Pour Macron et son chien de garde @CCastaner, plutôt que les nazis, les antifas, voilà l’ennemi

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En termes de logique sécuritaire, l’Etat fRançais a donc choisi ses priorités. Son ennemi est à présent clairement désigné. Non, il ne s’agit pas tout à fait, contrairement à ce que l’on pourrait penser, des islamistes djihadistes radicaux, ou de leurs cousins tout aussi bas du front que sont les nazidentitaires, et autres terroristes d’extrême-droite qui leur répondent en rebond, mais bien des  opposants politiques naturels de tous les gouvernements autoritaires au monde que sont les antifas. Sinon, comment expliquer autrement cette action policière totalement démesurée en regard de ce qui l’a provoqué : le simple murage d’un local de nazis, le Bastion Social de Lyon ?  je demande, juste, rapport à ceci :

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  Si le simple fait de posséder du matériel militant antifa suffit à subir pareil traitement agressif relevant de la législation d’exception (vous avez noté vous aussi, cette qualification judiciaire, « association de malfaiteurs« , pour tout et nawak ?)  que revêt l’état d’urgence, qui reste à démontrer en pareil cas, alors, arrêtez-moi : j’en ai aussi. Et en quantité. Et qui plus est, j’ai soutenu publiquement l’action de ces militants courageux, qui ont enfin – pour mon plus grand plaisir – marqué un coup d’arrêt à l’expansion des verrues fascistes qui tentent de quadriller ce pays (entraînant systématiquement partout où ils s’implantent  tabassages en règle et coups de poignard dans le dos), et auquel l’État s’attaque si peu. Avec la mention spéciale du jury populaire à Gérard Collomb pour l’ensemble de son œuvre. Lui que l’on sait si coupable de collusion avec l’ennemi... Aussi, je tiens à exprimer publiquement toute ma solidarité,  totale et sans réserve,  avec les militants antifas injustement emprisonnés, que je considère comme des prisonniers politiques, à l’heure où le meurtrier de Clément, quant à lui, jouit toujours de sa liberté. Une honte et un scandale absolu. Et ça se positionne en rempart contre Salvini et Orban, comme ce fut le cas pour Le Pen… Alors qu’il met en œuvre une politique aussi xénophobe et si peu soucieuse des droits des migrants et réfugiés.  Macron, cette escroquerie politique sans précédents. Dans ces conditions, tellement prévisible, qu’il nous désigne comme des ennemis à abattre, sous les prétextes les plus fallacieux, à Lyon comme à Calais, ou à Bure comme à Gap… Capture.PNG

L’insupportable banalisation de la privation des libertés fondamentales

Mon antépénultième billet d’une trop longue série sur cette saloperie d’état d’urgence titrait déjà plutôt fort. je vais avoir  bien du mal cette fois à dépasser cette outrance exponentielle. Cette loi d’exception devient en effet d’une banalisation volontaire plus qu’affligeante et d’un cynisme absolu. Mais chez ces gens là, visiblement, on ne se lasse pas de se payer de bons mots :

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Protéger la démocratie en la supprimant, Manu Militari,  vraiment ? L’illustration parfaite de la sagesse populaire : les cons, ça ose tout. Surtout le pire. Trouver sans cesse, en permanence, sans jamais voir la fin de ce trop long tunnel irrespirable pour ceux qui n’ont rien à se reprocher, mais qui voient pourtant bien diminuer leurs libertés fondamentales s’atrophier, voilà qui signe l’arrêt de mort de la crédibilité politique de ce pseudo socialisme là, qui ressemble bien fort et de plus en plus à de la droite autoritaire. Marre de cette ambiguïté permanente. Vivement qu’ils dégagent. Les choses seront plus claires.

Jusqu’où aller trop loin…

Quand Besson veut rétablir le régime des lois d’exception…    Il est urgent d’agir !

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Voilà qui est hautement symbolique, à vous en retourner le cœur qu’il n’a plus…

Après le camouflet qu’il vient de subir suite à l’arrestation et à la libération (si vous saviez combien j’ai jubilé intérieurement en apprenant cela !) si surprenante – mais légitime… puisqu’ illégale ! – des 123 kurdes trouvés sur une plage de Corse, Besson se venge et veut durcir la loi¹, de la manière suivante : (dixit le JDD)

« L’action des juges des libertés et de la détention serait limitée et celle de l’autorité administrative renforcée. »

Comment ? Avec Besson, tout est simple ! Il s ‘agira de créer des « zones d’attente spéciales » dont les contours sont très clairement délimités. Jugez en par vous mêmes :

elles se délimiteront par « l’ensemble du périmètre de découverte des étrangers en situation irrégulière et permettra de les maintenir sous contrôle de l’administration pendant un délai suffisant pour acheminer l’ensemble des moyens nécessaires et examiner, sous une forme adaptée, leur éventuelle demande d’asile« .

Autre sujet d’indignation : «  même en possession d’un visa en cours de validité, un étranger peut être reconduit à la frontière s’il présente une menace pour l’ordre public ».  Je connais une paire de blogueurs antisarkozystes qui peuvent déjà faire leurs valises…

Autrement dit,  « je fais ce que je veux et ce n’est pas aux juges de me dire ce qui est bien ou pas »… en langage Bessonien.      Une autre conception de la démocratie…   et de la devise républicaine :

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Liberté ?         Égalité ?            Fraternité ?

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Résistance !

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¹ déjà bien rude, au point d’avoir été qualifiée de « directive de la honte » (voir ici)