Il Professore Monti recalé par l’Europe

C’est toujours une bonne nouvelle quand les gourous libéraux formés par Goldmann Sachs se prennent une claque dans la tronche… Surtout par des avis autorisés ! ça leur remet les idées en place ! Hier, Lagarde, aujourd’hui le Président du Conseil Italien :

Selon le journal italien ‘La Stampa’, repris ce matin par le ‘Financial Times’, Bruxelles estimerait dans son rapport sur l’Italie que M. Monti n’a pas agi suffisamment pour lutter contre l’évasion fiscale, ni pour combattre l’économie souterraine dans son pays… Des conclusions qui tombent mal pour « Il Professore », qui a fait de la lutte contre l’évasion fiscale une des principales priorités de son mandat. Le quotidien financier précise cependant que le projet de rapport sera sans doute amendé d’ici à sa publication, mercredi, pour adoucir les critiques…

ça fait quoi, Monsieur MONti, de passer de l’autre côté de la barrière en se voyant rangé dans le même sac d’opprobre que ceux dont vous critiquiez autrefois la gestion ? C’est pas drôle, hein…

Place au peuple, nom de bois !

Les jeux sont faits, rien ne va plus : Rome impair et passe…

Voilà un signal fort qui m’a frappé aujourd’hui,  qui démontre assez à quel point ça va vraiment mal en Italie aussi :

ALERTE – JO-2020 – Rome retire sa candidature

ROME – Le premier Ministre italien Mario Monti a annoncé mardi le retrait de la candidature de Rome pour l’organisation des jeux Olympiques d’été en 2020 déclarant qu’elle était irresponsable.

Tokyo, Madrid, Istanbul, Doha, Bakou sont les villes restant en lice pour l’organisation des JO. La ville organisatrice sera dévoilée le 7 septembre 2013 par le Comité international olympique.(source)

Dans le même temps, on ne peut que respecter la sagesse qu’il y a dans ce geste, à renoncer à de telles dépenses faramineuses par les temps qui courent… alors que l’on s’apprête à demander aux citoyens des efforts sans précédents. Question de décence.

.

La tronche de l’européen de l’année !

Mario Monti désigné « Européen de l’année »: le choix qui ridiculise l’Assemblée nationale (PCF)

 L’Assemblée nationale a remis hier le Prix de l’Européen de l’année à Mario Monti, chef du gouvernement « technique » de l’Italie.

N’y avait-il pas d’autres personnalités européennes à féliciter pour leurs actions? Un indigné espagnol ou grec? Une démocrate hongroise qui combat le populisme d’Orban? Un syndicaliste de la Fiom-CGIL qui se bat pour les droits des salariés chez Fiat en ce moment même?

Le PCF rappelle que Mario Monti n’a pas été élu. Il a été nommé par les marchés, avec l’aval de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, sans expression démocratique des italiens. Monti a appliqué servilement les injonctions des marchés en appliquant des plans d’austérité brutaux et injustes au peuple italien. Il ne manque pas d’air pour venir parler de son « ambition de mettre l’Italie comme solution et non pas comme source des problèmes de l’Union européenne ».

En politique, les symboles sont importants. Ce choix couvre de ridicule l’ensemble des représentants de la Nation et en dit long sur la conception de la démocratie de la majorité UMP.

 Parti communiste français
Paris, le 1er février 2012.

source

.

 

élisons sur le champ un patron d’agence de notation !

Au moment même où l’on annonce la dégradation de la note française par Standard&Poors, j’ai jugé opportun de vous faire partager ce billet. Gagnons du temps, annulons les élections présidentielles, ce qui nous fera économiser de l’argent, et élisons d’emblée un patron d’agence de notation !

.

Tribune de Leila Chaibi et Simon Cottin-Marx (l’Appel et la Pioche) avec Guillaume Etievant (économiste, Fondation Copernic) parue dans Rue 89 aujourd’hui.

 

Nous soutenons la candidature de Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de l’agence de notation Fitch Ratings, à l’élection présidentielle de 2012.

  • Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne, est aujourd’hui à la tête de la Grèce ;
  • en Italie, Mario Monti, un ex-consultant de Goldman Sachs, la banque qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes, tient les rênes du pouvoir ;
  • en Espagne, l’ancien président exécutif de Lehman Brothers, Luis de Guindos, a été nommé au ministère de l’Economie.

En France aussi, « rassurer les marchés » est la priorité de la plupart des partis politiques en lice pour 2012, de l’UMP au PS, comme au MoDem. Alors, qui de mieux placé que le patron de Fitch Ratings pour « rassurer les marchés » et garantir à la France la conservation de son triple A ?

Thermomètres


Marc Ladreit de Lacharrière à l’université d’été du Medef le 4 septembre 2008 (Charles Platiau/Reuters)

Si Ladreit de Lacharrière ne s’est pour l’instant pas déclaré candidat pour 2012, c’est sans doute parce que cela ne lui apporterait rien : il gouverne déjà. Les agences de notation sont au cœur de la crise que nous traversons. Le moindre risque de dégradation de la note d’un Etat entraîne des hausses de taux d’intérêts et donc une progression considérable de la dette publique.

Les gouvernements se servent ensuite de cette situation dans toute l’Europe pour justifier leurs plans de rigueur. Avec, à la clé, une réduction drastique des dépenses publiques : diminution du nombre de professeurs, baisse des crédits alloués à la santé, à la protection sociale, aux services publics.

Marc Ladreit de Lacharrière, plein d’humilité, explique comme tant d’autres que les agences de notation ne sont que des « thermomètres ». Pourtant, les trois principales agences de notation (Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s) ont eu une responsabilité directe et désormais bien connue dans la crise des subprimes initiée en 2008 : les produits dérivés spéculatifs les plus risqués avaient reçu d’excellentes notes de leurs parts.

Ces trois « thermomètres » étaient-ils alors gelés ? Bien au contraire : ces agences ne demandent pas à être payées par les Etats pour leurs « services » mais par les banques dont elles notent les produits financiers. De quoi faire réfléchir à deux fois avant de dégrader leurs notes…

Double casquette

Mais le rôle dévastateur des agences de notation ne s’arrête pas là. Elles notent également les grandes entreprises pour juger de leur capacité à rembourser leurs emprunts. Gel des salaires, délocalisations, plans sociaux… Toutes les économies sont bonnes à prendre pour renforcer les taux de marge opérationnelle afin d’éviter la dégradation de leurs notes et la progression des charges de remboursements d’emprunts qu’elle induit.

Par exemple, Fitch Ratings incite fortement le groupe Renault à délocaliser ses productions. Dans son rapport publié en juin, l’agence se satisfaisait de la mise en place de « mesures de réduction des coûts et de délocalisation de la production à l’extérieur de l’Europe de l’Ouest ».

Fitch est rémunérée par Renault pour noter sa stratégie et sa santé financière. Nul doute sur sa parfaite connaissance du dossier… puisque le propriétaire de cette agence, Marc Ladreit de Lacharrière, est également actionnaire et membre du conseil d’administration de Renault !

Grâce à cette double casquette, Marc Ladreit de Lacharrière est à la fois celui qui « conseille » aux entreprises de délocaliser, et celui qui empoche une partie des bénéfices de ces délocalisations.

Et si cela ne suffisait pas, Philippe Lagayette, ancien responsable de l’administration du Trésor public français, est à la fois membre du conseil d’administration du géant français de l’automobile et de Fitch Ratings. Le business est lucratif : Fitch Ratings a atteint 525,6 millions d’euros de chiffre d’affaires lors de l’exercice sur 2010-2011 et dégagé un bénéfice opérationnel courant de 162,8 millions, en hausse de 13,4%.

La 71e fortune de France

Marc Ladreit de Lacharrière est grassement rémunéré pour son sens des affaires. Son salaire s’établit chaque année à 1,8 million d’euros auxquels s’ajoutent les dividendes perçus, notamment par le biais de sa holding Fimalac. Sa fortune s’élève à plus de 700 millions d’euros, ce qui en fait la 71e de France.

Début 2011, François Fillon a récompensé M. Ladreit de Lacharrière de la Grande Croix de la Légion d’honneur. Pour la nation reconnaissante, les mérites du richissime patron sont en effet nombreux : profit à court terme et fermetures d’usine, délocalisations, plans sociaux…

Les 203 salariés ayant été licenciés de l’entreprise Facom dont il était propriétaire peuvent en témoigner : la délocalisation de la production à Taïwan a permis à Fimalac, la holding de « MLL », d’empocher 20 millions d’euros. Délocalisation apparemment inévitable puisque « conseillée » par les agences de notation, Fitch Ratings en tête !

L’itinéraire de Ladreit de Lacharrière est le modèle même des conflits d’intérêts récurrents dans le capitalisme financiarisé. Outre Renault, le ci-devant de Lacharrière accumule les jetons de présence chez Casino et L’Oréal. Il est également à la tête du club Le Siècle et est membre du conseil consultatif de la Banque de France. Il prêche donc ses méthodes un peu partout, largement relayées par une presse acquise à ses idées. Il fut propriétaire de Valeurs actuelles et détient toujours La Revue des deux mondes.

Sa candidature clarifierait le débat

Ladreit de Lacharrière prouve par l’exemple que l’indépendance des agences de notation n’existe pas. Et que leurs critères de notations sont entièrement guidés par une vision néo-libérale du monde, qui ne profite qu’aux grandes fortunes.

Sous prétexte de « prendre la température » avec impartialité, on nous impose un projet idéologique qui veut faire croire qu’en matière économique il n’y aurait pas d’alternative politique.

Nous sommes convaincus que la direction que donnent les agences de notation aux affaires publiques est politique, c’est pourquoi nous encourageons Marc Ladreit de Lacharrière à se porter candidat à la présidence de la République. Sa candidature clarifierait le débat politique : elle pourrait remplacer celles de tous les candidats qui ne jurent que par les agences de notations, la rigueur budgétaire et l’intérêt des banques.

Pour ces derniers, la démocratie s’arrête aux portes des agences de notation et s’efface devant trois lettres lorsqu’il s’agit des finances publiques.

.

la mondialisation, cet autre nom du totalitarisme à venir ?

.
.
Content et rassuré de voir et de savoir que d’autres, bien plus intelligents que moi, loin des BHL, Glucksmann, Finklelkraut et autres Bruckner, qu’on nous sert à toutes les sauces (et qui dérangent si peu l’ordre établi et les classes dominantes) pensent la même chose que moi du monde comme il va… Et pourtant, moi non plus, je ne suis pas marxiste. Ni même communiste… Et pourtant. L’analyse est pertinente. Merci Monsieur.

Europe : de la faillite politique à la dictature économique

Daniel Salvatore Schiffer – Tribune | Samedi 26 Novembre 2011

S’il n’est pas marxiste et ne le sera très certainement jamais, le philosophe Daniel Salvatore Schiffer – qui analyse ici froidement la situation politique de l’Europe – convient toutefois de la pertinence incontestable de l’analyse de Marx. L’auteur du « Manifeste du parti communiste » le disait déjà en 1847 : ce sont les infrastructures économiques, autrement dit l’activité de production, qui conditionnent les superstructures politiques, y compris dans leur dimension morale.

Je ne suis pas marxiste. Je ne l’ai jamais été et ne le serai très certainement jamais. Mais s’il est une vérité qui demeure néanmoins incontestable, sur le plan de l’analyse philosophique, c’est bien celle que Marx énonça, secondé en cela par Engels, dans l’historique « Manifeste du Parti Communiste », publié en 1847 déjà. A savoir : ce sont les infrastructures économiques, autrement dit l’activité de production, qui conditionnent les superstructures politiques, y compris dans leur dimension morale.Cet axiome, auquel le social-démocrate et européen convaincu que je suis reconnaît volontiers toute la pertinence conceptuelle, Marx le corrobora, dans ce même « Manifeste », par une formule restée célèbre, tant elle frappa alors les esprits : « Les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante. » C’est bien là, en effet, cette nouvelle loi (la loi du marché, serais-je tenté de dire ici) qui semble présider aujourd’hui, et plus que jamais, au destin de bon nombre des pays de notre Europe, au premier rang de laquelle émergent bien évidemment, ainsi que nous venons de le voir tout récemment, la Grèce et, surtout, l’Italie.

Les premiers et vrais responsables

Car que sont leur nouveau chef de gouvernement, Lucas Papadémos (jadis gouverneur, de 1994 à 2002, de la Banque Centrale de son pays) pour la Grèce et Mario Monti (autrefois conseiller international, en 2005, de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs) pour l’Italie, sinon de purs et simples économistes, eux-mêmes aux ordres d’une invisible, et d’autant plus pernicieuse, oligarchie ?Davantage : le tout nouveau directeur de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, n’est-il pas, lui aussi, un ancien haut fonctionnaire de cette même Goldman Sachs ? C’est du reste là, cette très puissante institution financière, fleuron de Wall Street, ce qui relie, tel un discret mais efficace fil conducteur, ces trois récents dirigeants européens. Pour le moins paradoxal lorsque l’on sait que Goldman Sachs est sous le coup, depuis 2011, d’une plainte pour une gigantesque fraude fiscale : elle aurait vendu des produits dérivés – les fameux « swap » – permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine des Etats-Unis et serait donc, comme telle, à l’origine de la crise des « subprimes », c’est-à-dire, par ricochet, de notre crise financière elle-même !L’arnaque, totale, serait magnifique, dans son cynisme, si elle n’était à ce point, sur le plan éthique, honteuse. A moins, pire encore, que ces prétendus spécialistes ne soient, dans leur propre domaine, que d’illustres incompétents, quoi que le système veuille bien nous faire croire, puisqu’ils n’ont jamais pu endiguer auparavant, ni simplement prévenir (laissons leur là le bénéfice du doute, outre celui de leur immense profit), cette même crise. Au contraire : ils en sont les premiers et vrais responsables.
Et, pourtant, ce sont bien ces louches technocrates de la haute finance qui, privés en outre de toute légitimité démocratique puisque ce ne sont pas les peuples qui les ont élus, se voient soudain propulsés, sans que nous n’ayons jamais été consultés sur la question, à la tête de nos gouvernements. Autant dire, effectivement, que Marx a donc plus que jamais, fût-ce a posteriori, raison : c’est bien l’économie qui détermine aujourd’hui, au déni de toute démocratie, la politique !Ce ne fut toutefois pas là la seule vérité que Karl Marx énonça, comme l’observèrent autrefois Louis Althusser (voir « Pour Marx ») ou Jacques Derrida (voir « Spectres de Marx »), au sein de son œuvre philosophique. Ainsi écrivit-il également, dans « Le Capital » cette fois, cette autre sentence phare de sa critique du capitalisme : « La circulation des marchandises est le point de départ du capital ».Et, de fait, loin de se vouloir au départ une entité politique, encore moins sociale, c’est comme un espace uniquement économique, basé sur la libre circulation des marchandises et donc, comme tel, essentiellement capitaliste, que notre Union Européenne elle-même naquit, en 1957, avec le Traité de Rome : preuve en est que cette actuelle UE se dénomma longtemps, jusqu’en 1992, date de l’entrée en vigueur du plus politique Traité de Maastricht, « Communauté Economique Européenne », appellation alors synthétisée sous le sigle de CEE.Rien d’étonnant, en d’aussi bancales fondations, si, au bout de pareil processus logique, ce sont des banquiers, eux-mêmes issus de ce symbole du capitalisme le plus sauvage qu’est Goldman Sachs, qui, sans jamais rien nous demander de surcroît, prennent effectivement aujourd’hui la tête, fût-elle malade, de nos Etats : motif, précisément, pour lequel les « indignés » ont raison de se révolter, à l’heure de la mondialisation, sur les différentes places publiques, à défaut d’être financières celles-là, des capitales européennes, quand ce ne sont pas, plus largement encore, les métropoles américaines, voire, bientôt, asiatiques.

Après les diactatures politiques, idéologiques, militaires ou religieuses, voici celle de l’économie

En résumé, c’est donc ce déficit politique de départ qui provoque à l’arrivée – c’est là son effet pervers le plus manifeste – cette dictature économique à laquelle nous assistons actuellement. De sorte que, paraphrasant à nouveau ici le Marx de la toute première phrase de son « Manifeste du Parti Communiste », nous pourrions aisément dire, à notre tour, qu’un spectre hante l’Europe contemporaine : la dictature financière, que la lucide Viviane Forrester, il y a quelques années déjà, en 1996, baptisa très justement, reprenant là une formule de Rimbaud en ses « Illuminations », d’« horreur économique » !Yves Charles Zarka, professeur de philosophie politique à la Sorbonne, expliqua parfaitement bien, lors du colloque qu’il vient d’y organiser autour de la pensée comme de la figure de Jürgen Habermas, ce danger qui nous guette : « Nous vivons un moment décisif dans l’histoire de l’Europe, celui dans lequel le projet d’une Union est mis en péril et risque de sombrer dans une dislocation périlleuse pour les Etats, c’est-à-dire les peuples qui la composent », y a-t-il souligné à bon escient. Et de conclure cet important débat par cette réflexion aussi dramatique, elle aussi, que judicieuse : « Ce n’est pas seulement l’Union Européenne qui est en péril, mais aussi la civilisation dont elle est porteuse. »D’où, urgente, cette autre question, fondamentale, pour l’avenir de nos sociétés modernes : cette Union Européenne que nous avons nous-mêmes appelé de nos vœux se construirait-elle, à l’heure actuelle, sur la destruction, non seulement des Etats, mais, plus spécifiquement encore, de la souveraineté populaire et, donc, contre la démocratie elle-même ?Si tel était le cas, le paradoxe, bien évidemment, ne serait pas des moindres : ce serait ses propres valeurs, son rêve humaniste, sa vision de la liberté et sa conception de la tolérance, que l’Europe, par cette nouvelle forme de dictature – la dictature économique, précisément, après les diverses dictatures, de par le monde, politiques, idéologiques, militaires ou religieuses -, nierait, ainsi, de la manière la plus hypocritement vile qui soit.

Bref : la mondialisation, cet autre et nouveau nom du totalitarisme à venir ?

Daniel Salvatore Schiffer est philosophe, auteur de « La Philosophie d’Emmanuel Levinas » (PUF), professeur invité au « Collège Belgique », sous l’égide de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et le parrainage du Collège de France.

Source : Mariane2
.