« Sous Macron 1er, tant de mauvais signaux », suite : toute contestation est désormais interdite #Epernay

Hier, je m’interrogeais…

source et suite

Aujourd’hui, je ne m’interroge plus. La réalité est là, et les petits et grands signes d’un projet de société ultra-autoritaire, anti-démocratique, dans laquelle plus aucune contestation aussi minime soit-elle n’est tolérée, est en train de s’installer peu à peu dans notre quotidien, dans l’indifférence générale. Même le fait qu’un jeune étudiant se soit immolé devant un Crous pour dénoncer la précarité ne parvient plus à émouvoir grand monde, en Macronie. Pire : on lui crache dessus, et on va jusqu’à nier le caractère politique de son acte, qu’il a pourtant, en pleine conscience, voulu tel.

Aussi, dans pareil contexte, faut-il que ce président là soit devenu le plus impopulaire de tous les temps, ou qu’il soit particulièrement susceptible et inapte à subir la moindre contrariété, pour qu’un préfet ait osé décider de pareille mesure attentatoire à nos libertés publiques fondamentales…

De quoi se rendre encore un peu plus populaire, et apparaitre une fois de plus comme bien peu soucieux du respect des droits humains, dont celui de circuler est constitutif.

Peu à peu, et pas à pas, ces petits signaux (faibles, vraiment ?) au quotidien du fascisme qui vient viennent égrener tristement notre quotidien… Ce blog s’en veut le journal personnel pour les temps futurs. Histoire de confondre factuellement ces gens qui ont du mot démocratie plein la bouche… mais dont les actes démentent les propos péremptoires.

Entre Poutine et Macron, la lumière d’un plus grand à mes yeux : Alexei Polikhovich

A l’heure où notre bon roi (« supprime ! ») Macron reçoit l’empereur de toutes les Russies dans sa modeste petite résidence secondaire, il m’est apparu particulièrement opportun de publier ici, en français (même au travers d’une traduction aussi approximative que celle d’un célèbre moteur de recherche), la lettre d’un anarchiste russe, Alexei Polikhovich, qui a payé la force de ses convictions par le poids des années de prison, pour s’être opposé à l’ordre établi comme il va – mal – dans son pays :

Le discours d’Alexei Polikhovich

Bonjour à tous.

Je m’appelle Alexei Polikhovich et j’ai passé trois ans, trois mois et trois jours en prison à cause de l’émeute de la place Bolotnaya. J’ai été emprisonné pour avoir attrapé la main d’un policier anti-émeute qui battait des manifestants. Et maintenant, je suis debout devant vous parce que je suis furieux.

Je suis furieux que l’histoire se répète. Je suis furieux parce que des anonymes portant des casques, des masques et des armures frappent des gens sans défense dans les rues de Moscou. Ils les battent encore et encore, ils resteront impunis. Je suis furieux que Moscou soit occupée par ces troupes d’assaut qui nous considèrent tous comme des ennemis de la Russie.

Je les ai vus. J’ai vu un homme avec un casque, frappant furieusement avec une matraque quelqu’un qui gisait sur le sol et criait. J’ai vu des hordes de ces gens portant des casques attaquer des personnes qui se tenaient là pacifiquement. La seule chose qui était dangereuse le 27 juillet était les agents de la force publique. C’étaient les seuls.

Ils ont appris à nous battre, puis à jouer le rôle de victimes devant les tribunaux et à raconter comment ils ont été blessés par un gobelet en plastique ou par le contact de nos mains chaudes et tendres, tout comme ils ont été blessés par le slogan «Garbage – Russie honte» (?). Ils crient sur leurs lâches chaînes anonymes de Telegram qu’ils sont les vrais hommes russes et que nous sommes des provocateurs payés. Salut les hommes, qu’est-ce que c’est de jouer la victime devant les tribunaux contre des étudiants, des étudiants diplômés, des blogueurs, des directeurs de télévision, des bénévoles? Que diront vos enfants de ces histoires quand ils seront grands? Vos enfants vont vous haïr. Enfants de flics, détestez les flics!

Je suis furieux qu’une fois tous les sept ans, le navire du comité d’enquête vienne à Moscou et emmène les jeunes gens dans le labyrinthe crétois, comme un sacrifice au Minotaure. Assurer qu’Athènes — Moscou — reste une ville paisible de festivals de barbecue. Pour que les fugitifs et les traîtres de Berkut puissent pratiquer l’escrime avec des matraques en toute sécurité. Pour que le colonel Kusyuk puisse toujours porter sa moustache sur nos terres et commander la répression des manifestations pacifiques.

Ils viennent tous les sept ans pour nous sacrifier. Et c’est comme ça. Aujourd’hui, je suis furieux et je veux que vous ressentiez également l’indignation. Je veux que vous, nous tous, deveniez Ariane pour les treize gars qui ont déjà été emprisonnés jusqu’à présent dans l’affaire des émeutes. Je crois que nous pouvons y faire face. Après [l’affaire Ivan] Golunov, je pense que nous avons la force de jeter un fil qui les guidera hors du labyrinthe des prisons, des tribunaux et des brutalités policières.

Combien de personnes sont ici maintenant ? Plusieurs milliers. Je veux voir ces milliers de personnes sous les fenêtres du tribunal de Basmanny [le tribunal qui a ordonné les arrestations]. Ici, nous sommes très proches du tribunal de Basmanny. Je ne suis pas un partisan de Navalny, je ne crois pas aux élections, je ne suis qu’un anarchiste russe. Un simple homme russe. Je veux que nous criions à tous les Kusyuks, à la commission électorale de Moscou, à la police anti-émeute, aux policiers, aux juges et aux bureaucrates. vous êtes une arnaque folle ! Ils sont fous! Ils sont fous!

Soutenez les personnes en prison. Rentrez chez vous et écrivez-leur une lettre en prison. Donnez de l’argent pour la nourriture et les honoraires d’avocat. Trouvez la personne avec sa boîte de dons dans la foule maintenant – c’est mon complice de l’affaire Bolotnaya, Volodia Akimenkov – donnez-lui des fonds pour les prisonniers politiques. Parlez-en et allez au tribunal; les manifestations sous les fenêtres de la cour ne devraient jamais s’arrêter.

Rappelez-vous leurs noms. Rappelez-vous leurs noms – pas comme les noms des victimes ou des héros, mais comme les noms de vos amis qui seront bientôt à la maison. Criez-les :

Alexey Minyailo
Vladislav Barabanov
Kirill Zhukov
Egor Zhukov
Ivan Podkopaev
Samariddin Radzhapov
Evgeny Kovalenko
Sergey Abanichev
Daniel Conon
Sergey Fomin
Aydar Gubaidulin
Danila Begletz
Dmitry Vasiliev
Pavel Ustinov

source originale du texte et de cette photo

Si quelqu’un(e) a une traduction un peu plus correcte, je suis preneur. Je changerais alors bien volontiers cette version là. En attendant, comme je n’en ai pas encore trouvée de disponible en français, j’ai paré au plus pressé… Merci pour votre indulgence.

Nunez, ennemi de la démocratie #violencespolicieres

Au cas où vous auriez encore des doutes sur la nature de ce gouvernement…   :

source

…  Voilà qui en dit long sur le respect des droits humains de ces gens là… Bientôt un permis de tuer pour les flics, dont on connait les orientations politiques majoritaires  ?

Et pendant ce temps là…

source

Monsieur Wilfrid Lupano : merci. (moi aussi, j’ai honte… )

Je tenais à partager avec vous cette lettre de Wilfrid Lupano au ministre la culture, qui a eu la mauvaise idée de projeter de le décorer du grade de chevalier des arts et lettres…

Je  partage d’autant plus volontiers sa missive que j’ai sous les yeux au moment où j’écris ces lignes, un hasard, l’un des tomes de la BD qu’il a scénarisée, offerte par mon fils…

Inutile de vous dire que je partage en tous points et à plus d’un titre l’amer constat qu’il fait pour ce pays et la manière dont il juge si âprement ce gouvernement qui le mérite,  ce en quoi nous nous rejoignons…  je me suis donc permis d’illustrer par mes propres articles d’actualités, en liens hypertexte,   plusieurs points de sa lettre qui nous rejoignent.

Monsieur Lupano, merci pour ce moment. Faisons que ce genre de réactions deviennent légions, malgré le paravent médiatique que ce gouvernement enfermé dans sa bulle de verre tente de dresser entre nous et leur monde.

 

Réponse de Wilfrid Lupano au ministre de la Culture

Monsieur le ministre,

À ma très grande surprise, vous m’avez adressé la semaine dernière un courrier pour m’annoncer que vous me décerniez le grade de chevalier des arts et lettres.
Je vous remercie de cette délicate attention, mais j’ai bien peur de devoir refuser cet « honneur ».

Déjà, spontanément, je n’ai jamais été très excité par les médailles. Pierre Desproges disait « les décorations, c’est la libido des vieux ». Je me plais à penser que je n’en suis pas encore là. Il y a cependant des distinctions plus réjouissantes que d’autres, et celle-ci a l’inconvénient, monsieur le ministre, d’être remise par un représentant politique.
Or, comment accepter la moindre distinction de la part d’un gouvernement qui, en tout point, me fait honte ?

Car oui, il s’agit bien de honte.

J’ai honte de ce que votre gouvernement fait des services publics, au nom du refus dogmatique de faire payer aux grandes entreprises et aux plus grosses fortunes les impôts dont elles devraient s’acquitter. « il n’y a pas d’argent magique » martèle votre leader. Il y a en revanche un argent légal que monsieur Macron refuse d’aller chercher pour ne pas déplaire à ceux qui ont financé sa campagne.

J’ai honte, lorsque j’entends monsieur Castaner s’indigner que l’on puisse « s’attaquer à un hôpital », comme il l’a fait récemment, alors que c’est bien votre gouvernement qui fait le plus de mal aux services de santé, et pas trois gilets jaunes qui cherchent à se mettre à l’abri au mauvais endroit. J’ai honte de ce gouvernement qui en supprimant l’ISF, a divisé par deux les ressources des associations qui prennent à leur charge les plus faibles, les plus démunis, les laissés pour compte, à la place de l’état.

J’ai honte lorsque votre gouvernement refuse d’accueillir l’Aquarius et ses 160 réfugiés qui demandent de l’aide, et encore plus honte lorsque monsieur Castaner, encore lui, accuse les ONG qui tentent par tous les moyens de sauver des vies d’être « complices » des passeurs.

J’ai honte lorsque je vois la police « escorter » les militants de Génération Identitaire après leur coup de com’ au col de Briançon pour les « protéger » contre les militants favorables à l’accueil des réfugiés. Certains de ces derniers furent d’ailleurs interpelés, alors que tous les membres de Génération Identitaire sont rentrés chez eux fêter leur coup de publicité.

J’ai honte de votre politique indigne d’accueil des migrants, et en particulier des mineurs isolés. Le gouvernement auquel vous appartenez a accéléré le rythme des expulsions, voté l’allongement à 90 jours de la période de rétention pour les étrangers en situation irrégulière. De la prison, donc, pour des personnes n’ayant commis aucun crime, hommes, femmes, enfants, nouveaux-nés. Pendant ce temps, des préfets plusieurs fois condamnés pour non respect du droit d’asile sont maintenus en poste.

Pour de sordides calculs électoraux, le gouvernement auquel vous appartenez foule aux pieds tous les principes philosophiques et moraux qui sont à la base de la constitution et de l’histoire de ce pays, et passe à côté du sens de l’Histoire. Soyez certain que l’Histoire s’en souviendra.

J’ai honte de l’incapacité de ce gouvernement à prendre en compte l’urgence écologique, qui devrait pourtant être le seul sujet à vous préoccuper vraiment. En dehors d’effets d’annonce, rien dans les mesures prises depuis deux ans n’est à la hauteur des enjeux de notre époque. Ni sur la sortie des énergies fossiles, ni sur le développement du bio, des énergies renouvelables ou la condition animale. Votre gouvernement reste le loyal service après-vente des lobbies, de l’industrie agroalimentaire, des laboratoires, des marchands d’armes…

J’ai honte, monsieur le ministre, de ce gouvernement mal élu ( le plus mal de la l’histoire de la cinquième république) qui ne tient plus que par sa police ultra violente.

J’ai honte de voir, depuis des mois, partout en France, éclater des yeux, exploser des mains ou des visages sous les coups de la police, de Notre Dame des Landes aux Champs-Elysées, à Toulouse, Biarritz, Nantes. Le monde entier s’alarme de la dérive sécuritaire de votre gouvernement, de l’utilisation abusive d’armes de guerre dans le maintien de l’ordre, mais vous, vous trouvez que tout va bien.

Je pense à Maxime Peugeot, 21 ans, et à sa main arrachée par une grenade dans un champ de Notre Dame des Landes. Qu’est-ce qui pouvait bien menacer à ce point la sécurité de la France, dans ce champ à vache du bocage breton, pour qu’on en arrive à faire usage d’une telle violence ? 2500 gendarmes, une opération de guerre à plusieurs millions d’euros menée pour détruire une trentaine de cabanes en bois (« il n’y a pas d’argent magique »…) et procéder à une dizaine d’expulsions… Je pense à Lola Villabriga, 19 ans, défigurée à Biarritz par un tir de LBD que rien ne justifiait et qui vit désormais avec des plaques d’acier dans la mâchoire, alors que c’était sa première manifestation. Je cite deux noms, mais vous le savez sûrement, ils sont aujourd’hui des centaines. Suivez le travail de David Dufresne si le sujet vous intéresse.

Comme vous le voyez, nous avons peu de points communs, politiquement. Et dans un monde où les distinctions culturelles seraient remises par le milieu culturel lui-même, sans intervention du politique, j’aurais accepté celle-ci avec honneur et plaisir. Mais il n’y a pas de geste politique qui ne soit aussi symbolique, et je sais déjà que si un jour j’atteins l’âge avancé où on prend son pied à exhiber ses breloques, j’aurais bien peu de plaisir à me rappeler que celle-ci me fut remise par le représentant d’un gouvernement dont j’aurais si ardemment souhaité la chute et la disgrâce.

Passons malgré tout une bonne journée,

Wilfrid Lupano

(vu ici)

« Police, milice du capital !  » #1erMai

Voilà un slogan anticapitaliste qui n’aura jamais été aussi vrai que sous Macron 1er… Lequel a fait placer l’établissement (dans lequel ce président tant honni pour de si bonnes raisons a célébré sa victoire)  sous haute protection policière, comme on peut le voir sur cette image…

 

source

Un autre exemple ici :

source

 

Heureusement ¹ que le ridicule ne tue pas…

 

¹ Qui a dit « dommage » ? ! 😉

ces #violencespolicières qui n’existent pas… sauf quand elles touchent les journalistes ?

Comme je l’écrivais encore ici ce matin avant de partir en manif, selon la doctrine macroniste officielle, il n’y a pas de violences policières, et il serait même interdit d’en parler, sous peine de passer à la trappe pour non-conformité avec l’esprit démocratique bien connu de l’empereur Macron 1er…

Pourtant, la réalité est têtue, et à moins de considérer que les 300 journalistes qui ont signé cette tribune sont tous de dangereux black blocs (on ne rit pas… Ou plutôt si), on ne comprendrait pas pourquoi ils dénoncent des violences policières qui n’existeraient pas. Ou seulement quand elles les concernent elleux aussi directement, comme toute la population avant eux… 😉  ?

Voici le contenu de leur tribune, que je souhaite partager.

Nous, journalistes de terrain, journalistes indépendant·e·s, en poste en rédaction, avec ou sans carte de presse, décidons de prendre la parole collectivement pour dénoncer les multiples violences d’Etat que nous subissons.

Depuis plusieurs années maintenant et plus particulièrement depuis le mouvement des « gilets jaunes », chacune et chacun à notre manière, mais toujours dans une démarche d’information, nous sommes sur le terrain quotidiennement pour documenter l’actualité. De par notre métier de journalistes, nous sommes souvent en première ligne, au cœur de luttes sociales et parfois des confrontations entre les manifestant·e·s et les forces de l’ordre. Nous sommes exposé·e·s, nous le savons et nous l’acceptons.

Mais nous constatons qu’au fil de l’intensification du mouvement social et de ses violences, notre travail est devenu de plus en plus risqué, difficile, voire impossible. Nos conditions de travail se dégradent. Nous constatons que ce n’est pas majoritairement du fait des manifestant·e·s, mais bien largement du comportement des forces de l’ordre elles-mêmes.

Depuis trois ans maintenant, nous assistons à une volonté délibérée de nous empêcher de travailler, de documenter, de témoigner de ce qu’il se passe pendant les manifestations. Nous sommes de nombreux·ses journalistes à nous en plaindre.

Il n’y a pas eu de manifestations ou de rassemblements ces derniers mois sans qu’un·e journaliste n’ait été violenté·e physiquement et ou verbalement par les forces de l’ordre.Les signataires de la tribune

Par violence, nous entendons : mépris, tutoiement quasi systématique, intimidations, menaces, insultes. Mais également : tentatives de destruction ou de saisie du matériel, effacement des cartes mémoires, coups de matraque, gazages volontaires et ciblés, tirs tendus de lacrymogènes, tirs de LBD, jets de grenades de désencerclement, etc. En amont des manifestations, il arrive même que l’on nous confisque notre matériel de protection (masque, casque, lunettes) en dépit du fait que nous déclinions notre identité professionnelle.

Toutes ces formes de violences ont des conséquences physiques (blessures), psychiques (psychotraumatismes) ou financières (matériel cassé ou confisqué). Nous sommes personnellement et professionnellement dénigré·e·s et criminalisé·e·s.Les signataires de la tribune

Plus récemment, un cap répressif a été franchi. Plusieurs confrères ont été interpellés et placés en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations », alors même que nous nous déclarons comme journalistes. Par ces faits, la police et la justice ne nous laissent ainsi que deux options :
– venir et subir une répression physique et ou judiciaire ;
– ne plus venir et ainsi renoncer à la liberté d’information.

Dans son rapport de mars 2019, Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, rappelle la France à l’ordre. Elle dénonce l’usage excessif de la force, notamment des lanceurs LBD 40 lors des manifestations des « gilets jaunes ». Amnesty International et Reporters sans frontières (RSF) dénoncent les violences policières contre la presse. David Dufresne décompte au moins 85 agressions visant spécifiquement les journalistes parmi les 698 signalements qu’il a recensés depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».

Nous rappelons que le rôle de l’Etat dans une démocratie n’est pas de définir le cadre de la liberté de la presse. Ce n’est ni à l’exécutif ni au législatif de décider de notre façon de travailler. Comme le rappelle la Charte éthique des journalistes, nous n’acceptons que la juridiction de nos pairs. La liberté de la presse est une et indivisible.

La carte de presse : une exigence abusive

La grande majorité d’entre nous sont indépendant·e·s et précaires. Au regard des réalités économiques de notre métier, la carte de presse est devenue extrêmement compliquée à obtenir, bien que nous publions régulièrement dans les plus grands titres de la presse nationale et internationale. Notre quotidien, c’est la mise en concurrence, le dumping, les horaires non majorés, les journées fractionnées.

Or, les forces de l’ordre demandent systématiquement la détention d’une carte de presse pour nous permettre de travailler, quand bien même elles ignorent partiellement ou totalement la législation entourant notre profession. Pour rappel, le journalisme n’est pas une profession réglementée. Ce n’est pas la carte de presse qui justifie ou non de notre profession. La carte de presse n’est qu’un outil dont l’obtention est sous-tendue à une obligation fiscale.

Tout comme nous affirmons que ce n’est pas la carte de presse qui fait le ou la journaliste, ce n’est pas aux forces de l’ordre de décider de notre droit de travailler et de témoigner.Les signataires de la tribune

C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement qu’il prenne les mesures nécessaires pour que les forces de l’ordre cessent de nous harceler et nous laissent travailler librement.

La liberté de la presse est une et indivisible.Les signataires de la tribune

La France, pays des droits de l’homme, est aujourd’hui classée en 32e position du classement mondial de la liberté de la presse par RSF. La récente convocation de trois journalistes de Disclose et Radio France par la DGSI après leurs révélations sur l’implication de l’armement français dans la guerre au Yémen renforce nos inquiétudes.

La liberté de la presse est un pilier fondamental à toute démocratie. Les journalistes ne peuvent être inquiété·e·s, harcelé·e·s, menacé·e·s, entravé·e·s, insulté·e·s, blessé·e·s dans une démocratie digne de ce nom.Les signataires de la tribune

En nous exprimant publiquement par cette tribune, nous revendiquons notre droit à informer et le respect de la liberté de la presse. C’est pourquoi, au-delà des violences que nous subissons dans l’exercice de notre métier, nous demandons à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels·les (CCIJP) de tenir compte de l’évolution de nos métiers. En nous attribuant une carte de presse, la CCIJP marquerait sa solidarité avec les plus précaires d’entre nous et ferait un geste politique fort en faveur de la liberté de la presse en France.

Retrouvez ci-dessous la liste des signataires : 

Agences et médias :
Agence Le Pictorium
Bastamag
Bondy Blog
Clap (Comité de liaison et d’action pour la photographie)
Collectif Abisto
Collectif dernier·e·s de cordée
Collectif item
Collectif La Fourmilière
Collectif ŒIL
Collectif Pas Tant
Collectif We Report
Collectif Youpress
Commission photojournaliste de l’union des photographes professionnels (CPJ UPP)
Divergence-Images
Fumigène Magazine
Hans Lucas
L’Age de faire
L’Alterpresse68
La Friche
LaMeute Photographie
Le d’Oc
Les Autres Possibles (média bimestriel nantais)
Macadam Press
Mediacoop
Primitivi
Radio Parleur
Rapports de force
Ras la Plume
Revue Ballast
Revue Etats d’urgence
Rue89 Bordeaux
Rue89 Lyon
Rue89 Strasbourg
Street Politics
StreetPress.com
TaranisNews
Télé Mouche (télévision participative marseillaise)
Tendance Floue
VICE France

Journalistes :
Cyril Abad, photojournaliste, photographe documentaire, Hans Lucas
Carmen Abd Ali, photographe indépendante, Hans Lucas
Pascal Aimar, photographe, collectif Tendance Floue
Claude Almodovar, photojournaliste, Divergence-Images, CP 108369
Ugo Amez, photojournaliste, carte de presse 116486, Sipa press
Céline Anaya Gautier, photographe reporter écrivaine
Hanicka Andres, photojournaliste, Hans Lucas
Leonardo Antoniadis, photographe indépendant
Thierry Ardouin, photographe, collectif Tendance Floue
Antoine Atthalin, responsable communication, Radio Parleur
Louise Audibert, journaliste indépendante
Julien Autier, photojournaliste, Hans Lucas, CP
Paul Aveline, journaliste indépendant
Francis Azevedo, photographe, Studio Hans Lucas
Eloïse Bajou, photoreporter et étudiante en journalisme (EPJT), Macadam Press
Christoph de Barry, photographe indépendant, Hans Lucas
Martin Barzilai, photojournaliste, Haytham Pictures
Pascal Bastien, photojournaliste, Divergence
Patrick Batard, photographe indépendant, Abacapress, Collectif Abisto
Delphine Bauer, journaliste indépendante, collectif Youpress
Leonora Baumann, photographe documentaire, Collectif item
Nicolas Beaumont, journaliste et photojournaliste indépendant, carte de presse n°118618 Agence Le Pictorium
Laurène Becquart, iconographe, AFP
Paul Béjannin, photojournaliste indépendant
Virginie Béjot, photographe indépendante, Hans Lucas
Inès Belgacem, journaliste StreetPress
Christian Bellavia, photojournaliste
Philippe Belle-Croix, photographe indépendant, Macadam Press
Valentin Belleville, photojournaliste indépendant, Hans Lucas, Collectif Abisto
Valentino Belloni, photojournaliste indépendant, Hans Lucas
Patxi Beltzaiz, photographe indépendant, Hans Lucas
Simon Benatar, photojournaliste indépendant, JRI, carte de presse 130858
Mathias Benguigui, documentariste, carte de presse n°130105, Hans Lucas
Raphael de Bengy, photographe, Hans Lucas
Leïla Beratto, journaliste pigiste
Alyson Bercuingt, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Cléo Bertet, journaliste, StreetPress
Marie Bertin, journaliste, Les Autres Possibles
Martin Bertrand, photographe documentaire, Studio Hans Lucas, De Beeldunie, Polaris Images
Matthieu Bidan, journaliste, StreetPress
Hélène Bielak, journaliste pigiste, Collectif La Fourmilière
Idriss Bigou-Gilles, photographe indépendant, Hans Lucas
Cyril Bitton, photojournaliste, carte de presse 91407
BOBY, photojournaliste indépendant affilié à Libération
Anne Bocandé, journaliste indépendante, CP
Clémentine Bonnet, photoreporter indépendante, Fumigène
Yohan Bonnet, photojournaliste, carte de presse 124168, Hans Lucas
Hervé Boutet, Divergence photojournaliste indépendant, CP 95148
Franck Boutonnet, photographe, Collectif Item
Pedro Brito da Fonseca, journaliste réalisateur photographe indépendant
David Bross, photographe et réalisateur, Noise Chamber
Emmanuel Brossier, photojournaliste indépendant (Taranis News)
Vincent Brugère, photographe documentaire indépendant, Studio Hans Lucas
Michael Bunel, photojournaliste indépendant, Hans Lucas, Polaris Images
Stéphane Burlot, photoreporter sans carte de presse, Hans Lucas
Florent Busquets Manavit, photographe independant
NnoMan Cadoret, photojournaliste indépendant, Collectif ŒIL
Thomas Campoy, photographe, collectif Abisto
Valentina Camu, photojournaliste indépendante,Hans Lucas
Alice Carel, journaliste SR,
Séverine Carreau, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Yann Castanier, photojournaliste, Hans Lucas, Carte de Presse 125956
Cyril Castelliti, journaliste indépendant
Lilian Cazabet, photojournaliste indépendant, Hans Lucas, Collectif Pas Tant
Gael Cérez, journaliste, carte de presse 112286
Julien Chabrout, journaliste indépendant
Hervé Chatel, photographe documentaire, Studio Hans Lucas,
Sheerazad Chekaik, Chaila, journaliste, La Friche
Laurence Chellali, photoreporter indépendante, Hans Lucas
Leila Chik, journaliste indépendante
Cyril Chigot, photographe, Divergence
Pierre Ciot, journaliste reporter photographe, Divergence CP n°43179
Patrick Cockpit, photographe
Anaïs Coignac, journaliste pigiste, Collectif Le Terrier
Matthieu Colin, photojournaliste, Divergence Images
Anne-Charlotte Compan, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Emmanuelle Corne, photojournaliste indépendante
Amaury Cornu, photographe indépendant, Hans Lucas
Olivier Culmann, photographe, collectif Tendance Floue
Mathilde Cusin, journaliste-réalisatrice.
Rémi Decoster, photographe indépendant, Hans Lucas
Erik Delamotte photographe indépendant
Morgane Delfosse, photographe documentaire, Studio Hans Lucas
Daphnée Denis, journaliste, CP 130550
Raphaël Depret, photographe documentaire, Hans Lucas
Daniel Derajinski, Photographe, photojournaliste indépendant
Benoit Deschodt ancien journaliste (cp102517) enseignant
Thomas Desset, animateur média et journaliste, Télé Mouche
Marie-Alix Détrie, journaliste indépendante, collectif Les Plumé.e.s
Ilan Deutsch, photojournaliste, carte de presse n°130484
Thomas Dévényi, journaliste et photographe, carte de presse 128547, Hans Lucas
Benoit Deverly, photoreporter et vidéoreporter indépendant, collectif dernier-e-s de cordée
Mamad Diawara, photoreporter indépendant
Sarah Diep, journaliste indépendante
Mario Di Stefano, journaliste presse écrite, Alterpresse68 (CP en cours)
Pierre Dolivet, photographe indépendant-auteur
Emma Donada, journaliste chez Libération, en soutien
Olivier Donnars, photojournaliste indépendant, Agence Le Pictorium
Paul Douard, rédacteur en chef VICE France, CP 128115
Alia Doukali, étudiante en journalisme à l’EJT
Stéphane Doulé, photographe, Divergence
Vincent Dublange, correspondant-pigiste en Ethiopie.
Christian Ducasse, photojournaliste
Christian Ducasse, journaliste reporter photographe
Fabien Dupoux, photographe indépendant, Hans Lucas
Maud Dupuy, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Benoît Durand, photojournaliste indépendant, Hans Lucas
Fab Enero, photographe indépendant, Macadam Press
Brigitte Enguerand, photojournaliste, Divergence, Carte de Presse N° 47572
Wilfrid Estève, photoreporter, carte de presse 82966, Hans Lucas
Romain Etienne, photoreporter, Collectif Item
Sophie Eustache, pigiste
Eric Fabrer, photographe, Divergence
Sandra Fastre, Photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Geoffrey Fernandez Gavalda, journaliste indépendant
Jules Ferrini, jeune photojournaliste indépendant
Fares el Fersan, photographe indépendante, Hans Lucas
Benjamin Filarski, photojournaliste, Hans Lucas
Corentin Fohlen, photojournaliste, Divergence
Justine Fontaine, journaliste correspondante pigiste au Chili
Yann Foreix, photojournaliste, Le Parisien
Jeanne Fourneau, photojournaliste indépendante, collectif Pas Tant
Pierre France, journaliste, Rue89 Strasbourg, CP 88649
Eric Franceschi, photojournaliste indépendant, CP n° 82165
Jeanne Frank, photojournaliste, carte de presse 127 987, Collectif Item
Jérôme Gaillard, photojournaliste indépendant
Mathieu Galtier, journaliste indépendant, sans carte de presse
Rémi Garcia, photojournaliste indépendant, Shadow.News
Patrick Gardin, photoreporter, Divergence-Images
Christophe-Cécil Garnier, journaliste, StreetPress
Arnaud Gastaut, photojournaliste/documentaire, Hans Lucas
Bertrand Gaudillère, photographe, Collectif Item
Pierre Gautheron, photographe indépendant, Hans Lucas, CP n°129443 ,
Julie Gazzoti, photoreporter indépendante
Pascal Gély, photojournaliste, Hans Lucas
Mathieu Génon, photographe, Hans Lucas
Patrick Gherdoussi, journaliste photographe pigiste, CP N°89686
Delphine Ghosarossian, photographe, Divergence
Théo Giacometti, photoreporter indépendant, Studio Hans Lucas
Flore Giraud, photoreporter indépendante
Gaspard Glanz, journaliste reporter d’images, Taranis.News
Nanda Gonzague, photographe, Divergence
Olivier Goujon, photojournaliste, auteur
Frederic Grimaud, photographe, Divergence
Diane Grimonet , photoreporter, Hans Lucas
Alban Grosdidier, photographe et vidéaste indépendant, Hans Lucas
Quentin de Groeve, Photoreporter indépendant, Hans Lucas
Alexis Guilleux, journaliste pigiste, RFI
Nabila El Hadad, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Thomas Haley, reporter-photographe, carte de presse #52040
Karl Halliche, photoreporter indépendant
Isa Harsin, reporter photographe, n°125265, Sipa Press
Claire-Lise Havet, photographe indépendante, Hans Lucas
Julien Hazemann, photographe documentaire, Hans Lucas
Mandi Heshmati, étudiante en journalisme à l’EJT
Plume Heters, photographe, Hans Lucas
David Himbert, photojournaliste, Hans Lucas, Polaris Images
Elko Hirsch, photographe indépendant, Hans Lucas
Nadège Hubert, journaliste
Pierre Isnard-Dupuy, journaliste écrit et radio indépendant, Collectif Presse-Papiers
Amanda « Jaya » Jacquel, photojournaliste et journaliste, carte de presse 127875
Robin Jafflin, photoreporter et journaliste indépendant
Nicolas Jaillard, journaliste carte N°74998, réalisateur, photographe, Pic’story
Maxwell Aurélien James, photo reporter indépendant, Collectif ŒIL
Lucas Janiszewski, Photojournaliste indépendant
Renan Jaouen, photographe indépendant et historien du temps présent
Christel Jeanne, photographe Divergence-Images
Marine Jeannin, pigiste
Lewis Joly, photojournaliste, Sipa Press, carte de presse 131711
Gaël Kerbaol, photographe, Divergence
Raphaël Kessler, photojournaliste, Hans Lucas
Alexis Kraland, JRI Indépendant, fondateur de Street Politics.
Olga Kravets, documentariste, indépendante
Leo Ks, photojournaliste et réalisateur, Collectif ŒIL
Raphaël Lafargue, photojournaliste, Abaca press.
Aline Lafoy, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Martin Lagardère, photoreporter indépendant, Contour by Getty Images
Antoni Lallican, photographe reporter indépendant, Hans Lucas
Sandrine Lana, journaliste, Collectif Presse-Papiers, carte de presse ​n° 128464
Frederic Lancelot, photo-journaliste independant CP 115746
Nicolas Landemard, photojournaliste indépendant , agence Le Pictorium
Jeanne La Prairie, journaliste, Les Autres Possibles
Nicolas Lascourrèges, photographe, Divergence-Images
Pierre Laurent, journaliste, CP 127872
Milan Lautier, photographe documentaire, Hans Lucas
Sébastien Leban, photojournaliste indépendant, Divergence, CP 123768
Guillaume Le Baube, photographe indépendant, Divergence
Audrey Lebel, journaliste indépendante, Collectif Les Journalopes
Jérôme Leblois, photographe, Studio Hans Lucas
Rose Lecat, photoreporter indépendante, Hans Lucas
Laurent le Crabe, photo reporter, Hans Lucas
Nicolas Lee, photojournaliste indépendant, Fumigène
Eric Lefeuvre, photographe indépendant, auteur
Sarah Lefèvre, journaliste pigiste, Collectif 2026
Capucine Légelle, journaliste indépendante
Dragan Lekic, photojournaliste, carte de presse 96263, Hans Lucas
Vincent Leloup, reporter-photo, carte de presse 49937, Divergence-image
Eric Lerbret, formateur, photographe indépendant
Martin Levisse, journaliste-reporter CDD à L’Est républicain Nancy (CP en cours)
Bruno Levy, photographe, Divergence
Yann Levy, photojournaliste et journaliste, Hans Lucas
Jonathan Philippe Lévy, photojournaliste indépendant, Hans Lucas
Adèle Löffler, photojournaliste indépendante
Yvan Loiseau, photographe indépendant et artiste, Hans Lucas
Vincent Loison, photojournaliste, carte presse N°128716
Ludivine Loncle, pigiste
Philippe Lopparelli, photographe, collectif Tendance Floue
Thomas Louapre, photojournaliste, Divergence
Léonor Lumineau, journaliste pigiste, membre du Collectif La Fourmilière
Nadja Makhlouf, photographe indépendante
Xavier Malafosse, photoreporter sans carte de presse, Sipa Press & Le d’Oc
Julie Mallet, journaliste indépendante
Lea Mandana, photographe documentaire et reporter, indépendante, Women Photograph
Lîlâ Marguerite, photoreporter, Révolution Permanente Bordeaux
Julien Masson, photographe, documentariste, Hans Lucas
Alexandre Mazel, journaliste multimédia, carte de presse N°128421
Gwen Melin, photojournaliste indépendant
Virginie Merle, photoreporter indépendante, Hans Lucas
Bertrand Meunier, photographe, collectif Tendance Floue
Meyer, photographe, collectif Tendance Floue
Denis Meyer, photojournaliste/photographe documentaire, Hans Lucas
Gaël Michaud, photoreporter et journaliste indépendant, Hans Lucas
Mathieu Molard, rédacteur en chef, Streetpress
François de Monès, journaliste, Ouest-France
Remi Moons, photographe indépendant,
Pierre Morel, photojournaliste, carte de presse 116240, Divergence-Images
Thomas Morel-Fort, photojournaliste indépendant, Hans Lucas.
Aurélien Morissard, photojournaliste, carte de presse 127 260, IP3 PRESS
Loïs Mugen, photoreporter, Studio Hans Lucas, Macadam press
Michel Muller, Dir. Publication Alterpresse68,
Carlos Muñoz Yagüe, photojournaliste & documentariste, Divergence CP n° 64736
Hugo Murail, photographe / journaliste multimédia, indépendant
Loan Nguyen, journaliste à L’Humanité, carte de presse #119241
Patrice Nice, photoreporter indépendant
Martín Noda, photographe, photojournaliste indépendant
Laetitia Notarianni, photojournaliste, DivergencePierre Faure, photographe, Hans Lucas
Thierry Olivier, photoreporter, Hans Lucas
Emmanuel Ortiz, photojournaliste, Divergence
Marion Parent, photojournaliste, CP 129081, Divergence-Images
Hugo Passarello Luna, photojournaliste indépendante, CP 120188, Hans Lucas
Pierre Pauma, journaliste et dessinateur de presse, CP 129469, Rue89 Strasbourg, ARTE
Juliette Pavy, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Karine Pierre, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Léo Pierre, photojournaliste indépendant, Hans Lucas
Patrice Pierrot, photographe
Jacques Pion, photoreporter indépendant, Hans Lucas
Julien Pitinome, photojournaliste indépendant, Collectif ŒIL
Alain Pitton, photojournaliste indépendant, NurPhoto Agency, Collectif Abisto
Viktor Poisson, photoreporter indépendant, Studio Hans Lucas
Benjamin Polge, photojournaliste, Hans Lucas & APJ
Sebastien Pons, photoreporter indépendant, Studio Hans Lucas
Gilles “Stuv” Potte, photojournaliste indépendant, LaMeute Photographie
Anita Pouchard Serra, photojournaliste indépendante, Hans Lucas
Agathe Poupeney, photographe, Divergence-Images
Clément Pouré, journaliste indépendant
Johann Prod’homme, journaliste Reporter d’Images, indépendante
Emma Prosdocimi, photographe, Sipa Press
Alexandra Quarini, journaliste et photographe, carte de presse n°129926
Margaïd Quioc, journaliste-réalisatrice, collectif Presse-papiers
Tess Raimbeau, éditrice photo à Libération
Rakidd, auteur et illustrateur
Nicolas Réméné, photojournaliste, Agence Le Pictorium
Theo Renaut, photographe indépendant
Jean Revest, rédacteur à la CANSE, poursuivi pour diffamation par Areva-Orano et relaxé
Maxime Reynié, photojournaliste indépendant, Hans Lucas
Edouard Richard, photojournaliste indépendant, Studio Hans Lucas
Lilllo Rizzo, free-lance, photoreporter
Georges Robert, photographe La Provence CP N°105709
Arnaud Roiné photojournaliste, Divergence-images
Paul Roquecave, photojournaliste indépendant, Hans Lucas, Collectif Abisto
Justine Roquelaure, photographe, Hans Lucas
Patrick Roncen, journaliste reporter photographe CP Honoraire N°10066
Lucas Roxo , journaliste, La Friche
Jeanne Roy, journaliste radio et presse écrite indépendante, L’Alterpresse68
Emilie Royer, photographe indépendante
Estelle Ruiz, photoreporter indépendante, agence Nurphoto
Eros Sana, photojournaliste indépendant, Fumigène & Basta !
Andrea Savorani Neri, photographe et journaliste indépendant, CP 106389, Hans Lucas
Laurent Sazy, reporter-photo, CP 79339, Divergence-images
Alexandra Scappaticci-Martin, journaliste indépendante
Benoit Schaeffer, photojournaliste, Divergence-Images
Jan Schmidt-Whitley, photographe documentaire et reporter, agence Le Pictorium
Alexis Sciard, photojournaliste, IP3 PRESS
Dominique Secher, photographe Hans Lucas
Jean Segura, photojournaliste indépendant, Fumigène Magazine
Jean-Pierre Seignon, directeur de publication/rédacteur en chef presse écrite, retraité
Jean-Michel Sicot, photographe, Divergence-Images
Adama Sissoko, journaliste indépendante, CP 123707
Sam Smith, journaliste reporter image indépendant
Simon-Pierre Sokoury, journaliste, InfoCritiqueWeb
Jacques Soncin, journaliste, président de FPP (Fréquence Paris Plurielle)
Sadak Souici, photojournaliste, l’agence Le Pictorium
Kamila Stepien, photojournaliste, l’agence Le Pictorium
Jean Stern, carte de presse 43050, journaliste indépendant
Teresa Suárez, photographe documentaire, Studio Hans Lucas / REA
Maud Taylor, rédactrice photo, carte de presse #125586
Serge Tenani, photographe, Avenir-Pictures
Benjamin Téoule, rédacteur en chef du média Le d’Oc, carte de presse n° 123457
Patrice Terraz, photographe, Divergence
Denis Thaust, photoreporter indépendant
Emmanuelle Thiercelin, photographe, Divergence
Béranger Tillard, photographe indépendant, Hans Lucas
Victor Tonelli, photographe, Hans Lucas
Stéphane Trouille, vidéaste reporter indépendant
Pablo Tupin, photojournaliste indépendant, Collectif Abisto, Studio Hans Lucas
Luc Ueberschlag, journaliste radio Alterpresse68
Marion Vacca, photoreporter indépendante, Hans Lucas, Macadam Press
Bertrand Vandeloise, photojournaliste indépendant, Hans Lucas
Gaylord Van Wymeersch, journaliste reporter-radio, CP n°121240, Là-bas si j’y suis
Adrien Vautier, photojournaliste, agence Le Pictorium, carte de presse 129044
Jérémie Verchere, photoreporter Indépendant, Hans Lucas, Taranis News
Stanislas Verjus-Lisfranc, journaliste et réalisateur, indépendant
Vidhushan Vikneswaran, photoreporter indépendant
Alhil Villalba, photographe indépendante
Elie Villette, responsable photo VICE France
Nathanaël Vittrant, journaliste pigiste, RFI
Estelle Walton, journaliste réalisatrice
Sébastien Wesolowski, Chef de rubrique VICE France
Alain Willaume, photographe, collectif Tendance Floue
Louis Witter, photojournaliste, Le Pictorium
Rémi Yang, journaliste, StreetPress
Valentine Zeler, photographe indépendante, Hans Lucas
Mathias Zwick, photoreporter indépendant, Hans Lucas

fRance, 2019. Démocratie : FIN #article35

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » (Benjamin Franklin)

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ça y est, c’est fait…. Le texte a été adoptée par 210 voix contre 115 et 18 abstentions. Interdictions préventives de manifester, fouilles, délit de dissimulation du visage : la majorité sénatoriale de droite a approuvé le même texte que celui voté par les députés début février, dénoncé comme « liberticide » à gauche et critiqué par certains élus de la majorité présidentielle.(source)

La loi anti-casseurs, c’est plutôt très clairement dans l’esprit d’un Macron – dont on sait déjà avec le recul combien lui importe nos droits les plus fondamentaux – une loi anti-manifestation pour un autocrate qui ne supporte guère la moindre contrariété.

Les « casseurs », c’est eux : Macron et LREM

… qui cassent tous nos droits, que ce soit en matière de libertés fondamentales comme en matière de droit du travail et du simple droit de vivre dans la dignité. Nous avons une  mémoire… La société civile ne s’y est pas trompée qui avait déjà tiré la sonnette d’alarme par cette alerte de 53 associations et syndicats.

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Même au niveau international, cette loi interpelle. Ainsi, trois experts indépendants des nations unies « ont exprimé leurs vives préoccupations [sur] certaines dispositions qui ne seraient, selon eux, pas conformes avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel la France est partie […] Ces dispositions pourraient être appliquées de manière arbitraire et conduire à des dérives extrêmement graves. » (source).

Mais comme d’habitude le gouvernement reste sourd aux indignations même légitimes  et s’assoit dessus, préférant s’enfermer dans  une logique qu’eux mêmes condamnent en prétendant lutter contre les fakenews. De fausses informations dans l’intention de nuire qu’ils propagent eux aussi en prétendant pour seul exemple sur le sujet que les instances internationales qui dénoncent les abus sécuritaires ainsi que cette répression hallucinante de la France seraient à la solde de je ne sais quelle cause obscure, comme ils l’ont fait envers Madame Bachelet, accusée de tous les maux, en des termes si peu respectueux…. simplement parce que la commission des droits humains de l’ONU qu’elle préside a dénoncé en France l’usage excessif de la force« . 

Et voilà qu’avec cette loi, on s’enfonce encore plus loin dans la négation de toute velléité de rébellion… Nous en face d’un pouvoir qui cache jour révèle davantage sa vraie nature…

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Aussi, la désobéissance devient un droit quand une loi n’est plus respectable, si injuste, et si liberticide  :

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Pourquoi #IKEA, #Monoprix, et #Darty, ça pue…

Ici, à Strasbourg, Ikea ¹ (dont on connait les sympathies nazies de son fondateur, Ingvar Kamprad), non contente de se payer sur la variable d’ajustement permanente que sont les salariés en supprimant des postes par l’automatisation des caisses, envoie en prison  une cliente  et son père, pour avoir mal scanné leurs articles et oublié… le couvercle d’une boîte :

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Là, dans un Monoprix de Marseille, un client aveugle accompagné de son chien se fait violemment expulser d’un supermarché par un vigile au front bas malgré la loi qui l’y autorise pourtant…

… et enfin ici (liste bien entendu non exhaustive), le Darty d’Ajaccio se permet d’inciter à la haine raciale envers une communauté, les asiatiques, en les essentialisant et les amalgamant, le propre du racisme justement, au comportement de 3 personnes suspectes, dont le délit est à déterminer par le système judiciaire est lui seul, à ce que je sache, sans que ladite grande surface se permette de faire sa loi seule dans son coin, au moyen de procédés de surcroit aussi dégueulasses…

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C’est au travers de ce genre de détails de l’Histoire, qui pour beaucoup ne sont que de simples incidents qui émaillent notre quotidien sans que plus grand monde  ne semble s’en émouvoir,  tant ils ont tendance à s’accumuler, qu’on peut légitimement se dire que 1984 est un peu dépassé,  depuis longtemps…

Faut que ça change. Vite.

 

 
¹ Ikea, cette société aux méthodes peu avouables dont on connait les procédés de fichage illégaux, tant envers leurs salariés qu’envers leurs propres clients, entre autres méthodes de management bien dégueulasses…

La possibilité du fascisme : sous Macron 1er, tant de mauvais signaux…

 

monarque Macron

 

Hier,  avec Ugo Palheta, je m’interrogeais sur …

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Entre temps, j’ai découvert ce document, qui vous fera inévitablement penser aux tares affichées par certaines têtes de gondole de la fachosphère… qui ne cessent de fustiger les bien-pensants… Encore faudrait-il penser…  :

On peut ainsi établir une liste de caractéristiques typiques de l’Ur-fascisme, le fascisme primitif et éternel. Il est par ailleurs impossible d’incorporer ces caractéristiques dans un système, beaucoup se contredisent réciproquement et sont typiques d’autres formes de despotisme ou de fanatisme. Mais il suffit qu’une seule d’entre elles soit présente pour faire coaguler une nébuleuse fasciste.

1. Le culte de la tradition. Le traditionalisme est né vers la fin de l’âge hellénistique, en réaction au rationalisme grec classique. Cette nouvelle culture syncrétique doit tolérer les contradictions. En conséquence, il ne peut y avoir d’avancée du savoir : la vérité a déjà été annoncée une fois pour toutes. Ainsi Julius Evola mélangeait-il l’alchimie avec le Saint Empire romain. On retrouve ce type de pensée actuellement dans certains courants « New Age ».

2. Ce traditionalisme implique le refus du modernisme, le rejet de l’esprit de 1789 et du siècle des Lumières. Le fascisme peut être défini comme un irrationalisme.

3. Cet irrationalisme dépend aussi du culte de l’action pour l’action : la culture est suspecte, ainsi que le monde intellectuel.

4. Ce syncrétisme ne peut accepter la critique. Dans la culture moderne, la communauté scientifique entend le désaccord comme un instrument de progrès des connaissances. Pour l’Ur-fascisme, le désaccord est trahison.

5. Le désaccord est signe de diversité. Le fascisme cherche le consensus en exacerbant la peur de la différence, il est raciste par définition.

6. Le fascisme naît de la frustration individuelle ou sociale, il fait appel aux classes moyennes frustrées, défavorisées par une crise économique ou une humiliation politique, épouvantées par la pression de groupes sociaux inférieurs. Le fascisme puisera son auditoire dans la nouvelle majorité de la petite bourgeoisie issue du groupe des anciens prolétaires.

7. Le fascisme propose à ceux qui n‘ont aucune identité sociale le privilège d’être né dans le même pays : la source du nationalisme est là. De plus, les seuls à pouvoir fournir une identité à la nation, ce sont les ennemis : d’où l’obsession du complot, si possible international. Pour que les disciples se sentent assiégés, on recourt à la xénophobie. Toutefois, le complot doit venir aussi de l’intérieur, les Juifs représentent alors la meilleure cible. Aux Etats-Unis, le livre de Pat Robertson, The New World Order, constitue un exemple d’obsession du complot.

8. Les disciples doivent se sentir humiliés par la richesse ostentatoire et la force de l’ennemi, mais ils doivent être convaincus de pouvoir vaincre leurs ennemis, jugés trop faibles ou trop forts par l’incapacité constitutionnelle du fascisme d’évaluer objectivement leurs forces.

9. Il n’y a pas une lutte pour la vie, mais bien une vie pour la lutte : la vie est une guerre permanente. Il doit y avoir une bataille finale, à la suite de laquelle le mouvement prendra le contrôle du monde. S’ensuivra une ère de paix, contredisant le principe de guerre permanente.

10. L’élitisme est un aspect type de l’idéologie réactionnaire, en tant que fondamentalement aristocratique. Ces élitismes ont impliqué un mépris pour les faibles, mais l’Ur-fascisme ne peut éviter de prêcher l’élitisme populaire : tout citoyen appartient au peuple le meilleur du monde. La force du fascisme est fondée sur la faiblesse des masses, ayant besoin d’un dominateur. Comme le groupe est organisé hiérarchiquement, chaque leader subordonné méprise ses subalternes.

11. Chacun est éduqué pour devenir un héros, et le héros est la norme. Le héros fasciste aspire à la mort, cependant, il lui arrive plus souvent de faire mourir les autres.

12. La guerre permanente et l’héroïsme étant des jeux difficiles à jouer, le fascisme transfère sa volonté de puissance sur les questions sexuelles, d’où son machisme. Puisque le sexe est aussi un jeu difficile à jouer, le héros fasciste joue avec les armes, véritables Ersatz phalliques.

13. Le fascisme se fonde sur un populisme qualitatif. Pour lui, les individus tels quels n’ont pas de droits et le « peuple » est conçu comme une qualité, une entité monolithique exprimant sa « volonté commune » dont le leader est un interprète. Les citoyens n’agissent pas, le peuple n’est qu’une fiction théâtrale. L’avenir voit se profiler un populisme qualitatif télé ou Internet, où la réponse émotive d’un groupe peut être présentée comme « la voix du peuple ». Le parlement peut être remis en cause par le fascisme.

14. Le fascisme parle une « novlangue », au lexique pauvre et à la syntaxe élémentaire, comme dans les populaires talk-show.

En conclusion, l’Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil, sous les apparences les plus innocentes et notre devise par rapport à lui est la suivante : « N’oublions pas ».   « Reconnaître le fascisme » par Umberto Eco, Grasset 2017

(lu ici)

Aujourd’hui, je prends connaissance de plusieurs éléments du puzzle qui le rendent tellement possible…

                                              ⬇️

♠ L’autoritarisme de Macron, dénoncé par beaucoup, de plus en plus visible et mesurable, à la manière dont des manifestations pourtant tout à fait compréhensibles et légitimes sont réprimées par la force sans la moindre discussion possible, y compris pour des élus, traités sans ménagements…. Après l’épisode militariste sans précédents de l’évacuation de la Zad de NDDL, voilà qui fait tache, surtout avec la nomination du prétendu écologiste de bazar qu’est de Rugy...

♠     La banalisation des discours, mais aussi des actes terroristes d’extrême-droite, pour la plupart passés sous silence auprès du grand public, qui ne retient donc que les actes de terrorisme islamiste radical… braquant ainsi la population française sur une seule et même population, alors que tant d’actes au quotidien contredisent ce discours raciste… (cf. Boules de pétanque).

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♠  Des personnages  cyniques et corrompus à la tête des principaux rouages de l’Etat. Quelle belle représentation « nationale »…

 ♠  Le sur-armement des forces de l’ordre et la délégation du monopole de la violence à de plus en plus de sociétés – et donc à des intérêts… – privés, pour le plus grand bonheur du lobby des armes en fRance. Avec la bénédiction du mercenaire lobbyiste pro-armes conseiller de Macron,  lui qui se qualifie si volontiers de président de la NRA à la française… C’est Alain Bauer qui doit être content….

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♠    La propagation de la xénophobie, sujet déjà amplement documenté ici… avec ses relais dans la fachosphère et jusqu’au ministre de l’intérieur

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♠    Des affaires de barbouzes et de milices privées, étouffées par le chef de l’état, alors qu’elles le touchent de si près..

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♠   La convergence de plus en plus forte des mouvements d’extrême-droite européens

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  ♠   … et enfin, ce qui me touche encore plus directement, et concrètement, qui m’a concerné de si près, ( merci le Secours Pop ! ) une dangereuse augmentation de la pauvreté dans notre pays, qui voit jusqu’à près d’un tiers de la population ne pas manger à sa faim…. Inadmissible et inquiétant.

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Voilà bien trop d’ingrédients constitutifs de la montée d’un fascisme à craindre…. Tous ces mauvais signaux deviennent de plus en plus préoccupants… Jusqu’où aller trop loin ? Et encore n’ai-je pas parlé ici d’une autre forme de fascisme : il est anti-écologique, et asphyxie la planète, se moquant royalement de polluer tout ce qu’il touche, sans respect pour la vie de qui que ce soit, mais seulement pour le profit à court terme. Un monde ancien dont Macron en fRance est le symbole… et dont il faudra bien parvenir à se débarrasser un jour, ne serait-ce que pour notre propre survie.

 

#Arago : le « drôle » de message de Macron envoyé à la jeunesse…

Daa0REAXkAEpIp6.jpgIl devient de plus en plus évident que le pouvoir en place, qui se targuait pourtant d’être le dernier rempart contre l’extrême-droite à l’occasion de l’élection présidentielle, utilise une stratégie d’intimidation policière et judiciaire qui n’a rien à faire dans une démocratie digne de ce nom. Si nous y étions encore, l’opposition devrait pouvoir s’exprimer sans être en butte de manière un peu trop systématique à des milices fascistes ou à des hordes de CRS dans les lieux autrefois les plus sanctuarisés comme les universités.

Dernier exemple en date de ce comportement visant à faire taire toute opposition, celui particulièrement honteux et inadmissible de ces jeunes qui ont voulu envahir un lycée ont été retenus en garde à vue pendant 48 heures malgré leur jeune âge, au grand étonnement des policiers mêmes. Mais l’ordre venait d’en haut…

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Des gamins de 15 ans traités comme des terroristes en vertu d’une loi d’exception ? Bienvenue dans le nouveau monde si progressiste de Macron/Collomb…

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La vidéo de leur arrestation musclée est ici. Un tel déploiement de forces armées, pour des gamins pacifiques, était-ce bien nécessaire ? Les méthodes de Collomb ressemblent de plus en plus à ce que l’on voulait éviter, de toute évidence…

Honte à vous, les  gentils castors de naguère, qui venaient nous faire la morale en nous donnant des leçons d’antifacisme…  Vous, les mêmes qui maintenant  laissez passer de telles ignominies. Oui, honte à vous. Nous n’avons pas quant à nous l’antifascisme à géométrie variable, et avons une mémoire. Nous saurons nous souvenir, le moment venu,  de votre coupable silence…

Post-scriptum : et ben tiens…. En voilà un autre, de message même pas drôle envoyé à la jeunesse…. je dis ça, je dis tout.

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