Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition

Christiane Taubira - Royal & Zapatero's meetin...

art.1 « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité ».

Ceci est le premier article de la Loi nº 2001-434 du 21 mai 2001 dite loi Taubira. Jacques Chirac a décidé de faire du 10 mai la Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. Faudrait voir à pas l’oublier, les Degauche ! je vous invite à cette occasion à vous rendre sur le site du Comité pour la mémoire de l’esclavage, sur lequel j’ai trouvé le visuel de la rencontre intitulée « mémoires croisées » qui a eu lieu la veille de cette journée mémorielle à la Présidence du Sénat. Cela me permet de partager avec vous cette citation qui en dit beaucoup plus que ce qu’ elle ne parait en première lecture :

« Que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme. C’est-à-dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme, où qu’il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le Blanc. Tous deux ont à s’écarter des voix inhumaines qui furent celles de leurs ancêtres respectifs afin que naisse une authentique communication. »

Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, 1952, Le Seuil

Quand, chez nous, on dit Place au peuple, c’est à ce peuple dans son entiereté, c’est à dire jusque dans sa différence même, dans laquelle je me retrouve, que je sois rouge, noir, jaune ou blanc, dont nous voulons parler. Faites place au peuple roi !

au mépris du peuple, les élections

« Si l’on est profondément attaché à l’idéal démocratique, comment peut-on se contenter de cette intermittence de la citoyenneté, de ce festival de coups bas et de promesses médiocres qui ne visent qu’à flatter les intérêts supposés de telle ou telle catégorie fabriquée pour les besoins de la chose ? » (Le Monolecte)

La tentation m’est soudain venue d’associer deux articles pour en faire un troisième, celui que vous aller lire, et qui je l’espère provoquera autant d’étincelles que ce fut le cas pour celui d’Agnès envers moi… Leur point commun est d’évoquer l’abstention, l’un en point central, l’autre par incidence d’un système politique devenu fou, et dans lequel on peine à trouver de la démocratie en profondeur. Car Agnès a raison de l’écrire, c’est bien beau d’organiser de grandes messes médiatiques en conviant le bon peuple de France à venir toucher la main du maître de telle ou telle chapelle meilleure qu’une autre. Après le bal donné pour l’occasion, la vie continue… Le quotidien nous happe dans sa succession de confrontations plus ou moins douces, brutales ou insipides avec le réel, et le maître nous a déjà bien vite oublié, qui s’occupe d’affaires plus sérieuses à ses yeux, loin, bien loin de nos préoccupations terrestres. Or, si nos institutions d’essence monarchique toutes liées entre elles dans un devoir de fidélité envers le maître étaient mues par un tantinet d’esprit démocratique, nous ne serions pas ainsi livrés à nous-mêmes, mais régulièrement consultés quant aux affaires qui toutes nous regardent. Emploi, pouvoir d’achat, impôts, logement, santé, éducation, sécurité, immigration, culture, loisirs… Tout nous regarde. Pourtant, le système est ainsi fait qu’une fois l’enveloppe glissée dans l’urne en un geste si dérisoire et pourtant si majoritairement sacralisé – et pour cause, c’est le seul consentement de l’élite à la démocratie – on ne daigne plus consulter la populace, et l’on fait ce que l’on veut. On va jusqu’à s’asseoir sur l’intérêt collectif, ce dernier règne l’a bien amplement démontré. On ne s’est ainsi pas aventuré à nous proposer un référendum sur les retraites. Agnès nous dit qu’il y a là matière à se désintéresser à juste raison de telles simagrées, là où une journaliste (« grand reporter »! ¹) pourtant elle bien payée pour nous transmettre des informations, délaie en un trop long article son ignorance de la cause du désintérêt populaire pour la chose sacrée. Elle s’égare dans des lieux communs qui négligent, méprisent, ignorent la pensée populaire. Il ne suffit pas, contrairement à ce qu’elle peut ou laisse croire, d’habiter en banlieue, d’être jeune, peu diplômé, à faibles revenus, pour ne pas avoir conscience de certains enjeux sociétaux. Et de percevoir clairement, notamment, qu’ils vivent dans un système où seul l’argent fait la loi, et dans lequel les politiques n’ont que bien peu de prise face à de grands industriels ou des gestionnaires de fortune internationaux. Ils voient bien que les décisions essentielles qui bouleversent leur quotidien se font ailleurs… D’où leur désillusion, liée à l’impuissance des politiques : qu’ont-ils fait, les uns et les autres, par exemple, pour qu’il y ait du boulot pour tout le monde ?

Mais ce monde là, ces préoccupations là, le fait qu’on puisse être pauvre, en HLM, et penser, cela n’a pas vraiment l’air de l’effleurer. Où alors, ça n’apparaît guère dans son texte, qui vit sur un autre registre comme il est dans un autre monde, parallèle au nôtre. Normal, elle est dans le système, probablement terriblement bien insérée dans les milieux sociaux qu’il faut, et sous l’emprise de la pensée dominante, qui regarde ces gens là, qui ne votent pas ou plus, comme une chose étrangère, bien extérieure à elle-même. Son titre le dit d’ailleurs bien fort, tentative d’une pure objectivisation de la chose politique, pourtant à mes yeux (aux nôtres?) infiniment humaine, l’espoir d’une vie meilleure n’étant guère quantifiable. Nous, Agnès et moi, en sommes, en plein dedans, avons les pieds trop bien sur terre au point qu’il nous faille prêter – parfois bien malgré nous – notre attention à de basses considérations matérielles. C’est là précisément où le bât blesse : nombreux sont ceux qui ont abandonné tout espoir que nos politiques puissent changer leur monde… Quel projet de société alternatif ont-ils à proposer, hormis cette misérable comédie d’une fausse indépendance nationale pourtant visiblement broyée aux yeux de tous entre les instances un peu trop technocratiques européennes et la dure loi du marché libre et non faussé qui n’avantage que, comme depuis la nuit des temps malgré l’apparence du changement et les changements d’apparences et d’apparats, toujours les mêmes ?

« Pensez-vous réellement que ce que l’on tente de nous vendre actuellement vaut que nous y consacrions un seul jour de notre précieuse existence ? »

Effectivement, tu as raison Agnès, ça vaut pas. Le modèle qu’on nous vend, duquel ne change que l’étiquette et la couleur, et des options parfois si inutiles, n’est absolument pas adapté à nos attentes, et le représentant de commerce qu’est devenu l’homme ou la femme politique ne s’avise jamais de les cerner, les contours de nos attentes d’un monde meilleur. Oui, c’est vrai, les uns comme les autres ne nous proposent que de nous adapter à la dictature financière obligatoire avec plus ou moins de souplesse, alors que nous sommes de plus en plus nombreux à en souffrir, nous qui voudrions tant connaître avant l’heure de notre mort, pour nous et nos enfants, un monde dont l’argent ne serait pas la seule obsessionnelle préoccupation… Celle qui envahit tout, jusqu’aux domaines les plus sacrés. Nous ne voulons plus de ce monde là, mais d’un autre où, avant toute chose, on considère l’Humain d’abord.

Je vois d’emblée venir à moi, les petits commentaires sournois, comme à tous ceux qui la professent, la suivent et veulent la concrétiser, cette envie d’un monde meilleur : « vous êtes de doux rêveurs, revenez les pieds sur terre, la crise est là, qui va nous manger tout cru… ». Mais qui est le plus hors réalité : celui qui veut inverser le cours des choses, et remettre l’économie à sa juste place, comme moyen et non comme fin, au service de l’homme ? Ou celui qui veille plus ou moins consciemment à servir les intérêts de ses maîtres, sans se poser la question du « à quoi tout cela sert-il »… et à qui ?

C’est peut-être cela, finalement, et si simple, la différence entre la gauche et la droite qu’on veut nous effacer exprès… A gauche, nous voulons que la richesse, les plaisirs et le bonheur profitent au plus grand nombre parce que produits par le plus grand nombre. A droite, que le meilleur, ou le plus fort, le plus rusé, le plus cupide, gagne. Individualisme et cupidité. Alors que la liberté ne vaut que si elle est partagée. Misère de la droite française.

Et qu’on ne vienne pas me parler d’intelligence supérieure, ou d’un plus grand mérite, ou de plus de travail, moi qui ait vu mon père se tuer à la tâche pour, en fin de mois, tirer le diable par la queue… Lui qui n’était pourtant pas le dernier des idiots… Mensonge et falsification de l’histoire. J’ai fait ma sociologie, et fréquenté bien des auteurs, qui m’ont décrit objectivement les modes de transmission de la domination sociale. Pas à moi, s’il vous plaît.

Nous voulons un autre monde. Auquel nous voulons être associés dans son évolution. Nous vous avons jusqu’à présent donné blanc sein par notre vote… Et nous voyons trop bien où tout cela nous a mené : au pire. Alors, nous voulons à présent choisir notre destin et davantage influer sur le cours des choses comme elles vont. Nous ne nous laisserons plus faire, ni manipuler. Point barre.

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¹ Et dire qu’Agnès, je crois,  recherche du boulot, pas trop précaire et mal payé…

Une denrée rare : le journaliste indépendant. (via Mes coups de coeur)

Les journalistes sont-ils les prostitués des propriétaires de leurs journaux, comme le prétend ce journaliste connu ? A vous de réagir… Journalistes ou pas.

Par Sylvie Simon    Lors d’un banquet donné en son honneur à l’occasion de son départ à la retraite le 25 septembre 1880, John Swinton, rédacteur au New York Times, déclarait : « Chacun, ici présent ce soir, sait que la presse indépendante n’existe pas. Vous le savez aussi bien que moi. Il n’y en a pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions, et s’il le faisait, vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. […] Nous s … Read More

via Mes coups de coeur

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Vivre ensemble autrement : le Pacte citoyen pour les droits et la citoyenneté

 
Comme je souscris pleinement à l’ initiative ci-après, qui va clairement dans le sens de mes convictions et constitue un bon paravent aux idées nauséabondes véhiculées si librement actuellement, au plus grand mépris de notre constitution, de nos usages républicains, et de la tradition démocratique d’hospitalité et de défense des droits de l’homme de mon pays, la France, je suis heureux de vous faire partager ce pacte citoyen qui s’annnonce. Il m’apparaît constituer un très bon paravent à ce putride débat sur l’identité nationale et à une certaine politique d’exclusion tant en vogue aujorud’hui,  en venant apporter fort à propos, plutôt qu’une position de rejet et de logique de bouc émissaire, un rempart et une amorce de propositions concrètes émanant des 45 organisations signataires, tout en ayant l’ambition d’instaurer un débat d’une autre nature. C’est à dire (ce n’est pas difficile) un peu plus généreuse… A vous d’en juger. Et merci de relayer.
Pacte citoyen pour les droits : 45 organisations rassemblées pour agir

 (Pour lire le Pacte citoyen pour les droits)

 En tant qu’organisations associatives et syndicales, nous n’avons vocation ni à exercer le pouvoir ni à construire des programmes politiques. Il nous revient en revanche, en toute indépendance, de faire entendre la voix de la société civile ; d’interpeller ceux qui sollicitent les suffrages des citoyens. Car le débat public doit se développer pour construire des réponses claires, nouvelles, en phase avec les attentes et les revendications dont nous sommes porteurs, en phase avec l’intérêt général.

 Les gouvernants tiennent leur légitimité du suffrage universel. Mais ils n’ont pas reçu mandat de remettre en cause les libertés, d’organiser la fragmentation sociale, de désigner des groupes sociaux entiers comme boucs émissaires de l’insécurité. Rien ne peut justifier qu’un nombre croissant de nos concitoyens se trouvent placés en situation d’illégalité pour vivre, de travailler dur pour se retrouver menacé par la pauvreté, d’être en situation de risque dès qu’il s’agit de défendre ses droits.

 Or nos droits, nos libertés sont attaqués, fragilisés, remis en cause. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace l’effectivité de la démocratie. La mise en avant de crises bien réelles  écologiques, sociales, financières  ne saurait servir d’alibi à la régression des droits.

 Nos organisations placent au coeur de l’éthique démocratique les libertés individuelles et collectives, le respect de l’égalité et l’effectivité des solidarités. C’est pourquoi nous considérons que le temps est venu de réagir et de construire un nouveau vivre ensemble, un nouveau contrat citoyen. Il y a urgence.

 Lorsque les pouvoirs sont concentrés à l’Elysée, les contre-pouvoirs indépendants affaiblis voire menacés de disparition (Défenseure des enfants, CNDS, Halde), le dialogue social bousculé voire réduit à une formalité, le mouvement associatif sommé de souscrire à une logique marchande d’appels d’offres, les collectivités territoriales menacées d’un retour de la tutelle (substitution d’office pour imposer la vidéosurveillance)… la démocratie est privée d’oxygène.

 Avec la traque des sans papiers, le durcissement incessant des conditions d’accès au séjour, les tests ADN, la propagande nauséabonde sur le thème de l’« identité nationale » étatisée, les encouragements à la délation, le ciblage des « délinquants de la solidarité »… une véritable xénophobie d’Etat défigure la République.

 Quand l’injustice fiscale augmente, quand les inégalités scolaires, territoriales, générationnelles s’accroissent sans cesse, quand les sacrifices demandés aux uns contrastent avec les privilèges affichés par les autres, se crée une situation invivable, lourde d’injustices et de périls. L’égalité est en jachère.

 Le fichage de dizaines de millions de citoyens, les interconnexions qui se multiplient, la systématisation du recours à la vidéosurveillance, le développement des techniques de traçage tissent une société de la surveillance et du soupçon. La justice est soumise à des pressions croissantes ; les missions de la police sont dévoyées, instrumentalisées à des fins très éloignées de nos principes républicains. Bien trop éloignées… Les libertés sont en danger.

 Par un jeu de « réformes » successives les services publics sont mis en pièces ; la fonction publique n’est évoquée qu’au travers de son « coût » ; la loi sur le logement social est impunément violée et les bases de notre pacte social sont livrées à un véritable travail de sape : protection sociale, retraites, cohésion territoriale sont en ligne de mire… Les solidarités sont à l’encan.

 Il est temps de penser autrement, de faire autrement, d’ouvrir des perspectives nouvelles. Contre les prétendues fatalités, nous choisissons l’espoir.

  Nous proposons aujourd’hui un « Pacte pour les droits et la citoyenneté »

  Un tel pacte doit se construire dans le temps long du débat démocratique et sur une base solide et partagée. C’est pourquoi nous affirmons ensemble les orientations fondamentales suivantes :

- La démocratie suppose la séparation des pouvoirs et le contrôle citoyen des gouvernants : nous demandons le respect des attributions constitutionnelles du Parlement, du gouvernement et des autorités juridictionnelles, des garanties d’indépendance réelle et de moyens d’action suffisants pour les Autorités indépendantes.

- La vie privée et les libertés doivent être protégées contre l’envahissement du contrôle social et le risque d’une surveillance généralisée : nous demandons que le fichage généralisé et les interconnexions de fichiers soient proscrites, que la loi encadre les fichiers de police, que les technologies de surveillance, de fichage et de traçage soit sous contrôle effectif d’Autorités indépendantes.

- La justice doit être indépendante et équitable, la police au service de la sûreté de tous : nous demandons la suppression des juridictions d’exception et des régimes d’exception dans la procédure pénale, le rétablissement de la spécificité de la justice des mineurs dans l’esprit de l’ordonnance de 1945 ; la garantie de l’indépendance de l’instruction pénale à l’égard du pouvoir politique, le respect de la jurisprudence européenne sur la garde à vue ; l’application des « règles pénitentiaires » du Conseil de l’Europe et la priorité aux alternatives à la prison ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police, la sanction des violences policières et la création d’une police de proximité respectueuse des droits de tous les citoyens.

- La République est fraternelle et égale : nous demandons la garantie de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations ; l’interdiction de tout enregistrement dans les fichiers administratifs ou de gestion de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et contre les inégalités de genres ; l’abrogation des lois xénophobes, la fin de la chasse aux sans papiers et le respect de l’« accueil inconditionnel » excluant tout « délit de solidarité ».

- « Vivre ensemble » repose sur l’effectivité des droits sociaux, des solidarités : nous demandons que cesse la mise en concurrence de tous avec tous et que des « politiques de droit commun » assurent l’accès de tous aux droits de tous. Les services publics doivent être défendus et modernisés ; l’égalité devant l’impôt et les contributions sociales doit être rétablie ; l’Etat doit assumer sa responsabilité de garant des droits à l’éducation, au logement, aux soins et à la protection contre les risques sociaux. Le droit du travail doit pouvoir relever les défis de la précarité et de l’insécurité sociale ; la protection des salariés doit pouvoir s’appuyer sur une sécurisation des parcours professionnels, sur un véritable statut du travail salarié ; le syndicalisme doit pouvoir vivre et se développer, singulièrement dans les petites entreprises, sans avoir à craindre harcèlement, discriminations ni criminalisation du mouvement social.

 Nos organisations expriment un vaste champ de préoccupations et d’expertises, chacune avec son identité et sa part propre de responsabilités. Elles le font dans les limites de leur personnalité et de leur mandat tout en partageant la démarche d’ensemble.

 Cette convergence est au coeur de notre Pacte. Elle lui permet de faire vivre les valeurs dans lesquelles nos organisations se reconnaissent et qu’elles font vivre au quotidien. Pour lui donner un contenu concret, tangible et quotidien, aux orientations que nous partageons s’ajoutent des propositions concrètes que porteront plus particulièrement certaines de nos organisations.

 Elles concerneront :

- la démocratie

- la protection de la vie privée et des données personnelles

- les droits et libertés face à la justice, à la police et au système pénitentiaire

- la lutte contre la xénophobie, le racisme, le sexisme et les discriminations

- l’égalité sociale et les solidarités.

 A travers ce pacte proposé à la société française, nos organisations revendiquent une conception du Politique qui place au coeur de l’éthique démocratique la garantie des libertés individuelles et collectives, la lutte contre les inégalités et la construction de nouvelles solidarités. C’est sur cette base qu’elles interpellent les responsables politiques et leur demandent de débattre et s’engager clairement. Afin d’éclairer les choix des citoyens.

 Avec eux, avec tous, il nous revient de construire les réponses, nos réponses. L’avenir et l’espoir n’appartiennent à personne et ne sont pas écrits à l’avance.

 Les choix qui sont devant nous sont l’affaire de tous. C’est à elles, à eux, à nous, tous ensemble qu’il revient de faire vivre le pacte passé entre la République et les citoyens.

 

 Organisations rassemblées autour du « Pacte pour les droits et la citoyenneté » :

AC ! Agir contre le chômage et la précarité ; Association de promotion des cultures et du voyage ; Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) ; Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) ; Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (Cadac) ; Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active (Céméa) ; Confédération générale du travail (CGT) ; Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) ; Comité Idaho (International Day Against Homophobia and Transphobia) ; Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade) ; Confédération nationale du logement ; Confédération paysanne ; Confédération syndicale des familles (CSF) ; Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) ; Coordination européenne pour le droit des étrangers à vivre en famille ; Droit au logement (Dal) ; Fédération des associations réflexion, action, prison, et justice (Farapej) ; Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) ; Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (Fasti) ; Fédérations des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération nationales des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP) ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; France terre d’asile ; Fondation Copernic ; Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) ; Imaginons un réseau Internet solidaire (Iris) ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Ligue de l’enseignement ; Marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions ; La mutuelle des étudiants (LMDE) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Mouvement de la paix ; Syndicat national des enseignants du second degré (Snes-FSU) ; Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup-FSU) ; Observatoire international des prisons (OIP) ; Opération villages roumains France (OVR France) ; Le planning familial ; Syndicat national des journalistes (SNJ-CGT) ; Syndicat des avocats de France (Saf) ; Syndicat de la magistrature ; Terre des Hommes France ; Union juive française pour la paix (UJFP) ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union syndicale Solidaires ; Union nationale lycéenne (UNL)…

 

La politique pour les nuls (art. 1) : le libéralisme.

Aujourd’hui, première leçon de « La politique pour les nuls » : ne pas confondre libéralisme et liberté…

L’un des principaux arguments que les thuriféraires du libéralisme économique ont coutume de développer, c’est que le capitalisme a partie liée avec la démocratie. Reposant sur la liberté d’entreprendre, il serait par nature un puissant stimulant de toutes les libertés. Argument de pure propagande : l’histoire a montré que non seulement le capitalisme s’accommode de tous les régimes politiques, y compris les plus dictatoriaux – quand il ne suscite pas directement ces derniers -, mais encore que la liberté prônée par les capitalistes n’est jamais que celle d’imposer leurs intérêts au reste de la population et d’accaparer les ressources et profits en en redistribuant le moins possible à ceux qui les ont engendrés par leur travail. Les détenteurs de la force économique n’ont jamais fait que ce que font, en tous temps et en tous lieux, les individus et les groupes les plus forts : écraser ceux qui ne peuvent leur résister et accepter de composer, provisoirement et aux moindres frais, avec ceux dont ils ne peuvent réduire la résistance.

Alain Accardo, Le petit-bourgeois gentilhomme, collection « contre-feux », éditions Agone.

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Sarkozy au pilori !

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Auteur de l’article : LDH
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Manifestations du samedi 4 septembre 2010 :

« Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité ! »
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- Auch : samedi 4 septembre, place de la libération, à 10h30.

- Agen : samedi 4 septembre, boulevard de la République/ place Jasmin, à 10h00.

- Aix-en-Provence : samedi 4 septembre, rassemblement place de la Rotonde, à 11h00 (à confirmer).

- Ajaccio : samedi 4 septembre, rassemblement devant la préfecture de Corse, à 17h00.

- Alès : samedi 4 septembre, devant le théâtre, à 17h00.

- Angers : samedi 4 septembre, rassemblement place du Général Leclerc devant le palais de Justice, à 10h30.

- Avignon : samedi 4 septembre, boulevard Limbert devant la préfecture, à 10h30.

- Bayonne : samedi 4 septembre, place de la Liberté, à 11h00.

- Beauvais : samedi 4 septembre, place Jeanne d’Arc, à 14h00.

- Bordeaux : samedi 4 septembre, rassemblement place de la République / ou / sur le parvis des droits de l’Homme, devant le palais de justice, à 10h30 (à vérifier).

- Bourg-en-Bresse : samedi 4 septembre, au carrefour des rues Charles Robin, Foch, et du Bd de Brou, 14h00.

- Bourges : samedi 4 septembre, manifestation devant le monument de la Résistance, place du 8 mai, à 11h00.

- Bressuire (79) : samedi 4 septembre 2010, place Notre-Dame Bressuire 10h30 cercle de silence, 11h00 rassemblement citoyen, prises de paroles des organisations participantes, 11h30 défilé jusqu’à la sous-préfecture avec dépôt d’un communiqué commun.

- Brest : samedi 4 septembre, place de la Liberté, à 10h30.

- Brive : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 10h30.

- Cannes : samedi 4 septembre, rassemblement devant le monument aux morts et la mairie, à 14h30.

- Chalons-sur-Saône : samedi 4 septembre, place de l’Hôtel de ville, à 14h00.

- Chambéry : samedi 4 septembre, place Caffe, à 15h00.

- Châteauroux : samedi 4 septembre, place de la République devant l’arbre des droits de l’Homme, à 17h00.

- Clermont-Ferrand : samedi 4 septembre, place Delille, à 14h00.

- Colmar : samedi 4 septembre, avenue de la République, devant l’entrée administrative de la Préfecture du Haut-Rhin, à 14h30.

- Dijon : samedi 4 septembre, place Darcy, à 14h00.

- Grenoble : samedi 4 septembre, manifestation avec deux points de départ la gare de Grenoble (à 14h30) et la place du marché de la Villeneuve (à 14h00), point de jonction des deux cortèges est à la place André Malraux.

- Hénin-Beaumont : samedi 4 septembre 2010, rassemblement devant l’Hôtel de Ville d’Hénin-Beaumont à 16h30. Manifestation dans les rues du centre de la ville. Retour devant l’Hôtel de Ville pour rassemblement militant et festif qui fera alterner des prises de parole et des chansons républicaines.

- Le Havre : vendredi 3 septembre, manifestation devant la sous préfecture du Havre + départ en car pour aller manifester à Paris le 4 septembre.

- Lille : vendredi 3 septembre, rassemblement sur le Parvis des droits de l’Homme, à 18h00.

- Limoges : samedi 4 septembre, place de la République, à 14h00.- Lyon : samedi 4 septembre, place des Terreaux, à 14h00.

- Lorient : samedi 4 septembre, place Aristide Briand, à 11h00.

- Lyon : samedi 4 septembre, place Gabriel Péri, à 14h00.

- Mantes-la-Jolie : samedi 4 septembre, devant le palais de Justice, à 11h00.

- Marseille : samedi 4 septembre, rassemblement unitaire sur le Vieux Port, à 14h30.

- Montpellier : samedi 4 septembre, place de la Comédie, à 10h00.

- Metz : samedi 4 septembre, rassemblement place de la République, côté rue Winston Churchill, à 14h30.

- Mont-de-Marsan : samedi 4 septembre, place Saint Roch, à 11h00.

- Mulhouse : samedi 4 septembre, place de la Réunion, à 14h00.

- Nancy : samedi 4 septembre, manifestation place Stanislas, devant la préfecture, à 14h00.

- Nantes : samedi 4 septembre, place du Commerce, à 15h00.

- Nevers : samedi 4 septembre, place de la Résistance devant la préfecture, à 15h00.

- Nice : samedi 4 septembre, Place Garibaldi, à 14h00.

- Nîmes : samedi 4 septembre, rassemblement devant la médiathèque/Maison carrée, à 14h00.

- Orléans : samedi 4 septembre, place d’Arc, 15h00.

- Paris : samedi 4 septembre, place de la République, à 14h00.

- Pau : samedi 4 septembre, place de l’Hôtel de ville, à 11h00

- Périgueux : samedi 4 septembre, devant l’arbre de la Liberté (poste centrale), à 11h00.

- Poitiers : samedi 4 septembre, devant le palais de Justice, à 14h00.

- Privas : samedi 4 septembre, devant la préfecture, 10h30.

- Reims : samedi 4 septembre, rassemblement devant la fontaine de la Solidarité, place d’Erlon, à 14h00.

- Rennes : samedi 4 septembre, place de la Mairie, à 14h00.

- Roanne : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 10h00.

- Rodez : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 10h00.

- Rouen : samedi 4 septembre, à l’église Saint-Sever, à 14h00 (ou 14h30) (à vérifier).

- Saint-Brieuc : samedi 4 septembre, départ de la manifestation en haut de la rue Saint-Guillaume, près du manège, à 11h00.

- Saint-Denis de La Réunion : samedi 4 septembre, sur la place des droits de l’Homme Champ Fleuri, à 14h00.

- Saint-Nazaire : samedi 4 septembre, esplanade des droits de l’Homme, centre République, à 15h00.

- Saintes : samedi 4 septembre, rassemblement place Bassompierre, à 11h00.

- Salon-de-Provence : samedi 4 septembre, devant l’Hôtel de ville, à 10h00.

- Strasbourg : samedi 4 septembre, place Kleber, à 16h00.

- Toulon : samedi 4 septembre 2010, manifestation place de la Liberté, à 10h00.

- Toulouse : samedi 4 septembre, manifestation esplanade des droits de l’Homme, place du Salin, à 10h30.

- Tourcoing : samedi 4 septembre 2010, rassemblement devant le Parvis de l’Hôtel de Ville de Tourcoing, à 11h00, avec prise de parole des organisations. Le défilé se poursuivra jusqu’au Parvis de l’église Saint-Christophe.

- Tours : samedi 4 septembre, place Jean Jaurès, à 15h00.

- Tulle : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 15h30.

- Ussel : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 15h00.

Total : 62.

En attente d’informations : Aurillac, Mende, Perpignan, Saint-Etienne (place Jean- Jaurès), Niort, la Rochelle/Rochefort, Royan, Aix-en-Provence, Pau, Chaumont, Valence (devant la Tour de l’Europe – quartier Fontbarlettes).

Mise à jour le 26 août 2010.

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Télécharger la liste des manifestations du 4 septembre 2010.

Signer l’Appel citoyen « Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité ! » en ligne !

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Fracture républicaine = appel citoyen

.A l’occasion de l’évènement qu’elle a organisé le 6 février 2010, la Ligue des droits de l’Homme lance un appel citoyen.

Chaque jour un peu plus, nos droits, nos libertés sont attaqués, fragilisés, remis en cause. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace la démocratie.

Face à ces dérives, il y a urgence, urgence à réagir et à construire ensemble. Nous en appelons à un nouveau contrat citoyen.

Rien ne nous condamne à subir l’injustice, à craindre l’avenir, à nous méfier sans cesse davantage les uns des autres. Rien ne nous prédestine à vivre dans une société de surveillance, de discriminations et d’exclusion.

Rien n’oblige à ce que le destin de tous ne soit plus que l’affaire d’un seul, que la politique ne soit plus que mise en scène, que la citoyenneté se réduise à des protestations éphémères.

Nous valons mieux que cela. Avant que le jeu des concurrences et des compétitions subalternes ne risque d’obscurcir la préparation d’échéances décisives, reprenons la parole. Mettons au centre des débats la défense des droits et des libertés, la demande d’égalité et de solidarités durables qui monte du pays. La démocratie est aujourd’hui asphyxiée ? Faisons-lui reprendre souffle et vie.

C’est le sens de notre campagne « Urgence pour les libertés, urgence pour les droits ». Dans des dizaines de réunions publiques, de rencontres avec la population, les militants de la Ligue des droits de l’Homme écoutent et partagent le refus de l’inacceptable et l’espoir d’un vrai changement. Avec les acteurs de la société civile, associations, syndicats, collectifs et réseaux citoyens qui pratiquent le « devoir de résister » et font vivre l’« insurrection des consciences », ils recherchent des alternatives crédibles pour un nouveau « vivre ensemble ».

Ainsi, au fil des échanges, émergent des attentes concrètes et précises. Pour y répondre, nous mettons en débat des propositions porteuses d’un avenir plus humain, plus juste et plus solidaire.

La fin du cumul des mandats, le droit de vote pour les étrangers aux élections locales, la désignation non partisane des membres du Conseil constitutionnel et des Autorités indépendantes.

La suppression de la « rétention de sûreté », des « peines planchers » automatiques et des tribunaux d’exception ; la priorité aux alternatives à la prison et l’interdiction des « sorties sèches » sans accompagnement des fins de peine en milieu ouvert ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police face aux « classes dangereuses » ; la sanction des violences policières et la création d’une vraie police de proximité, au service de la sûreté de tous et du respect des citoyens.

Le refus du fichage généralisé, l’encadrement par la loi des fichiers de police ; la maîtrise des technologies de la surveillance, du fichage et du traçage, la garantie judiciaire de la protection des données personnelles et de la vie privée. La défense de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations : l’interdiction de toute prise en compte de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et l’adoption d’une loi-cadre sur les violences faites aux femmes.

L’abrogation des lois xénophobes, la régularisation des familles des écoliers, des travailleurs, de tous ces sans-papiers qui vivent ici, qui travaillent ici et qui resteront ici parce que personne n’a intérêt à leur expulsion et que c’est avec eux que nous construirons notre avenir.

La défense, la reconstruction et la modernisation des services publics, richesse de tous les territoires ; une politique du logement social porteuse de mixité sociale, de solidarité territoriale et de préservation de l’environnement ; la priorité à l’école publique, qui seule accueille tous les enfants sans discriminations, le rétablissement du statut public de La Poste, la suppression des franchises médicales, l’abrogation du bouclier fiscal et de l’injustice fiscale organisée ; une vraie « sécurité sociale professionnelle » adaptée aux risques d’aujourd’hui et la sécurisation des contrats de travail ; bref, le choix de l’égalité et des solidarités contre la précarité et la mise en concurrence de tous avec tous.

Voilà autant d’« urgences » pour les droits de l’Homme et pour la citoyenneté, voilà les bases possibles d’un véritable changement qui redonnerait de l’oxygène à la démocratie et de l’espoir dans l’avenir.

La Ligue des droits de l’Homme appelle tous les citoyens à se saisir de toutes ces urgences, à les porter et à les mettre en débat. Elle propose à tous ses partenaires, acteurs de la société civile, d’en discuter et, à partir des attentes et des demandes des mouvements de défense des droits, de bâtir un « Pacte pour les droits et pour la citoyenneté ». Car les citoyens ont le droit de savoir ce qu’en pensent les forces politiques et si les candidats qui solliciteront bientôt leurs suffrages entendent faire réellement le choix d’une société de libertés, d’égalité et de solidarités.

Ensemble, nous le pouvons !

Téléchargez l’appel et diffusez le autour de vous !

Auteur de l’article et source : LDH

droit des femmes : heureusement, la loi Veil…

En hommage improbable à cette femme qui fît honneur à la fonction politique, par delà nos clivages partisans…

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Alors que des « esprits » bien mal intentionnés voudraient nous faire croire que l’intégrisme religieux est l’apanage d’une seule religion, voilà que tout ce que la France et les pays voisins comptent d’adhérents aux thèses les plus fondamentalistes de l’église catholique se réunissent aujourd’hui pour célébrer à leur manière le 35 ème anniversaire d’une loi que ces puritains condamnent.


Elle a pourtant marqué en son temps une étape importante de l’émancipation des femmes, et plus largement une indiscutable avancée sociale. Cette loi fait honneur à notre pays, n’en déplaise à ces gens là. Il est d’ailleurs notoire que son auteure, pourtant de droite mais qu’importe, femme avant tout, l’a payée assez cher personnellement… en bute à bien des attaques ignobles de ces collègues masculins, pour seul exemple.

Aujourd’hui donc, à Paris, Une marche pour la vie... dans notre beau pays réputé autrefois « Patrie des droits de l’homme » … Et donc, pas de la Femme ?  Comme si celles-ci, ainsi que les hommes qui soutiennent leur combat (bien qu’il y en ait trop peu…) étaient quant à eux pour la mort… ? Pauvres gens !

Personne ne le conçoit ainsi, et c’est toujours un grand drame que d’avoir à choisir une telle extrémité. Mais préféreraient-ils, ces étouffeurs de liberté, qui pour la plupart sont catholiques sans avoir le courage de s’afficher ainsi, qu’on ressorte les aiguilles à tricoter ?

L’un des sites d’information qui évoque cette manifestation de réactionnaires patentés parle d ‘ « Une démarche unitaire et apolitique »… Quelle ingénuité ! Quand on va sur leur site, on tombe sur ça…. pour seul exemple. On ne peut pas vraiment dire que les associations familiales catholiques soient vraiment de gauche… Et j’en sais quelque chose, de par mon vécu professionnel.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que ces mêmes sont aussi contre la légalisation de l’euthanasie en Europe puisqu’ils affichent également leur Groupe Facebook… Que je vous invite à pourrir, fidèle à mes convictions, à mon esprit militant envers et contre, ainsi qu’à ma pratique irréligieuse et profondément laïque.

Je ne souhaite en effet catégoriquement pas que la religion fasse irruption dans ma vie privée, et vienne de nouveau pratiquer son habituelle violence des consciences… Quand ce n’est pas une violence physique, comme l’ont si misérablement illustré les commandos anti-IVG

Le collectif organisateur de cette marche réunit notamment les associations Étudiants pro-vie, SOS La vie, SOS Touts petits, La trêve de Dieu, Renaissance catholique, Promouvoir, Soignants porteurs d’espérance, Confédération des familles chrétiennes, SOS Maternité, Choisir la vie et Chrétienté Solidarité, le MPF, renaissance catholique… Que du beau monde !

Est-il utile de leur préciser que ce sont dans les pays sous développés que l’interruption volontaire de grossesse est en général interdite ?

Barack Obama l’a pourtant utilement rappelé : « Cette décision non seulement protège la santé des femmes et la liberté de reproduction, mais symbolise un principe plus large : que le gouvernement n’a pas à se mêler des affaires de famille les plus intimes ». Et toc ! Prenez ça dans les dents, les rétrogrades !

Quant à moi, à l’heure où les fermetures de centres d’IVG inquiètent à juste titre, je préfère diffuser des infos pratiques sur le sujet.. Si par malheur vous deviez être concernés par le sujet, rendez-vous ICI.

«  Parce que l’avortement est un droit humain fondamental, nous demandons le maintien des structures existantes et l’ouverture de nouveaux lieux dédiés à l’avortement, pour une véritable égalité d’accès pour toutes par une offre de proximité partout en France. »

Signer la pétition

Et vive la résistance !….. Parce qu’elles le valent bien.

#bananarépublique : faut que ça cesse ! #SVRS !

Oh, putain le con ! Je n’en reviens pas… 2007, ça c’est de l’Intox ! Et de la bonne…

Pour une fois qu’une initiative un peu osée émerge du grand bazar, voilà qu’ils tous à sortir leur bazooka, et à dégommer le pauvre mec qui en est à l’origine, qui n’a rien fait d’autre qu’avoir le courage que d’autres n’ont pas, une simple initiative à laquelle j’avais moi aussi pensé, (probablement pas le seul…), sans avoir le réflexe de le faire savoir, contrairement à lui. C’est bien comme ça, en Sarkofrance, dès qu’il y en a un qui bouge, on lui saute sur le poil et on tire à vue sans sommation, j’en sais quelque chose… La prime est souvent à ceux qui ne font rien, c’est plus facile. Le premier qui se lève, c’est une balle dans la tronche… Lui ou un autre.

Certes, l’organisation laissait à désirer, certes le jeunot pêchait par excès d’enthousiasme et d’ignorance des contraintes administratives, juridiques et autres, mais fallait-il pour autant sabrer une telle émergence de volontés prêtes à en découdre avec ce nain qui nous gouverne et à déjà fait tant de mal, face à qui personne de crédible ne se dresse, alors qu’il est si urgent d’agir ?

N’aurait-il pas mieux valu constituer un collectif en mesure de cadrer l’initiative et de lui donner un objectif plus crédible que si bêtement nominatif ? En un mot comme en 100, inclure (plutôt qu’exclure) le gaillard dans une organisation plus structurée ? Et nous donner les moyens d’agir en toute légalité et prudence, une telle initiative ne se gérant effectivement pas à la légère ? !

Monsieur Dagrouik en a décidé autrement, et considère que tant de bruit pour rien, c’est ridicule et inadéquat. Oui, peut-être, mais il propose quoi, le bougre ? D’éteindre la télé… Ah, oui, Bien sûr. Il fallait y penser. Cela devrait suffire, n’est-ce pas  ! C’est à la mesure de l’enjeu, assurément…

Mais cher ami Dagrouik, un léger détail me turlupine : a-t-on le droit de jouer si négligemment avec 353 968 membres d’un groupe qui probablement fonde tant d’espoirs, d’attentes et de velléités d’en découdre avec un tel ennemi de la démocratie, des droits de l’homme, et de la liberté d’expression ? Des gens qui souffrent de tant subir sans jamais rien pouvoir faire, et qui n’attendent qu’une occasion d’enfin agir ?!!! Des gens qui n’ont pour la plupart probablement  pas notre liberté de ton et d’expression, qui attendent davantage de nous, et envers qui nous avons des devoirs ?

Pour ma part, mon choix est fait et j’invite qui le souhaite à contribuer au succès d’une initiative dont la forme et la date restent à déterminer collectivement sur un mode démocratiquement décidé, tous, ensemble, unanimement convaincus. Et prêts à combattre l’ennemi commun : ces élites qui ont si peu de considération pour l’intérêt collectif, et le peuple qui souffre. Ces gens qui n’ont d’yeux que cupides et auto-centrés…. Alors que nous autres voudrions tant trouver l’outil approprié pour lutter. Et pour enfin peser sur un débat qui nous dépasse par tant de complexité et d’évidente hypocrisie…

Vive la Résistance. Et cette fois, pour de vrai !… Et non Monsieur, nous ne couinons pas : nous voulons AGIR, NE PLUS SUBIR.


Et pour cela, les choses sont simples, rejoignez-nous (toi aussi, le gars ! oui TOI !) ici même, pour un débat qui n’a rien d’une identité nationale, mais d’une urgence fondamentale : celle de la défense de nos valeurs républicaines : Liberté-Egalité-Fraternité. Rien de +. Rien de -. Et picétout.

J’en appelle donc à toutes les bonnes volontés, par delà leurs positionnements, leurs ancrages politiques, associatifs et syndicaux. Pour un monde plus serein, plus humain, et plus juste.

Contact : groupe de sauvegarde des valeurs républicaines et sociales ( SVRS, ici). Toutes les compétences sont les bienvenues et ne seront pas de trop dans l’histoire… qu’il nous reste, ensemble, à inventer.

Lettre au PDG de SFR

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La liberté, c’est simple comme un coup de fil…

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Monsieur le Président directeur général de SFR,


Particulièrement choqué par l’information que je viens de lire sur le site du journal L’expansion, par laquelle j’apprends que votre société « conteste en justice la représentativité de Sud au motif notamment que ce syndicat ne respecterait pas les valeurs républicaines », je tiens à exercer quant à moi ma liberté de consommateur et client de SFR, en vous demandant de bien vouloir supprimer mon abonnement au plus vite.

Je ne saurais en effet cautionner plus longtemps, même par la simple utilisation de mon téléphone portable, de tels agissements qui vont à l’encontre de l’idée que je me fais quant à moi des valeurs républicaines. La liberté syndicale en est une, et à l’heure où certains déplorent le manque d’engagement et de conscience citoyenne, y compris au travail, des français, une telle action me semble attentatoire aux libertés fondamentales de mes contemporains, quelles que soient mes opinions politiques ou syndicales par ailleurs….

Aussi je vous saurais gré de me permettre de ne plus faire partie de vos clients.


Veuillez agréer, Monsieur Frank Esser, l’expression de ma totale incompréhension.


Ps. :  j’invite par ailleurs l’ensemble des abonnés de SFR qui me liront et m’approuveront  à propager ce texte le plus largement autour d’eux, et à ne pas hésiter à le copier et à  l’envoyer eux aussi  à l’adresse suivante : contact@sfr.com.