Ensemble, c’est tout (Et pour nous, cela veut dire beaucoup)

logoCe week-end, un nouveau mouvement est né au sein du Front de Gauche. Qualifié de 3ème pilier par ses initiateurs, il a pour ambition de regrouper dans un même courant politique les adhérents et sympathisants de la FASE, de la Gauche Alternative, des Alternatifs, de la Gauche Unitaire, de Convergence et Alternatives, des animateurs/trices du processus «Tous Ensemble/Trait d’Union» et des collectifs locaux créés en commun.

Son nom ?

«ENSEMBLE !» :

« Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire »

Un site dédié a déjà été créé, dont le sommaire s’avère alléchant :

Esemble

Un texte commun qui sera soumis aux assises nationales positionne déjà très clairement ce courant politique en perspective des prochaines élections municipales

Longue vie à ce courant dont les couleurs emportent ma préférence…

En savoir plus ici 

,,, et là

ou là.

 

#Blogs6_0, le clip qui déchire (la 5ème République…)

Tu es blogueur (euse) socialiste, écologiste à EELV, du Front de Gauche, alternatif ou non encarté ? Tu en as marre des scandales politiques et financiers qui  rythment actuellement nos actualités ? Tu es favorable à l’idée d’écrire ensemble une nouvelle constitution par l’intermédiaire de différentes assemblées citoyennes et populaires regroupées en une Constituante que nous appelons quant à nous de nos vœux, en vue de la mise en œuvre d’une 6ème République  ? Tu veux contribuer toi aussi,  par ce logement de logiciel dépassé qu’est le système politique actuel, grâce à ton blog et tes idées, à l’assainissement et au renforcement de nos institutions démocratiques, grâce au renouvellement du débat public, plus en phase avec les aspirations citoyennes ? Alors…

Rejoins nous

Sur Twitter :  @Blogs6_0 (suivre nos publications :  hashtag #Blogs6_0)
Sur Facebook : https://www.facebook.com/blogs.sixiemerepublique


Ils/Elles y sont déjà :  à gauche pour de vrai –  Anjou rouge et coquelicots –  C’est Quand Qu’on Change ? – Des Pas Perdus Halte à la casse sociale –  Jacques LerichommeL’alternactivisteLa Rénovitude La République écosocialisteL’Art et la manière La robe rouge  Le blog politique de Dédalus –  Le cri du peuple – Les échos de la gauchosphère  – Letang-moderneLortinaMic-mousse Naz Oke Opiam- Pensée librePlume de presserésistance et amourRock’N’Rouge  – Sodome et Gomorrhe Une histoire populaireUn ibère en exil Aux suivant(e)s !!!!

.

les gauchistes se mettent au courant… alternatif

Après le PCF, le Parti de Gauche, la FASE, gauche unitaire, la gauche anticapitaliste, nous sommes heureux de vous annoncer parmi nous un nouveau venu… qui pour moi n’en est pas un… J’en fus, autrefois. Heureux que le temps du rassemblement ait sonné. A gauche, pour de vrai.

.

Aux détracteurs du Front de Gauche, qui persistent à penser contre vents et marées que nous ne serions que quantité négligeable après avoir utilisé à leurs seules fins nos votes (puisqu’ils ont systématiquement refusé tous les amendements et projets de nos élus), il leur sera (ou pas) agréable d’apprendre que notre front s’élargit. En effet, depuis ce week end, notre rassemblement  a l’honneur et le plaisir d’accueillir en son sein les alternatifs. Bienvenue à eux. Et merci aux « témoins du temps présent » de nous le rappeler. Vous pourrez y lire le communiqué des alternatifs dans son intégralité.

Tous ensemble, la gauche est plus forte

.

Limousin, terre de gauche, une unité de la gauche du PS comme il devrait en exister plus souvent partout… et même aux présidentielles.

ça changerait beaucoup de choses. (Les gens y seraient-ils moins cons ?)

.

Limousin : accord pour les législatives 2012 entre Limousin Terre de Gauche [ Front de Gauche (PG-PCF), Les Alternatifs, NPA] – ADS

mercredi 14 décembre 2011

Unité historique ! L’accord entre les formations du front de gauche (parti de gauche, parti communiste français) les alternatifs et le nouveau parti anticapitaliste, fondatrices de Limousin Terre de Gauche dans notre région (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) liées par une charte et des pratiques communes depuis les Régionales de 2010 sera élargi à l’Alternative pour la Démocratie et le Socialisme pour les élections législatives de juin 2012.

« La domination sans partage du capitalisme conduit partout à l’explosion des inégalités, de la précarité, de la pauvreté, au recul de la démocratie, à la catastrophe écologique. A la botte des marchés financiers, les gouvernements européens mènent des politiques d’austérité sans précédent, exigeant des peuples des sacrifices toujours plus grands. En France, bien qu’ils s’en défendent, Sarkozy et l’UMP en sont à leur 3ème plan de rigueur et préparent la fin des 35 heures et de la sécurité sociale. Les élections législatives en 2012 en France, seront l’occasion de dire stop à cet engrenage, de rompre avec les politiques menées par les gouvernements au pouvoir ces dernières décennies.

Toute perspective d’alternance se plaçant sur le terrain de l’accompagnement et de la gestion loyale du système capitaliste, ne peut pas constituer une réponse à la hauteur des enjeux et ne représente donc pas l’alternative que nous entendons construire avec nos formations politiques respectives. Des bases significatives ont été posées à travers les expériences de « Limousin Terre de Gauche ». Tel est aussi le sens de l’engagement d’ADS depuis sa création. Un grand nombre d’électrices et d’électeurs qui ne se recommandent pas tous de telle ou telle des formations partenaires ou alliées ont validé cette démarche.

Nous proposons de rompre avec toute logique d’accompagnement qui est une impasse, en imposant par le vote et les mobilisations, d’autres choix, d’autres institutions et d’autres représentant-e-s.

Depuis 2005 et la bataille « victorieuse » que nous avons menée contre le projet de Traité Constitutionnel Européen, nous nous sommes retrouvés ensemble dans les luttes et les élections. Les formations constituantes de Limousin Terre de Gauche : le Front de Gauche [Parti Communiste Français, Parti de Gauche], le Nouveau Parti Anticapitaliste, les Alternatifs et l’Alternative pour la Démocratie et le Socialisme (ADS), s’engagent à poursuivre cette dynamique de rassemblement pour les élections législatives de 2012, afin de « rendre majoritaire une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes ».

L’objectif est de battre la droite, sa politique et pour cela de changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique. A cet effet, Nos candidats seront porteurs de cette démarche.

Cette élection doit permettre de battre la droite et l’extrême droite dans les urnes. Dans le cas où elles seraient en mesure de se maintenir au deuxième tour, nous nous désisterons si nous ne sommes pas en tête de la gauche.

Nous entendons porter la voix du peuple à l’Assemblée Nationale, où nous siègerons dans le respect de nos convictions et de nos différences. »

Limousin Terre de Gauche [ Front de Gauche (PG-PCF), Les Alternatifs, NPA] – ADS

(source)

.

.

Contre la règle d’or : ils ont signé.

source : cliquez sur l’image

.

Attac, le PCF, l’Union syndicale Solidaires, la fondation Copernic, le Parti de gauche… Une quinzaine de partis et associations ont lancé  sur Mediapart le 28 juillet 2011 un appel contre l’inscription dans la Constitution de l’objectif de l’équilibre budgétaire.
  ———-

puceinvite.jpgL’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

 C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.
 
Le pacte «euro plus» utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires, des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international! Une mesure déjà prise, le «semestre européen», vise à soumettre au Conseil et à la Commission les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.
 
Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle «la règle d’or». Stupide économiquement –que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les banques–, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union européenne.
 
 Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des Etats aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles. 
 
 ATTAC, CGT-Finances, FASE, FILPAC-CGT, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires
.
 
Sur le même sujet, ne pas s’abstenir de lire également cet intéressant billet de Vogelsong, et celui d’Elmone, qui prête à discussion…

Vous aussi, diffusez le Pacte des états généraux du service public

.

Réunis à Orly les 29 et 30 janvier 2011, les associations, syndicats et partis signataires de l’Appel pour des États Généraux du Service Public, les représentants des collectifs locaux ont abouti à la définition du pacte des états généraux du service public (voir ici… et… et encore ). Ce document me semblerait être une bonne base programmatique pour l’ensemble des partis de gauche et démocrates, de nature à créer l’enthousiasme et l’adhésion qui manquent à nos concitoyens pour impulser une dynamique de combat face aux puissances élitistes contre lesquelles  nous sommes de plus en plus nombreux à nous mobiliser,  tous (et toutes). Aussi, merci de le partager, de le faire circuler, de créer du battage médiatique autour de lui par tous les moyens à votre convenance, afin que nos idées se répandent et triomphent, par delà nos positionnements politiques ou syndicaux respectifs. L’essentiel y est : les idées, le programme, le plan d’action, le calendrier. Il n’y a qu’à voir les signataires à la fin….  Même le NPA y est !  C’est pour dire… (Thierry,  m’enfin, je rigooole !)

 

PREAMBULE

En France, en Europe et dans le monde, les crises financières, sociales et écologiques qui se succèdent sont la démonstration des échecs du capitalisme et de la concurrence « libre et non faussée » sacralisée que l’on nous impose depuis des décennies.

Dans cette lutte sans fin au profit d’une minorité, les populations payent le prix fort. Partout, les services publics, les protections sociales sont la cible des agressions les plus violentes, car ils sont un symbole de prééminence de l’intérêt général, de progrès social et de solidarité. Depuis quatre décennies, les inégalités – que le service public contribue normalement à réduire – n’ont fait que croître.

C’est bien une inquiétante régression qui s’installe. Tant sur les plans économiques qu’écologiques, que sur ceux des droits et des libertés fondamentales, surtout pour les populations les plus dominées, marginalisées ou démunies (peuples du « Sud », personnes âgées démunies, femmes, réfugié(e)s et migrant(e)s, travailleurs(euses) précaires…).

Face à cette offensive de grande ampleur, les populations se mobilisent pour ne pas payer la note d’une crise dont elles ne sont pas responsables et pour construire des alternatives. Dans le domaine des politiques publiques de nombreuses luttes sociales ont eu lieu et se poursuivent : la santé, les retraites, l’éducation, la recherche, la Poste, l’énergie, l’eau, la petite enfance, le logement, la culture, les transports, etc.

Si nous voulons éviter la barbarie, la désespérance et le fatalisme, si nous voulons que les résistances et les luttes débouchent, il nous faut opposer et proposer un autre projet de société dont le Service Public est un des éléments moteurs.

A la priorité donnée aujourd’hui à l’accumulation des profits au bénéfice d’une minorité, nous opposons l’exigence de la satisfaction des besoins sociaux du plus grand nombre par une autre répartition des richesses.

Le Service Public est en effet seul capable de répondre à une définition et gestion démocratique des biens communs, et d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de chacun sans discrimination d’aucune sorte, origine, croyances, et opinions philosophiques. L’élaboration et la mise en œuvre de l’intérêt général, la redistribution des richesses qu’il induit, la solidarité qu’il nécessite et mobilise, l’implication populaire qu’il exige, participent de la construction d’une société démocratique et durable, tant pour les humains que pour les ressources de la planète.

Partie prenante des luttes et convaincues qu’à partir d’elles il faut ouvrir un large débat de société sur le Service Public du 21ème siècle une quarantaine de syndicats, d’associations et de partis politiques, s’appuyant sur tous les mouvements sociaux et d’usagers concernés, ont lancé l’Appel pour des États généraux du Service Public.

A l’issue d’une première année de débats, de mobilisations, réunis à Orly les 29 et 30 janvier 2011, ils adoptent le « Pacte du Service Public » suivant.

1. Le service public a pour objectifs la satisfaction des besoins prioritaires des populations, concrétisés par des droits (droits civiques, droits sociaux, droits économiques, droits environnementaux et culturels) et de l’intérêt général, défini démocratiquement par les citoyens et leurs élus, dans une volonté et une recherche de liberté, d’égalité, et de solidarité.

Dégagés des contraintes du marché et du profit, les services publics contribuent à un développement économique participant à la fondation d’un État social, dans une société juste, solidaire, redistributive, garante des libertés publiques, sans discrimination et respectueuse de l’environnement.

Aucune réelle égalité, notamment entre les hommes et les femmes, entre les territoires, n’est possible sans services publics évolutifs, de qualité et de proximité. Dans cette perspective, nous nous engageons à soutenir, par une mobilisation associant tous les acteurs concernés, celles et ceux, qui se battent pour la création de nouveaux services publics, qui résistent ou s’opposent à leur destruction ou à leur affaiblissement.

2. Des services publics de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications, de la Poste, du logement, du crédit, de l’emploi sont à reconstruire.

Il faut stopper le démantèlement des services publics de la petite enfance, l’Éducation, la Recherche, la justice et la santé et au contraire les développer et les améliorer.

Il faut refonder un service public de l’information et de la culture, soustrait à l’emprise des pouvoirs politique et économique et garant d’un pluralisme politique et d’une diversité culturelle effectifs.

Il faut également de nouveaux services publics, définis avec les personnes concernées, pour faire face aux défis liés à la révolution de l’information, à l’émergence d’une société de la connaissance, aux exigences écologiques sans précédent, et aussi à l’allongement de la durée de vie et au vieillissement, aux mouvements migratoires.

3. Tous les dispositifs de protection sociale doivent relever d’une logique publique dans leur évaluation, leur financement et leur gestion.

4. Pour chaque service public, il convient de regarder quel est le niveau territorial le plus pertinent pour sa mise en œuvre par et pour les populations, notamment pour assurer le lien avec les citoyens, mais aussi pour s’assurer que ce niveau permette une réelle égalité sur tout le territoire et garantisse la mise en œuvre de l’intérêt général et la défense de la planète. Quel que soit le niveau territorial dont ils relèvent, les Services Publics doivent permettre à tous, un plein accès aux services rendus, dans le respect des principes qui sont les leurs : égalité, continuité territoriale, capacité d’évolution dans la qualité du service rendu, solidarité. À ces principes qui fondent l’identité des S.P. il faut ajouter la laïcité, la proximité, la transparence de la gestion et son contrôle par les élu(e)s, les usager(e)s et les personnels.

5. Nous refusons tout dispositif qui fasse perdre à la puissance publique le plein contrôle du service rendu, de sa tarification, des investissements à consentir, ainsi que des conditions de travail et d’emploi des agents et de la place effective pour les usagers dans la définition et l’évaluation du service.

6. Les services publics, les politiques publiques doivent permettre une répartition des richesses qui garantit l’effectivité des droits. Le financement de services publics n’est pas une charge, c’est un investissement qui manifeste une confiance dans l’avenir et assure une redistribution des richesses.

Cela passe notamment par une fiscalité (nationale et locale) juste, fortement progressive, par une taxation des revenus et actifs financiers non taxés à ce jour, par une véritable taxation des revenus du patrimoine et par une suppression des niches fiscales profitant aux hauts revenus et aux multinationales.

Cela passe également par la remise en cause d’exonérations de cotisations sociales, et d’aides injustifiées aux entreprises. Cela passe par le retour à la maîtrise publique de la politique monétaire et du crédit.

Cela passe aussi par une tarification qui tienne compte à la fois des péréquations nécessaires et des situations sociales.

Dans un souci de justice sociale les systèmes tarifaires ne doivent pas exclure la gratuité lorsque le service concerne de fait toute la collectivité publique, et doivent prévoir des mesures de non facturation des minimums vitaux de services pour les personnes en difficulté.

La défense et l’extension de la sphère de la gratuité, parce qu’elle impose des choix et s’oppose à la logique marchande, parce qu’elle oblige et favorise une citoyenneté active, constitue une des batailles importantes dans les années à venir.

7. Il est nécessaire de sortir du « tout marchand », mais également de contrer tout État bureaucratique et technocratique coupé des besoins réels et du contrôle des populations. L’État doit être conçu comme un « faisceau de services publics » (Léon Duguit) et être fondé sur une réelle démocratie, représentative et participative. Si « Là où est la propriété là est le pouvoir ! » il convient que ce pouvoir soit celui du peuple.

Nous plaidons donc pour l’appropriation sociale des services publics ; celle-ci passe par un transfert juridique de propriété à l’État ou une collectivité publique mais ne saurait s’y réduire. Elle doit, en effet, s’accompagner d’une extension de la démocratie : intervention des travailleurs dans la gestion ; participation des populations, définition des missions et des orientations des services, entreprises et organismes concernés par le débat des assemblées compétentes (nationale, régionale, départementale, municipale voire internationale), etc. Il s’agit aussi de donner aux citoyen-ne-s -usager-e-s, salarié-e-s, élu-e-s- de nouveaux droits pour exercer une démocratie effective avec pour objectifs : – une véritable égalité dans l’accès à ces services et leur plein usage, sur tout le territoire, – la garantie de leur qualité et de leur efficacité, – une vraie collégialité dans toutes les décisions.

8. La caractéristique commune de tous et toutes les salarié-e-s du secteur public (le quart de la population active en France) est que leur situation est définie par la loi et non par le contrat au sens du code du travail. Il en est ainsi parce que les fonctions et activités exercées relèvent de missions de service public, elles mêmes inspirées par l’intérêt général exprimé sur le terrain politique à l’issue d’un débat démocratique. C’est cette spécificité qui caractérise l’agent public. Il doit être l’agent, et le garant de la mise en œuvre d’une égalité réelle, de la continuité, de la qualité. C’est à ce titre que nous nous opposons à toute précarité et demandons que le même niveau de garanties soit reconnu dans le statut général des fonctionnaires (d’état, hospitalière, territoriale). Les conditions de travail, d’emploi, de formation et de rémunération doivent viser aux mêmes finalités et notamment permettre d’assurer à tous et partout un service de qualité.

Ceci doit être mené de façon convergente avec la construction d’un « statut des salarié-e-s du secteur privé » sur des bases, à la fois homogènes et différenciées.

9. Notre bataille pour le Service Public s’inscrit dans le cadre français, européen et mondial. Notre époque est celle d’une prise de conscience par les peuples de l’unité de leur destin. Nombre de biens et de services sont appelés à entrer dans le patrimoine commun de l’humanité ce qui appelle une large appropriation sociale et la mise en œuvre de services publics partout dans le cadre d’une planification démocratique.

Réunis à Orly les 29 et 30 janvier 2011, les associations, syndicats et partis, les représentants des collectifs locaux, signataires de l’Appel pour des États Généraux du Service Public

Décident de faire connaitre partout, dans les lieux de vie (villes, villages, quartiers…) et de travail, et au travers de débats ouverts au plus grand nombre ce « Pacte du Service Public ». De le porter dans la mobilisation populaire pour le Service Public.

Proposent à tous les réseaux (associatifs, syndicaux, politiques) qui luttent pour une véritable transformation sociale de s’en saisir pour travailler ensemble, au niveau local, national, européen et mondial à une contre- offensive convergente, concertée et durable, afin de défendre et de promouvoir le service public.

Proposent de soumettre à signature ce pacte, et de tout faire pour le traduire en loi constitutionnelle. Ils proposent une pétition (500 000 signatures) demandant au Conseil Économique Social et Environnemental l’ouverture d’un débat national.

Se fixent comme objectif de faire de 2011 une année d’initiatives de toute nature et de mobilisation populaire en faveur du service public, et pour cela :

• De soutenir et de populariser toutes les luttes et les mouvements de résistance et de développement des SP, compatibles avec ce Pacte, qui se multiplient contre la démarche d’affaiblissement, de privatisation, de marchandisation du service public actuellement à l’œuvre.
o Notamment le 11 mars pour le petite enfance avec le collectif « pas de bébés à la consigne »,
o Le 19 mars dans l’éducation à l’appel du collectif « Un pays, Une école, notre avenir »
o Le 2 avril dans la santé à l’appel de 80 organisations à l’initiative de la Coordination Nationale des hôpitaux et maternités de proximité.
o De s’inscrire dans le contre sommet au « forum mondial de l’Eau » à Marseille en 2012.

• De faire connaître, par tous les moyens dont elles disposent, les nouveaux champs de services publics qui s’ouvrent dans le monde ainsi que toutes les innovations développées notamment par des collectivités et par les agents du service public pour améliorer la qualité et favoriser l’égalité d’accès réelle.

• De proposer aux collectivités territoriales, d’organiser localement, un « Festival des SP » destiné à populariser la diversité et la richesse des SP existants, les innovations et reconquêtes, ainsi que les besoins non satisfaits.

• D’interpeller sur ce Pacte les candidat-E-s aux différentes élections, les organisations syndicales, les partis politiques, et les associations en charge de services publics et sociaux.

• D’intervenir dans les débats européens contre la prééminence donnée à la « concurrence libre et non faussée », qui assure la primauté de la rentabilité économique sur le social dans la construction de l’Union européenne et pour défendre la construction d’une Europe plus solidaire dont les services publics soient une des pierres angulaires. Cette dimension européenne de notre combat sera la nouvelle étape des EGSP.

• De faire entendre leur point de vue et leurs expériences dans le cadre de la construction d’ « Un Agenda mondial pour des Services Publics de Qualité » proposé par la Confédération Syndicale Mondiale, ainsi que dans tous les forums sociaux et autres instances internationales qu’ils jugeront nécessaires.

Elles travailleront, enfin, dans la suite de toutes ces initiatives, à la construction d’une manifestation d’ampleur nationale, à l’automne 2011 pour imposer ce Pacte dans le débat politique et citoyen.  

Les EGSP proposent que leur prochaine réunion nationale, permettant de faire le point et de décider de la manifestation nationale se tienne le 11 juin à Bagneux et ils proposent à cette occasion à toutes les collectivités territoriales engagées dans la lutte pour le Service Public et contre l’Accord Général du Commerce et des Services (AGCS) de venir témoigner et populariser leur combat.

Pacte soutenu par : Appel des appels/AITEC/ANECR/ACRIMED/ACU/ASS NAT SPORTS/ ATTAC/CADAC/ CELSIG/CNAFAL/Convergence Nat. de défense et développement des SP/Coordination Nat des Hôpitaux et Maternités de Proximité/Coord EAU IDF/COPERNIC/FASE/Fédé Finances CGT/FEDE CGT SP/FSU/Gauche Avenir/GU/IRFSU/Les ALTERNATIFS/LDH/MRAP/M’PEP/NPA/ PCF/PG/PS/ République et Socialisme/Résistance Sociale/ SOLIDAIRES/UFAL/UDB/UGFF CGT/UFAL/ UNRPA/USP

 31 janvier 2011

 

 Pour approfondir le sujet, et bénéficier de l’éclairage intéressant fourni par  l’un des acteurs de ce travail digne d’éloges, Jacques Fournier,  c’est ici.

 

.

Le facebook de l’autre gauche est né !

 

 

Après celui de l’UMP (qui a fait flop), et du PS (sur lequel je suis inscrit, histoire de faire dans la veille politique virtuelle…), voici venir le petit dernier des réseaux sociaux à vocation politique qui emporte cette fois toute mon adhésion, et mon plaisir (je suis en retard ! je viens de le découvrir !)  : celui de TOUTE l’autre gauche.

 

Alors, que vous soyez du NPA, de gauche unitaire, des alternatifs, de la FASE, du Parti de Gauche, du M’PEP, du front de gauche, de République&Socialisme ou l’un des derniers mohicans du MRC, inscrivez-vous,

 

c’est ici.

 

(Moi, ma page est là. Le groupe que je viens de créer est là.)

 

Là, au moins, on ne risque pas de vendre vos données personnelles à des sociétés avides/cupides… à votre insu, ce qui irait à l’encontre de nos convictions, n’est-il pas ?

 

J’espère que Benjamin a prévu un filtre anti-hackers, ou anti-trolls de droite (ou de la pseudo-gauche libérale, c’est kif kif) parce que sinon… j’en connais un paquet de la gauche molle qui vont se faire un plaisir de venir nous polluer l’atmosphère avec leurs commentaires désobligeants de hyènes assoiffées de reconnaissance éternelle malgré leur bêtise incommensurable…

 

Et je ne citerai pas de noms. Sauf en off.

 

PS. Mais dis-moi, BB, n’y a-t-il que toi, comme administrateur ? ou bien…

Et qui finance ?  Comme je pense n’être pas le seul à me poser la question, tant qu’à faire, dis nous tout ! Avant qu’on ne nous la pose… ou qu’on persifle. ça nous fera gagner du temps… Je connais (un peu trop bien) les usages de la blogosphère !

Ensemble à gauche. Vraiment… (un réseau de blogs rouges)

En perspective des prochaines élections, mais également pour constituer un groupe plus visible et cohérent (moins éparpillé, parcellaire, désuet…) sur la blogosphère, afin d’accroître la fréquentation de nos blogs respectifs par les internautes, je souhaiterais créer un réseau de blogs de … (comment dire sans exclure ni attirer pour de mauvaises raisons)… l’Autre Gauche et de la gauche alternative.

Aussi, tous les blogueurs intéressés sont priés de se faire connaitre auprès du Sieur GdeC, afin que nous nous entendions sur les modalités de cette opération, qui consisterait à nous renvoyer nos visiteurs les uns sur les autres en totale transparence et solidarité, partant du principe que nous  sommes tous compétents dans notre registre et complémentaires dans nos interventions et le contenu de nos billets.

Cette mission, si vous l’acceptez, aura pour nom de code : la ligne rouge. Si vous en êtes, déposez le nom de votre blog en commentaires. Je ne manquerai pas de vous recontacter pour une mise en relation collective démocratique et solidaire.

Salutations militantes de gauche. Et de combat.

L’Autre gauche en marche

La+gauche+Allemande+marche+vers+sa+réunification

.

DECLARATION DU CN DU PARTI DE GAUCHE


Les prochaines élections régionales auront une signification nationale. Car le débat de la campagne électorale et le résultat du vote prendront leur place dans le cadre de la crise économique et politique  qui accable notre pays. Aujourd’hui nous vivons un paradoxe. Cette crise, les choix et les méthodes du gouvernement de Nicolas Sarkozy devraient placer la gauche comme un recours attendu par le pays. Ce n’est pas le cas.  Loin de là. C’est même le contraire souvent : la droite continue de gagner les élections partielles ou l’abstention devient abyssale. Si rien ne change, non seulement Sarkozy continuera de se sentir les mains  libres mais il peut raisonnablement envisager sa réélection. Selon nous, il ne doit pourtant rien à ses propres forces mais tout à  la carence de la gauche qui n’est pas à la hauteur.


Pourquoi en est-il ainsi ? Notre analyse nous conduit à constater que la domination du Parti socialiste sur la gauche est la principale cause de la difficulté à mobiliser le grand nombre. Force est de constater que c’est le cœur du problème. Cette impuissance est largement imputable à la défiance que crée l’hégémonie du Parti Socialiste. En effet elle cantonne toute les propositions dans le cadre étroit de l’accompagnement du libéralisme et elle diffuse dans toute la gauche le poison de ses querelles de personnes et de compétitions de carrière. Quand la politique de la droite frappe, le PS aujourd’hui est un étouffoir pour toute dynamique populaire qui voudrait remettre en cause le système  et imaginer un autre futur. Comme si cela ne suffisait pas, avec les offres d’alliance au Centre, le PS affiche clairement qu’il n’entend pas aller plus loin que ce que le MODEM peut accepter. Cette confusion, dorénavant entretenue dans toutes les élections est un adversaire permanent de la mobilisation a gauche.

Dans ce contexte, notre responsabilité est de proposer un autre chemin, une autre méthode pour que notre peuple puisse faire un autre choix. Sinon comment en finir avec le libéralisme et le productivisme ? Nous ne nous satisferons jamais de la seule protestation contre l’ordre établi. Nous voulons le changer pour de bon. Il faut pour cela construire une nouvelle majorité de gauche autour d’un nouveau pôle de rassemblement à gauche. Notre stratégie est l’alliance de toute l’autre gauche pour y parvenir. Pour commencer cette nouvelle alliance, nous avons construit le Front de gauche avec les communistes. Il est aujourd’hui le seul point d’appui unitaire disponible. Il a déjà reçu le soutien de 6,5 % des électeurs à sa première présentation devant les électeurs d’ outre-mer et de métropole. C’est un acquis précieux. Nous voulons le développer pour qu’il deviennent la force de référence à gauche… Et en même temps nous voulons que le front de gauche élargisse sa capacité à peser sur les évènements en concluant une alliance électorale stable avec toutes les autres forces de l’autre gauche, organisations, personnalités, groupement de dimension nationale où locale.

Le Parti de Gauche a travaillé depuis des mois en vue de ce résultat. Aujourd’hui existe un lieu qui permet le dialogue et les convergences, c’est le groupe de travail qui réunit à la fois les forces qui composent le Front de Gauche et des formations  comme le NPA, les Alternatifs ou la Fédération. Bien sûr, il existe toujours des différents, parfois importants. Mais aucun ne doit être insurmontable pour peu qu’on en ait la volonté. D’ailleurs les avancées n’ont pas manqué au cours des trois premières réunions de ce Groupe de Travail. Le 28 octobre et le 2 novembre, deux nouvelles rencontres sont prévues. Nous voulons qu’elles permettent de conclure. Nous avons besoin en effet de passer rapidement à l’action et d’entrer tous ensemble de plain pied dans la campagne pour convaincre et entrainer nos concitoyens.

Le CN du Parti de Gauche présente à cet effet   ses propositions :

1) Nos listes devront être, aux premiers tours, autonomes et indépendantes aussi vis-à-vis du PS et d’Europe écologie.

2) Elles affirmeront que leur but est de réunir une majorité autour d’elles et de leur programme. Elles s’engageront,  en conséquence, à défendre ce programme, quoiqu’il advienne dans les futurs conseils régionaux. Elles chercheront  à les mettre en œuvre partout où le rapport de forces le permettra. Bien sur cette ambition suppose que notre programme ne soit pas uniquement déclamatoire et propagandiste ! Nous proposerons une politique cohérente, applicable dans le champ de compétence légale des régions, changeant réellement la vie des citoyens, l’exercice de la démocratie et modifiant le rapport de force avec les mécanismes de l’économie capitaliste en région.

3) Nos listes s’engageront sans ambigüité sur le principe du rassemblement contre la droite au 2ème tour. C’est ce que nous nommerons des « fusions démocratiques ». elles s’opéreront autour de la liste arrivée en tête : la notre, celle d’Europe Écologie ou celle du PS. Nous demanderons solennellement le même engagement du PS et d’Europe Écologie.

4) En ce qui concerne la participation aux exécutifs nous serons également sans ambigüité. Nous voulons gouverner notre pays. Pourquoi ne voudrions-nous pas le faire en région ?  Mais la participation aux exécutifs dans les  cas où nous ne serons pas en tête de la gauche s’ envisage  comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Ce n’est donc ni « jamais », ni « toujours ». Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit du contenu du programme de deuxième tour, et du rapport de force permettant de l’appliquer. Bien sur, cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite. En raison du rapport de force entre les trois listes de gauche qui se disputeront les suffrages, la situation au soir du premier tour sera sans doute complexe du fait de la présence d’Europe écologie et de listes régionales.. C’est pourquoi nous proposons de ne pas nous enfermer dans un vis-à-vis avec le seul PS. Nous proposons de juger au cas par cas et en tenant compte aussi du déroulement de la campagne nationale et régionale.

Nous voulons  rappeler que tout commence par un point incontournable. Un préalable à  l’accord national que le Parti de Gauche est disposé à conclure sur ces bases : les listes de rassemblement de l’autre gauche au premier tour des régionales doivent être clairement autonomes du PS et d’Europe Ecologie. Nous savons qu’au moment même où nous adoptons cette déclaration, le CN du PCF travaille son « offre » nationale pour les Régionales. Nous espérons qu’elle contiendra clairement cette affirmation. Ensemble, nous pourrons ainsi continuer à mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces qui n’ont pas renoncé à opposer une alternative à la logique du système capitaliste et des modèles productivistes. Ce sera notre propre offre dès la prochaine réunion du groupe de travail de toute l’autre gauche.

Source : le blog de jean-Luc