitaire PIR martelait il y a quelques années l’idée d’un racisme d’état, j’étais alors très circonspect, voire carrément hostile à cette généralisation excessive qui m’indisposait fort. Pourtant, à la faveur de plusieurs événements, je suis en train de réviser peu à peu mon positionnement sur le sujet, ce gouvernement si peu soucieux des droits humains m’y obligeant littéralement. Il y a eu tout d’abord le curieux positionnement de l’Etat sur les contrôles au faciès. Plus que la promesse non respectée (il y en a tant d’autres) de l’alors candidat Hollande, c’est le fait que l’Etat se permette de faire appel d’une décision judiciaire le condamnant pour ce genre de pratiques détestables, qu’il persiste à justifier. Une honte absolue à mes yeux. Il y a maintenant l’affaire d’Adama Traoré, qui vient s’ajouter au décompte macabre des morts par violences policières, celles-là mêmes que Monsieur Cazeneuve prétend ne pas voir au point que selon lui, elles n’existeraient pas : Hocine Bouras, Djamal (mort dans un commissariat à Marseille le 11 juillet), Ali Ziri, Lamine Dieng, Amadou Koumé, Amine Bentounsi, Wissam El Yamni, Mourad Touat, Abdoulaye Camara, Lahoucine AIT Omghar, Nabil Matboul, Youcef Mahdi, Bertrand Nzabonayo… Combien en faudra—t-il encore pour que les pouvoirs publics prennent la pleine mesure de cette grave atteinte aux droits humains, et à l’assourdissant silence judiciaire qui entourent ces disparitions tragiques, qu’il absout de son blanc sein, étant juge et partie ? Je ne reviendrai pas sur les circonstances de le mort tragique, toujours pas élucidées, d’Adama Traoré, mais sur le projet de marche en son honneur. Samedi après-midi, un millier de personnes se sont retrouvées devant la Gare du Nord, à Paris, pour demander justice. Elles ont aussitôt été interdites de défilé et bloquées de part et d’autres dans une souricière soigneusement préméditée, alors que l’autorisation avait été demandée en bonne et due forme. Le préfet de Police de Paris a prétexté des raisons de sécurité, dont j’aimerais savoir pourquoi elles ne concernent pas d’autres types de défilés… Deux poids, deux mesures. En outre, c’est ajouter de l’injustice à l’injustice, et à interdire à la colère populaire légitime de s’exprimer, on ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu… Voilà qui ne fait que renforcer dans le fonds le ressentiment de la population, et des communautés systématiquement discriminées. Nous sommes à présent montrés du doigt y compris à l’étranger, sur la scène internationale, et le prestigieux New York Times a beau jeu de pointer du doigt la fausseté comme la dangerosité des arguments du ministre de l’Intérieur, tartuffe en chef qui fait le jeu des terroristes en dressant des communautés les unes contres les autres… En outre, les différentes autopsies n’ayant pas permis de révéler la vérité sur les raisons exactes de la mort d’Adama Traoré, l’argument avancé sur Cazeneuve selon lequel il s’agit de ne pas jeter la suspicion sur les policiers ne tient pas la route une seconde ; trop tard, c’est déjà fait, une fois de plus. Et pour cause : pas de justice, pas de paix.

Contre TOUTES les discriminations et les #APRIORI, un service efficace

Une bonne initiative à saluer : le Ministère de la Justice vient d’ouvrir un site dédié pour lutter contre les discriminations. Toutes. Il est ici. Très interactif, il propose à la fois des informations, des films de sensibilisation, des services utiles comme une cartographie permettant de visualiser les lieux près de chez vous où obtenir de l’aide si vous en êtes victime, et des infographies pratiques comme celle-ci :

 Le site propose même une boîte à projets si vous avez une action permettant de lutter contre les discriminations à proposer, à l’aide d’un formulaire type. Voilà une bonne initiative, le site est vraiment bien fait, très pratique et très facile d’utilisation, alors n’hésitez pas à le faire connaître. Moi, j’ai par exemple appris qu’il existait 20 sortes de discriminations sanctionnées par la loi :
/
discriminations
..
Et si vous êtes victime et avez besoin d’aide, un numéro d’urgence :
.
Capture
.

l’Etat français, le plus mauvais employeur de France

L’Etat français, à la fois juge et partie, et c’est là tout le hic, est le plus mauvais employeur de France. CDD successifs qui se multiplient à l’infini au plus grand mépris de la loi sur des postes permanents, contractuels qui représentent les trois quarts des effectifs dans certains pans entiers de l’administration, multiples clauses abusives dans les contrats de contractuels, et plus largement mépris généralisé de la législation du travail d’autant plus facilitée par le fait que l’Inspection du Travail n’y est pas compétente, stress lié à la diminution des effectifs suites à de multiples réorganisations entraînant des phénomènes de burn-out, elles-mêmes souvent liées à de multiples affaires de harcèlement au travail toujours aussi difficiles à prouver (les comportements de petits chefs comportant souvent une dimension sournoise propre à ce type d’individus) ,  mais cependant de plus en plus difficile à ignorer par les services de santé au travail qui ne pourraient que tristement confirmer mes propos en off (les risques sont trop importants pour eux à titre personnel en cas de trop grande médiatisation de ce qu’ils constatent au quotidien), missions qui se chevauchent, injonctions paradoxales… Aucun ministère ne m’apparait échapper à cette terrible description que je pourrais développer jusqu’à plus soif. Elle peut paraître d’autant plus exagérée qu’on n’y a jamais été confronté(e), ou qu’on en est hors d’atteinte de par sa fonction… je sais de quoi je parle. En abordant la thématique de ce que l’on nomme si pudiquement dans le jargon de la gestion des ressources humaine les risques psycho-sociaux, j’ai même eu la surprise de me retrouver un beau soir en contact par le biais de ce blog avec un fonctionnaire de Bercy qui ne faisait que douloureusement confirmer ce que j’écris ici. Il n’y est plus depuis, je crois. Perdu la trace. Tout cela pour vous dire que lorsque j’ai appris cette information qui peut paraître étonnante pour qui ne fréquente pas les fonctionnaires et continue de colporter bêtement cette litanie libérale du fonctionnaire feignant et profiteur, il parle d’un monde en grande partie disparu qui ne peut expliquer ceci :

Capture

Il s’agit ici du Ministère de la Justice, mais on pourrait trouver bien d’autres exemples de la mauvaise gestion du personnel par l’Etat. A force de tirer sur la corde des budgets des administrations et des services, en les diminuant insensiblement année après année, ou en ne les revalorisant jamais, on en arrive à de telles extrémités, qui trouvent une illustration certes plus aiguë dans le cas présent. Tout le monde sait à quel point la Justice est malade dans notre pays, et la question des moyens y est évidente, et certaines situations parfois totalement ubuesques. j’y ai d’ailleurs consacrés plusieurs billets, dont l’un à l’occasion du mouvement sans précédents qui, sous Sarkozy, fin 2011,  voulait alerter  sur « la gravité de la situation des parquets » en termes de statut, de moyens et d’insécurité juridique. Il semblerait donc que d’importants problèmes de moyens, en l’occurrence en personnel, demeurent, et entraînent ce genre d’étranges tentatives de contournement des règles budgétaires. Face à cela, plusieurs réactions possibles, et il sera intéressant de voir comment les médias traitent cette information, préférant ou non comme à leur détestable habitude le bad buzz ou le fond des choses, et comment les politiques eux mêmes réagissent, en cherchant à se défausser sur d’autres ou pas. Beaucoup d ‘hypocrisie et de langue de bois sont à prévoir, sans rapport avec la prise en compte efficiente du problème, qui est de taille, et dont les responsabilités comme les modes de résolution sont collectifs. La question des moyens à affecter à la justice est un dossier parmi les plus importants qu’aient à traiter les politiques publiques aujourd’hui, et il me ferait bien rire que les mêmes qui ont tenu un discours sur le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, sur l’Etat souffrant d’embonpoint de fonctionnaires, et sur la nécessité de réduire plus drastiquement l’impôt tout en exigeant toujours davantage avec de moins en moins de moyens, viennent aujourd’hui accuser je ne sais quel obscur lampiste… A moins que ce ne soit une manœuvre pour déstabiliser Christiane Taubira, dont on sait à quel point sont nombreux ceux qui la détestent… et pas seulement à droite. Il ne m’apparait en effet que la responsabilité puisse lui être attribuée, ou en tous cas à elle seule.

l’UMP à l’école de l’extrême-droite

cancres

source

Ce soir, je vais vous faire un aveu, probablement d’une naïveté touchante pour les plus cyniques, ou les plus droitiers d’entre vous… je crois que les élus et autres cadres de l’UMP ont une école, dans laquelle ils se voient dispenser la même formation, avec les mêmes éléments de langage, dispensée par les mêmes enseignants au front bas. Sans quoi, comment expliquer de prétendus « dérapages » racistes, qui n’en sont manifestement plus puisqu’ils se reproduisent un peu trop régulièrement, à intervalles irréguliers, dans la bouche de plusieurs ?

Dernier exemple en date : après de récents précédents dans le cadre de la manif pour tous et dans les propos  d’une candidate FN (qui elle a été exclue, je dis ça….), voilà qu’une candidate UMP compare de nouveau notre ministre de la justice à un gorille… S’inspireraient-ils de leurs homologues américains du Tea Party ?

Le respect des droits de l’homme – et de la femme – devraient franchement faire partie des enseignements obligatoires, dans leur formation si terriblement droitière, où l’on doit également apprendre à détester les roms, les arabes et les gauchistes…. Car là, franchement, ça craint, pour de prétendus démocrates. Dans ce contexte, le fameux front républicain a-t-il encore un sens ? Je pose LA question.

17 m2 pour 6 détenus… Que feront les candidats pour changer ça ?

Situation carcérale : candidats, engagez-vous !

Communiqué de presse

L’été dernier, le procureur de Dunkerque avait demandé aux policiers de reporter de quelques semaines certaines incarcérations. Motif : la maison d’arrêt connaissait un taux de surpopulation préoccupant.

Apeuré par les incidences médiatiques de cette initiative, le ministre de la Justice s’était empressé de désavouer publiquement le magistrat et d’exiger qu’il revienne sur cette décision pourtant frappée du sceau de l’évidence.

Dans une lettre ouverte du 4 août 2011, le Syndicat de la magistrature avait alors dénoncé la scandaleuse duplicité de Michel Mercier qui, par une note du 21 juillet, venait précisément d’encourager ce type de démarche…

Selon le journal La Voix du Nord, le tribunal administratif de Lille vient de condamner l’Etat pour manquement à la dignité humaine au sein de la maison d’arrêt de… Dunkerque. Il était saisi par sept anciens détenus, incarcérés courant 2010, qu’il a indemnisés à hauteur de 150 euros par mois de détention.

La promiscuité engendrée par la surpopulation dans cet établissement figure au rang des éléments retenus par les juges administratifs pour constater la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme – qui prohibe les « traitements inhumains et dégradants ». L’un des requérants a ainsi été contraint de partager une cellule de moins de 17 m² avec six autres détenus…

Nul doute qu’une telle condamnation – qui vient après tant d’autres concernant divers établissements (Nanterre, Bois-d’Arcy, Rouen, Marseille, Paris…) – pourrait aussi bien porter demain sur des faits constatés à la maison d’arrêt de Dunkerque au cours de… l’été 2011, lorsque Michel Mercier, par manque de courage politique, a interdit au procureur de cette ville de faire son devoir.

Au-delà de l’irresponsabilité particulière de l’actuel garde des Sceaux, cette décision jette à nouveau une lumière crue sur la situation carcérale en France.

Le 1er février, un nouveau « record » a été atteint : 65 699 détenus, maximum absolu, avec un taux d’accroissement de + 6,4 % sur les 12 derniers mois (près de 4 000 détenus de plus) et 11 705 détenus en surnombre (+ 27 % en un an !)[1].

La question, bien sûr, n’est pas qu’arithmétique : les droits des détenus sont quotidiennement bafoués, les locaux souvent inadaptés, l’hygiène catastrophique, le travail rare, l’offre de soins – notamment psychiatriques – très insuffisante…

Et le constat n’est pas nouveau. Tout était déjà dit dans le rapport « Prisons : une humiliation pour la République » publié en 2000 par une commission d’enquête parlementaire. Mais le tabou demeure, si l’on en juge par le silence prudent globalement observé par les divers candidats à l’élection présidentielle sur ce sujet.

Il est désormais urgent qu’ils s’engagent, et sur des mesures précises.

En voici quelques unes :

  • instaurer un numerus clausus fixé dans le respect du principe de l’encellulement individuel ;
  • assurer le respect intégral des « règles pénitentiaires européennes » ;
  • généraliser les « unités de vie familiale » ;
  • réduire le recours à la détention provisoire (collégialité, délais plus courts, seuils de peines encourues plus élevés…) ;
  • remplacer la filière expéditive de la comparution immédiate par une procédure respectueuse des droits des parties ;
  • abolir les peines-planchers, mais aussi la rétention de sûreté, cet emprisonnement après la peine qui ne dit pas son nom ;
  • généraliser la libération conditionnelle à mi-peine ou aux deux-tiers de la peine, sauf avis contraire du magistrat…

Avant tout, il y a lieu de mettre un coup d’arrêt à l’extension du parc pénitentiaire. La construction de près de 25 000 places de prison, dont le coût est estimé à 3 milliards d’euros – sans compter l’entretien –, doit être abandonnée. Jamais la France n’a construit autant de cellules, jamais elle n’a connu une telle surpopulation carcérale.

L’humiliation doit cesser.

[1] Source : Observatoire des Prisons et Autres Lieux d’Enfermement (OPALE), tableau de bord du 1er février 2012, fondé sur les statistiques mensuelles de la population écrouée et détenue en France établies par la Direction de l’administration pénitentiaire du ministère de la Justice.

Pour un exposé plus précis des propositions du Syndicat de la magistrature sur ce sujet, vous pouvez consulter son projet pour 2012 en cliquant sur le lien suivant (voir pages 37 à 44) :

http://www.syndicat-magistrature.or…

L’appel (au secours) des personnels judiciaires…

Nous, Conseillers d’Insertion et de Probation, Assistants de service social, Directeurs ou Chefs des Services pénitentiaires d’Insertion et de Probation, Magistrats, Educateurs et Fonctionnaires du Ministère de la Justice, Avocats, tenons à faire part de notre stupéfaction face à la mise en cause par le Président de la République et par notre ministre de tutelle, des fonctionnaires de Loire-Atlantique dans l’affaire de Pornic.

Nous accusons ces autorités publiques de tenter de faire porter la responsabilité de ce drame à des professionnels qui dénoncent depuis plusieurs mois un manque de moyens structurel, tout comme le font l’ensemble des services du Ministère de la Justice, pour assurer le suivi des personnes condamnées.

Nous accusons le pouvoir exécutif de faire preuve d’une invraisemblable démagogie en faisant croire que la carence dans la prise en charge d’une mise à l’épreuve prononcée pour un outrage à magistrat puisse avoir un lien déterminant avec la commission d’un crime aussi grave.

Nous accusons le chef de l’Etat de multiplier les formules mensongères tendant à faire croire que la récidive criminelle pourrait être purement et simplement éradiquée, alors que chacun sait qu’elle est un phénomène complexe dont la prévention, qui ne sera jamais la garantie absolue d’un « risque zéro », nécessite du temps et de la sérénité.

Nous accusons le gouvernement d’avoir gravement négligé la politique de prévention en la matière, en n’accordant pas aux services judiciaires et pénitentiaires les moyens, les outils et les budgets suffisants pour qu’ils exercent leurs missions dans des conditions satisfaisantes.

Nous accusons le ministère de la Justice d’avoir choisi d’amputer les budgets alloués au recrutement de personnels et au développement des partenariats qui permettaient pourtant la prise en compte individualisée des personnes placées sous main de justice.

Nous affirmons notre solidarité sans faille à l’égard de nos collègues du SPIP de Loire-Atlantique et du Tribunal de Grande Instance de Nantes qui ont travaillé avec les moyens dont ils disposaient, et qui avaient averti leur administration des difficultés auxquelles ils étaient confrontés.

Nous exigeons du ministre de la Justice qu’il rende publics les rapports dont il était destinataire au sujet de la situation nantaise, et qu’il n’engage pas de poursuites contre des professionnels qui ont dû subir une pénurie de moyens générée par un gouvernement qui, aujourd’hui, leur demande des comptes afin de faire oublier son éminente responsabilité.

Au-delà de cette affaire sans précédent, nous demandons à notre administration de nous permettre enfin de travailler dignement.

 

Source : Visa, ici.

.