Qui veut faire taire les antifas ? #BarSaintSauveur

« Pour information et suites à donner… « 

Frédéric Hocquard, adjoint à la vie nocturne et par ailleurs élu (Génération·s) du 20e arrondissement, estime pour sa part que « la fermeture d’un bar, c’est toujours un échec ». Il reconnaît « que dans cet arrondissement, la situation est particulière car il y a une multiplication des fermetures administratives alors qu’ailleurs à Paris cela baisse ou stagne. Il faut trouver une solution ». M. Hocquard s’interroge également : « Je me demande si ce n’est pas aussi parce que le Saint-Sauveur est un point de ralliement de la contestation. » (source)

https://www.leetchi.com/fr/c/rbgmQGal

A participé… 😉 Parce que les lieux alternatifs et festifs accueillant librement la contestation font partie intégrante de la démocratie, n’en déplaise ax macronards.

Soutenons #Rouvikonas contre la guerre faite aux pauvres, en Grèce !

Quand j’ai vu « l’Amour et la Révolution » de Yannis Youlountas, je me souviens à quel point je fus regonflé à bloc par l’action du groupe Rouvikonas, et tout ce qui se pratiquait à  Exárcheia d’enthousiasmant. Enfin un groupe d’action et de combat, conformément à mes vœux,  contre les injustices sociales et les oppressions financières capitalistes prédatrices. Joie ce me fut. Pour mieux comprendre l’émotion qui fut et demeure la mienne, on peut avoir une idée plus précise de l’action de Rouvikonas, mais aussi de la philosophie qui la sous tend, dans cette vidéo, grâce à ces extraits du film de YY :

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Mais aujourd’hui, l’heure est à la mobilisation internationale. Giorgos Kalaïtzidis,  l’  » increvable anarchiste » comme le surnomme YY dans son article, que l’on voit dans cette vidéo, risque la prison, et probablement pour longtemps.

source

L’escroquerie soi-disant gauchiste que fut Tsipras, pour lequel ont vibré tant de nos aficionados mélenchonistes naguère, devenue depuis une marionnette des marchés soi-disant libres et non faussés (sauf au profit des rapaces qui sont en train de dépecer la Grèce) ne supporte plus la moindre opposition. Ses commanditaires, les financiers et les industriels, ces capitalistes prédateurs carnassiers dont Rouvikonas contrarie l’enrichissement éhonté, lui réclament des comptes, et demandent au pouvoir d’embastiller ce moderne Robin des bois là. Et Tsipras s’exécute, en marionnette servile…

L’emprisonnement effectif de Giorgos et Nikos est prévu pour les jours qui vont suivre le 14 juin, c’est-à-dire trois semaines avant les élections législatives : du pain béni pour Tsipras.

Explications par YY :

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Une fois de plus, un médiocre petit calcul électoral pour satisfaire de médiocres petites affaires de pouvoir. Bref. Pour les pusillanimes, qui crieraient au loup et qu’il n’y aurait pas de fumée sans feu, les détails de l’histoire, qui leur démontreront factuellement qu’il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat ni rien de si condamnable qui nécessite à ce point la prison. Autrement dit, de futurs prisonniers politiques. Explications :

Dans le détail, Giorgos a été formellement identifié à la suite de l’attaque du parlement le 21 mai dernier (quelques bouteilles de peinture sur la façade de ce bâtiment qui n’a rien d’extraordinaire). Il s’agissait d’une action, parmi d’autres, en solidarité avec Koufontinas, alors en grève de la faim. Sur place, un autre membre de ROUVIKONAS prénommé Nikos, a été arrêté. Tous deux sont poursuivis non pour un délit, mais cette fois pour un crime. En exhumant une vieille loi sur la protection des monuments historiques de grande valeur – loi quasiment jamais utilisée et qui était plus destinée à l’Acropole ou à Delphes – le pouvoir a trouvé le moyen de piéger nos camarades qui faisaient jusqu’ici toujours attention à ne pas franchir cette frontière juridique en matière de qualification. Résultat : Giorgos et Nikos risquent 10 ans de prison fermes et se voient demander un dépôt de garantie gigantesque de 30 000 euros chacun (60 000 euros en tout) à régler avant le 14 juin.

Et c’est là où nous pouvons entrer en jeu, très concrètement, ami.e.s lecteurs/trices, par solidarité avec notre camarade, pour celleux qui peuvent… La suite vous appartient :

Pour participer, c’est ICI.

(moi, c’est fait.

#10Déc : 1ère journée mondiale de résistance antifasciste et anticapitaliste (poke #Rouvikonas)

index.jpgUn appel sans frontières vient d’être publié sur Indymedia Athènes, lancé par Rouvikonas et des compagnons de luttes de plusieurs régions du monde : Grèce, Mexique, Espagne, France, Argentine, Algérie, Italie, Belgique, Canada, Allemagne… Vous trouverez ci-dessous le texte de cet appel en plusieurs langues. N’hésitez pas à le partager largement.

https://athens.indymedia.org/post/1592897

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POUR UNE JOURNÉE DE RÉSISTANCE SIMULTANÉE,
SANS FRONTIÈRES, LE 10 DÉCEMBRE 2018
contre le durcissement du capitalisme
et de la société autoritaire

Partout dans le monde, au prétexte de la dette des États, le pouvoir ne cesse d’accroitre les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres et de détruire la planète.

Partout dans le monde, ce recul de nos droits et ce saccage de la vie s’accompagnent d’une amplification de la surveillance et de la répression contre tous ceux qui s’y opposent.

Partout dans le monde, le pouvoir tente de diviser pour mieux régner en détournant la colère sur le dos des migrants qu’il fait passer pour les principaux responsables du malheur des opprimés.

Partout dans le monde, le fascisme ne cesse de monter, stade ultime du capitalisme, paroxysme de la société autoritaire, prêt à éliminer ses opposants et tous ceux qui lui déplaisent.

Partout dans le monde, le pouvoir se prétend légitime au prétexte, d’une part, de lois qu’il écrit lui-même pour conserver et renforcer sa position, et, d’autre part, d’élections périodiques qui n’ont rien de démocratiques puisqu’elles sont le produit de la fabrique de l’opinion par les médias de masse qui appartiennent à la classe dominante.

Partout dans le monde, le pouvoir usurpe sa position et nous vole nos vies.

À la différence des classes opprimées du 19ème siècle, au temps où elles commencèrent à s’organiser au niveau international et à se révolter, nous sommes aujourd’hui face à deux problèmes nouveaux qui s’ajoutent aux précédents : la course contre la montre technologique face à un pouvoir qui ne cesse de se renforcer grâce à de nouveaux moyens de surveillance et de répression, ce qui rappelle les œuvres prophétiques de Orwell et de Huxley, et la course contre la montre écologique face à un capitalisme qui, en plus de nous exploiter, arrive maintenant à un stade où la destruction de la Terre sera bientôt irréversible.

Nous ne pouvons donc plus attendre. Nous ne pouvons plus nous contenter de lutter chacun de notre côté, chacun à l’intérieur de nos frontières, chacun dans le cadre de nos luttes spécifiques sur toutes sortes de sujets, chacun avec nos différentes façons de penser et d’agir.

Il devient urgent de faire converger nos résistances, un jour par mois, à compter du 10 décembre 2018 et, par la suite, tous les 10 de chaque mois, en même temps, partout dans le monde, parallèlement à nos luttes locales quotidiennes.

Nous proposons un jour par mois d’actions simultanées contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire. Un jour par mois pour rappeler partout que cette lutte est globale. Un jour par mois pour évoquer l’urgence de nous mobiliser partout et d’en finir avec le pouvoir et l’exploitation. Un jour par mois pour entrer dans un compte à rebours, reprendre confiance en nous, devenir plus nombreux, et préparer ensemble la fin de la société autoritaire et du capitalisme.

Le 10 de chaque mois est le premier jour à deux chiffres, comme un changement d’ère, d’époque, de maturité. Car nous devons sortir de la préhistoire politique et économique de l’humanité avant qu’il ne soit trop tard.

Parmi nous, pas de chef, pas de responsable, pas de direction syndicale, pas de bureau d’un parti, pas d’homme providentiel, pas de d’avant-garde éclairée : nous proposons uniquement et simplement un jour de convergence globale par mois, mais nous ne voulons en rien diriger ni coordonner quoi que ce soit. Juste donner une impulsion de départ, avec ce texte et les actes qui vont s’ensuivre.

Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l’entend là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose d’important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le souhaitent.

À chacun d’imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir, éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.

À chacun de traduire dans d’autres langues ce message et de le propager, sur Internet et jusque sur les murs des villes, pour que chaque 10 du mois, nous soyons toujours plus nombreux et plus déterminés.

Personne ne nous libérera que nous-mêmes : c’est à nous de prendre au plus tôt nos vies en mains.

Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.

Des anarchistes, libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes et anti-autoritaires de plusieurs régions du monde (Grèce, Mexique, Espagne, France, Argentine, Algérie, Italie, Belgique, Canada, Allemagne…)

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FOR A DAY OF SIMULTANEOUS RESISTANCE,
WITHOUT BORDERS, DECEMBER 10 2018,
AGAINST THE HARDENING OF CAPITALISM
AND AUTHORITARIAN SOCIETY

Everywhere in the world, on the pretext of the debt of states, power continues to increase the inequalities between the richest and the poorest and destroy the planet.

Everywhere in the world, this decline in our rights and the destruction of life is accompanied by an amplification of surveillance and repression against all those who oppose it.

Everywhere in the world, power is trying to divide and rule by diverting the anger at the migrants it passes for the main culprits of the misfortune of the oppressed.

Everywhere in the world, fascism continues to rise, the ultimate stage of capitalism, the paroxysm of the authoritarian society, ready to eliminate its opponents and all those who displease.

Everywhere in the world, power claims to be legitimate on the pretext, on the one hand, of laws it writes itself so as to maintain and strengthen its position and, on the other hand, of periodical elections that are not democratic because they are the product of the factory of opinion by the mass media that belong to the ruling class.

Everywhere in the world, power is usurping its position and stealing our lives.

Unlike the oppressed classes of the 19th century, when they began to organize at the international level and to revolt, we are now facing two new problems in addition to the previous ones: the race against the clock in the face of a power that continues to grow through new means of monitoring and repression, which is reminiscent of the prophetic works of Orwell and Huxley, and the ecological race against the clock against a capitalism that, in addition to our exploitation, now arrives at a stage where the destruction of the Earth will soon be irreversible.

As such we can not wait anymore. We can no longer be content to fight each on his side, each within his borders, each within the framework of his struggles specific on all kinds of topics, each with his different ways of thinking and acting.

It becomes urgent to converge our resistance, one day per month, from 10 December 2018 and, thereafter, every 10th of every month, at the same time, all over the world, parallel to our daily local struggles.

We propose one day a month simultaneous actions against the hardening of the capitalism and authoritarian society. One day a month to remind everyone that this fight is global. One day a month to evoke the urgency to mobilize everywhere and to end power and exploitation. One day a month to start a countdown, to regain confidence in ourselves, become more numerous, and prepare together the end of authoritarian society and capitalism.

The 10th of every month is the first two-digit day, like a change of era, time, maturity. Because we must leave the political and economic prehistory of humanity before it’s too late.

Among us, no boss, no manager, no union management, no office of a party, no providential man, no enlightened leader: we propose only and simply a day of global convergence a month but we do not want to direct or coordinate anything. Just give a starting impulse, with this text and the acts that will ensue.

We do not propose either a procedure to follow, a way of doing things, a precise framework to our actions that day: to each to fight as he sees fit, where he is and to target this which seems important to him. Going out to the street the same day, all over the world, is already something important, if only to speak and prepare for the next occupying places, lands, factories, and more, much more, if some wish.

Everyone, imagine how to resist that day and let us know, possibly with photos or videos, through our free and self-managed media around the world, like indymedias, for example.

Everyone, translate this message into other languages and propagate it, on the Internet and even on the walls of cities, so that every 10 of the month, we are always much more and more determined.

Nobody will release us but ourselves: it is up to us to take our lives into our own hands as soon as possible.

Power is not to be conquered, it is to be destroyed.

Anarchists, libertarians, anarcho-syndicalists, autonomous and anti-authoritarian several regions of the world (Greece, France, Argentina, Spain, Algeria, Italy, Mexico, Belgium, Canada, Germany …)

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ΓΙΑ ΜΙΑ ΣΥΛΛΟΓΙΚΗ ΗΜΕΡΑ ΑΝΤΙΣΤΑΣΗΣ
ΔΙΧΩΣ ΣΥΝΟΡΑ, 10 ΔΕΚΕΜΒΡΙΟΥ 2018,
ΕΝΑΝΤΙΑ ΣΤΗΝ ΑΥΤΑΡΧΙΚΟΠΟΙΗΣΗ ΤΟΥ ΚΑΠΙΤΑΛΙΣΜΟΥ
ΚΑΙ ΤΗΝ ΑΠΟΛΥΤΑΡΧΙΚΗ ΚΟΙΝΩΝΙΑ

Σε όλο τον κόσμο η εξουσία, με πρόσχημα το χρέος των κρατών, οξύνει το ταξικό χάσμα ανάμεσα σε πλούσιους και φτωχούς και καταστρέφει τον πλανήτη.

Σε όλο τον κόσμο τα δικαιώματά μας και οι ζωές μας λεηλατούνται, ταυτόχρονα με την όξυνση του κρατικού ελέγχου και επιτήρησης των πάντων, και την καταστολή εναντίον όλων όσων αντιστέκονται.

Σε όλο τον κόσμο η εξουσία διαιρεί και βασιλεύει, στρέφοντας την κοινωνική οργή προς τις πλάτες των μεταναστών, τους οποίους παρουσιάζει ως τους υπαίτιους των δεινών των καταπιεσμένων.

Σε όλο τον κόσμο, ο φασισμός συνεχίζει να δυναμώνει. Είναι το τελικό στάδιο του καπιταλισμού, ο παροξυσμός της απολυταρχικής κοινωνίας. Και είναι έτοιμος να εξολοθρεύσει τους αντιπάλους του και εκείνους που τον δυσαρεστούν.

Σε όλο τον κόσμο, η εξουσία υπερασπίζεται τη νομιμότητά της με το πρόσχημα, αφενός των νόμων που γράφει η ίδια για την ενίσχυση και τη διαιώνισή της και, αφετέρου, των εκλογών, οι οποίες όμως δεν είναι δημοκρατικές, αφού αποτελούν το προϊόν της μιντιακής διαμόρφωσης της κοινής γνώμης.

Και τα media ανήκουν στην κυρίαρχη τάξη.

Σε όλο τον κόσμο, η εξουσία επιβάλει την θέση της και κλέβει τις ζωές μας.

Σε αντίθεση με τις καταπιεζόμενες τάξεις του 19ου αιώνα, αναφορικά με τον καιρό που αυτές άρχιζαν να οργανώνονται σε διεθνές επίπεδο και να εξεγείρονται, στη σημερινή εποχή αντιμετωπίζουμε δύο νέα προβλήματα εκτός από τα προηγούμενα: Από τη μία, είναι ο αγώνας εναντίον μιας εξουσίας που συνεχώς εξελίσσεται με νέα μέσα παρακολούθησης και καταστολής, μια τεχνολογική καταστολή η οποία θυμίζει τα προφητικά έργα των Orwell και Huxley. Και από την άλλη, είναι η πάλη ενάντια στη καπιταλιστική λεηλασία της φύσης, τις οποίας οι συνέπειες φαντάζουν μη αναστρέψιμες.

Δεν μπορούμε, λοιπόν, να κάνουμε άλλο υπομονή. Δεν μπορούμε πλέον να δίνουμε μεμονωμένους αγώνες, ο καθένας μέσα στα σύνορά του, για διαφορετικά θέματα και με απομονωμένες απόψεις και μορφές δράσης.

Είναι επιτακτική ανάγκη να ενώσουμε τους αγώνες μας, μία ημέρα κάθε μήνα, από τις 10 Δεκεμβρίου του 2018 και, στη συνέχεια, κάθε 10 του μήνα, την ίδια στιγμή, σε όλο το κόσμο, παράλληλα με τους καθημερινούς μας τοπικούς αγώνες.

Προτείνουμε μία μέρα το μήνα ταυτόχρονες δράσεις ενάντια στην αυταρχικοποίηση του Καπιταλισμού και της κοινωνίας. Μια μέρα το μήνα, για να θυμόμαστε όλοι ότι αυτός ο αγώνας είναι διεθνής. Μία μέρα το μήνα για να πυροδοτήσουμε παντού κινητοποιήσεις και να τελειώνουμε με την εξουσία και την εκμετάλλευση. Μια μέρα το μήνα για να ξεκινήσει η αντίστροφη μέτρηση, να ανακτήσουμε την πίστη στις δυνάμεις μας, να γίνουμε πιο πολλοί και να προετοιμάσουμε από κοινού το τέλος της αυταρχικής κοινωνίας και του καπιταλισμού.

Η 10η μέρα κάθε μήνα είναι η πρώτη διψήφια ημέρα, όπως μια αλλαγή εποχής, αιώνα, ωριμότητας. Πρέπει να τελειώνουμε με την πολιτική και οικονομική προϊστορία της ανθρωπότητας πριν να είναι πολύ αργά.

Ανάμεσά μας, δεν υπάρχει κανένα αφεντικό, κανένας διευθυντής, καμία διοίκηση συνδικάτων, κανένα γραφείο κόμματος, κανένας « θεόσταλτος », κανένας πεφωτισμένος αρχηγός: προτείνουμε μόνο μια μέρα παγκόσμιας συνδιαμόρφωσης μηνιαίως, αλλά δεν θέλουμε να κατευθύνουμε ή να διευθύνουμε το οτιδήποτε. Θέλουμε μόνο να ανάψουμε την σπίθα, με αυτό το κείμενο και τις πράξεις που θα ακολουθήσουν.

Ούτε και προτείνουμε να ακολουθηθεί μια συγκεκριμένη διαδικασία, ένα ακριβές πλαίσιο με προαποφασισμένα χαρακτηριστικά για τις δράσεις μας εκείνη την ημέρα: Ο κάθενας ας επιλέξει να δράσει σύμφωνα με την κρίση του και να στοχεύσει εκεί που είναι σημαντικό για αυτόν. Κατεβαίνοντας στον δρόμο την ίδια μέρα, σε όλο τον κόσμο, είναι από μόνο του μια σημαντικά μεγάλη στιγμή, έστω κι αν απλώς συζητηθεί και προπαρασκευαστεί η συνέχεια των κινητοποιήσεων, με καταλήψεις γης, πλατειών, εργοστασίων, και πολλά, πάρα πολλά άλλα, αν κάποιοι το επιθυμούν.

Εκείνη την ημέρα, ο καθένας ας αναλογιστεί τους τρόπους δράσης του και στη συνέχεια να τις γνωστοποιήσει, ενδεχομένως με φωτογραφίες ή βίντεο, μέσα από τα ελεύθερα και αυτοδιαχειριζόμενα μέσα μας σε όλο τον κόσμο, όπως π.χ. το indymedia.

Ας μεταφραστεί αυτό το μήνυμα σε άλλες γλώσσες και ας διαδοθεί στο Διαδίκτυο, και ακόμη και στους τοίχους των πόλεων, έτσι ώστε κάθε 10 του μήνα, να είμαστε πάντα ακόμα πιο πολλοί και πιο αποφασισμένοι.

Κανείς δεν θα μας απελευθερώσει, εμείς θα κερδίσουμε την ελευθερία μας: εμείς θα πάρουμε τη ζωή μας στα χέρια μας το συντομότερο δυνατό.

Η εξουσία δεν πρέπει να κατακτηθεί, πρέπει να καταστραφεί.

Αναρχικοί, ελευθεριακοί, αναρχοσυνδικαλιστές, αυτόνομοι και αντιεξουσιαστές σε διάφορες περιοχές του κόσμου (Ελλάδα, Γαλλία, Αργεντινή, Ισπανία, Αλγερία, Ιταλία, Μεξικό, Βέλγιο, Καναδάς, Γερμανία …)

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PARA UN DíA DE RESISTENCIA SIMULTANÍA,
SIN FRONTERAS, EL 10 DE DICIEMBRE DEL 2018,
PARAR CONTRARESAR EL DEL CAPITALISMO
Y DE LA SOCIEDAD AUTORITARIA

En todas partes del mundo, uzando el pretexto de la deuda de los Estados, el poder sigue acentuando las inequidades entre los más ricos y los más pobres y destruyendo el planeta.

En todas partes del mundo, la disminución de nuestros derechos y el saqueo de la vida se acompañan de una amplificación de la vigilancia y de la represión en contra de quienes se oponen.

En todas las partes del mundo, el poder intenta dividir para ganar, desviando la cólera sobre los migrantes, haciendo creer que son los principales responsables de los males de los oprimidos.

En todas partes del mundo, el fascismo sigue creciendo, último estado del capitalismo, paroxismo de la sociedad autoritaria, listos a eliminar quienes se oponen.

En todas partes del mundo, el poder se presenta como legítimo con el pretexto, por un lado, de leyes que el mismo Estado escribe para reforzar su posición, por otro lado de la elecciónes periódicas cuales no son democráticas: son el resultado de la manipulación de la opinión por los medios de comunicación masivos, que pertenecen a una clase social dominante.

En todas partes del mundo, el poder a usurpado la posición que ocupa y nos roba nuestras vidas.

De otra manera que las clases oprimidas del siglo XIX, del tiempo donde empezaron a organizarsen a nivel mundial y a subevarsen, nosotros estamos hoy en frente de dos nuevos problemas a demás de los que hya existían: carrera contra reloj frente a las nuevas tecnologías y a un poder que no deja de crecer con el apoyo de nuevas técnicas de vigilancia y de represión, lo que nos acuerda las obras proféticas de Orwell y de Huxley, y la carrera contra reloj ecológica frente de un capitalismo cual, a demás de explotarnos, llega ahora a un punto donde la destrucción del planeta será pronto irreversible.

Ya no podemos esperar más. Ya no podemos contentarnos de luchar cada uno de nuestro lado, cada uno de su lado de la frontera, cada uno luchando de manera particular frente a problemáticas diferentes, cada uno con nuestras diferentes maneras de pensar y de actuar.

Es urgente de reunir nuestra resistencia, un día por mes, desde el 10 de diciembre de 2018, y luego, el 10 cada mes, al mismo tiempo, en todas partes del mundo, y paralelamente a nuestras luchas locales del cotidiano.

Proponemos un día por mes de acciónes simultáneas en contra del fortalecimiento del capitalismo y de la sociedad autoritaria. Un día por mes para acordarse en todas partes que está lucha es global. Un día por mes para recordar la urgencia con cual tenemos que movilizarnos en todas partes y de acabar con el poder y la explotación. Un día por mes para tener más confianza en nuestras capacidades, para que seamos más y prepararnos juntos al final de la sociedad autoritaria y del capitalismo.

El 10 de cada mes, es el primer día que se compone de dos cifras, como un cambió , de época, de madurez. Porque tenemos que salir de la prehistoria política y económica de la humanidad antes que sea demasiado tarde.

Entre nosotros no hay jefe, responsable, director sindical, no hay un hombre providencial, un comité de partido, una anguardia ilustrada, solo proponemos un día de convergencia global por mes, pero no queremos dirigir, ni cordinar cualquier cosa. Solo queremos dar un impulso para empezar, con este texto, y las acciones que seguirán.

Tampoco proponemos un camino que hay que seguir, un modo de actuar, límites a nuestras acciones de ese día: cada uno lucha a su manera, donde quiera y contra lo que le parece importante. Aunque solo fuera para manifestar un mismo día en todas partes del mundo, ya es muy importante, aunque solo sea para hablar y preparar lo que sigue, ocupando lugares, tierras, fábricas, y aún más, mucho más, si algunos lo quieren.

A cada uno le toca pensar a su manera de hacer resistencia, y de hacerlo saber, que sea con photos, vidéos o nuestros medios de comunicación libres y autogestionados, haciendo presencia en el mundo entero.

A cada uno le toca traducir en otras lenguas este mensaje y compartirlo haciendolo conocer por internet y hasta en los muros de las ciudades, para que el 10 de cada mes seamos siempre más numerosos y determinados.

Nadie nos liberará de nosotros mismos: nos toca tomar rápidamente la vida en nuestras manos.

El poder no es para conquistarlo, es para destruirlo.

De los anarquistas, litarios, anarco-sindicalistas, autónomos y anti-fascistas de varias regiones del mundo ( Grecia, Francia, Argentina, España, Argelia, Italia, México, Bélgica, Canadá, Alemania …)

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FÜR EINEN TAG GLEICHZEITIGEN WIDERSTANDS,
OHNE GRENZEN, AM 10. DEZEMBER 2018,
GEGEN DAS ERSTARKEN DES KAPITALISMUS
UND EINER AUTORITÄREN GESELLSCHAFT

Überall in der Welt nimmt, aufgrund von Staatsverschulden und ungleichen Machtverhältnissen, die Schere zwischen Arm und Reich stetig zu und zerstört den Planeten.

Überall in der Welt sind die Abnahme unserer Rechte und die Zerstörung unseres Lebens von einer permanenten Überwachung und Unterdrückung gegen jene begleitet, die dem widersprechen.

Überall in der Welt versucht Macht zu spalten und durch das Propagieren von Wut auf Migranten einen Schuldigen in ihnen für das Unglück der Unterdrückten aufzuzeigen.

Überall in der Welt wachsen Faschismus und Kapitalismus auf ein höchstes Maß an und sind bereit, im Rahmen einer autoritären Gesellschaft alle die, die widersprechen zu eliminieren.

Überall in der Welt gibt Macht einerseits vor, vor dem Hintergrund der Gesetze die sie selbst geschrieben hat, um sich selbst zu stärken, legitim zu sein und andererseits gründet sie sich auf regelmäßig wiederkehrende Wahlen, die nicht demokratisch sind, da die das Produkt der Massenmedien wiederspiegeln, die zu der herrschenden Klasse gehören.

Überall in der Welt nutzt Macht ihre Position aus, um unsere Leben zu stehlen.

Anders als die unterdrückten Klassen des 19. Jahrhunderts, die ihre Kritik auf einem internationalen Level organisiert haben, stehen wir zwei weiteren neuen Problemen gegenüber: Das Wettrennen gegen die Zeit während die Macht kontinuierlich wächst und sich dabei neuer Mittel der Überwachung und Unterdrückung, die Erinnerungen an die prophetischen Werke von Orwell und Huxley hervorrufen, bedient und der ökologische Wettkampf gegen die Zeit gegen einen Kapitalismus der, neben der Ausbeutung nun in einem Stadium angekommen ist, wo die Zerstörung der Erde nicht mehr unumkehrbar sein wird.

Daher können wir nicht länger warten. Wir können nicht länger damit zufrieden sein, dass jede/r innerhalb seiner/ihrer Möglichkeiten, seiner/ihrer Grenzen kämpft und dabei vor dem Hintergrund individuellen Handelns und Gedanken auf spezifische Hürden stößt.

Es erscheint uns daher als notwendig, dass sich der weltweite Widerstand neben den alltäglichen Erfordernissen beginnend mit dem 10. Dezember diesen Jahres fortlaufend immer am 10. eines Monats vereint.

An diesem Tag im Monat sollen jene Aktionen, die sich gegen die Verhärtung des Kapitalismus und der autoritären Gesellschaft stark machen zeitgleich stattfinden. An diesem einen Tag im Monat möchten wir alle daran erinnern, dass dieser Kampf ein globaler ist. An diesem einen Tag im Monat erinnern wir an die Dringlichkeit überall wirksam zu werden, um der Macht und der Ausbeutung Einhalt zu gebieten. An diesem einen Tag im Monat beginnen wir einen Countdown, um Selbstvertrauen in uns selbst und Unterstützung anderer zu gewinnen, um gemeinsam das Ende des Kapitalismus und autoritärer Gesellschaften vorzubereiten.

Der 10. eines Monats ist der erste zweistellige Tag im Monat, wie ein Wandel einer Ära, ein Wandel von Zeit und ein Wandel von Reife. Wir müssen diese politische und wirtschaftliche Geschichte der Menschheit hinter uns lassen, bevor es zu spät ist.

Unter uns gibt es einen Chef, keinen Manager, keine Verbindungen oder Vereinigungen, keine Parteizugehörigkeit, keinen Führer: Wir wollen lediglich einen Tag im Monat einzuführen, der zu einer globalen Annäherung führen kann – koordinieren wollen wir ihn nicht. Dieser Text dient daher als Startimpuls für die Handlungen, die folgen können.

Wir geben keine Struktur, keine Prozedur oder Handlungsweisen vor für diesen Tag: Jede/r soll so kämpfen, wie es für sie oder ihn möglich ist und für die Ziele, die ihm oder ihr relevant erscheinen. Am selben Tag auf die Straße gehen auf der ganzen Welt ist bereits ein enormes Zeichen. Auch wenn es nur der Absprache oder der Vernetzung dient.

Jede/r hat seine oder ihre eigene Vorstellung, wie man an dem Tag den Widerstand zum Ausdruck bringen kann. Lasst es uns wissen mit Fotos, Videos oder über eigens organisierte Medien wie indymedia.

Übersetzt diese Nachricht in andere Sprachen, um sie zu verbreiten. Im Internet, auf der Straße, oder über Mund-zu-Mund Propaganda, damit wir am 10. eines Monats immer mehr und bestimmter werden.

Es liegt an uns, unser Leben selbst in die Hand zu nehmen – und das so schnell wie möglich.

Macht muss nicht erobert werden, Macht muss zerstört werden.

Anarchisten, Anarchosyndikalisten, Libertären, Autonomen und Antiautoritarien aus dem ganzen Welt (Griechenland, Frankreich, Argentinien, Spanien, Algerien, Italien, Mexico, Belgien, Canada, Deutschland …)

https://athens.indymedia.org/post/1592897

Plus j’observe Mélenchon et #LFI, plus j’aime l’ #anarchisme

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Le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais. (John Emerich Edward Dalberg-Acton)

Plus le temps passe, et plus je me dirige vers un positionnement anarchiste, pur et dur. Ni Dieu, ni Maître, ni gourou.  Aucune domination d’aucune sorte : raciste, sexiste, économique, institutionnelle ou religieuse. J’ai d’ailleurs découvert depuis peu  que Corcuff, dont j’apprécie (en partie, sur certains points) le travail,  avait fait pareil il y a cinq ans, après un parcours aussi sinueux que le mien. Malgré des étapes différentes, mon antifascisme et la déconstruction qu’il présuppose m’ont donc amené au même endroit… ). Ce qui est en train de se passer en ce moment de si grave à mon sens chez les soi-disant insoumis, qui se révèlent pour une part non négligeable tellement évidemment et visiblement soumis au comportement si tyrannique de leur maître à tous, ne fait que me conforter dans mon orientation politique récente (mais dont des fondements étaient déjà bien présents depuis longtemps en moi, bien qu’à l’état de germes). Je ne discuterai pas des fondements juridiques de l’affaire, qui m’échappent, mais dont je connais les origines, comme je l’expliquais déjà ici, et dont je m’étonne que les militants du mouvement de Mélenchon foncent à tête baissée dedans sans réfléchir, emportés par leur seule émotion… Je veux plutôt parler de l’image désastreuse que cela peut donner pour toute la gauche, à laquelle je me sens encore appartenir, à l’extérieur, pour le quidam.

Un tel déchaînement de violence est-il acceptable, alors qu’on est de surcroit soi-même dans son tort, par la confusion des sphères publiques et privées, des donneurs d’ordre et des prestataires des dépenses de communication visées par cette enquête  ? Menacer des journalistes, y compris nominativement. Inciter à les harceler, à « les pourrir« . Les insulter. Les agresser verbalement, violemment. Crier au complot. Dénoncer chez les autres ce que l’on fait soi-même, et reprendre les mêmes accusations pour couvrir des faits qu’on vilipendait quand ils en concernaient  d’autres, voilà qui n’est ni cohérent, ni utile, ni souhaitable.

Et quand j’observe au quotidien l’action de ses séides sur les réseaux sociaux, je suis à la fois stupéfait et conforté dans mon idée. Leur comportement devient odieux, méchant, agressif, violent, injuste, rejetant tout et n’importe quoi dans un délire de persécution tel qu’il est devenu impossible de discuter avec elles/eux sans se retrouver sommé de choisir son camp, qui est forcément celui de l’ennemi. Nous ferions le jeu de Macron ou de l’extrême-droite, pour sûr. Ben tiens…

Sauf que. Ya comme un défaut dans la boite à fusibles : je suis hors jeu électoral, et je me fous de vos stratégies politiques de supermarché idéologique. Et quand je vois comment cela vous rend, c’est comme pour l’effet des religions : je préfère choisir de ne croire en aucune de vos idoles.  Elles vous rendent vraiment -très) con/ne/s. Votre comportement devient vraiment grotesque. J’ai un peu honte pour vous, en fait.

Et ôtez vous de mon soleil.

 

#1968 : @ffichons notre subversion

Le 30 décembre 2017, j’écrivais ça :

2018-1968 =.. (tremblez, bourgeois !)

Désolé de vous faire faux bon, mais je serai absent de ce blog pendant quelques jours, pour cause de réveillon en Alsace chez des amis. Je vous souhaite donc dès à présent le meilleur  pour l’année qui s’annonce. Je vous la souhaite, en plus des traditionnels vœux de bonheur et de bonne santé… révolutionnaire ! … Continuer de lire

Or, hier soir, au hasard de mes pérégrinations internétiques quotidiennes (dont l’usure habituelle me guette), j’ai découvert cette collection particulièrement intéressante et rafraîchissante de la BNF, comme en écho… Une lumière dans ma nuit :

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C’est ici. De quoi enrichir encore vos archives militantes, si ce n’est déjà fait. Une sélection personnelle :

 

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A l’heure du macronisme triomphant, celle sur le parlementarisme fantôme est d’une surprenante actualité…

Et vous, vos préférées ?

(La lutte continue…

Changement de vitrine #antifa

Capture.PNGChangement de vitrine, changement de décor… Mais le boutiquier reste le même. Ce blog a connu plusieurs appellations, depuis sa création, en novembre 2008, avec ce premier texte maladroit… mais qui disait déjà tout de mes préoccupations, à l’aube d’un monde nouveau : sarkozyste. Pas très réjouissant pour nos libertés fondamentales… D’où ma volonté de sortir de l’ombre, de m’exprimer au grand jour, de m’opposer à l’ordre établi comme il va : mal…

… Ce blog s’est donc nommé tour à tour, au fil de mes considérations personnelles, politiques et militantes, et de mes différents engagements pendant ces 9 dernières années (un bail pour un blogueur, belle longévité, bravo gédécé oui, je m’auto-congratule). , « humeurs de gauche« , les échos de la gauchosphère« , puis dernièrement  » journal contre la peste brune« .

 

Ce titre m’est enfermant. Il est parfois source de  confusion, pour des gens qui n’auraient pas cette culture de ce que furent « les années sombres de notre histoire », et de ce à quoi cela renvoie (les chemises brunes des SA, voir ici).

Aussi ai-je décidé d’en changer, pour l’antépénultième fois, ceci afin de coller au plus près à son contenu. L’occasion d’évoquer d’autres sujets que ceux de la lutte contre les racismes et l’extrême droite, qui me tiennent à cœur en temps que militant antifasciste autonome, impliquant l’ensemble des thèmes de nos luttes, conformément à la définition très personnelle de l’antifascisme que je me suis modelée ici.

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(je m’aperçois que j’ai oublié la place déterminante des religions, en termes de responsabilité fondamentale dans nos oppressions, dominations et exclusions,  dans ce tableau de nos combats).

 je pourrais ajouter à cette liste de nos luttes, formant ensemble cohérent ( bien que parfois antagoniste dans les faits), en termes d’éthique personnelle, l’un de mes derniers chevaux de bataille, injustement ignoré, mais qui me tient tout autant à cœur que mes autres vieux compagnons de route que sont la lutte contre le racisme et les autres discriminations : la grossophobie.

No pasaran.

Face au #PIR, jusqu’à l’e-monde ? Vive le débat #racialisme

Et soudain, face au PIR, au détour d’une page, perdu dans l’Internet, j’aperçois de la lumière…

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Comme cela fait du bien, de se sentir moins seul, et de voir aussi clairement exprimé ce qui était quelques secondes auparavant si confus, inconscient, enfoui… Pouvoir s’appuyer sur ce que l’on avait tant de mal autrefois à définir, ce malaise devant l’insoutenable. Car se dire et se ressentir si profondément antiraciste, presqu’ antifasciste à un poil de cheveu près (encore tant de travail de déconstruction sur moi…  jusqu’à mon dernier souffle, probablement),  et se voir taxé si violemment, et à plusieurs reprises, de raciste, de « racisé » (cette expression horrible que je rejette absolument), de colonisateur, de dominant, jusqu’à se voir interdire de penser et même de s’intéresser à l’antiracisme parce que l’on est blanc (« pourquoi cet antiracisme obsessionnel ? », comme me l’a renvoyé Assbague, cette « penseuse » « antiraciste » en mal de reconnaissance financière pour élus de droite, voilà qui a fini de me navrer. Le PIR est derrière moi. Plus aucun compte à rendre aux porteurs qui parlent comme des livres de cette non-pensée faussement intellectualisante et si désespérément desséchante qu’elle en nie l’humain derrière le concept,  creux de surcroît. Car oui, le chat noir, que je sois émeutier ou pas, oui les autres révolutionnaires réunis autour de ce texte de débat si intéressant auquel je souhaite participer à ma manière, seul dans mon petit coin du haut de ma tour d’ivoire (rires…. ceux qui savent comprendront), cette remise à plat de concepts jamais questionnés est urgente et terriblement nécessaire.

Mais quant à moi,  j’ai déjà choisi mon camp, très clairement, et cela notamment depuis que j’ai pris connaissance de ce texte en effet immonde. Cet anti-racisme re-racialisant n’est pas le mien : il pue le vomi qu’il prétend combattre, et cela est en effet d’autant plus désolant qu’il se propage comme cela est souligné dans ce texte,  dans les endroits les plus gauchistes et libertaires comme un virus contre lequel il n’existe pas, seul dans son coin, de réel antidote. Mais vous avez eu au moins le mérite d’en isoler le principe actif : observons là ensemble, et débattons, vous avez raison. J’attends.

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Le S.O. de la #CGT de #Nancy dérape encore

Après le dernier épisode assez surprenant de violence gratuite de la part de ce Service d’Odre (SO) aux méthodes si particulières, laissez moi vous conter à présent une autre anecdote pour le moins révoltante. Et je ne suis pas le seul à le penser, vous auriez du être à mes côtés hier pour le voir, et le croire….. Pendant la manifestation d’hier, où nous étions particulièrement nombreux, sur le trajet, la queue de manifestation a choisi de couper court dans une rue perpendiculaire pour rejoindre une rue parallèle dans laquelle le cortège allait passer, afin de gagner du temps, comme cela arrive fréquemment à cet endroit précis,. C’est habituel, une tradition presque.  Quelle ne fut pas notre surprise, contrairement à d’ordinaire, de nous voir à plus d’une centaine nassés dans cette ruelle exiguë, comme des rats pris au piège. Mais bon, venant de la police, quoi de moins surprenant. On sait que partout en France, les forces de l’ordre emploient des méthodes qui ne font pas franchement dans l’apaisement des tensions… Voir les provoquent, pour discréditer une mobilisation qui gène le pouvoir… Mais voir le SO de la CGT venir soutenir les quelques policiers qui commençaient à craquer sous la pression du nombre, voilà qui est inédit. Voir en outre l’un de ces gros bras de la CGT exprimer sa haine  à des opposants comme lui à la loi travail, voilà qui n’est guère valorisant pour ce syndicat…

Il faut dire qu’en face, une bonne section de la CNT restait soudée et exprimait fermement son opposition à ce genre de méthodes de collabos. Les masques tombent… Heureusement, des militants de la CGT et de Solidaires au front un peu moins bas que ces gens là sont venus nous rejoindre, avec les félicitations du jury. La solidarité entre travailleurs, ce ne sont pas que des mots et des slogans, ça se prouve aussi et surtout dans ces occasions là.

«On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit !» #presidentielle2017

je viens  de prendre connaissance, un peu tardivement je l’avoue, par le biais d’une réponse qui l’est beaucoup moins, d’un texte véritablement  intéressant comte tenu d’un contexte politique particulièrement affligeant (dont tout le monde voit bien à quel point il est anti-démocratique et anti-social), de Julien Coupat et Eric Hazan, dans Libé.

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Inutile de présenter le premier, auteur présumé du comité invisible qui a rédigé l’Insurrection qui vient (et « ultra-gauchiste » patenté du groupe « anarcho-libertaire » de Tarnac), dont il est utile de rappeler qu’il est toujours mis en examen depuis tout ce temps malgré l’absence totale de preuves. L’acharnement politico-judiciaire est à mon sens manifeste. Le second est un peu moins connu du grand public peu politisé et/ou peu lecteur. C’est un écrivain et éditeur français, fondateur des éditions La Fabrique, au parcours  pour le moins atypique avec lequel je vous invite à vous familiariser sur sa fiche wiki. J’ai sélectionné pour vous quelques extraits de ce texte qui me semblent significatifs :

[…] ils veulent encore croire à la politique. Ils n’ont pas eu vent de la nouvelle pourtant retentissante : toute cette politique est morte. Comme sont morts les mots dans lesquels se dit la chose publique – la France, la Nation, la République, etc. Comme est morte la pompe institutionnelle dont s’entoure le vide gouvernemental. La politique a poussé son dernier râle l’été dernier là où elle était née, il y a plus de 2000 ans, en Grèce ; Aléxis Tsípras fut son fossoyeur. Sur sa tombe sont gravés ces mots prononcés en guise d’oraison funèbre par le ministre allemand de l’Economie, Wolfgang Schäuble : «On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit.» Voilà. Tout est dit. Et sobrement.

[…]Qui écoute encore les journalistes, en dehors des jours d’attentat ? Qui a cure de l’opinion des «intellectuels» ? Qui se soucie, de nos jours, des déclarations des ministres ? Imaginez qu’un Premier ministre ait cette phrase orwellienne : «L’état d’urgence, c’est l’Etat de droit». Si quelqu’un prêtait encore attention à ses propos, on en plaisanterait encore au bistrot. Mais, tout le monde s’en fiche. Le vote FN et l’abstention de masse sont des  symptômes d’un système électoral rendu au point de rupture. […]

Nous en sommes là, en effet. Et je ne suis pas du tout certain que l’initiative dite #JLM2017 change grand chose à ce système ici précisément et judicieusement dénoncé, puisqu’elle emprunte au système dont elle prétend se démarquer le même chemin creux, qui ne mène nulle part, si ce n’est à la désillusion, et à l’échec. Certes, cela permettra à d’authentiques militants comme je le fus pour le même la fierté de travailler ensemble, de construire ensemble et de lutter ensemble dans un espoir commun.  j’ai connu cela, ce plaisir nécessaire, irremplaçable, de militer par delà les clivages partisans, aux côtés de militants d’origines politiques et sociales diverses, au sein du FDG. C’est un bon point, particulièrement positif, dans ma mémoire. Rien que pour cela, je ne dis pas que l’initiative de Mélenchon est inutile, loin de là. Mais comme Coupat et Hazan, je me dis que les chaînons essentiels de ce système vide de sens à part pour quelques uns qui  y ont des intérêts personnels  ne se laissera pas si facilement dépouiller. Et en tous cas, pas par les urnes, j’en ai acquis la certitude. Il nous faudra nous unir dans un élan bien plus efficace, et radical, pour l’emporter. Quelle en sera la forme ? je ne le sais pas encore. J’y réfléchis. Mais certainement pas en empruntant des chemins qui ont fait la preuve de leur impuissance à améliorer le sort de ceux qui ne sont pas au dessus de la pyramide. Or, ce ne sont pas eux qui font et défont les lois. Ni sous la droite, ni sous la gauche, ni au centre.

Ce n’était donc pas de la littérature… N’en déplaise aux jeteurs de sorts ! #ParisAttacks #FluctuatNecMergitur

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source et suite

Belle devise parisienne que voilà, qui aujourd’hui prend tout son sens. Mais aujourd’hui, compte-tenu des événements, ce n’est pas seulement celle de notre capitale, mais devrait être celle de tout un pays. Et je me mets à rêver de résistance au quotidien, à chacun(e) selon ses moyens, avec le hashtag dédié #FNM pour signe de reconnaissance, comme ce post partagé sur tweeter :

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Bien sûr, que je partage… Cet esprit n’est pas isolé. Partout en France, il avance, et ces assassins maudits à tout jamais qui ont cru implanter durablement la terreur récoltent l’inverse de l’effet escompté : partout en France, et même au delà, les soutiens affluent, les liens se renforcent, la solidarité fait son œuvre, malgré la peur que personne ne nie sauf les fous et les inconscients. Les vraies valeurs, celles du cœur et de l’esprit se retrouvent et nous submergent au travers de l’amitié sincère et solide, même si l’on n’oublie pas le visage de nos morts.   Cela me reconnecte d’ailleurs avec cette discussion d’hier avec une amie récente mais chère qui se reconnaîtra si elle me lit… ¹ . Face à tant de barbarie, nous avons conclu un pacte : resserrer les liens, nous tenir au courant plus souvent, nous promettre de nous protéger mutuellement, nous et les nôtres, chacun selon ses moyens et selon ce qu’il/elle est, contre la connerie humaine, où qu’elle soit, d’où qu’elle vienne… de l’intérieur comme de l’extérieur.  Libertaires tous deux, et conchiant les natios, nous avons tous deux choqué immensément ce genre d’adeptes grotesques et sans cervelle qui beuglent à l’identité nationale et au regroupement contre l’ennemi héréditaire (les cons….) que serait exclusivement le musulman… alors qu’ils ne font jamais rien pour changer le monde, sinon cracher leur venin mortel et leur haleine fétide envers tous ceux qui ne partagent pas leurs idées pourries, aussi moyenâgeuses que celles qu’ils prétendent combattre. Des imbéciles à présent mis en minorité malgré le discours zemmourien à la mode, qui se montrent d’autant plus furieux que leur vieille ficelle ne fonctionne plus, qu’une majorité de français se ressoudent au travers des liens d’amitié et de solidarité, se foutant pas mal des croyances, des politicailleries ou de la religion, ou son absence (fier d’être athée !)… N’est-ce pas cela, l’esprit français ? Bien mauvais patriotes de pacotille que voilà, pour reprendre leurs « propres » éléments de langage ridicules…

CaptureOui, on sait, inutile de vous exciter, les grotesques : nous sommes des collabos. Nous collaborons en effet, ensemble, sans distinction de race ou de religion à construire un monde meilleur où la haine n’a pas sa place. Et nous avons donc tous deux  conclu, cette amie et moi, vils collabos que sommes, par delà nos fragilités respectives mais néanmoins complémentaires,  que c’était mieux ainsi, que cela permettait de faire le tri illico presto et sans effort inutile  dans nos relations mutuelles, que ce soit sur le net ou dans la vie quotidienne. Méthode efficace qui permet de discerner au final  ceux et celles sur qui ont peut compter pour de vrai, et les autres, qui s ‘excluent d’eux mêmes par leurs paroles arrogantes et discriminantes. Marre des tchatcheurs, des beaux  parleurs, des poseurs, qui pullulent sur les réseaux sociaux mais qu’on ne retrouvent que bien peu IRL à participer au monde comme il va, c’est à dire plutôt mal, qu’il s’agit pourtant de faire évoluer et de construire. Quand on se retrouve devant des fanatiques armés, de quelque bord qu’ils soient, le temps n’est plus aux discours, mais aux actes. Et dans ce cas de figure, une porte qui s’ouvre même discrètement est toujours plus efficace qu’un appel à l’unité nationale et au recours à cette foutue Marseillaise et à ses oriflammes datés… Car non, fluctuât Nec Mergitur, c’était pas de la littérature. N’en déplaise aux jeteurs de sorts.

¹ Car non, au risque de décevoir mes contradicteurs si amusants de naïveté, je n’assomme pas mes amis persos en les attachant sur une chaise dans un local fermé à clé pour les obliger à lire mon blog, sous la contrainte. Chacun(e) fait ce qu’il veut….