il est sympa, le candidat (« libéral ») du #RN à la mairie de Paris… (poke @sergefederbusch) #fachosphere

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Interloqué par le fait que le parti d’extrême-droite des Le Pen renonce à présenter un.e candidat.e à la mairie de Paris au profit de quelqu’un qu’on nous présente comme « libéral », je suis allé voir qui c’était, n’en ayant jamais entendu parler…

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source : le Figaro, à qui je ne ferai pas l’honneur d’un lien, vu les plumes bien vomitives qui y sévissent…

Pourtant, dès la première googlisation, on est vite fixé…

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je comprends mieux. Rien que ça me suffirait déjà pour situer exactement le niveau de dégueulasserie de l’individu dont il s’agit. Quelqu’un qui ne répugne pas à donner une interview à un site aussi ordurier et raciste, islamophobe, antisémite et homophobe  que Riposte laïque, qui ne répugne jamais aux menaces à peines voilées et au cyber-harcèlement de ses opposant(e)s, voilà qui pose sa raclure d’extrême-droite, quel que soit l’habillage libéral qu’on veut bien lui donner…  pour tromper qui ?

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source : riposte laïque, 22 août 2011

Pas étonné que le FN/RN le trouve tellement compatible… au point de lui donner leur blanc seing,  avec des idées aussi pourries. Comme quoi le libéralisme se marie fort bien avec le fascisme, contrairement à ce que sa racine étymologique pourrait laisser à (faussement) penser.

Mais je n’ai pas voulu en rester là. Dans le catalogue de son humanisme avéré, on peut trouver des choses telles que…

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source : figaro Vox du

ou sur son compte twitter, quand on voit où il s’informe

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… et qui exactement il soutient :

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Mais en cherchant un peu (ma non tropo), on trouve aussi une interview sur la chaîne d’extrême-droite TVL, la même qui n’hésite pas à dérouler le tapis rouge au nazi Ayoub, entre autres joyeusetés. Et, ironie du sort,  j’ai retrouvé sa trace là parce que le site du nazi Soral en faisait la promo, rien que ça…  :

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… en effet, j’en ai l’illustration ici  :

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… mais aussi, cerise confite moisie sur le gâteau à la merde raciste, cette photo où on le surprend à l’occasion d’un grand raout islamophobe ) Béziers aux côtés de l’idéologue du grand remplacement dont les idées complotistes aussi délirantes que hautement toxiques ont inspiré le terroriste d’extrême-droite de Christchurch, Renaud Camus :

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source

Je crois qu’il ne me sera pas nécessaire d’aller plus loin… j’ai bien peur de trouver encore plus d’ordures sous le tapis. J’en ai ma dose pour aujourd’hui.

Il faut dire que derrière Wallerand de St Just, empêché de postuler pour les raisons que l’on sait (encore un coup des juges rouges 😉  ), le RN n’avait pas tellement le choix… En voilà un en tous cas que l’épidémie de peste brune actuelle ne risque pas d’émouvoir outre mesure, tant son odorat est déjà salement atteint…

Faites passer.

L’antifascisme pour les nul.le.s

Je vous préviens d’emblée, j’ai rarement vu un tel ramassis de conneries nous concernant. C’est pourquoi je tenais absolument à vous voir partager le document qui suit, qui m’a laissé sur le cul, tant c’est absurde, et tellement déconnecté de nos réalités sociologiques, politiques, et de nos valeurs antifascistes les plus communes. J’ai fait partie d’une section antifasciste avant de devenir autonome par choix personnel, et j’en connais donc bien les composantes.  Nos appartenances politiques se situent généralement dans le champ de la gauche anticapitaliste.   Et bien que je ne puisse extrapoler à partir de cette expérience locale sur la composition d ‘autres sections, qui ont chacune leur identité propre, j’ai trouvé ce texte proprement délirant. Il circule actuellement dans les milieux libéraux purs et durs, qui placent le culte de l’argent et la réussite économique et sociale au dessus de toute autre considération. Et comme nous sommes fondamentalement non seulement antiracistes, angle de perception par lequel nous sommes en général le plus connu par le commun des mortels, mais aussi anticapitalistes, nous sommes donc forcément destinés à nous affronter, au moins sur le terrain des idées, particulièrement antagonistes,  et pour cause… Le fait que des libéraux aussi radicaux s’emploient à désigner comme adversaires aussi caricaturaux les antifas plutôt que les nazillons en dit long sur une proximité d’intérêts que j’ai déjà autrefois dénoncée. Ainsi, Macron est tellement compatible avec l’extrême droite…

Je me suis déjà affronté via les réseaux sociaux, avec le genre d’individus totalement amoraux dont il s’agit, nourri d’un mépris social hallucinant, et ne dédaignant aucune occasion de cracher sur les gauchistes, les assistés, les Rsaïstes dont ils parlent volontiers comme s’ils avaient le Sida (c’est dire le niveau de conscience morale…), les chômeurs qui le veulent bien, les syndicalistes forcément archaïques, et autres empêcheurs de gagner le maximum de pognon sans entraves… Ces gens dont un certain pilote d’avion personnel,  Vice-Président de Danone Waters, François-Xavier Lacroix, fut l’une des têtes de proue sur twitter… Je les ai nommés les #ZE, parce qu’ils avaient prix l’habitude d’ajouter ze machin chose à leur pseudo sur ce réseau aussi asocial là (voir ici pour les détails de l’histoire, autour de Denis Robert). Leur libéralisme carnassier est leur marque de fabrique, tout comme leur grossièreté, leur cynisme, et leur pauvrophobie. Ils ne répugnent jamais pour une large partie qui ne s’en cache même pas ni au racisme, ni à l’homophobie, et leur culte de la loi du plus fort les incline volontiers au virilisme à deux balles, ce qui permet de les confondre en cela avec une autre catégorie de bas du front que je combats, les suprémacistes autour de Merkado. Même imbécilité caricaturale. Et donc, pour en venir au fait, voilà ce que ces gens produisent… Et si je ne sais pas dans le détail ce que les antifas sont, je sais toutefois ce qu’ils ne sont pas : ça :

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La totalité du texte, ci-dessous en annexe, serait selon cet individu, d’un certain Drieu Godefridi, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Qu’importe. Il est d’autant plus instructif qu’il se veut catégorique. Il est pourtant tellement déconnecté de nos réalités au quotidien que je n’ai pas résisté à l’envie de le proposer à la lecture attentives d’autres camarades antifas. Histoire de les faire mourir de rire…. Des clichés, des approximations, des lieux communs ridicules qui nous décrivent comme des ogres mangeurs d’enfants et tabasseurs de colleurs d’affiches du FN, ou hordes de black bloqueurs fondant sur des vieilles dames pour leur piquer leur sac, j’en ai déjà vus des tonnes. Mais ça, jamais. Merci les libéraux pur sucre. J’ai jamais autant ri de ma vie devant pareille déconnexion des réalités sociales, et sociétales…

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@ericbrunet kiffe #FDesouche… et #Finkielkraut

« Agressez un libéral et derrière lui, c’est un fasciste qui saigne »…

Vous saurez maintenant que Brunet n’est pas qu’un vulgaire militant ultra-libéral, anti-gauchiste (très) primaire comme tous ceux de sa caste,  qui écrase la terre entière de son arrogance et de son mépris social, comme c’est la mode en Macronie. C’est aussi un sale raciste qui partage du FDesouche :

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On notera au passage que c’est qui plus est sur un sujet qui fleure bon son purin raciste à deux balles :

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Comme il y aurait à en dire, point point, sur ce texte nourri de préjugés bourgeois, petits blancs et racistes, qui une fois de plus (comme ça les arrange…) mettent la haine antisémite sur le compte des seuls musulmans…  Se dédouanant ainsi à bon compte de cet antisémitisme qui vient de leurs « propres » rangs : celui des bons français de souche…. Celle des cancrelats, pour sûr.

Mais concentrons nous sur ce qui m’importe ici :

  1. voir Finkelcrote, ce vieux réac atrabilaire si hautement toxique pour notre bien vivre ensemble ¹,  propager comme d’habitude de la merde raciste et complotiste,  sous la forme de la théorie fumeuse, puante, et invérifiable rationnellement du grand remplacement
  2. se voir tant apprécié par un animateur télé qui a pignon sur rue, surfant  sur la vague de la médiocrité médiacratique ambiante à la sauce BFNTV…

Franchement, on ne pouvait pas mieux faire pour se discréditer, en matière d’intelligence. Déjà, le libéralisme, cette religion si discutable, ça vous posait son idiot de service…. Mais là, le racisme assumé en plus, je suis sans voix.

¹ je vis dans l’un de ces quartiers, je suis blanc, et je n’ai pas fui : j’y suis bien, parmi cette foule multicolore, sur le marché, le dimanche matin, que du bonheur : « étrangers, protégez nous des français ! »… et de Finkielkraut, comme de Brunet.

 

un patron #Carrefour propose d’envoyer tous les syndicalistes dans des chambres à gaz #antifa

Voilà qui traduit assez bien l’ambiance d’une époque… délétère, en plein délire anti-syndical propre à l’univers extrême libéral de la start-up nation, avec un Président qui a si bien montré le triste exemple..à ne pas suivre  :

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« Tous les syndicalistes dans les chambres à gaz d’ Hitler », voilà l’un des commentaires posté par l’auteur de la page lui-même.  » (source)

No comments. Affligeant. Que la justice fasse son travail (les bras m’en tombent…).

le #FN du côté des patrons #LoiTravailXXL

index2Les journalistes couchés à la solde des intérêts dominants qui ont si souvent martelé le refrain d’un FN qui, en matière économique, emprunterait soi-disant  ses idées à la gauche non fauxcialiste en seront cette fois ci pour leurs frais. Cela ne résistera en effet pas longtemps à l’analyse si l’on en juge par le positionnement si exactement libéral du FN, qui dément la légende d’un parti des pauvres et des ouvriers. Leur acceptation si béate des ordonnances Macron, de la destruction du code du travail et des derniers garde-fous protégeant les travailleurs des patrons voyous en est le signe le plus manifeste. Certes, dans le parti d’extrême droite, les voix sont dissonantes, mais plusieurs ténors se sont exprimés dans le sens d’un soutien à cette loi inique, comme le dénonce si clairement cet article, sur lequel je tenais à attirer votre attention. Il démontre en effet à quel point le Fn est dans une forme de duplicité avec les intérêts défendus par ce gouvernement, dont on sait si bien qu’ils ne sont  pas les nôtres.

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Mon antifascisme

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(je me suis permis d’agrandir mon badge sur twitter, certains n’ayant visiblement pas les yeux en face des trous et  particulièrement durs de la comprenette… Ya écrit quoi là dessus ? Et vous voudriez qu’on vote pour Macron ? M’enfin ? )

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L’abstention, « trahison de l’antifascisme » ?

3 mai 2017

Une connaissance a fait circuler sur les réseaux sociaux un texte simple, clair et direct pour répondre à celles et ceux qui tentent de faire de l’abstention une trahison de l’antifascisme. C’est juste du bon sens, diront peut-être certainEs, mais par les temps qui courent, on pense que ça va mieux en le disant !

A en croire ce qu’on lit dans les médias dominants, y compris « de gauche », ne pas appeler à voter Macron serait une trahison de l’antifascisme. Comment expliquer alors qu’aucune organisation antifasciste n’appelle à voter Macron ? C’est quand même étrange : les gens qui luttent contre le FN depuis des années, sur tous les plans, de manière infiniment plus conséquente que les éditorialistes donneurs de leçons, n’appellent pas à voter Macron. Bizarre ? Non, pas bizarre. Ce que prouvent ces attaques à l’emporte-pièce contre les abstentionnistes, c’est que leurs auteurs ne connaissent rien et ne comprennent rien à l’antifascisme.

L’antifascisme, ce n’est pas construire des fronts électoraux, en tout cas pas avec n’importe qui. Aucun bulletin de vote n’a jamais empêché et n’empêchera jamais l’extrême droite de continuer à contaminer la société. Au contraire, ce sont les politiciens que ces bulletins de vote légitiment qui sont les meilleurs agents de l’extrême droite. Depuis 30 ans, les partis de gouvernement récupèrent les idées du FN et mettent en œuvre des politiques sécuritaires et racistes. Il ne saurait y avoir de front antifasciste avec ces partis, pas pour ceux qui mènent concrètement la lutte antifa et se font réprimer toute l’année.

Vous voulez vous engager dans la lutte antifasciste et lutter contre le Front national et ses idées ? Ce n’est pas par un bulletin Macron que vous le ferez. Allez plutôt voir La Horde, les collectifs Action Antifasciste ou le Mili. Ca veut pas dire que l’inverse est vrai et qu’il faudrait s’abstenir, d’ailleurs ce n’est pas à ça que ces groupes ou que le mouvement « Ni patrie ni patron » appellent. Mais dire que l’abstention serait une trahison de l’antifascisme, c’est un mensonge grossier, relevant de l’ignorance ou de la manipulation. Ce qui est une trahison de l’antifascisme, par contre, c’est de rendre les abstentionnistes responsables de la montée du FN. pour mieux dissimuler les responsabilités de l’extrême droite, de ses réseaux, et des partis, médias et patrons qui se servent d’elle.

Alors que celles et ceux qui veulent voter Macron le fassent. Mais ne laissons pas croire que le faire ou y appeler donne un brevet d’antifascisme.

source

Vous me voyez ravi de lire ce texte, et de le partager. je ne me sens pas seul à crier ma révolte devant ce monde si  hypocrite. Les textes démontrant à quel point le beau front républicain est une grotesque mascarade ne cessent d’éclore un peu partout, quand bien même la presse aux ordres essaie d’étouffer cette voix discordante là.  Voir une telle unanimité dans une  presse qui prétend « faire barrage contre le FN » alors que les mêmes nous crachaient à la figure leurs unes dégueulasses, voilà qui ne manque pas de piquant. S’ils peuvent faire taire ceux qui ont beaucoup à perdre, ils ne peuvent pas grand chose contre ceux qui n’ont déjà plus rien. Nous ne saurions être les instruments complaisants d’un système qui nous broie.  Et nous n’avons pas à choisir quelle main nous frappera : nous la mordrons l’une et l’autre.

Mais écrivant cela, voilà que j’éprouve le besoin, pour que les moins au fait de la chose comprennent  mieux,  de définir mon antifascisme personnel, tel que je le conçois, faisant face et même attendant les critiques, qui elles seules font avancer comme ce  fut autrefois le cas grâce à un  déclic salutaire bien que fort désagréable sur l’instant. C’était l’époque où j’écrivais que j’étais un antifa qui n’aimait pas les antifas, en contre-réaction.  Pourtant, parfois, sans secousse, on n’avance pas.  La suite m’a démontré que j’avais encore du chemin à faire, en effet, et tout un monde de représentations personnelles à déconstruire, de liens à creuser, des causes à étudier. Militant alternatif et anti-raciste depuis longtemps, engagé dans de nombreuses luttes sociales et environnementales, j’ai tout d’abord été plus présent dans le champ associatif que politique, pour une raison d’efficacité, d’efficience sur le monde réel, en rapport à ma principale préoccupation : les plus fragiles, les pauvres, les précaires, les sans voix. Venant d’un milieu ouvrier, je leur devais bien cela, plutôt que de renier y compris professionnellement mes origines. Puis au moment de l’arrivée au pouvoir de sarko, j’ai senti le vent tourner, et la politique, si je ne m’occupais pas d’elle, s’occuper de moi. La suite ne m’a pas démenti : les coupes sombres dans les dépenses sociales ont été sans précédents, foi de travailleur social. C’est alors que j’ai conçu l’idée de ce blog, pour réagir et y consigner l’état de mes réflexions et de mes propres luttes, des empreintes de l’époque en moi, de mon évolution politique. Je me suis tout d’abord engagé au Front de Gauche via le PG, puis Ensemble. Mais mon combat antiraciste m’est devenu plus important, essentiel, rendu plus nécessaire par le contexte, détestable.  Et de l’anti-raciste que j’étais,  j’ai évolué vers l’antifascisme. c5e2bda769712ffbPourquoi ? Parce que lutter contre le racisme, c’est aussi  tenter d’en comprendre les raisons, les vecteurs de transmission, le mécanisme à l’œuvre… Celui d’une domination, de pouvoirs permettant des discriminations, des actions autoritaires, des  attitudes machistes, sexistes, homophobes, virilistes et globalement anti-sociales. Ce système est de même nature et de même fonction que celui qui oppresse jusqu’à l’étouffement les travailleurs.ses, les démuni(e)s, les sans voix qui me sont cher-e)s. Il porte un nom, et un visage, et nous le connaissons tous. Il peut se permettre, parce qu’il a le pouvoir et l’argent, de faire ce qu’il veut, quand il veut, où il veut, tant qu’il a les moyens d’acheter le silence. Pourquoi y a-t-il tant de convergence entre des militants venant de champs si différents ? Ils sont antiracistes, contre les violences faites aux femmes, féministes, anticapitalistes, pour la défense des droits LGBT, défenseurs de la culture pour tous, de l’éducation populaire, de l’art non élitiste, combattent les agresseurs de l’environnement, les violences envers les animaux, et tous convergent vers le refus de l’arbitraire, de l’injustice, d’un autoritarisme, père nourricier de tant de violences et de discriminations qui nous sont devenues intolérables. Son masque est d’argent, l’un des seuls moteurs que semblent avoir trouvé tous ces gens qu’ensemble nous combattons. On les connait bien, ils  sont en train de dicter pour nous la société que nous voulons, avec Macron, cette marionnette des marchés. C’est pourquoi depuis que je suis devenu antifasciste, in progress, je me sens si libre de ma parole, de  mes écrits, et de mes luttes contre nos oppresseurs communs. je me suis débarrassé des attaches qui freinaient mon action, j’ai quitté les partis et les mouvements que je peux à présent dénoncer en ses individus et ses entités respectives, chose à laquelle il m’était plus difficile de m’attaquer en étant à la fois juge et partie. Pour exemples, comment se sentir encore communiste quand tant de ceux qui adhèrent à ce parti ne le sont si visiblement plus dans leurs actes ? Comment se dire encore socialiste en ne l’étant visiblement pas, lorsqu’on est attiré par les forces de l’argent, comme les suiveurs de Macron ? Y défendra-t-on là mieux qu’ailleurs les intérêts des plus humbles, ou plutôt ceux des déjà tant aisés ? Comment lutter contre le racisme, le fascisme,  l’autoritarisme, les violences faites aux femmes, aux pauvres, aux non-blancs, aux LGBT, en étant soi-même à l’intérieur d’une structure qui agresse, opprime et discrimine ? Quel crédit apporter encore  en ce sens à un parti, quel qu’il soit,  qui revendique l’intérêt supérieur de la nation pour faire taire un ou des individus qui réclament justice, que ces autorités là se revendiquent d’un patriotisme ou d’un nationalisme qui sont pour moi d’ un égal crétinisme ? Je ne veux plus être dans l’ambiguïté face à toutes ces questions. J’ai choisi mon camp, choisissez le vôtre. Et arrêtez de m’emmerder avec vos dikats d’où qu’ils viennent. Vous n’êtes pas fondés à me donner la moindre leçon, vous qui nous avez si cyniquement conduit là où nous sommes par compromissions successives, dont mon âge et mon expérience m’ont permis de voir l’œuvre, dans la durée. Le FN ne s’est pas construit en un jour, et n’est pas venu là  rien que pour embêter le chouchou des médias. Nous ne sommes plus des enfants. Faudra trouver autre chose…

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Mon ennemi a un nom, et un visage : @LanxadeT #Medef

A l’heure qu’il est, nombre de journalistes, de politiques et d’analystes se sont vus sommés de se poser la question, au lendemain d’un vote inattendu provoquant une bonne gueule de bois, tant le programme est à la fois ultra-réac sur le plan sociétal et si libéral (ne pas confondre please avec liberté¹) sur le plan économique…  De quoi Fillon est-il le nom ? Pas seulement comme cela est présenté dans les médias depuis quelque temps du milieu catho-réac tradi, mais également de ça :

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J’ai lu attentivement l’article de ces autres échos dont il s’agit, pas vraiment gauchistes. (« les écôts » aurait été plus conforme au contenu, tant ils versent avec servilité leur quote-part au libéralisme prédateur…). On est dans la pensée libérale convenue emplie de clichés jamais interrogés qui ne résistent pourtant pas longtemps à l’investigation sérieuse et objective. Beaucoup ont d’ailleurs déjà relevé sur les réseaux sociaux l’incongruité,   l’absurdité qui consistent à prétendre contester le monopole syndical en étant soi-même porteur d’un syndicat d’entreprises si peu représentatif de leur réalité, n’étant pas toutes aussi libérales prédatrices que celles figurant sous ce sigle pompeux… et ruineux pour leurs propres finances. #jdçjdr  (si : de l’argent souvent mieux investi ailleurs…). J’ajouterais autre chose, en toute humilité : voilà bien un tour de force de rhétorique subtile dont ces gens sont friands, que de prétendre mieux protéger les salariés par une absence de syndicats. Le Monsieur  ose prétendre sans rire en effet  les contourner pour donner plus de pouvoir aux VRAIS représentants des salariés dans chacune des entreprises, prises isolément. Qui ne voit pas qu’arrivant à ce genre de fins tragiques pour la lutte sociale (l’individu bombardé représentant des salariés se retrouverait isolé, privé de toute force, de toute structure éventuellement combattive et avec plus de moyens et de ressources que lui seul face à la meute et à sa direction)  est un idiot. Le rapport de force nous serait alors évidemment défavorable, ou favorable au contraire à la seule classe défendue par ce médéfien là.   Mais inutile d’argumenter, de présenter des démentis, même factuels et bien sourcés sur les pré-jugés contestables servant de sous-structure aux propos de ces  nantis trop sûrs d’eux.  Il s’agit là de pensée magique, catégorielle, sur le registre de l’émotionnel, assortie d’une certaine rouerie et de beaucoup de mauvaise foi, sur lesquels la raison n’a que peu de prise. Il convient avant toute chose pour les intéressés de faire fi de l’intérêt collectif, et de défendre LEURS intérêts, qui ne sont pas les nôtres, et qui les moquent, les contrarient. Des intérêts égoïstes d’une classe qui ne manque de rien, et dénie pourtant à toute autre d’en obtenir la moindre miette, si ce n’est à peiner pour manger, et à réduire encore et encore son train de vie, rognant sur tout quand les mêmes ne se privent de rien, au vu et au su de tous, attisant la colère sociale. Ils ne la voient pas venir. Elle est immense. Et je n’ai nul doute qu’elle se traduira politiquement, dans le meilleur comme dans le pire. Et cette rupture là ne sera pas celle de ce vieux monde représenté par un Fillon. Ceux qui soutiennent ce genre de positionnements attardés  là ne sont pas seulement en retard d’une guerre ( Schröder et Thatcher datent un peu, je crois ;),  qu’ils croient avoir gagnée. Ils sont également totalement inconscients de ce qu’ils sont en train d ‘allumer : une bombe sociétale. Ils veulent donc rallumer la guerre des classes, eux qui prétendent qu’elles n’existent pas ? Donnons -en leur pour leur argent… 😉 et exauçons leurs souhaits.

¹ Cette « liberté » là ne serait alors que celle pour le renard d’entrer dans tous les poulaillers et de manger toutes les poules, sans le moindre garde-fous.

Dîner de cons à la sauce #Macron (donc pour les riches)

macronVoilà une information qui pourrait bien faire la une dans les chaumières pendant ces prochains jours… Surtout parmi les plus modestes d’entre nous qu’une telle indécence ne manquera pas d’indigner. Il ne manquera certainement pas un con dans la tablée pour crier à la jalousie… Pour ma part, certainement pas, mais de tempérance, assurément. Voilà en tous cas qui a permis au NPA de faire de la pub à bon compte pour son stand à la fête de l’Huma !

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C’est moi, ou l’on sent en filigrane une légère pointe d’ironie envers la personnalité politique préférée des vieux droitards… jugée moderne par les mêmes ?  (rires).

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au #PS, il n’est pas interdit d’interdire… de débattre #ManuMilitari

L’expression qui me revient le plus souvent en tête actuellement, quand j’assiste à l’incroyable festival de déni de réalité des personnalités socialistes qui pérorent et tentent de fanfaronner ici et là, c’est « se payer de bons mots« .  Un autre, dans Regards, a analysé mieux que moi cette tentative de torsion de la réalité par le pouvoir des mots. Jamais je n’ai vu pareil étalement d’hypocrisie, au point que je m’en trouve sidéré. Un exemple :

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Il suffit de lire l’ensemble de l’article pour constater avec moi à quel point les actes contredisent les paroles. Au PS, tout débat est devenu impossible si l’on n’adhère pas d’emblée à la ligne Valls-Hollande, libérale autoritaire. Chaque personne qui a tenté de contrecarrer le bel entre-soi et l’exercice d’auto-satisfaction du porte-parolat du gouvernement a été expulsé manu militari de la salle… Et l’on voudrait que je sois confiant dans l’avenir de ce pays, et la vitalité de notre démocratie ? Appeler un chat un chat…

Post-scriptum (surtout, ne plus écrire PS..) : j’apprends par Radex sur twitter qu’un militant déçu du PS, qui n’a pourtant rien d’un casseur ultra-violent mais d’un vieux monsieur déterminé a été violemment plaqué au sol par le SO de Le Foll pour avoir osé brandir pourtant pacifiquement une affichette « Valls démission »… Quand je vous disais que les #gogoFH2017 se radicalisent… La vidéo est ici.

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la loi, c’est la loi. Sauf pour le #Medef (salarié, ferme ta gueule cf. #LoiTravail)

CaptureAprès le gouvernement, le Medef utilise donc à son tour son propre 49.3… Et c’est ainsi qu’Hollande est grand (ou pas). On parle ici de l’autorité de l’Etat ? 

Le compte pénibilité  a été instauré en 2015, afin de faire passer la pilule d’une énième réforme des retraites, cette fois dite « de gauche ».  ça reste à prouver. J’avais déjà évoqué alors la grande hypocrisie qu’il y avait à prétendre ne pas allonger l’âge de départ à la retraite, mais à en augmenter la durée de cotisation. En outre, les critères de pénibilité étaient si restrictifs qu’on se demandait vraiment qui allait pouvoir en bénéficier…

Voilà pourtant, malgré cette légèreté du dispositif de dérogation au régime général, que l’ultra-libéral radical patron du Medef Pierre Gattaz, qui se présente comme un pragmatique alors que ses positions sont si évidemment idéologiques, a  décidé au nom de son syndicat si peu représentatif  de ne pas appliquer les dispositions du compte pénibilité. Ceci écrit, je le comprends, vu la position de force qui est la sienne, il aurait tort de se priver et de ne pas pousser son avantage… Ce gouvernement est si évidemment soumis à ses intérêts plutôt qu’à ceux des salariés, comme le prouve avec tant de constance l’opposition à la loi El Khomri, si rejetée de la plupart des français.. .

Quand on sait et voit le discours particulièrement violent du premier ministre envers les syndicats de salariés et les manifestants contre la loi travail, on attend donc qu’il fasse preuve de la même autorité envers les entreprises qui se rendront coupables de ce délit. Mais vu l’ inféodation  visible de ce si petit premier ministre à des intérêts qui ne sont pas les nôtres, je crois qu’on peut attendre longtemps… Les entreprises hors la loi peuvent dormir sur leurs deux oreilles… contrairement aux opposants à la loi travail, qui risquent quant à eux l’assignation à résidence ou la convocation à des tribunaux d’exception pour les raisons les plus fallacieuses. Quand ce n’est pas à des tabassages en règle…