#Lienemann2017, vraiment ?

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Quand j’ai pris connaissance de ça, j’ai failli avaler mon fromage de travers… « Nooon ! Elle ? Vraiment ? »  Si quelqun s’attendait à ça… Me voilà pris au dépourvu. Je ne m’attendais pas à une telle candidature. Qu’en dire ? Elle est tellement improbable… je n’ai franchement pas grand chose à en dire. Je sais peu de choses d’elle, sinon que c’est une vraie bosseuse, qu’elle n’est pas du genre à manier la langue de bois, contrairement à ses collègues fauxcialistes, qu’elle a de réelles convictions ‘ , et qu’elle est réputée faire partie de « l’aile gauche du PS », voilà voilà… Pourra-t-elle réunir les fameuses 500 signatures ? J’ignore totalement le poids de ses réseaux, si elle en a, tant elle m’est toujours apparue jusqu’à présent relativement isolée. A tort ? A voir… En attendant, je suis allé fureter par curiosité sur  le site dédié à sa candidature… Elle aurait du m’embaucher, il laisse vraiment à désirer : design vieillot, problèmes de marges sur des visuels coupés, vaguement participatif comme il se doit… Pas franchement top.  Mais bon, ce n’est pas là l’essentiel. Je m’interroge surtout sur ses motivations, ses compétences, et qui la porte… Cette candidature m’apparait surtout pour l’instant comme une manière, en vieille routière de la politique qu’elle est, de marquer un jalon en vue d’une potentielle primaire à gauche. Et je songe alors à la démarche judiciaire engagée par ces 3 militants qui  ont décidé d’assigner le Parti socialiste en justice afin de le contraindre à organiser le scrutin, comme ses statuts le prévoient… En ce sens, MN Lienemann aurait en effet une longueur d’avance. Mais encore faudrait-elle qu’elle y engage plus de moyens que son site un peu médiocre…

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le candidat du #PS en 2017 ne peut pas être #Hollande

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J’ai déjà exprimé ici ce que je pensais de l’idée de participer à une primaire de toute la gauche. Cela ne ferait que satelliser un peu plus, sur le mode ambigu du PCF ou d’EELV tendance  UDE – et donc affaiblir – l’opposition de gauche. En outre, c’est faire l’impasse sur ses convictions profondes en choisissant d’ignorer qu’il y a deux gauches, dont l’une est incompatible avec mes valeurs et l’autre, à laquelle j’appartiens, lutte contre le libéralisme,  ce courant prédateur inhumaniste qui soutient le système économique et financier actuel. Avec toutes les violences sociales et les atteintes environnementales qui en découlent. Toutefois, j’ai été attentif à la demande de ceux que l’on qualifie de « frondeurs »  (vous savez ce que j’en pense…) hier. J’ai entendu Marie-Noëlle Lienemann sur France info exprimer son désaccord ferme et définitif sur le fait que Hollande soit en capacité de représenter la gauche. En effet, il la représente si peu que cela ne pouvait que me plaire. Extraits :

« Nous refusons que l’on nous court-circuite le débat politique en nous disant : « Il y a un candidat obligatoirement reconduit puisqu’il est le sortant. Si [François Hollande] ne se sent pas en situation de convaincre le peuple de gauche, je ne vois pas comment il arrivera à convaincre le peuple français. Nous ne pouvons pas avoir un président qui se prend pour un monarque républicain, il n’y a pas d’infaillibilité du président, ce serait absurde dans une démocratie ».  « Nous nous sommes engagés unanimement à exiger de notre parti que des primaires y soient organisées, comme c’est prévu dans les statuts, parce que nous pensons qu’il est fondamental que le débat ait lieu sur les grandes orientations d’avenir du pays. Ce débat doit avoir lieu entre la gauche et la droite, mais encore faut-il que la gauche présente un bilan sérieux, un projet, et un candidat qui porte ce projet et qui la ressemble. » Marie-Noëlle Lienemann est également revenue sur les primaires organisées par le Parti socialiste en 2011 : « Il y a eu deux tours, et le premier tour a été éclairant. Je crains que François Hollande n’ait pas tenu compte du premier tour puisqu’il a choisi le plus minoritaire à gauche pour en faire son Premier ministre.« 

Malgré ma position personnelle sur le sujet, je pense en effet que pour le PS, Hollande serait le plus mauvais candidat qui soit, et sa défaite hautement prévisible entrainerait dans sa chute l’ensemble de la gauche.  Ceci écrit, c’est de toute façon déjà un peu le cas, lui qui a choisi avec son entourage politique  de l’affaiblir et de la diviser volontairement, ostracisant outrancièrement une gauche vraiment de gauche qu’il a tout fait pour minorer, ne répugnant à aucun mensonge et stratagème  pour renforcer ses chances de l’emporter en 2017. Nous aurions donc intérêt dans notre camp à ce que ce personnage si droitier disparaisse de l’horizon, quitte à prendre le risque d’un Macron ou d’un Valls. Au moins, les choses seraient plus claires… Et le besoin de gauche s’en trouverait accru. Marre de ce confusionnisme politique ambiant. Tout ne se vaut pas. Et moi, je sais clairement où je me situe. Clivant ? Oui, mais aussi cadrant et posant des limites claires devant lesquelles se situer plus honnêtement. J’ai horreur de l’ambiguïté. Elle est en train de tuer ce qui nous reste de démocratie et de faire le désespoir des classes populaires, pour lesquelles je lutte et j’agis au quotidien.

Stop à l’accumulation dans mon cagibi des bidules de gauche ! #MouvementCommun

J’en avais déjà assez comme ça… On sature ! Vite, le grand ménage !

Ya encore un bidule-machin-chose qui vient de pointer le bout de son nez ce week-end dans l’univers gauchiste… En octobre, c ‘était   Liêm Hoang-Ngoc qui après avoir quitté le PS (lui) créait « Nouvelle Gauche Socialiste », dont j’ai parlé ici… Bien sûr, cette fois, « ça n’a rien à voir !!! »… C’est bien plus nouveau et adapté aux exigences modernes de notre temps !  ça s’appelle Mouvement Commun. Un truc pondu par Pouria Amirshahi, qui contrairement aux polichinelles que sont les frondeurs (« ah ? c’en est un ? » ) , lui, a tout compris mieux que les autres tout comme ses camarades.  La preuve : il a eu l’immense courage de ne surtout pas quitter le PS malgré ses importantes et incontournables divergences avec la ligne libérale Hollandaise et Vallsienne suivie… Des camarades blogueurs sont enthousiastes. Moi pas. Car au risque de jouer comme à mon ordinaire mon petit rôle favori (c’est trop faciiiile ! Et, puis, ça permet de débusquer les vrais !) de vieux gros con de gauche, j’en ai tellement vu passer, de ces Ovnis sensés révolutionner le paysage politique français, dépasser les clivages partisans, rassembler les citoyens non encartés, opérer une véritable coalition à se la jouer Podemos/Siriza sans le moindre ancrage militant et local, que maintenant, un seul mot d’ordre : prudence et circonspection. Et ce n’est pas ce genre de langue de bois archi-convenue qui va me convaincre :

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On va attendre de voir si ça produit vraiment quelque chose. Car les palabres et les discours de langue de bois, et les rassemblements hétéroclites de tout et de n’importe quoi, j’en ai ma dose. Merci beaucoup. Bien le bonjour par chez vous.

Nota Bene : et pour les plus enthousiastes, méditez ceci : j’ai lancé un appel à réactions sur les réseaux sociaux. Et bien vous savez quoi ? Tout le monde s’en fout; Voilà voilà…

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Ah ?! Le PS ne serait pas libre ? Fichtre !

t-dictature_democratieC’est Arnaud Mouillard qui nous en informe, en publiant sur son blog un communiqué de Maintenant la Gauche signé par  Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Jerome Guedj ainsi que d’autres membres du BN du PS :  Julien Dray, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Marianne Louis et Jonathan Muñoz. Ils osent bravement se rebeller – les courageux ! –  contre leur appareil en critiquant le fait que soit désigné à la tête de leur parti, suite à la désignation d’Harlem Déésir au gouvernement,  « Jean-Christophe Cambadélis, choix qui n’aurait plus qu’à être ratifié par le Conseil national du 15 avril ». Choqués par les méthodes staliniennes de leur direction, ils souhaiteraient que soit tiré le bilan de l’échec cuisant du PS aux municipales, qu’une direction collégiale temporaire soit chargée d’organiser la campagne européenne, et enfin qu’à l’issue de ces élections les militants socialistes désignent leur nouveau premier secrétaire général.  Quoi de plus normal ?

Pourtant, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils sont bien naïfs… Un début de démocratie au PS ? ça se saurait… Pour un parti qui a mis à la tête de son gouvernement un premier ministre (extrêmement droitier…) qui ne représente que 5 % de ses militants, ça ne me parait pas très plausible… Alors, rendez vous fin mai, Arnaud ? Je fais le Charles… 🙂

Socialiste, choisis ton camp : alors, l’aile gauche, ou la cuisse droite ?

1040_1Je ne croyais pas si bien dire hier… Cette fois, effectivement, ce n’est pas Nouvelle Donne qui va sauver ce PS fracturé de part en part, et je suis heureux que les faits donnent raison à mon analyse d’autrefois sur le caractère idéologiquement dichotomique de cette formation politique, qui a trahi ses origines historiques et politiques. On ne pourra plus dire à présent que la gauche d’opposition serait un ramassis d’ignares et de marginaux qui ne savent pas de quoi ils parlent et ne font que râler sans vouloir gouverner. Cette fois, en effet, c’est près d’un tiers des socialistes dont les courants sont en outre représentés au gouvernement qui s’opposent publiquement à la politique libérale menée par Hollande et saluée par le Medef, en totale opposition avec les promesses d’antan de lutter contre la finance, pour seul exemple.

Outre qu’ils appellent à un rapprochement  qu’ils jugent indispensable avec le Front de gauche, les acteurs de l’aile gauche du PS qui s’expriment aujourd’hui dans le courrier publié par le Monde ne disent rien d’autre que ce que nous reprochons à Hollande depuis le début. Gauchistes qui me lisez, comme à mon habitude, jugez en par vous mêmes et débattons… Extraits :

« IL N’Y A PAS QU’UNE SEULE POLITIQUE POSSIBLE »

La période est instable. De l’extrême droite qui se rassemble derrière des slogans racistes et antisémites à la droite radicalisée qui remet en cause la légitimité du Président de la République à gouverner, un front des conservatismes se constitue. Cette situation appelle une réaction forte. Une réaction essentielle pour reprendre la main, faire reculer le chômage et s’engager pleinement la transition écologique. Et ne pas donner l’impression que, malgré l’arrivée de la gauche au pouvoir, les droites et leurs « valeurs » sont en dynamique.

Hollande a, à juste titre, pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Il avait porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité.

Nous ne nous reconnaissons pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des « charges »et du « coût du travail » la condition d’un retour de la croissance. Il n’y a pas de « charges » mais des cotisations sociales qui sont en réalité du salaire différé. Et nous sommes inquiets

quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences. Ce qui risque de rogner sur le modèle social français dont les grands principes ont été établis à la Libération. adaptée.

on ne peut que constater la victoire de la finance sur la production

alors que 10 % de la population concentre 60 % du patrimoine, les banques imposent aux entreprises des règles qui donnent la priorité à l’accroissement systématique des marges. Dès lors, il ne faut pas s’étonner du mouvement de concentration du capital (les quatre premières banques françaises ont un bilan équivalent à 400 % du PIB) et de financiarisation de l’économie.

Salaires, embauches, réduction et partage du temps de travail, droits des salariés, contrôle des licenciements abusifs, modalités de remboursement des aides en cas de non-respect des engagements, politique de redistribution des dividendes : dans tous ces domaines nous devons porter des exigences fortes.

Sachons nous désintoxiquer des institutions de la Vème République. Tout ne peut procéder d’un seul homme. Les débats politiques ne se règlent pas en brandissant la menace de mesures disciplinaires ou en mettant les parlementaires au pied du mur.

Si seulement les signataires de ce texte fort pouvaient être entendus, l’unité de la gauche serait alors bien plus facile à opérer sur de telles bases politiques, bien plus claires (pas difficile…) que celles imposées sans aucune concertation par un gouvernement de plus en plus isolé à gauche… pour de vrai !

Oui, un autre monde est possible. Et éminemment nécessaire.

 

 

#retraites : Maintenant, la gauche… Enfin.

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Enfin, la gauche du PS sort de son trou. Pas trop tôt… Voici le début de la dépêche de l’AFP dont je viens de prendre connaissance, et que je voulais absolument vous voir partager. Le fait de le voir écrit fait tant de bien…  Carpe diem !

La réforme des retraites en cours de préparation n’est «ni urgente ni opportune» et «rien ne justifie socialement, économiquement et financièrement d’en demander plus aujourd’hui», estime «Maintenant la gauche», l’un des deux courants de l’aile gauche du PS.

Dans une lettre devant être adressée lundi aux responsables du PS et aux parlementaires socialistes, dont l’AFP a obtenu copie dimanche, «Maintenant la gauche» considère que le déficit prévu de 20 milliards d’euros en 2020 pour le système des retraites s’explique «essentiellement du fait de la rechute de l’activité et de l’emploi».

«Cette situation, ajoute la lettre, ne justifie en aucun cas de modifier à nouveau les règles actuelles des retraites dans un sens défavorable, à peine 3 ans après la dernière réforme vivement combattue par la gauche aux côtés de la grande majorité des syndicats et des salariés».

De plus, poursuit le document, «ces mesures d’austérité risquent d’aggraver les difficultés économiques au plus mauvais moment». (vu ici... et ).

le cynisme ordinaire de François Hollande

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« Ils votent tout. Il faut voir ce qu’on leur a fait avaler: pacte de compétitivité, budget européen, baisse des dépenses… « 

(François Hollande, à propos de l’aile gauche du PS et d’EELV, source)

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Alors, Hamoniens, Lienemaniens, Maureliens et autres Filochiens… Heureux ?

Vive la convergence des forces de la (vraie) gauche !

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Source

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Harlem ? Un Désir de (surtout pas de) gauche…

Et Gérard Filoche, cette caution sociale du parti, est toujours au PS ? Mékeskilécon ! Oui, j’ose le dire, et l’écrire, car si avec cela ceux qui avec lui prétendent depuis des années changer le PS de l’intérieur n’ont toujours pas compris…. C’est qu’ils méritent ce qui n’est plus une insulte mais un diagnostic  :

C’est l’autre fait marquant de cette nouvelle direction. L’aile gauche du PS, incarnée par le conseiller régional d’Ile-de-France, Emmanuel Maurel, qui a réalisé 13 % lors du vote des militants sur les motions, ne fait pas partie de la direction. Ni Emmanuel Maurel, ni le député de l’Essonne Jérôme Guedj, ni la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann, n’occupent de secrétariats nationaux. « C’est une erreur politique « , estime un cadre de la nouvelle direction.

Du côté de Harlem Désir, la faute en revient à M. Maurel et à ses amis qui « n’ont fait aucun geste pour entrer dans l’équipe », explique un proche du premier secrétaire. « Harlem Désir n’a pas voulu de nous, estime au contraire M. Maurel. Il ne voulait pas de représentants forts de notre courant, mais des secrétaires nationaux bien disciplinés, le doigt sur la couture du pantalon ».

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L’aile gauche du PS ou la cuisse de Hollande ?

Postes dans l’éducation : Hamon, Lienemann, Emmanuelli ont raison !

On ne plaisante pas avec la « rigueur qui a du sens » !

Les représentants de l’aile gauche du Parti Socialiste, Benoît Hamon, Henri Emmanuelli et Marie Noëlle Lienemann se sont offusqués mardi 17 janvier des propos de Jérome Cahuzac, Président de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, selon lesquels la création de 60 000 postes d’enseignants promis par Hollande se feraient par des redéploiements de postes déjà existants et non par des créations de nouveaux emplois de fonctionnaires.

Dans un communiqué commun publié au nom du courant « Un Monde d’Avance » qu’ils animent, Hamon, Emmanuelli et Lienemann affirment à juste titre qu’ « un poste de professeur en plus ne peut être payé par un poste d’infirmière en moins. » Une évidence, pour quelqu’un de gauche,  qui permettait de rassembler justement la gauche ! Dans un appel à l’arbitrage du candidat socialiste, ils ajoutent : « Si les 60 000 créations de postes annoncées par François Hollande ne devaient l’être que par redéploiement, cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l’emploi pour consolider les moyens de l’Education Nationale. Cela n’aurait aucun sens. »

Hélas ! François Hollande a tranché : ce sera par redéploiement et en évitant les créations de nouveaux postes. Il a même précisé, de façon assez alambiquée, sur le site internet du journal Le Monde, mercredi 18 janvier, qu’il y avait chaque année « 60 000 départs à la retraite dans la fonction publique d’état. 30 000 ne sont pas remplacés aujourd’hui. C’est sur cette enveloppe que nous prendrons les 12 000 postes » (pour en créer 60 000 sur cinq ans). Cela veut il dire que François Hollande compte seulement atténuer la règle du non remplacement de un fonctionnaire sur deux mise en place par Nicolas Sarkozy ?

Hollande prétendait réinventer le « rêve français » en rétablissant l’espoir de voir la situation matérielle s’améliorer pour les futures générations. Pour l’instant il y a surtout la perspective qui se dessine que les enfants sont promis à encore plus d’efforts et d’austérité que ce que leurs parents ont déjà eu à subir auparavant…

Rien de bien enthousiasmant dans un tel projet pour redonner « envie de gauche » aujourd’hui. Raison de plus pour amplifier la dynamique du Front de Gauche pour remettre la gauche sur ses pieds ! Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues…

 source : communiqué de Gauche Unitaire