Face aux soldats du capital, l’armée des gauchistes et des sans-voix

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Ce qui est bon pour l’économie mondiale et les champions du business ne l’est pas nécessairement pour les salariés »(Lawrence Summers (ancien ministre des finances), Financial Times, 5 mai 2008.

 « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter »( Warren Buffett,  New York Times, 26 novembre 2006)

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Partout, les signes se multiplient qui nous montrent que les conflits sociaux sont en train de se durcir au point de nous faire craindre le pire… ou le meilleur selon le côté duquel on se place et des intérêts qu’on choisit de défendre.

L’exemple de Goodyear est à mes yeux significatifs. J’ai déjà écrit là dessus. A plusieurs reprises. Et pas que des billets d’humeur ou de réaction, mais de fond, notamment à propos du rôle trouble de certains médias qui instrumentalisent le conflit et en profitent pour discréditer les syndicats sous couvert de journalisme alors qu’il ne s’agit que d’idéologie, voire d’une religion : le libéralisme.

Mais ce qui s’est passé ces derniers jours a dépassé la ligne rouge. La question de l’Express, pourtant pas un journal franchement gauchiste, résume assez notre pensée ; Valls est-il un bon petit soldat du capital ? On peut se poser la question (qui n’est en fait pas celle de l’Express mais du NPA, rassurez vous, l’Express n’a pas viré de bord), quand un gouvernement, à l’image de l’armée lancée aux mineurs de Germinal par des patrons cupides, préfère envoyer les CRS aux ouvriers plutôt que de trouver des solutions durables à leurs problèmes d’emploi,  au lieu de davantage les précariser et les soumettre aux seuls intérêts financiers… comme avec l’ANI. C’est effectivement plus facile. Mais venant d’un gouvernement dit de gauche, ça nous révolte forcément davantage.

Marie-Georges Buffet a raison de dire qu’il faut les comprendre, ces salariés de Goodyear qui commencent à perdre patience face aux vieux et vides discours et ne voient jamais rien venir. Comme tous les salariés de France ont raison de perdre espoir et de ne plus croire en ce gouvernement là comme aux autres  qui ont laissé la situation se dégrader, le chômage s’alourdir, sans projet sociétal alternatif, seul capable de nous donner un horizon. Et je rejoins absolument l’ami bab quand il crie à la fin de l’idéologie libérale dont on constate chaque jour les ravages. C’est bien cela que l’on reproche d’ailleurs aux soutiens de ce gouvernement et à leurs blogueurs affidés : ne faire qu’accompagner la crise alors qu’il faudrait l’éradiquer, par des mesures plus fortes, aider le libéralisme carnassier à tourner la page, et cela dans tous les domaines. Ceux des droits fondamentaux, comme le droit à l’emploi, au logement, à une nourriture saine, sont cependant les plus criants et demandeurs d’une réponse plus osée. Ce gouvernement manque décidément cruellement d’ambition. Au point qu’on puisse assister à cette étrange farce de voir les médias nous ressortir de vieux épouvantails, pas franchement à la hauteur non plus… (Pitié, pas lui !). Notre pays ne mérite-t-il pas mieux ?

Un autre monde est possible.  Et nous ferons tout pour le faire éclore. Faut que ça pète. Question de survie.

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Xavier Mathieu, un combattant de la liberté

XAVIER MATHIEU : SUITE ET FIN D’UN ACHARNEMENT JURIDIQUE ?

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Dimanche, 01 Janvier 2012
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 Laurence Sauvage
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Le 28 juin 2011, le juge du tribunal de Compiègne relaxait Xavier Mathieu qui comparaissait pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN. Le juge avait, dans sa délibération, rendu cette courageuse décision au motif « qu’un syndicaliste qui agit dans le cadre d’une action syndicale ne peut pas être considéré comme un délinquant ! ». Mais la joie du leader des « Contis » fut de courte durée : 3 jours plus tard, le parquet interjetait appel !

Ce mercredi 4 janvier 2012, une nouvelle fois, et, nous l’espérons la dernière, Xavier Mathieu repasse devant le tribunal d’Amiens. Pourra-t-il, enfin, démarrer une nouvelle année en tournant l’une des pages d’un combat engagé le 9 mars 2007, jour où, avec ses camarades des « Contis », il est entré en lutte contre la direction de l’entreprise afin de sauver les 1.120 emplois du site de Clairoix ?

A travers le cas de Xavier Mathieu, le jugement du tribunal d’Amiens sera très attendu car s’annoncent d’autres procès de syndicalistes ayant refusé les tests ADN. C’est la criminalisation du combat syndical qui est ici en jeu dans une période où le pouvoir tente d’intimider par tous les moyens ceux qui s’opposent à sa politique de classe. Pour le Front de Gauche, il est hors de question d’accepter des tests ADN, ni pour les syndicalistes ni pour aucun militant.

Le Fichier Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) créé par la Loi du 17 juin 1998 ne doit s’appliquer que dans le strict cas de crimes et délits sexuels condamnés par la justice.

C’est en ce sens que Martine billard, Co-Présidente du Parti de Gauche, participera ce lundi 2 janvier à la conférence de presse en soutien à Xavier Mathieu qui se tiendra à 14h à la Bourse du Travail à Paris.

C’est avec les mêmes préoccupations que Jean-Luc Mélenchon, Candidat du Front de Gauche aux présidentielles, les parlementaires Martine Billard et Marie-Georges Buffet, et une importante délégation de responsables et militants du Front de Gauche seront à Amiens pour continuer à soutenir Xavier Mathieu et ses camarades.

Laurence Sauvage

Secrétaire Nationale du Parti de Gauche,  en charge des luttes sociales

Source

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