Politiques, vous n’aurez pas notre haine

Quand je pense qu’il y a peu, je dénonçais vertement, comme en ma triste habitude quotidienne, depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, ce genre de propos ignobles, d’une multi-récidiviste de la haine raciste et homophobe :

Et voilà qu’à présent, il me faut condamner ceux de l’une de ses victimes, parmi la plus obsessionnelle, comme si cette ex-macroniste là ne lui pardonnait pas son origine, jusqu’à lui prêter une religion bien commode actuellement pour asseoir sa haine… Je ne pensais pas voir cette même cible d’attaques racistes, que je condamne sans réserve malgré notre grande divergence idéologique, converger vers ce même genre d’idées xénophobes dès le surlendemain…

Ma réponse est sans appel :

Depuis tout ce temps, plus de 30 ans, que j’observe la vie politique française, et que je braque mes projecteurs si personnels vers l’extrême-droite, mon ennemi politique viscéral, je ne peux que me désoler de ce que leurs idées aient autant infusé tout le spectre politique : immigration et sécurité sont devenus de plus en plus centraux comme jamais dans tous les programmes politiques, et plus aucun camp n’est épargné par cette logique désastreuse.

Il est vrai que depuis, comme je l’écrivais encore hier, les attentats sont passés par là… qui ont créé un effet de sidération dans l’intelligentsia, comme figée par l’émotion. Mais doit-on à ce point donner raison au projet machiavélique de leurs auteurs, en faisant des migrants et de ceux que la fachosphère tentent d’amalgamer, les musulmans, en terroristes, des boucs émissaires un peu trop faciles, qui sous le coup de cet insupportable rejet national (iste), se verront à leur tour remplis de ressentiment, si ce n’est de haine ?

La haine entraîne la haine, c’est un fait majoritaire. L’exemple de Hanau n’en et qu’un triste exemple, sûrement pas le dernier… Notre société en est emplie, sur les réseaux sociaux, dans la vie publique et politique. L’irresponsabilité politique publique en la matière qui nous occupe ici est patente, quand les principaux inspirateurs de cette haine raciste et xénophobe nourrie de complotisme, qui tue, massivement, refusent leurs propres responsabilités en la matière. Cette anecdote médiatique démontre assez le déni dans lequel certains sont enfermés, dans notre pays :

Quand sortiront nous enfin de ce cercle infernal ?

Oui, Guy (ton livre est encore là, près de moi…), c’est même la seule question qui vaille, aujourd’hui. Essentielle : comment mettre un peu plus d’amour et de tendresse dans ce monde de m… (censuré).

Post-scriptum : Tu as choisi un bon chemin (ceux qui savent comprendront).

#Thuringe : c’est pas en fRance, sous Macron 1er, qu’on verrait ça…

On pourrait presque se ravir de ce qui se passe en Allemagne sur le front de la lutte contre l’extrême-droite, qui connait là- bas une plus grande virulence encore qu’ici, en fRance. Voilà des événements spectaculaires et des décisions radicales en haut lieu, comme on en voudrait bien voir lus souvent ici,où la présence de l’extrême droite la plus radicale est si ouvertement tolérée, comme ici, à Angers, où ils prennent un peu trop la confiance. (Et devinez où se situe le maire ? Tout comme à Lyon, l’une de leurs autres places fortes, avec un si peu regardant sur l’extrême-droite que Collomb, et ses complaisances connues avec l’extrême droite..).

Les événements actuels en Allemagne suite à l’élection de Thuringe ont à mon sens une très forte valeur symbolique ajoutée, notamment en raison du passé nazi de ce pays voisin. Là bas, l’extrême droite s’appelle l’ AfD, pour Alternative für Deutschlandun, un parti frère consanguin de notre RN. La preuve nous en est apportée factuellement par le fait que l’antisémite du RN nommé Pradoura, ex-attaché parlementaire de Nicolas Bay, n’a eu aucun mal à y être transféré aussitôt après son outing antisémite, ce qui démontre l’existence de réseaux entre les deux partis à l’idéologie si voisine. D’ailleurs, M. Le Pen herself n’a-t-elle pas adressé ses félicitations à l’ AfD après sa percée aux élections législatives allemande de 2017 ?)

On pourrait s’en réjouir, disais-je, de ces soubresauts allemands vis à vis de l’hydre (néo, vraiment ?) fasciste si la coalition qui a permis l’élection d’un président de la région de Thuringe n’était aussi symptomatique d’un mal plus profond qui mine actuellement ce pays voisin, qu’on aurait pu penser épargné grâce à son long, durable et profond travail de mémoire. Car il s’agit de l’alliance non pas d’une carpe et d’un lapin, mais d’un type de droite,Thomas Kemmerich (FDP, parti libéral démocrate, membre de la coalition avec la CDU, le parti de Merkel) élu grâce aux voix de l’AfD, ce qui a provoqué un tollé général dans ce pays, forcément, pour les raisons que l’on sait. Le nouvel élu a aussitôt été contraint à la démission, et de nouvelles élections seront probablement nécessaires.

Bien que la situation dans notre pays soit différente, est-il si exclu que ce risque là nous advienne, en France, sous les auspices d’un Macron , bien peu regardant sur le respect des libertés publiques (entre affaire Benalla et visites éclairs dans des villages Potemkine) comme en matière d’immigration, et si peu suspect de vouloir établir un cordon sanitaire avec l’extrême-droite et ses satellites médiatiques desquels il a choisi d’ignorer l’antisémitisme.… Et cela, malgré la posture affichée, celle d’un soi-disant rempart contre l’extrême-droite que ses actions ne cessent de démentir au quotidien, tant elles illustrent la convergence des idées… Et puis, le libéralisme et le néo-fascisme ne sont pas véritablement des adversaires politiques, et peuvent même trouver des intérêts communs à nier les libertés fondamentales pour sauvegarder leurs intérêts économiques respectifs. Car en fRance, l’industrie de la haine se porte bien, que le macronisme n’inquiète guère. Au contraire : ses affaires n’ont jamais été aussi florissantes que sous son règne…

Et puis, pour mettre le fer dans la plaie en martelant par cette illustration mon propos sous jaccent (à peine 😉 ) ici, les plus anciens se souviendront de l’élection d’un président de région nommé Millon, dans des circonstances similaires à celles qui ont permis l’élection controversée, à juste titre, de Thuringe. Et ce Millon là n’aurait vraiment pas paru étranger, dans le parti macroniste, LREM… Même genre d’idées libérales affairistes confuses, réactionnaires, sous couvert de pseudo-modernité, si chère à Macron. N’a-t-il pas lui aussi tenté une aventure similaire, mais elle avortée, avec sa tentative de création de L’Avant-Garde, en 2015 ? Tout aussi cathos réacs que les réseaux de Macron, justement. Et aussi infiltrés par LMPT que LREM, là encore. Une réelle convergence, et concentration de fafs.

D’où le danger, imminent.

Alors, en cet instant, mon regard et mes pensées vont vers ce compte :

Son action doit être terriblement efficace, pour que certains apparaissent si fébriles…

et devinez d’où il parle ?

Voilà, vous y êtes. CQFD. Belle convergence idéolique, n’est-ce pas ? A la croisée des chemins idéologiques, dans une totale confusion politique que je réprouve (le confusionnisme marqué par le fait de se dire soi disant de gauche? Quelle escroquerie !), LREM, le Printemps républicain, le libéralisme, la défense des intérêts des catholibans. Tout ce contre quoi je lutte ici. Ce genre d’individus qui font véritablement le lit de l’extrême-droite.

D’ornellas, « journaliste » (fasciste) à deux balles

Vu sur FDesouche (je suis très étonné), à  propos du vote AfD (extrême-droite) :

Charlotte d’Ornellas (Journaliste France Le Mag) : «Qu’est-ce qu’elle paie Angela Merkel ? Elle paie l’ouverture de ses frontières sans aucun contrôle. Elle paie les 600 viols de Cologne parce, pardon, le “refus de l’autre” …

Mais c’est.. bien sûr ! … je suis littéralement ébloui par l’incroyable éclairage apporté par une pareille « analyse » (ou pas).  Si jeune et déjà si…  non, rien.

le torchon turc #Gunes, voix de son maître #Erdogan, banalise le nazisme #PesteBrune

 ça devait arriver. Dans un pays où la presse indépendante n’existe quasiment plus, où la démocratie est devenue inexistante, et où tous les journalistes de qualité sont emprisonnés, il ne reste plus de place que pour la presse à scandales, médiocre, et à la solde du pouvoir. Voici la voix de son maître, le torchon Günes, qui ne fait que dire tout haut ce qu’Erdogan  ne se prive pas de scander également :

topelement

« Une Hitler au féminin », titre Günes avec une croix gammée, le mot-dièse #FrauHitler, mais aussi la mention « la Tante moche » barrant le photomontage d’Angela Merkel qui occupe trois quarts de la « une » du journal. (source)

… Par delà le fait de pratiquer un sexisme de bas étage en s’en prenant au physique d’une personnalité politique, voir banaliser à ce point le nazisme, en l’appliquant précisément à ce pays là,  voilà un procédé amalgamant particulièrement choquant et inadmissible. Et la banalisation des crimes de la Shoah qu’il induit, insupportable. Surtout quand ça vient d’un pays dirigé par un dictateur aussi sanguinaire, sans foi ni loi comme Erdogan. Ils osent tout. Même le pire. Mais pour ces bas du front, peut-être que tous les allemands sont des nazis… comme tous les turcs sont des génocidaires d’arméniens, et des assassins de kurdes ? Un facho reste un facho, point barre #Césuikiditkilet !

attentats racistes en #Allemagne : l’étonnant silence français #Weissach

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source

Dans la lignée de l’appel de la journaliste Anja Reschke, malheureusement si peu relayé en France, qui elle savait de quoi elle parlait, j’éprouve le besoin d’évoquer ce qui se passe actuellement dans ce pays,  et qui m’apparait plus que préoccupant. Les  médias français autrefois si prompts à  montrer en exemple les performances économiques de l’Allemagne  sont  en effet  à présent bien plus silencieux quand il s ‘agit d’informer sur certaines facettes allemandes beaucoup plus sombres…  A force de braquer le projecteur sur la réussite économique des uns, on a complètement passé à la trappe les difficultés sociales des autres qui sont en train de s’accumuler dangereusement. j’ai été alerté par les réseaux antifascistes sur twitter, et sans eux, je n’aurais jamais rien su de ce qui est arrivé aujourd’hui dans ce pays si proche de moi… Aucun article sur le sujet en français n’est en effet disponible au moment où j’écris ces lignes.  Aussi m’est-il indispensable de vous le voir partager. je veux parler de cette longue et  sinistre série d’attaques violentes de centres de réfugiés qui ne cessent de se multiplier en Allemagne, dont Freital fut un triste exemple. Un réseau de lutte contre le racisme a ainsi recensé pas moins de 252 attaques de différentes natures, dont plusieurs dizaines d’incendies criminels. Depuis Freital, plus récemment, vendredi dernier, de vives violences ont été commises lors d’une manifestation d’extrême droite contre l’ouverture d’un foyer pour réfugiés, à Heidenau, dans l’est de l’Allemagne.

Un millier de personnes, selon le décompte de la police, entendaient protester, à l’appel de la formation d’extrême droite NPD, vendredi soir, contre l’arrivée prévue de centaines de réfugiés dans cette ville, non loin de Dresde, berceau du mouvement anti-islam Pegida.  [….] « Des pierres, des bouteilles et des pétards ont été jetés avec véhémence sur les policiers » (source)

Ce matin encore, comme le développe le Spiegel en ligne, un incendie a ravagé une maison d’habitation qui devait accueillir des réfugiés dans le Bade-Wurtemberg, à Weissach. Pourtant, les services de police se montrent bien peu entreprenants, les auteurs de ce genre d’attaques à motivation raciste sont rarement retrouvés et inquiétés… Sur twitter, le hashtag #weissach, lieu de l’incendie, est monté en une des tendances de ce réseau, preuve d’un intérêt certain des allemands pour ce sujet dramatique. Bien entendu, face à la presion et à la demande populaire, Angela Merkel a du condamner avec la plus grand fermeté, selon l’expression consacrée. Pourtant, on attend avec impatience les actes…

Weissach

Ceux qui, en France, s’indignent et s’étranglent de la violence du terrorisme comme on l’a vu dans les nombreux dérapages indignes de l’épisode du Thalys,  s’inquiètent en effet bien peu de ce terrorisme là… Pourtant, l’idéologie haineuse qui préside à ces événements est également présente de ce côté ci de la frontière, où l’on ne répugne manifestement pas à partager les mêmes violences (Le mouvement de Laurent Ozon a ainsi menacé ouvertement France terre d’Asile, ce qui n’a pas suscité beaucoup d’émois…), sans que les autorités françaises ne semblent s’en émouvoir outre mesure. La convergence des mouvements nazis et lorrains est pourtant  inscrite en filigrane dans les arcanes de l’idéologie nauséabonde qu’ils partagent. Déjà, un épisode similaire est suspecté à Auch, bien que les circonstances n’en soient pas encore déterminées. L’association qui gère cette mosquée a cependant décidé de porter plainte contre X, estimant qu’il s’agit d’un incendie criminel, et je pense qu’elle est mieux placée que quiconque pour juger de la cause des faits… ¹ Pour terminer, je dirai que je ne suis pas très sûr que la récente déclaration de Vidalies soit de nature à améliorer le climat politique et social en la matière…. Cela ne sert qu’à alimenter inutilement (et davantage, si besoin en était…) la défiance si ce n’est le racisme qui conduit à ce genre d ‘actes, en Allemagne comme en France.

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 ¹ le procureur vient de le confirmer, il s’agit bien d’un incendie criminel.

Lettre au Jack Russel de Jegoun (et, accessoirement, aux caniches de Merkel…)

 

vilain-roquet« Les chiens aboient, la caravane passe. »

Dans un très mauvais billet (il y parle beaucoup trop de lui, et de son milieu professionnel, dont on se fout éperdument et qui n’apporte rien au débat) du très mauvais journal polémique de centre (droit/gauche, on ne sait plus, vu qu’ils sont au milieu de nulle part) qu’est Marianne, un type que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam ¹ prétend nous donner des leçons de démocratie en s’en prenant à  Mélenchon, auquel il  s’attaque aussi violemment que ses congénères savent si bien (trop bien…, c’est devenu une habitude) le faire… C’est un sport très couru  en effet dans certains milieux à la parole publique facile de dire haut et fort que Mélenchon est un sale type, qu’il parle trop fort, qu’il se marginalise, qu’il passe son temps à insulter les uns et les autres, qu’il se fourvoie politiquement, etc etc etc… Le registre est connu.

C’est d’autant plus facile de le dire (et de l’écrire… Misère de la pensée politique française)  que personne n’ose jamais vous contredire en société,  surtout bourgeoise, gelée qu’elle est comme depuis toujours par le politiquement correct et le couramment admis, dans laquelle seuls le PS et l’UMP sont de vrais partis dignes de confiance…  De vrais et grands partis, les seuls qui soient dotés d’un pragmatisme de bon aloi, cela va de soi, puisque tous les autres se commettent dans des utopies plus ou moins dangereuses…  Vous savez, ce sont  les mêmes qui nous ont habitués à nous coller dans le camp des imbéciles ou des ignares qui, en 2005, au moment du référendum européen, ont osé exprimer leur refus d’un projet basé exclusivement sur des contraintes et des préoccupations économiques plutôt que sociales et sociétales. Les mêmes qui prétendaient  que nous ne saisissions pas le quart du dixième des enjeux de ce sur quoi nous étions appelés à voter lors d’un référendum de triste mémoire,  dont il n’a d’ailleurs, malheureusement – pour l’avenir de l’Europe – pas été tenu compte.  Les mêmes qui nous rangent sans autre forme de procès ni le moindre scrupule, quitte à tordre la réalité,  dans le sac à vomi des extrêmes, de la droite comme de la gauche… Les mêmes qui comparent si volontiers Mélenchon à Le Pen et nous rejettent dans la même fange ignominieuse du populisme et de l’anti-démocratie. Les mêmes qui n’ont de cesse que d’aplatir et d’écarter un homme et derrière lui tout un mouvement qui les contrarie dans leur acceptation de la fatalité libérale et les dérange si fortement par l’analyse implacable qu’il tient à asséner aux têtes bien faites qui à droite comme à gauche tentent de nous imposer par la force un régime austéritaire qui conduit des peuples entiers à la ruine et au suicide, comme en Grèce, ou ailleurs… La social-démocratie, à l’œuvre partout majoritairement en Europe, a beau montrer tous les jours l’illustration de son impuissance voire de sa lâcheté face aux maux qui nous accablent comme le chômage et la pauvreté/précarité, ses thuriféraires semblent être les seuls, par-dessus la tête de ceux qui toujours en plus grand nombre dans nos différents pays ne votent plus, à ne pas voir que ce modèle est en train d’agoniserEt que des alternatives politiques un peu plus courageuses et imaginatives soient nécessaires et urgentes.                  

Sauf que. Le Monsieur que je ne connais pas (autrement que comme inconditionnel commentateur de « l’excellent » confrère Jegoun veux je dire… Et comme ravi de la crèche qui ne perd pas une occasion de le caresser dans le sens du poil en éteignant tout sens critique… De là à croire qu’il lui paie régulièrement des coups dans son bar étoilé comme une bouteille de Kiravi… ) s’appuie sur un « excellent article » d’un « excellent blog » (c’est lui qui le dit !)  qui n’est autre que… celui de notre meilleur ennemi (idéologique j’entends, car sur le plan personnel, ce gars ne m‘intéresse que très moyennement, pour m’être résolu et fait violence en l’ayant « rencontré » une fois et n’en avoir pas gardé un souvenir impérissable, qui ne plaide pas en outre franchement en sa faveur). Mais je m’égare dans mes inimitiés légendaires (j’avais pourtant promis que je ne recommencerais plus !), reprenons le fil du vrai sujet : celui de la coalition allemande entre SPD et CDU (pour caricaturer très grossièrement,  le PS et l’UMP du coin). Ce Monsieur trouve donc comme notre auguste ennemi – que je n’ai pas du tout envie de lire – que cette situation est un grand progrès démocratique, qu’il convient de s’extasier devant tant de magnificence et de sagesse populaire,  et nous condamne à l’avance de penser différemment. Nous serions des ennemis du peuple, des traîtres à la cause nationale et collective, au progrès social rendus possibles par cet étrange attelage contre nature si l’on s’en tenait aux étiquettes de façade. Le faire serait céder, selon ce genre de positionnement bien conforme et confortable,   au démon de la révolution permanente, et remettre en cause un fait établi : la majorité a toujours raison, et ceux qui pensent le contraire sont de dangereux subversifs, voire des terroristes sanguinaires pourquoi pas tant qu’on y est, qui ne respectent pas les choix démocratiques…  Bien bien bien, voilà qui fait grandement avancer le débat entre nous, alors qu’il était déjà sérieusement compromis. Le « tous unis » fait fureur en ce moment, c’est la mode, et la pensée alternative qui était autrefois encensée par des soixante-huitards attardés (habilement reconvertis à présent en  éminences grises, expertes de la com, ou en banquiers des grands de ce monde) devient à présent un quasi crime contre l’humanité…

 Tout comme Mélenchon, j’assume le délit. Je suis en effet de ceux qui, contrairement à Mr Arié, ne tient pas particulièrement à survaloriser l’exemple allemand alors qu’y règne une telle précarité, bien plus importante – au point pour le gouvernement de devoir censurer certains chiffres désobligeants à l’égard de la gestion merkélienne… – qu’en France où, effectivement, il existe des garde-fous un peu plus efficaces, au grand détriment de ces sociaux libéraux pour qui toute dépense sociale est une souffrance et où il vaut mieux assister les entreprises plutôt que les plus démunis d’entre nous… alors que tous deux, au moins pour les plus modestes entreprises, ont à payer le prix de la compétitvité à n’improte quel prix, et qu’en soit le capital humain à payer.

 Entre un système et un autre, il y a pourtant des versions légèrement plus imaginatives de concevoir notre modèle sociétal, mais il est probable que ni Monsieur Arié ni le peuple allemand n’en soupçonnent l’existence. Des systèmes où la solidarité ne serait pas un vain mot, ni la propriété condescendante de tel ou tel parti…  Il faut dire que les partis établis, en France comme en Allemagne,  se gardent bien d’éclairer la lanterne de leurs concitoyens sur des orientations alternatives qui ne correspondent pas franchement aux  propres intérêts politiques et sociaux des groupes défendus par lesdits partis. Mais de cela, Monsieur Arié n’a cure. Il prétend défendre la démocratie là où il devient pourtant de plus en plus clair à beaucoup, au point que tant de gens qui ne sont pas forcément des idiots et des indifférents ne votent plus, que notre système devient de moins en moins démocratique, bien qu’il en donne l’apparence, le fonctionnement des prises de décisions étant de plus en plus sujet à caution.² Mais plutôt que de se poser la question essentielle du fonctionnement réellement démocratique de notre société et du Comment faire en sorte que notre société française soit davantage en contact avec les préoccupations profondes de ses citoyens,  je note que l’important, pour Mr Le commentateur de Jegoun, c’est de vilipender Mélenchon, de le traîner plus bas que terre et de le faire passer pour ce qu’il n’est pas : un dictateur

 Aléa jacta est. Ote toi de mon soleil, petit Elie et consorts… Seules votre mauvaise foi et votre haine des voix politiques divergentes vous tiennent lieux de moteurs, vous servent de flambeau. Ma lumière à moi est un peu plus nuancée… Elle se nomme projet de société plus solidaire. Celui de l’Allemagne est-il plus favorable à cette orientation humaniste que celui de la France ? Je n’en suis pas certain, au vu de l’indifférence de certains de ses concitoyens pour la situation de nos frères grecs. Notre orientation respective  face à cette tragédie fait toute la différence.

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 ¹ Le type en question se définit sur sa fiche de Marianne où il est présenté comme un « chroniqueur associé » en temps que « Cardiologue, enseignant à la chaire d’Economie et de gestion des Services de santé au Conservatoire national des Arts et métiers ». Autant dire qu’il a le même niveau de crédibilité et de légitimité que moi à nous donner son avis sur les questions de politique générale…

  ² Et quant à moi, je n’ai jamais pensé qu’une majorité d’imbéciles faisant un mauvais choix pour de mauvaises raisons ou des raisons non conscientisées et non éclairées avaient forcément raison. D’autant plus que la manipulation mentale et les outils de propagande de masse existent bel et bien, j’en suis convaincu. En cela, non, je ne suis moi, oui, ok, pas démocrate, je le confesse.

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… #sociotraîtres

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Quand le modèle allemand nous conduit vers le gouffre

 Ceux qui vantent le modèle allemand devraient se méfier, et feraient mieux de préférer la réalité aux chiffres Merkélisés… En effet, cet exaspérant exemple de souplesse du marché du travail que le Medef leur envie présente un aspect  beaucoup moins positif et moderne que les commentateurs libéraux ne se plaisent à le crier par dessus les toits : la précarité de plus en plus grandissante qui guettent les travailleurs allemands aux statuts les plus modestes, et un phénomène de plus en plus difficile à cacher de travailleurs pauvres. (Ceci dit, on a aussi ça en France…).  C’est pourquoi je n’ai pas été très étonné en apprenant par Le Monde que « Berlin aurait édulcoré un rapport sur la pauvreté en Allemagne ». Les censures opérées par le gouvernement allemand sur le rapport sont plus que conséquentes, comme le rapporte le Süddeutsche Zeitung d’aujourd’hui, selon Le Monde :

 « le patrimoine privé en Allemagne est très inégalement réparti » a disparu de la version retouchée du rapport, dont le journal a obtenu copie de l’original. De même, il n’est plus fait mention de certaines précisions factuelles, par exemple le fait qu' »en Allemagne en 2010, près de 4 millions de personnes travaillaient pour un salaire horaire brut de moins de 7 euros« . ¹

  […] Une autre phrase qui dénonçait la baisse des salaires réels ces dix dernières années pour les personnes à faibles revenus perçoit à présent ce déclin comme « le signe d’améliorations structurelles » du marché du travail, la création de nombreux emplois à bas salaires entre 2007 et 2011 ayant permis le retour à l’emploi de chômeurs.

 Est-ce vraiment  ce modèle régressif que nous voulons voir importer en France ? Un autre monde est certainement possible.

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 A lire aussi : Le modèle allemand, d’accord, mais à petite dose et en sourdine, dont la photo d’illustration est extraite.

La pauvreté, talon d’Achille du modèle allemand

 

 ¹Le salaire brut minimum en France est de 9, 40 € depuis le 1er juillet 2012.

.La pauvreté, talon d’Achille du modèle allemand

Mélenchon a un humour foudroyant

source : chimulus (cliquez sur l’image)

Je ne sais pas quel risque court au juste un avion frappé par la foudre. Mais sans doute peut-il être détruit d’une façon ou d’une autre. La probabilité qu’un avion en vol soit frappé par la foudre doit être très faible, je suppose, car sinon il n’y aurait pas d’aviation possible. Que le président de la République Française se trouve dedans a sans doute une probabilité encore plus faible. Sinon les présidents ne prendraient jamais l’avion. Que ce soit le président nouvellement élu, ce doit être encore plus faible. Tellement faible que c’est presque quasi inexistant. Nous passons donc du domaine des évènements de l’univers matériel liés par des causalités physiques avérées à celui de la métaphysique. Et pourtant c’est une foudre réelle qui a frappé un avion réel dans lequel se trouvait un vrai président de la République Française qui venait tout juste d’entrer réellement en fonction. C’est le premier défi intellectuel que soulève cet épisode. Il y en a un autre à la clef. L’avion et le président sortent indemne de l’affaire. Ainsi nous sommes en présence d’un évènement matériel considérable, stupéfiant par sa rareté, sa dangerosité et ses enjeux historiques et politiques. Mais il n’a eu aucune sorte de conséquences matérielles, pour personne. Juste du temps de perdu dans un voyage. Voyage qui, d’ailleurs, n’a eu aucune conséquence, lui non plus. Madame Merkel a voulu voir dans tout ceci un augure favorable. Sa remarque est donc spécialement inamicale. Mais de quoi alors tout ceci est-il l’allégorie ? François Hollande peut cependant en tirer une immense satisfaction. Et les français peuvent se sentir très soulagés. En effet, la probabilité pour Hollande qu’un tel évènement se reproduise n’est pas statistiquement perceptible. Il peut donc reprendre l’avion sans craindre la foudre. Ceux qui craignent la foudre ne devraient donc prendre l’avion qu’avec lui.

Voilà le genre d’humour que j’aime, à froid, genre Desproges ou Vialatte… Plus fin que les grosses vannes de certains…

« Et c ‘est ainsi qu’Allah est grand… »

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« Tourner la page de la crise de la dette »…. Où brûler le Livre ?

 Un Traité pour enfoncer l’Europe dans la crise

source :  Attac France
 
 

« Tourner la page de la crise de la dette », c’était le mot d’ordre du Sommet européen qui s’est achevé lundi à Bruxelles. Tout porte à croire qu’il s’apprête au contraire à enfoncer d’un cran supplémentaire l’Europe dans l’austérité, la récession, la crise économique, sociale et démocratique.

A l’issue du Sommet, les chefs d’Etat et de gouvernement  sont tombés d’accord sur le nouveau Traité. Ce « Pacte fiscal » est censé peaufiner un arsenal anti-crise dont on a jusqu’à présent pu  constater l’efficacité avec le naufrage sans fin de la Grèce. Il s’apprête en fait à en imposer et en généraliser les « potions amères » à l’ensemble de l’Europe.

L’austérité s’avère-t-elle à la fois destructrice et injuste, partout où elle est mise en œuvre ? Elle sera désormais gravée dans le marbre d’un Traité qui organise la surveillance des budgets nationaux par des instances technocratiques, au mépris de principes démocratiques élémentaires. Et qui impose, au prétexte de « rassurer les marchés », l’inscription dans les législations nationales d’une politique économique qui mène l’Europe droit dans le gouffre.

Inutile de préciser que l’adoption de ce nouveau Traité ne fera pas l’objet d’une consultation démocratique. Il faut dire que les dirigeants européens ne semblent plus faire grand cas de la démocratie. En témoigne l’arrivée au pouvoir, dans les pays en crise, de dirigeants ayant la confiance des marchés pour leur capacité à imposer la mise en œuvre de plans d’austérité… ou encore les déclarations récentes du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, qui évoque une nécessaire mise sous tutelle européenne de la Grèce avec droit de véto sur les décisions de politiques économiques.

« Tourner la page de la crise de la dette » ? C’est tout le contraire. Véritable krach démocratique, le nouveau Traité de Sarkozy et Merkel enferme l’Europe dans un cercle vicieux et destructeur, qu’il est désormais urgent de rompre. A cet effet, les mouvements sociaux, porteurs de véritables alternatives économiques, sociales, écologiques et démocratiques, doivent se mobiliser massivement en France et en Europe pour changer la donne.

C’est pourquoi Attac développe en France, avec le collectif d’audit citoyen de la dette, une vaste campagne d’éducation populaire pour avancer de véritables alternatives à la crise, et c’est pourquoi Attac sera au côté des mouvements sociaux européens, réunis la deuxième quinzaine de Mai à Francfort, pour protester devant la BCE contre les politiques iniques de l’austérité généralisée.

Attac France,
A Paris, le 31/01/12

En savoir plus sur la campagne d’Attac sur l’audit citoyen de la dette publique : http://www.france.attac.org/sortir-du-piege-de-la-dette

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Lire aussi : la réaction du Parti de Gauche, sur le même sujet.

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