#UPR : hors de nos luttes !

CaptureMoi, je le savais déjà. Mais ça va mieux en nous mettant à plusieurs pour l’expliciter et le faire savoir, haut et fort. L’UPR, ce mouvement complotiste dont certains membres tiennent des propos si ouvertement racistes, d’un antisémitisme sans ambiguïté, n’a rien à faire dans nos manifs. La Horde, qui s’appuie sur un autre article de l’excellent site La Rotative, nous en donne les raisons précises. C’est ici. Et aussi là. Merci à eux. J’me sens moins seul, à présent…

Petit message personnel et collectif aux libertarés #ZE

 « Si la richesse n’était que le résultat du travail acharné et du courage, chaque femme en Afrique serait millionnaire. » George Monbiot.

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des combattants anti #Daesh soutiennent les militants #CGT d’ #AirFrance !

Comme un certain journaliste de France Info qui se reconnaîtra vient de me faire part de son incrédulité face à cette photo et à l’article qui en parle chez 20 mns je ne résiste pas au plaisir de vous la voir partager :

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Incroyable mais… ? Apparemment vrai, puisque Libé aussi la publie. Au moins, je ne serai pas le seul à m’être fait enfler… J’y apprends que le message se poursuit par une évidence qui mérite d’être signalée, et que je partage fortement

«Syndicalistes, pas voyous ! Antifascistes, pas terroristes !»

En tous cas, cette solidarité par delà les frontières, moi, ça m’épate. La fibre internationaliste de la (vraie) gauche par l’exemple. Espérons simplement qu’ils ne se mettent pas trop en danger par cette simple info, auquel cas, je me ferais complice de leurs petits ennuis personnels… #Oupas. No Pasara ! Solidarité avec ceux d’ Air France ! Je doute que cette photo hélas ne pèse bien lourd dans la sentence (celle demandée par le proc est bien lourde) que nous sommes nombreux à attendre avec impatience… et une certaine amertume. Rappel : Sarkozy et Balkany sont toujours libres.

Post-scriptum : la centrale nationale CGT vient d’apporter ce démenti :

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Dommage… Discours pacifiste mis à part (qui ne fonctionne pas véritablement face à Daesh, est-il utile de le préciser, et cela malgré mon pacifisme personnel et mon adhésion et  prises de position ici sur le thème « vos guerres, nos morts »), ça aurait eu de la gueule…. Mais.

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Un revenu de moins en moins universel et de plus en plus appauvri #fauxcialisme

Le sujet n’est pas nouveau, plus de 10 ans que je le suis à la trace, d’où qu’il vienne. Mais dernièrement, le fait que des gens comme Lefebvre ou Valls, peu suspects de gauchisme ou de réflexion alternative et utopiste, relancent le débat sur le revenu universel (se substituant au concept de revenu de base, dont vous trouverez ici la définition précise) m’a quelque peu agacé et mis la puce à l’oreille. D’autant plus que notre si martial premier ministre entend en faire l’alpha et l’oméga de la campagne d’un parti totalement discrédité par l’action de ce gouvernement.

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Mais enfin, de quoi parle-t-on concrètement ? Soyons sérieux cinq minutes ! Voilà qui me semble être devenu la grande foire au n’importe nawak et, d’une idée véritablement novatrice, socialiste au sens originel du terme ¹, voilà que l’on en fait la simple récollection de diverses aides sociales pour atteindre péniblement la valeur… d’un minimum social, genre RSA socle, autour de 500 euros. Pathétique. Cela m’attriste profondément.  Que l’idée généreuse de départ devienne aux mains de ces gens là un prétexte technocratique à la normalisation et de la mise à plat de l’aumône consentie aux pauvres quelle que soit sa forme et son public m’insupporte au plus haut point. Voilà qui relève du tour de passe-passe dont il convient de ne pas être dupe, et sur lequel il convient de déciller nos concitoyens sans trop compter sur de médias main stream qui font chaque jour un peu plus la preuve de leur inanité sonore… ou visuelle. C’est pourquoi j’ai été très heureux de lire ce papier de Mona Chollet qui remet fort judicieusement les pendules à l’heure sur le sujet. Il a pour mérite entre autres de proposer une synthèse des réflexions actuelles et les principaux items du contenu de ce débat. Utile et nécessaire. Merci Madame. Les sujets de réflexion politique se font rare… qui échappent à la logique toxique et destructrice de l’immédiateté et du buzz à tout prix.

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¹ et non ce dévoiement que le parti du même nom en a fait au point que cela puisse devenir sujet d’opprobre et de railleries.

merci @RevueBallast pour ce moment Meurice (ça fait du bien !)

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photo de Stéphane Burlot pour Ballast

« il est très bien ce type ». Alors j’ai voulu me faire mon propre sentiment, et mon idée.

Et je l’avoue, n’écoutant pas très souvent la radio (un tort, je sais), je ne le connaissais que de nom, sans plus.

Alors, j’ai fait comme d’ordinaire, car je suis un blogueur sérieux : je suis allé me renseigner. C’est le minimum. je suis tombé tout d’abord sur une séquence du Moment Meurice qui, Ô curieux hasard, traitait d’un sujet de la plus haute importance, peu connu et peu abordé (à mon grand regret, tant cela prête à sourire…) par les médias, que j’avais aussi abordé ici. C’est un bon début, ça crée de la proximité, cette distance avec l’événement, cette capacité à en sourire, si possible intelligemment. Et le tout, avec du sens critique, dont le même dit qu’il devrait être enseigné à l’école dès la primaire, et comme je le rejoins !

J’ai remarqué aussi qu’il avait un site officiel. ça vous campe un personnage. Trop la classe… (à quand le mien ? Rires….). La biographie que j’y ai trouvée m’a informé qu’il avait une formation de comédien (cours Florent, théâtre….), et qu’il a très vite embrayé sur les One man shows, pour le bonheur de beaucoup de français, apparemment.

Autre point notable, qui vous situe également la notoriété du quidam, le Monsieur a une fiche wikipédia. Trop bien, go, go, go ! Il est originaire de Vesoul, le pauvre… (on voit bien que vous ne connaissez pas), qu’il a un diplôme de gestion (deuxième point commun), et plus sérieusement qu’il a été chroniqueur de La Nouvelle Édition sur Canal+, dont il s’est séparé dès la première car la chaîne lui a interdit de montrer un dessin de Charb à l’antenne en janvier 2015. Bravo, le gars. Respect.

Tout ça pour vous faire savoir absolument, vous qui le connaissez probablement mieux que moi pour la plupart, que l’excellente revue Ballast ¹ lui consacre un article, dont bien des points pourraient être extraits, tant ils m’agréent au plus haut point, et probablement à grand nombre de mes lecteurs/trices également. Exemples :

Mais qu’est-ce qu’un discours « trop à gauche » ? Tout ça est très relatif. Dans une France où un Premier ministre socialiste ferait passer Georges Bush pour Bakounine, les repères sont quelques peu chamboulés. 

Aujourd’hui, sur cette chaîne (canal+, ndlr), les choses ont bien évolué car ils ont confié la liberté d’expression à Vincent Bolloré. Ce qui, dans le classement des meilleures idées du monde, se situe juste avant « confier la gestion d’une crèche à Michel Fourniret » ou « confier la responsabilité d’une région à Laurent Wauquiez ».

Je pense que l’idéologie libérale a conquis les esprits de la majorité de la population grâce, entre autres, à la presse. On sait que la majorité des grands médias appartiennent à de grands groupes industriels. Difficile, dans ce cas de figure, de critiquer une logique économique dans laquelle ils sont pleinement intégrés. Difficile également de critiquer un annonceur, actuel ou potentiel – qui plus est si c’est le copain du patron. Il y en a qui s’y sont essayés. Je le sais, je les ai croisés à Pôle Emploi.

Il faut donc s’interroger sur ce qui rend la doctrine libérale si attractive… Je crois qu’elle s’appuie sur deux choses : tout d’abord, un mensonge initial qui pourrait se résumer à « Quand on veut, on peut » ; le mythe du self made man américain. L’idée que si tu es né aveugle et unijambiste, tu as autant de chances de réussir à battre Usain Bolt en finale du 100 mètres que n’importe qui. En d’autres termes, que si tu es né rom dans un bidonville en France face à un tractopelle qui veut détruire ta cabane, tu as autant de chance de réussir dans la vie que si ton papa est le propriétaire de l’usine de tractopelle, ou encore Manuel Valls, le conducteur du tractopelle. Et, deuxièmement, je crois que la doctrine libérale s’appuie sur notre égoïsme naturel issu de notre cerveau reptilien. Il est plus immédiat pour un petit humain de penser à lui avant les autres.

 Je trouve d’une manière générale que les luttes sociales manquent d’humour. C’est la raison pour laquelle je suis très enthousiasmé par des mouvements comme la Brigade activiste des clowns, Sauvons les riches ou encore Jeudi noir. De nouvelles formes de luttes sont à inventer.

Ce dernier point a résonné en moi comme une heureuse proximité de pensée, car je suis dans la même logique. Il a complètement raison. Mais tout l’article en entier serait à citer. Aussi, gagnez du temps : ne me lisez pas, rien ne vous y oblige, surtout que cet article est un peu (trop ?) long, mais lui, lisez le. Ce n’est pas qu’un simple amuseur cynique et désabusé, commentateur de l’actualité comme il y en a tant et trop. Il y a du fond, et cela fait du bien de se sentir moins seul. Faites passer.

¹ la dernière fois que je l’ai lue, c’était un très bon article consacré à David Graeber, Économiste et anthropologue américain, dont je vous conseille également la lecture, sur les liens entre libéralisme et démocratie.

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Canal+ se berlusconise sous l’effet de la captation Bolloré

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Les Jours, ici…

Loin de moi l’idée d’adresser à cette chaîne cryptée,  qui n’a franchement rien d’un repaire de gauchistes, des couronnes de louanges, tout en versant des larmes sur sa créativité perdue… (ahhh le fameux esprit canal, comme il y aurait à en dire…). Mais force m’est de constater qu’elle est manifestement victime d’un musèlement par le bas qui en dit long sur l’état culturel, économique et politique de notre pays. Car enfin, voir toutes les émissions un peu critiques de cette chaîne disparaitre les unes après les autres, coupables d’avoir déplu au grand magnat de l’absence d’humour qui ne supporte pas la moindre expression de sens critique et d’information libre et non faussée, voilà qui force l’indignation. D’autant plus que Canal est une vitrine de la méthode Bolloré, qui ne fait pas dans la nuance et la morale, mais dans le pognon. Vous avez déjà vu les nouveaux guignols ? Pathétique… D’une médiocrité affligeante. Comme quoi l’argent n’achète pas tout… Mais permet pourtant, manifestement, d’acheter la vérité, du moins officielle. Je m’étonne d’ailleurs de l’absence totale de réaction politique à l’un des plus grands scandales démocratiques de notre pays : cette concentration aussi extraordinaire qu’insupportable des médias, qui met la distribution d’information dans les mains de quelques uns, qui plus est pas franchement animés des meilleures intentions du monde. Le cas Bolloré en est d’ailleurs caricatural et symptomatique. On pourrait multiplier à l’envi ses incartades plus ou moins monstrueuses (ainsi, au hasard, en Afrique et en Asie…) dans le champ de la morale dont il semble dépourvu. Ce malfrat en col blanc  qui n’a eu d’autre méthode de contestation des crimes contre l’humanisme  qui lui ont été reprochés que de tenter de faire taire par la menace judiciaire -comme c’est facile quand il ne roule pas sur l’or – l’un des médias porteur de mauvaise nouvelle qui nuisait à ses petits (si petits…) intérêts…

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Heureusement, la tentative a échoué. Mais voilà qui en dit long sur la perception du traitement de l’information et du journalisme selon Bolloré : être à sa botte, what else ? Celles et ceux qui se soumettent à ce misérable dessein ne méritent que mon mépris. Voilà qui dessine la place de ce que doit être l’ambition d’information dans son groupe, et notamment dans canal+ : rien. Nada. Quedchi. Le pur néant. Des pets de mouche sur une toile cirée. La nouvelle grille des programmes l’affiche d’ailleurs ostensiblement. La chaîne sera expurgée de toute velléité d’investigation pour rester concentrée sur le triptyque divertissements, sports et films. Le tout en payant. Bolloré n’est pas un philanthrope. L’une des rares vertus de cette chaîne était encore de permettre aux plus modestes d’entre nous  – ces manants,  dont je fais partie, qui n’ont pas les moyens de se payer un abonnement – de bénéficier de quelques séquences en clair, ce qui pour moi traduisait un peu quelque part une forme de redistribution des richesses, canal redistribuant ainsi les profits colossaux qu’elle engrangeait. Fin de l’utopie gauchisante…   A la place, Bolloré introduit dans sa chaîne, belle ambition, un monument de culture nationale : Hanouna. Fin de la blague. S’il n’y avait des gens qui ont besoin de leur boulot à canal pour vivre, je souhaiterais à cette chaîne une mort si possible tragique et rapide. Mais je pense très sincèrement, comme beaucoup, que le management pitoyable  de Bolloré y suffira…

[On en voit d’ailleurs déjà la preuve dans sa méthode désastreuse de gestion du personnel à iTélé, où les salariés sont considérés comme quantité négligeable, simple variable d’ajustement. Il faudra bien qu’un jour tout cela se paie… Mais ce sujet là nécessiterait un développement complet dans un autre billet. Je vous confie donc à ceux qui ont déjà fait le boulot, et c’est édifiant. Lisez les. Merci StreetPress]

Post-scriptum : ah oui, j’oubliais, cette cerise aigre sur le gâteau du népotisme caractéristique des dégénérés consanguins que sont les libertarés : Bolloré quitte la présidence de canal+…. na vous réjouissez pas trop vite : c’est pour la confier à son fils. Voilà voilà… Le mérite et la compétence, sans doute.

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#Loitravail : on a trouvé le champion des tartuffes… @dguillaume26

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C’est vraiment ce qui s’appelle se payer de bons mots. Il y en a qui n’ont vraiment honte de rien. Didier Guillaume, je te sacre sans la moindre contestation possible roi des #gogoFH2017... Parce que tu le vaux bien. Une telle langue de bois, je croyais qu’il n’y avait qu’El Khomri qui en était capable. Me voilà subjugué. Triomphe du fauxcialisme, dont voilà bien là une formidable caricature. Grâce à des gens comme toi, si vertueux et si éminemment socialistes, de l’avis de tous, le Front Populaire n’a qu’à bien se tenir…  🙂

(les autres, on ne rit pas : ça fait des rides disgracieuses…. et  » ça déforme les linéaments du visage » 😉

L’injure suprême d’El Khomri faite à #Lip #loitravail

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Tic tac tic tac…. 😉

Il y a deux jours, la ministre du (non) travail a cru bon de se rendre sur le site des anciens établissements Lip, à Besançon, symbole de la lutte ouvrière et du mouvement pour l’autogestion. Beaucoup d’entre nous, qui  connaissent l’histoire de cette incroyable mobilisation populaire et de la réappropriation des moyens de production par des salariés,  ont été choqués par un tel mépris du passé, surtout venant de quelqun qui porte une loi aussi régressive. C’est un ancien de Lip qui le dit, et mieux que moi. Écoutez le, sur le site de Radio Bip, les mots sont justes et précis. J’ai retenu :

« la loi que propose Mme El Khomri va plutôt dans le sens des féodalités économiques que dans le sens des salariés » (Charles Piaget, ancien syndicaliste emblématique de Lip).

CQFD.

La violence qui vient… #LoiTravail (et le reste)

« l’état veut s’arroger le monopole de la violence, et n’entend pas qu’on le lui conteste » (JM Rouillan, France 2, histoires courtes)

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Les signes s’accumulent qui démontrent que nos « élites », quel que soit leur bord politique, n’ont pas très bien compris ce qui est en train de se passer, et à quel point le ras le bol est en train de franchir  la ligne rouge. Oui, il va falloir « leur faire un dessin« … Nous sommes clairement devant le point d’implosion. La loi travail n’est qu’un déclencheur parmi d’autres   qui vient dire à tout un peuple qu’à la fin, ce sont toujours les mêmes qui gagnent. Beaucoup n’en peuvent plus, et nous sommes de plus en plus nombreux, face à tant d’injustice économique et sociale,  à souhaiter fortement que ça pète enfin.

« Nous sommes tous des casseurs ».

Mais ce gouvernement n’entend rien, ne voit rien ou refuse cyniquement de voir ce qui se trame, ici et là, partout. Pire, niant sa propre violence de classe, qui ne protège que ses seuls intérêts ¹,  il ne répugne nullement à agiter le chiffon rouge devant les acteurs d’une lutte à laquelle certains, pourtant manifestants pacifiques, ont payé un lourd tribu :

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J’ai déjà exprimé ici ce que je ressentais à propos de ce dispositif insupportable, déjà utilisé pour faire passer contre l’avis populaire la précédente régression sociale constituée par la loi Macron :

de l’usage du 49.3 jusqu’au dégoût, pour le plus grand mépris du peuple

Mais cette fois-ci, le contexte est encore plus explosif, et si jamais le gouvernement ne tient pas les promesses du Président, il y aura indubitablement casus belli :

 

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(Signalons au passage que le parjure est un délit, en droit anglo-saxon… Même s’il ne s’applique pas, hélas, dans le cas présent).

Fait inédit, il n’y a plus seulement dans des cercles autonomes ultra-confidentiels que l’on s’interroge sur l’usage légitime de la violence. Nuit Debout, syndicats, partis politiques,  le recours à d’autres moyens d’action et le questionnement sur l’efficacité des luttes politiques et syndicales face à l’illégitimité d’un pouvoir oppressif au comportement de plus en plus anti-démocratique est en train de gagner toute notre société…  N’en déplaise aux tenants de l’ordre établi et à ceux qui ne veulent surtout rien déranger, ces béni-oui-oui, pour qui seul l’état, à présent bras allié d’un patronat à la cupidité sans retenue, est légitime à jouer les casseurs, au propre comme au figuré. Un dernier message à ces gens là : j’entendais hier Bernard Thibault, l’ancien secrétaire général de la CGT, à présent administrateur au Bureau International du Travail, attirer l’attention dans un débat fort instructif à france info sur le constat qui suit. Jamais et nulle part selon lui il n’a été démontré que la réduction des protections des salariés constituée par le code du travail ne contribuait à créer de l’emploi. Bien au contraire, moins il y a de réglementation protectrice, plus il y a de pauvreté et de précarité.  C’est pourtant sur cette base tronquée que ce gouvernement  a tenté de nous vendre la loi El Khomri. ça et une prétendue simplification du code du travail qui au regard des différents remaniements est devenu un argument totalement absurde, tant elle devient une usine à gaz, comme la loi Macron.

Alors, maintenant, ça suffit. Retirez là, dernière sommation. Sinon, ça va saigner…

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¹ on a tous vu pendant les manifestations ce que protégeaient les forces de l’ordre : les banques, les grands magasins, pas les êtres humains, et encore moins ceux qui souffrent et protestent à juste titre.

L’absence de projets de société enthousiasmants, voilà le problème

j’ai beaucoup aimé ce titre de l’Huma, qui nous donne tant d’espoir et de confiance en l’avenir :

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Le problème, à mon sens éminemment politique et particulièrement crucial, c’est que si nos places publiques débordent d’idéaux, nos partis politiques eux en sont singulièrement dépourvus.  Ils se montrent totalement incapables de proposer des projets de société enthousiasmants. Et quand on sait quels sont les thèmes de campagne des prochaines élections présidentielles qui risquent fort de rythmer les interventions des uns et des autres , il y a de quoi désespérer, tant ils sont déconnectés de nos aspirations profondes, par delà nos générations et nos clivages partisans. La résorption de la dette  et la diminution des dépenses publiques, le terrorisme et les lois sécuritaires, l’immigration, le rejet du voile, ça vous fait vraiment rêver, vous ? Moi pas. Un autre monde est possible. Et indispensable.