Boire un petit coup c’est agréable… (sauf quand on est candidat du #PG !)

Maurice Melliet

Une légende qui aujourd’hui prend un sens bien ironique… (source de l’image)

Bien que j’eusse autrefois ma carte dans ce parti, n’ayant pas l’indignation sélective, si l’information venait à se confirmer – et nul doute que l’on peut faire confiance à ce journal prestigieux qu’est Le Monde pour l’avoir vérifiée et ne pas porter injustement  l’opprobre sur ce parti sans preuve – nul doute qu’elle risque fort de provoquer une levée de boucliers et de susciter une émotion ma foi fort légitime. je serais d’ailleurs le premier à m’en offusquer. Question de bon sens.  Car enfin, si l’on ne peut même plus aller boire un verre avec qui on veut sans être aussitôt accusé de collusion avec l’ennemi, où vont nos libertés fondamentales ? Alors comme ça, Madame Billard, quand on va au troquet avec un adversaire politique, on partage ses idées ? Faut quand même pas pousser la grand mère dans les orties… Surtout que le pédigrée du Monsieur parle pour lui, et démontre bien à quel point son parcours illustre de conformité avec nos valeurs. Total respect.  Alors, à ta santé, Maurice ! Ya pas que la politique, dans la vie…

Post scriptum : et pour ceux, aficionados aveugles, qui crient un peu trop hâtivement à la traîtrise en réclamant la tête sur le billot de ce pauvre Maurice, plus de détails ici. ça vous rendra moins cons, un instant… (et merci encore à nexus sur twitter). Et vous pourrez ainsi vous rendre compte de la manière dont ce coup de Trafalgar est tombé sans tambour ni trompettes, et sans concertation sur la tête des militants du coin… Parce qu’effectivement, tout le monde a le droit d’être entendu avant d’être jugé…  Surtout quand on revendique l’Humain d’abord. Maintenant que je sais cela, c’est encore plus inadmissible et je suis fort aise d’avoir quitté ce parti avant qu’il ne soit trop tard… pour ma conscience.

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Quand des socialistes font arrêter des syndicalistes pour des tags, la gauche va (très) mal #5deRoanne

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« Quand les riches volent les pauvres cela s’appelle du business; quand les pauvres luttent pour récupérer leurs biens cela s’appelle de la violence. »

Les socialistes n’ont donc pas voulu du projet de loi contre la criminalisation de l’action syndicale¹, et poursuivent exactement la même politique que Sarkozy à propos des militants, que ce soit pour des causes sociales ou environnementales,  et cela malgré la présence des 2  cautions morales d’EELV . Toutes les têtes qui dépassent doivent donc  rentrer dans le rang, et la contestation n’est pas la bienvenue, et cela pas seulement à l’extrême droite… Et pour de bien moins graves raisons.

L’exemple de ceux qu’on appelle à présent les 5 de Roanne est édifiant sur ce point. Comment peut-on honnêtement dire que l’on est de gauche, voire même démocrate, quand on accepte que des militants syndicaux qui n’ont pas commis de crimes majeurs que je sache, ni dégradé eux mêmes des locaux ou des biens matériels (le prétexte est plutôt léger pour leur arrestation il y a deux jours  : des tags !) ,  peuvent ainsi se retrouver sous le coup de peines de prison, simplement parce qu’ils ont refusé de se soumettre à des tests ADN, dont la pertinence de la mise en œuvre se retrouve par là même, comme dans bien d’autres cas, remise en question ? Monsieur Hollande, et les socialistes de manière générale,  trouvent-ils normal que des gens soient inquiétés en raison de leur appartenance syndicale par ce qu’ils se refusent à ce test initialement destiné aux grands malfrats et aux délinquant sexuels ? Ce qui dans ces cas exceptionnels là se justifie selon moi pleinement, afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté dans ma prise de position, pour que les gens ne puissent se soustraire à leur dangerosité  par des noms d’emprunt ou par leur émigration hors de la France. D’où le titre volontairement provocateur de ce billet : les syndicalistes, et plus largement les militants qui défendent des causes justes doivent-ils être traités comme de vulgaires délinquants ? 

Il est utile de rappeler sur ce point que François Hollande a fait la promesse expresse, en aparté, à Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard qu’il ferait pourtant le nécessaire à ce sujet si un projet de loi était proposé par le groupe du front de gauche à l’assemblée nationale.  L’histoire a prouvé que non seulement la loi  dite d’amnistie sociale a été totalement vidée de sa substance au fur et à mesure de ses aller-retours entre les assemblées et les différentes commissions, mais que de surcroit elle n’a jamais vu le jour. Et cerise sur le gâteau, on a tenté de faire croire pour s’en sortir la tête haute qu’il ne s’agissait pas de cautionner le message, en période de difficultés économiques et de désindustrialisation, que les casseurs et les délinquants de droit commun qui se servaient des grèves pour tout détruire étaient bénéficiaires d’une certaine tolérance gouvernementale…. Sauf que. Le fond du dossier n’est pas du tout là, et les auteurs d’une telle hypothèse frauduleuse (de pure propagande et de manipulation des masses par les médias aux ordres) le savent très bien. Cynisme et parjure au au plus haut sommet de l’état… Nous voilà bien gouvernés, par des gens à l’intégrité irréprochable , n’est-ce pas ?

N’aurait-on pas pu, en l’espèce, faire jouer une jurisprudence du nom de celui qui n’a jamais démérité dans son combat contre la répression économique et syndicale, j’ai nommé le grand  Xavier Matthieu, ce fier combattant de la liberté que je salue ici en passant. merci à lui pour tout ce qu’il a fait pour nous, et à tous les syndicalistes de France qui, en cette période, sont désignés à la vindicte populaire y copris par ceux qui étaient censés les défendre, de par leur appartenance politique. Honte à eux jusqu’à la fin des temps.

Ci-après la lettre que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,  a envoyé à Manuel Valls (une  action soutenue par d’autres également) à propos de cette affaire  :

« Monsieur le Ministre,

Ce matin tôt, deux syndicalistes de la Loire ont été arrêtés à leur domicile. Il s’agit de Christelle Coste et de Jean Paul Barnaud, qui avec trois de leurs collègues, « les 5 de Roanne » ont refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

Hier, ils ont exprimé leur désaccord face à ce qu’ils considèrent à juste titre comme un acte de criminalisation de l’action syndicale. Leur arrestation est purement scandaleuse. Elle est un nouveau mauvais signal envoyé au monde syndical après le rejet de la loi d’amnistie sociale.

Les deux syndicalistes ne sont pas des criminels. Ils ont agi dans le cadre de leur mandat syndical pour défendre leurs droits. Aujourd’hui, ils sont contraints à être fichés à vie à l’égal des criminels ou violeurs, c’est inacceptable. Cette nouvelle procédure s’apparente à un véritable acharnement.

Je vous demande donc d’intervenir afin qu’ils puissent être libérés dans les plus brefs délais et de faire adopter une modification des critères d’inscription au fichier national des empreintes génétiques, afin que cette situation ne se répète pas. »

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#mariagepourtous : Le PG en force à la manif !

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Cette photo, sur laquelle on peut apercevoir de gauche à droite Martine Billard, Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière,  fait partie d’une série visible ici.

Vive la convergence des forces de la (vraie) gauche !

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Un peu d’Utopia dans ce monde de brutes… #ecosocialisme

UtopiaUTOPIA s’emploie à faire converger citoyens, associatifs, intellectuels et politiques, pour imaginer un projet de société fort, humaniste et fraternel, dépassant le système capitaliste. ( leur site)

Lendemain de fête… Après les assises d’hier, particulièrement réussies, lever à 6 heures du mat dans la chambre d’hôtel exiguë d’une zone improbable de Montreuil. Sortir dans le vent froid et pousser la voiture pendant un kilomètre en espérant une descente…Après avoir gratté le pare-brise gelé. Arrivé en bas de Montreuil, trouver quelqu’un pour brancher les câbles de démarrage sur la batterie agonisante… Prier le dieu auquel on ne croit pas pour qu’elle donne signe de vie. Ouf. Enfin sur la route. Pendant que l’auteur de ces vilenies parle fort dans son téléphone à oreillette, je tente de reprendre mes esprits, et tape ces mots malhabiles…

IMGP1041je viens de lire sur mon smartphone un article assez complet intitulé « l’offensive de Mélenchon sur l’écologie, que m’a fait partager @elandreas sur twitter. Particulièrement intéressant. J’y ai découvert notamment, par delà les critiques faciles de nos amis verts que Corinne, l’organisatrice de la journée d’hier (que nous sommes nombreux à souhaiter voir prendre encore davantage son envol, pour donner sa plaine mesure, comme la journée d’hier en fût une étape) était au mouvement Utopia. Révélation. L’occasion de vous en parler, car peu connaissent ce groupuscule à 1 % dans lequel je me reconnais pourtant si fort. Ils étaient là, dans le village militant des assises, comme nous le prouve cette photo prise hier avant l’installation du village militant des assises, et cela m’a fait chaud au cœur. Voila qui me semble une clé de compréhension de l’évolution de ces anciens de PRS qui constituent un noyau dur au parti de gauche, autour de Mélenchon, bien plus intéressante que celle de ces clowns et autres trolls qui croient détenir la vérité, seule, unique et universelle, mais seulement la leur, qui consiste à chanter sur les toits que le virage vert de Mélenchon est un coup de pub, une simple manœuvre pour capter l’électorat d’EELV actuellement fort troublé, et pour cause. Il y a déjà des alter-mondialistes autour de Mélenchon, et plus largement dans le Front de Gauche. Donc, cette critique est d’une belle connerie. Chez nous, elle fait sourire, même si c’est parfois assez agaçant, ce genre de procès d’intention…. Car entre l’influence d’Utopia et celle des verts constituée notamment par la présence de Martine Billard, qui n’était pas n’importe qui à EELV, sans parler de tous ceux qui, dans l’ombre, agissent, parlent, échangent, peut-être pourrait-on laisser à la pensée de Mélenchon, plus subtile que d’aucuns ne s’évertuent à le dépeindre, le droit d’évoluer. C’est, de l’intérieur, paraît-il le cas, m’a dit mon petit doigt, hier… Eric Coquerel, lors de l’une des tables rondes de ces assises, avouait humblement (j’ai apprécié) le fait qu’il était il y encore peu de temps quelque peu absent des préoccupations écologiques, et qu’il était en train de les découvrir, de s’en pénétrer, et de creuser leur intérêt intellectuel. Car c’en est un. Venu de loin… Cette position de candide et l’humilité qu’elle comporte me plaisent davantage que les vérités auto-proclamées et indiscutables de certains talibans écologistes. Cela d’autant plus que ma propre sensibilité écologique ne s’est pas réveillée un beau matin par l’opération du Saint Esprit de la Nature Hautement Bienfaisant. C’est le fruit d’une longue et durable quête de sens, de réflexion personnelle et de connaissances sur des thèmes qui me sont propres et personnels, du nucléaire à la décroissance, en passant par les énergies nouvelles. Autrement écrit, une question de culture. Doit-on en dénier l’accès à ceux qui ne sont pas tombés dans la potion en étant petits ? C’est justement là le cœur de la motivation et de l’esprit d’Utopia : utiliser l’outil de l’éducation populaire pour faire prendre conscience au plus grand nombre de la nécessité non seulement de préserver notre environnement et d’enrayer des modes d’industrialisation néfastes pour notre propre survie, mais également de proposer un autre modèle de société alternatif. Sa particularité est d’être un mouvement trans-partis, ce qui doit en décontenancer plus d’un puisqu’on ne saurait enfermer ses militants dans une gangue partisane bien balisée. Leur ambition est de convaincre, et d’aller là où il le faut.

Manifestement, Corinne a réussi (à elle seule ? Probablement pas…) le pari d’Utopia. Ensemble, nous avançons vers l’écosocialisme. Quitte à faire rire, autant que ce soit pour penser et agir par nous mêmes… Plutôt que de confier notre destin et la survie de nos descendants à des gens dont l’alternance dans ce domaine est purement factice et dont le seul don semble d’avaler aussi aisément des couleuvres et de manger des chapeaux. Je serais d’ailleurs curieux d’entendre Delphine Batho, théoriquement Ministre de l’écologie, sur ce thème de l’écosocialisme. Et comment elle gère ses ambiguïtés personnelles entre son positionnement gouvernemental et ses convictions idéologiques… Je ne la connais pas, faisons le pari qu’elle en a. Tout comme Monsieur Canfin. Sans parler de Madame Duflot, devenue inaudible, elle auparavant pourtant si volubile… Syndrôme #NDDL ?

Programme de gouvernement écosocialiste : on s’y voit déjà.

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Et maintenant, après plusieurs interventions que d’autres blogueurs vous détailleront, voilà du lourd : les bases du projet de manifeste de l’écosocialisme, que vous pouvez lire ici, chez Corinne Morel-Darleux, a qui nous pouvons dès à présent adresser nos plus sincères félicitations pour cette manifestation plus que réussie. Voir autant de gens si concentrés, prêtant attention de manière si évidemment appuyée aux différents interlocuteurs pendant toute une journée, voilà qui force le respect. Comme le disait tout à l’heure Sidné sur son blog, voilà une véritable leçon d’éducation populaire, un concept qui nous tient vraiment à cœur ici, pour nombre d’entre nous…

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Pour éclairer les différents aspects de ce manifeste, l’une des animatrices de cette journée appelle sur l’estrade Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche, ancienne d’EELV, Myriam Martin, représentante de la gauche anticapitaliste, Aurélien Bernier, militant du M’PEP  et copllaborateur de nombreuses revues et journaux (  Monde Diplomatique, l’Humanité dimanche, le) Sarkophage, le journal créé par Paul Ariès), Le Grand Soir…  et François Delapierre, le brillant secrétaire national du parti de gauche qu’on ne présente plus…  Ils viennent d’intervenir et d’échanger chacun selon leur point de vue,  leurs thèmes de référence, et leurs compétences sur le contenu de ce manifeste.  Une fois ce billet publié, je passe le relais à Sidné.  (3 à 3 ! ).

Monsieur Gédécé part à la capitale pour les Assises de l’écosocialisme

sans nom 2

Demain, à 8H30 précises, je serai dans la salle pour rejoindre Sidné, afin de repérer les lieux, et me faire une idée plus précise de ce qui aura été mis à la disposition des blogchéviks. En effet, l’ami du PG a veillé personnellement auprès de François Delapierre a ce que nous soyons biens accueillis et pourvus de tout le nécessaire du parfait petit blogueur (la OuiFît et et tout…). Qu’il en soit ici vivement remercié. Pour ma part, j’arriverai à la capitale ce soir, et je serai hébergé par une gentille militante dont j’ai hâte de faire la connaissance. Figurez-vous qu’elle m’a même demandé si j’aurai mangé ! N’est-ce pas mimi ? Touché, le gars. « L’humain d’abord », ce n’est donc pas qu’une référence conceptuelle, par chez nous… Tout ça, c’est grâce à Corinne, malgré ses importantes responsabilités. Je lui en souhaite d’ailleurs de plus en plus, compte tenu de la place importante qu’elle prend dans le PG, et plus largement dans le front de gauche, voire même dans le paysage politique français, grâce à ses compétences et ses motivations propres pour le domaine de l’écologie politique. Figurez-vous qu’elle s’est même risquée jusqu’à patauger pour la bonne cause dans le bourbier de Notre-Dame des-Landes !  Je suppose donc que ces assises lui doivent beaucoup. Et pourtant, elle a trouvé  quand même du temps pour s’occuper du pauvre petit blogueur provincial qui va s’échouer dans la capitale sans savoir où crécher la veille…  Encore merci. Un grand.

 Sur son blog, on trouve tout :

 le Projet de Manifeste des Assises : 18 thèses pour l’écosocialisme (en PDF) qui propose une définition de l’écosocialisme

programme assises écosocialisme

 J’ai vu qu’elle avait bien entendu réagi à sa manière à l’ouverture officielle du DNTE, tout comme moi, hier. A ma façon moins officielle néanmoins. De quoi vous faire profiter du (vrai celui-là) communiqué officiel du PG à propos de ce qui se révèle de plus en plus comme un enfumage de par la composition même du Conseil National  qui encadre ces prétendues négociations. De là à penser qu’elles risquent fort de conduire à la politique du fait accompli, tout comme avec les précédentes réunions sarkozystes réputées pour leur façade de villages à la Potemkine, et qui ont accouché d’une souris… Un pas que je franchirais volontiers. Surtout que le PS en général,  et Hollande en particulier,  ne sont pas franchement réputés pour leur sensibilité écologique prononcée,  si l’on en juge notamment par le dossier de Notre Dame des Landes et d’autres

C’est pourquoi ces assises ob_20e59308a7ceffc839070b8edc563e5f_images-18de l’écosocialisme sont importantes à mes yeux. Elles comportent une dimension politique forte que nos détracteurs peu informés nous contestent assez régulièrement en nous faisant volontiers le coup de la logique productiviste des communistes sans même prendre en compte que le Front de gauche, tout comme le PS, et tous les autres partis politiques français d’ailleurs,  sont constitués de mouvements qui n’ont pas toujours des positions et des intérêts convergents. Cela ne fait-il pas partie des tensions normales d’un fonctionnement démocratique ? Aussi, maintenant, pour que le débat sur l‘écosocialisme ait vraiment lieu, au moins chez nous, et que nous puissions vous en faire profiter, à présent, Place au peuple !  Et aux conférenciers… j’ai hâte ! Et surtout de pouvoir mettre en rapport des visages avec des écrits et des voix… Cher(e)s ami(e)s blogueurs (gueuses), à bientôt ! Les autres : à demain pour un live-blogging sur place ! Après avoir écrit tout ça, et pris si clairement position,  je vous dois des comptes… D’autant plus qu’y interviendront des gens qui ne vous sont pas (enfin, pas tous…) inconnus, avec par ordre d’apparition (hormis Corinne qui se chargera de la délicate introduction) : Michael Lowy,  Susan Georges, Jacques Testard, Eric Coquerel, Pascale Le Néouannic, Hervé Kempf, François Ruffin, Henri Pena Ruiz, Paul Ariès, Jacques Généreux, Gabriel Amard, Martine Billard, Myriam Martin, François Delapierre… (pardon pour ceux que j’oublie !), et en conclusion, bien sûr, l’inimitable Jean-Luc Mélenchon. Sans oublier le village militant : Stop Fessenheim, L214, Réseau Sortir du Nucléaire, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, No Gazaran ! Ecorev, Copernic, Relocalisons, Parti pour la Décroissance, SOS Forêts, la Fédération Grand Est Stop Déchets Nucléaires, France Libertés, Inf’OGM, la revue Silence !, Fakir, Utopia, Basta!, les Déboulonneurs, Terre de Liens, Politis, Bizi! et LaRevueDurable. Alléchant programme ! je m’y vois déja…

Politis m’a d’ailleurs devancé, en évoquant déja le sujet, dans une tribune signée de Corinne (et oui, encore elle !) et de Matthieu Agostini, qui gagnerait lui aussi à être mieux connu…  L’écosocialisme, réponse à l’impasse capitaliste. Evoquent également ces assises : le Nouvel Obs, L’Humanité, Ecorev, Fakir, François Longérinas sur son blog, celui de Jocelyne, Des Pas Perdus, Bertrand Seys, On n’est pas des moutons, Daniel Fleury… (Comme dab, les autres, qu’ils se signalent en commentaires, je les intégrerai dans la liste). A bientôt pour de nouveaux épisodes de Monsieur Gédécé à la capitale….

PS. … et le premier qui me prend en photo sans mon accord, je lui pète la gueule demande des droits à l’image considérables… ça va lui coûter une petite fortune ! 🙂

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Au Front de Gauche, la chasse aux licenciements abusifs est ouverte

Licenciements économiques abusifs :

le cynisme patronal doit être sanctionné

Martine Billard

finance

La société Viveo France, spécialisée en logiciels bancaires, a été rachetée par son concurrent suisse, le groupe Temenos, en décembre 2009 qui a très rapidement cherché à licencier une partie des salariés.

Saisi par le comité d’entreprise, après une première décision négative, la cour d’appel de Paris a annulé les licenciements. L’arrêt remarque fort justement que la société Temenos se vante, dans la presse spécialisée en direction des marchés financiers, de sa bonne santé : augmentation de son chiffre d’affaires, de ses capacités d’autofinancement atteignant un niveau rare de 39% du chiffre d’affaires, et taux de profitabilité de 18%. Que des signes de bonne santé économique et financière qui ne justifient absolument pas les licenciements.

La société ose répondre que selon la loi, les licenciements dépourvus de cause réelle et sérieuse ne peuvent être sanctionnés que par les prud’hommes et une fois tous les licenciements effectués !

Le cynisme patronal atteint des bornes insupportables, conforté par la suppression, dès l’arrivée de la droite au pouvoir en 2002, de l’obligation de réintégration en cas de licenciements abusifs.

Les patrons se mobilisent maintenant pour faire pression sur la Cour de cassation pour éviter que son jugement conforte celui de la cour d’appel et ne vienne ainsi renverser le rapport de force au profit des travailleurs.

Pour le Parti de Gauche, l’annulation des procédures doit être confirmée et la réintégration de tous les salariés qui le demandent doit être imposée.

Le Parti de Gauche, avec le Front de gauche, s’engage à faire modifier la loi pour donner un droit de veto sur les licenciements aux Comités d’entreprise et imposer la réintégration de tous les salariés abusivement licenciés. Il sera présent demain, avec sa co-présidente Martine Billard, devant le Palais de Justice aux côtés des salariés de Vivéo et des salariés des entreprises Ethicon et de Sodimédical dans la même situation.

Le Parti de Gauche

#placedesblogs propose son #Sarkorendum, ici et maintenant

A la suite des nombreux autres blogueurs qui se sont attaqués au sujet qui incite effectivement au ridicule, nous autres, au Front de Gauche, Place des blogs, nous avons décidé de proposer également un motif de référendum un peu plus judicieux : il est ici, proposé par Martine Billard, et je réponds sans hésiter d’emblée à ce référendum là :

OUI

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Un nouveau traité ? … Et l’on ne nous dit rien ! #placeaupeuple, bordel ! #placeaupeuple !

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Chut ! La France va ratifier le nouveau traité européen

L’Assemblée nationale doit examiner un projet de loi ratifiant le nouveau traité européen. Première étape le 21 février avec l’examen du Mécanisme européen de stabilité. Un déni de démocratie pour le Parti de gauche.

Quelques lignes explosives ont été glissées dans le programme de la conférence des présidents de groupes politiques à l’Assemblée nationale :

21 février, à 15 heures :
- Sous réserve de son dépôt, projet de loi autorisant la ratification du traité modifiant l’article 136 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l’euro
- Sous réserve de son dépôt, discussion du projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité (ces 2 textes faisant l’objet d’une discussion générale commune )

De quoi s’agit-il ? Les dirigeants européens ont adopté, lundi 30 janvier au soir, un nouveau pacte de discipline budgétaire fortement inspiré par le tandem Merkel-Sarkozy, aussi nommé pacte « made in Allemagne », avec l’introduction prévue partout de « règles d’or » sur l’équilibre budgétaire des États membres de la zone euro.

Les États ont accepté d’inscrire dans leur législation cette règle d’or sur le retour à l’équilibre budgétaire ainsi que des sanctions quasi automatiques en cas de dérapage des déficits publics. Seuls les pays ayant signé le pacte budgétaire instaurant une règle d’or pourront par ailleurs bénéficier de l’aide du Mécanisme européen de stabilité (MES).

Mais il s’agit de faire ratifier le texte sans devoir convoquer un référendum et sans être contraint d’inscrire la règle d’or sur le retour à l’équilibre des comptes publics dans la Constitution. En clair, des textes de loi devraient suffire. C’est la manœuvre prévue par la majorité présidentielle dès le 21 février.

Dans un communiqué du Parti de Gauche intitulé : « Ratification en catimini des Traités européens austéritaires : un déni de démocratie », La députée Martine Billard explique :

« Signé une première fois en juillet 2011 pour une entrée en vigueur en juillet 2013, le Traité MES a été signé dans une nouvelle version le 30 janvier dernier par les États membres de l’Eurozone pour entrer en vigueur dès juillet 2012. Bien que ce dispositif prévoit des compétences supplémentaires à la Commission européenne, ainsi qu’à la Banque centrale européenne et au Fonds monétaire international pour s’ingérer dans les finances des États de l’Eurozone demandant une aide financière et imposer le dogme austéritaire, les dirigeants européens ont seulement prévu une procédure de révision simplifiée ».

La co-présidente du Parti de gauche ajoute que pour éviter un référendum, « il n’y aura qu’une ratification à la majorité simple des assemblées ».

« Pire, tout est fait pour priver les peuples du moindre débat public sur ces enjeux et pour dissimuler aux électeurs les votes de chacun des parlementaires. Ainsi, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale vient de refuser ce matin, malgré la demande des député-e-s du Front de gauche, qu’il y ait un vote solennel nominal par scrutin public à l’issue des débats ».

Source

 

Faites le savoir autour de vous ! Ceci est un déni de démocratie inadmissible qui ne saurait rester conséquences… Une solution possible  ? Depuis cette année, l’Europe prévoit un nouveau droit nommé  Initiative citoyenne européenne. Il permet à 1 million de citoyens provenant des pays membres de faire valoir leurs droits en saisissant la Commission européenne, qui peut ainsi être poussée à rédiger de nouvelles lois européennes, dans les domaines relevant des ses attributions, ce qui est le cas ici. 

Agissons !

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