Après les violences d’Etat partout, le retour de la censure ? NON au retour de la fRance moisie ! A bas la calotte !

Quelle colère… Quelle déception ! Quelle incompréhension et quelle stupeur – vous ne pouvez même pas imaginer –  furent les miennes lorsque j’ai découvert à l’instant cette information, si peu de temps après avoir relaté cette manifestation sur Le Mans de bas du front… national et de l’Action Française, demandant l’interdiction d’un spectacle de Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu. J‘apprends à présent que sa pièce vient d’être censurée par décision du préfet de la Sarthe. Pourquoi maintenant, pourquoi si tard, si ce n’est sous la pression des franges les plus fascisantes de l’extrême droite radicale, qui se dissimule derrière les oripeaux de la frange catholique la plus radicalisée de notre société, comme Civitas Il faut dire qu’elle doit se voir pousser des ailes, cette France fasciste, avec le régime macronien, ses violences d’état permanentes qui se banalisent partout dans notre pays, de NDDL aux facs occupées, ce discours sur l’immigration du ministre de l’intérieur qui rejoint celui de l’extrême droite identitaire en reprenant à son compte le concept complotiste et raciste du grand remplacement, et le discours de Macron au couvent des Bernardins, intolérable pour un athée, ou tout autre militant de la laïcité dans notre pays… On voit le beau résultat de cette fRance cléricale là…

En 2011, ce spectacle présenté au Théâtre de la Ville à Paris avait suscité les vives réactions des catholiques traditionalistes de Civitas qui, quelques mois plus tard, devaient s’en prendre à un spectacle de Rodrigo Garcia (lire ici). Plus besoin de Civitas, le préfet s’en charge. L’ordre moral et son cortège de régressions marquent des points. On aurait aimé entendre une prompte réaction républicaine de la ministre de la Culture. On l’attend toujours. D’ici à ce que d’autres préfets s’engouffrent dans la brèche…

Après discussion avec son équipe, Romeo Castellucci a décidé de maintenir son spectacle amputé de la séquence de 12 minutes interdite suite à un avis défavorable de la Direction départementale de la cohésion sociale que le préfet de la Sarthe, sans se renseigner sur l’histoire du spectacle et le travail de Castellucci, a aveuglément et sottement suivi. (source)

Bravo, Monsieur le Préfet de la Sarthe, grâce à vous, la fachosphère est en train de marquer des points, et peut se frotter les mains.  Et dire que l’on nous a seriné la fable du barrage républicain, nous intimant l’ordre de voter Macron pour barrer la route au FN… Tout ça pour en arriver là ? On voudrait livrer ce pays aux fachos qu’on ne ferait pas autrement.

« Vendre son âme au diable », tentative de définition… #Maurras

Il y a ceux qui démissionnent pour sauver leur honneur… et puis il y a les autres :

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source

«La décision que vous avez prise de retirer le nom de Charles Maurras de la longue liste de faits mémorables établie par notre Haut-Comité au titre de l’année 2018 – après l’avoir d’abord ratifiée par une préface élogieuse – et d’interrompre la diffusion du Livre des commémorations nationales nous rend impossible, à notre plus vif regret, de continuer de siéger dans cette instance», écrivent les démissionnaires dans une lettre ouverte à la ministre dont l’AFP a obtenu une copie.

(Pourtant, quand on voit ceux qui célèbrent chaque année Maurras, on a bien raison de continuer à penser ce qu’on pense, hein…

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le livret des Commémorations nationales télégraphié par un petit collabo de #Rivarol ? allo, @FrancoiseNyssen ? #antisemitisme

C’est Camp volant (comme j’aime ce pseudo là…) sur twitter qui nous révèle le pot aux roses… (ça ne sent pas vraiment tout à fait ça, en fait…).   Vous avez peut-être entendu parler de cette polémique à propos du  livret des commémorations nationales 2018, dans lequel figurait des auteurs aussi  notoirement antisémites que  Maurras (créateur de l’Action française et qui prônait un antisémitisme d’état !) et Chardonne, ardent pétainiste et collaborationniste actif.

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[J’ai d’ailleurs, entre parenthèses, été personnellement ravi de voir dans Cpolitique, dimanche soir sur France 5, l’historien Nicolas Offenstadt en moucher un autre, Pascal Ory,  venu là au titre du Haut Comité des commémorations nationales, tant ce dernier était visiblement (au point de susciter l’embarras), sous l’emprise d’une complaisance coupable avec ce dont il s’agit, au point d’avoir signé une tribune particulièrement teintée de duplicité dans Le Monde]

Et bien grâce à Camp volant, on apprend donc que celui qui aurait écrit la notice particulièrement laudatrice de Jacques Chardonne dans le Livret annuel des commémorations nationales, et qui fait l’impasse sur son parcours collaborationniste ne serait autre, selon cette note de bas de page de la fiche Wikipédia de Jacques Chardonne, que  Jacques Aboucaya, écrivain, collaborateur de Rivarol36 sous le pseudonyme « Pierre-Luc Moudenc »37

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On tombe des nues…  Comment ? L’état français se laisserait donc dicter son programme de commémorations par le petit collaborateur d’un journal royaliste antisémite ? Je n’ose y croire. Et dire que ces gens là prétendaient faire barrage. (Les castors, faites la queue, à la libération, il n’y aura pas de la place pour tout le monde, je crois…).

« Allo, Ici radio Londres, le ver est dans le fruit, je répète, le ver est dans le fruit. »

 (si tant est que le macronisme soit vraiment un fruit, qui serait comestible pour le pauvre que je suis… next).

#FIBD2016 : Le ministère de l’inculture tente d’acheter la paix sociale #WomenDoBD

L’enquête auteurs : les résultats statistiques

Devoir de suite. J’avais évoqué ici le scandale d’un palmarès du festival de la BD d’Angoulême trop exclusivement et visiblement composé d’hommes, et la polémique qui s’en  était – à juste titre – suivie. Et voilà que j’apprends en consultant mon fil d’infos comme tous les matins que celle-ci a pris un tour inattendu. Il semblerait en effet qu’afin d’acheter la paix sociale dans ce milieu particulièrement soumis à la précarité – en plus du sexisme à l’occasion dénoncé ici – le ministère de la culture, via la toujours avisée Fleur Pellerin, ait choisi de promouvoir 8 acteurs de cette épopée revendicatrice (dans un milieu qui nous avait jusqu’à présent peu habitué aux luttes sociales)  « chevalier/ères des arts et des lettres ». Voilà ce qu’en écrit l’une des jeunes autrices, Julie Maroh,  sur son blog :

Le ministère de la culture l’a annoncé par communiqué de presse sans même téléphoner ou écrire aux intéressé.e.s. Jacques Glénat promu officier n’était pas prévenu non plus, c’est moi-même qui ai porté la nouvelle à mon éditeur ce soir-là.

Puisque mon nom continue de figurer sur leur site web bien qu’on ne m’ait jamais contactée, je ne peux répondre à leur communiqué qu’ici.
Entre le scandale de la liste du Grand Prix au Wendling bashing, en passant par le mode de vote criblé de failles et les faux fauves, cette nomination entre dans la triste liste des bourdes autour du FIBD 2016. Si cette promotion n’est pas une blague fumeuse alors la manœuvre me laisse très très mal à l’aise.
Il n’aura échappé à personne que la promotion est « exceptionnelle » et que parmi les huit personnes désignées figurent cinq jeunes autrices signataires de la charte contre le sexisme ainsi que Riad Sattouf et Christophe Blain, toutes engluées dans la toile d’araignée du buzz médiatique lié au boycott du Grand Prix 2016 d’Angoulême ces dernières semaines.
D’ailleurs, pour s’assurer que tout le monde comprenne qu’il s’agissait d’une femme, le ministère n’a pas hésité à révéler le patronyme de Tanxxx, sans aucune considération pour son droit au pseudonymat.
CaptureEnfin, au cas où l’intention n’était pas encore assez manifeste, madame la ministre Fleur Pellerin stipula bien dans un tweet que notre adoubement en masse était non seulement lié au FIBD mais en plus à la polémique du Grand Prix via la récupération du hashtag #womendobd qui avait fait le buzz.

Drôle de pratique en effet, plutôt médiocre. De quel droit de surcroît déflorer le pseudonyme d’une autrice sans lui demander son autorisation ? Je tombe des nues… Je tiens en tous cas à féliciter cette autrice de BD qui a courageusement décidé de refuser ce prix. j’aurais préféré la découvrir en d’autres circonstances. Comme quoi la valeur n’attend pas le nombre des années. Rebellions pas mortes. Une œuvre suit.

Mais où est passée la ministre de la culture ?

Vous pouvez vous passer de lire l’édito de Mariane du jour, il est totalement inintéressant. N’y allez pas. Un type quel que soit son aura journalistique qui se dit que reprendre les mots de l’adversaire, ce n’est pas si grave, franchement… Voilà quoi. Il a même accompli l’exploit de de me faire (presque) respecter François Hollande, pour le coup. Mais enfin, quand même, il a raison Macé-Scaron : « Le chef de l’Etat a été taclé notamment par Aurélie Filippetti, toujours apparemment ministre de la Culture en raison de l’évanescence politique de l’intermittente Fleur Pellerin. » C’est vrai ça, la question est intéressante : a-t-on encore, en France, une politique culturelle … et la ministre qui va avec ? je pose la question. Y a des cultureux qui me lisent ? Réactions appréciées…

Une victime collatérale de l’affaire Aquilino Morelle ?

Sans titreLa directrice de cabinet de la ministre de la culture quitte ses fonctions

L’affaire n’aurait pas forcément de sens politique en soi si je m’étais arrêté au début de l’article, plutôt évasif et d’une banalité qui n’aurait nécessité aucune réaction de ma part de prime abord :

Changement de tête dans l’entourage de la ministre de la culture. Laurence Engel, directrice de cabinet d’Aurélie Filippetti, quitte ses fonctions pour rejoindre son corps d’origine, la Cour des comptes. Ce départ, dévoilé mercredi 7 mai par le journal Les Echos, est confirmé rue de Valois : « Laurence Angel a besoin de prendre du champ pour des raisons personnelles et devrait partir la semaine prochaine ». Elle pourrait être remplacée par Jean-François Collin, actuel secrétaire général du ministère de la culture.

Sauf qu’il se trouve qu’on apprend un peu plus loin que Laurence Engel n’est autre que l’épouse d’Aquilino Morelle… Ceci expliquerait-il cela ?

« une ancienne histoire, que de mauvaises langues n’hésitent pas à rapprocher du goût pour le faste d’Aquilino Morelle (en référence au cirage de ses chaussures de luxe dans un salon de l’hôtel de Marigny), refait surface : celle de son « pot de départ » de la mairie de Paris juste avant de rejoindre la Rue de Valois. Organisé au Musée Carnavalet, ce cocktail avait mobilisé plusieurs agents municipaux et avait suscité l’ire de la CGT, qui dénonçait, en juillet 2012, « un grand moment de privilèges et de connivence ».

Et comme la dame avait imposée à la Minsitre de la culture par l’entourage proche de Hollande, du temps où son conseiller avait encore de l’influence auprès du Président, voilà que tout s’éclaire… Qui sème le vent… récolte la Cour des Comptes. Voilà qui sera sans doute moins réjouissant.

 

 

 

Toutes les perruques poudrées du royaume de France vont-elles se rallier à François de Hollande ?

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D’aucuns se vantent en ce moment de la glorieuse prise de guerre constituée par le ralliement d’Aillagon à François Hollande. Pourtant, à mes yeux, je vois surtout cela comme la confirmation de ce que nous affirmions depuis longtemps : Hollande est tellement de gauche que même des hommes de droite se rallient à lui.

 Pour ma part, je ne suis pas vraiment certain en outre que cela soit si flatteur pour le candidat socialiste que d’attirer des gens qui tournent dans le sens du vent. Et dont le bilan de leur ancien ministère fût si désastreux. Je me souviens en effet qu’il fut Ministre de la Culture et de la Communication de 2002 à 2004 notamment parce qu’il fut le dépositaire de la loi DADVSI, ancêtre d’Hadopi, que je combats.

 Il fut également pris à partie lors de la cérémonie des Césars de 2003 par des intermittents dont il n’avait pas anticipé le mouvement d’humeur et de contestation, alors qu’il avait supprimé notablement leurs moyens d’existence en renégociant le régime des intermittents du spectacle, entraînant bien d’autres violents incidents contestataires. Ce dernier épisode en dit long sur sa franche coupure d’avec les gens d’en-bas…

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Forum culture 2011 : Mitterand réinvente le délit d’entrave syndicale !

Bon, je sais, cela ne va pas intéresser grand monde par ici mais moi si, et c’est là l’essentiel. Je blogue et j’écris avant tout pour me faire plaisir, pas pour squatter les classements. Je veux évoquer sur ce billet le thème qui m’est cher de la démocratisation de la culture. Je pense en effet que la lutte contre l’obscurantisme qui est en train d’envahir notre pays (et je ne parle pas là de l’islamisme radical…) passe aussi (sinon plus) par ce biais là, plutôt que par la propagande politique, à laquelle, quelle que soit la qualité de ses arguments, les gens sont de moins en moins sensibles…

Aussi, je ne pouvais que réagir à l’attitude anti-démocratique de Frédéric Mitterand (qui aime tant, en client, la Tunisie… On l’entend d’ailleurs peu en ce moment !) qui a choisi dans le cadre du Forum culture 2011 , qui avait lieu aujourd’hui, de ne pas inviter plusieurs syndicats pourtant directement concernés par le thème, tels que le Syndeac et la CGT du spectacle notamment, pour les principaux..

Le thème de ce forum était pourtant : «Culture pour chacun, culture pour tous et culture partagée». Drôle de conception du partage que d’écarter les acteurs qui gênent… cette logique de profit qui tend à régner même dans ce milieu là !

Sylvie Robert, secrétaire nationale à la culture du Parti socialiste, critique la politique libérale du gouvernement dans ce domaine. La «culture pour chacun»? Une «politique de repli» dit-elle. J’ajouterai : la culture de chacun contre chacun, payée par tous. Au profit de quelques uns seulement. Car comme S. Robert le développe dans l’article de Médiapart, le libéralisme outrancier à l’œuvre dans ce domaine dont la nature devrait y échapper ne rend pas vraiment hommage à notre Ministre de la culture… Malgré son patronyme qui devrait l’y inciter.

C’est pourquoi je me félicite ouvertement et publiquement  de ce que le Syndicat national des arts vivants et la Fédération nationale des arts de la rue – qui reprochent au ministre de la Culture sa “stratégie alibi de «Culture pour chacun»”, et réclament ”une vraie politique de démocratisation culturelle se soient invités au débat auquel ils n’avaient pas été conviés en participant à leur manière (ils ont bloqué l’entrée pendant deux heures) et en provoquant de la réflexion là où on ne la souhaitait manifestement pas…

L’art pour tous, fait par chacun (du moins tous ceux qui le peuvent) pour tout un chacun, à un prix accessible, voilà qui devrait fédérer tous les acteurs de l’autre gauche, celle qui se soucie de ce que les plus modestes aient eux aussi accès à d’autres médias d’expression libre que ceux qu’on leur vend au quotidien… Cette soupe sans saveur, incolore, inodore. Et bien vite oubliée…

L’art, c’est tout autre chose.

Hadopi : Pan sur le bec du Ministère de la culture

 

  

Source de l’illustration : photos de Mathias Poujol sur FlickR

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 Après la  fameuse méthode sarkozyste du « regardez ce que fait ma main gauche pour ne pas voir ce que fais ma main droite », voici celle du  « faites ce que je dis pas ce que je fais ». En effet, il apparaît à la faveur de multiples faits récents que notre gouvernement ait du mal à respecter ses propres lois… Peut-être ne seraient-elles pas suffisamment respectables ?

 Un exemple parmi d’autres : contrairement à votre humble serviteur qui prend toujours soin, lui,  d’illustrer ses articles par des images classées en réutilisation autorisée, il semblerait que le Ministère de la Culture n’ait pas pris la même peine en subtilisant une image¹ du magazine La tribune de l’Art, la façade de l’Hôtel de Soubise, sans aucunement préciser ses sources. Ça, ce n’est pas bien.

Heureusement, Didier Rykner, le directeur de la publication de La Tribune de l’Art (mais qui sait aussi de quoi il parle), a beaucoup d’humour puisqu’il déclare céder « bien volontiers les droits de cette photo au ministère qui peut en faire l’usage qu’il en veut (à condition d’indiquer son auteur) ».

Cependant, son petit cadeau à Frédéric Mitterand  s’assortit d’une autre observation nettement plus acide :

« Ceci montre simplement que le gouvernement, si prompt à défendre le droit d’auteur par une loi inapplicable et potentiellement liberticide, n’est pas capable de la respecter lui-même ».

 

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¹ Image que bien évidemment le ministère s’est empressé de remplacer sur son site… ça faisait désordre, en effet.