un sous officier policier lanceur d’alerte contre la #PesteBrune victime de harcèlement

Les faits sont proprement hallucinants et scandaleux. Mais en même temps, on n’est pas très étonnés quand on connait précisément les phénomènes à l’œuvre dès qu’il s’agit de situations où il y a dénonciation de faits délictueux : ségrégation de la victime plus que de l’auteur des faits, mise au placard, harcèlement, arrêt longue maladie, puis exclusion professionnelle. Et étrange clémence de la justice, quand les victimes osent la saisir, et qu’ils n’en sont pas dissuadés de mille manières, pour voir finalement l’auteur des faits passer à travers les mailles du filet qui devrait pourtant représenter un puissant garde-fous. Tel n’est pas le cas, comme l’excellent documentaire de la 5 sur le viol que j’ai regardé hier avec ma compagne le démontre factuellement. Bien que le sujet puisse paraître éloigné de celui du policier que je veux évoquer ici, il y a bien des similitudes dans les affaires de harcèlement, hormis bien sûr le contenu sexuel traumatisant : il se retourne trop souvent contre la victime et non contre l’oppresseur. C’est Le Point et Quotidien sur TMC qui relatent les faits :

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…sur la messagerie intranet du même service – utilisée habituellement pour les alertes vigipirate ou les signalements d’individus dangereux –, les fonctionnaires ont reçu de la propagande anti-musulmane attribuée au Front national, le courriel étant accompagné d’une photo et de la signature du député Gilbert Collard. Un mail qui a par ailleurs transité par plusieurs services, dont ceux de la préfecture de police, à lire la chaîne des destinataires. Il est resté lisible durant près de dix mois !

Plus étonnant encore, on y apprend que les actes de racisme et de xénophobie sont monnaie courante dans le centre de rétention administrative dans lequel il travaille :

Il faut dire qu’au centre de rétention, les droits de l’homme sont régulièrement bafoués – on y enferme même parfois des Français d’origine étrangère. Ceux qui, parmi les fonctionnaires de police, ne supportent pas les étrangers ne se cachent pas pour le dire, l’écrire ou le dessiner.

C’est lorsque le sous-officier – ce qui l’honore –  dénonce ce genre de  faits dont il est témoin à sa hiérarchie que le processus tristement connu se met en branle : il devient la cible de ses collègues,  la hiérarchie policière le harcèle à son tour, et bien que la police des polices ait été alertée, la commandante responsable du CRA puis le directeur départemental de la PAF 77, aidés par des collègues peu scrupuleux, ont monté de toute pièce une affaire de harcèlement sexuel dont se serait rendu coupable le lanceur d’alerte. Pour cela, ils ont poussé une policière à dénoncer le comportement supposé « agressif » de son collègue brigadier. […] cette fonctionnaire ne se démonte pas et refuse, ainsi qu’elle l’écrit à son avocate, de participer au « complot ». La sanction est immédiate : alors que la jeune femme devait changer de service et se rapprocher de Paris, son directeur annule sa nomination et la fait désarmer entre Noël et le jour de l’an, prétextant une fragilité psychologique.

Une logique implacable d’étouffement de l’affaire et de tentative de coercition de tous les acteurs dénonçant des faits pourtant délictueux,  dont le processus psychologique et social relativement bien connu pourrait être résumé par la sagesse populaire : « malheur à celui par qui le scandale arrive« … Les journalistes du Point ont bien sûr sollicité l’ensemble de la chaîne hiérarchique. Les résultats étaient attendus :

Le directeur central de la police aux frontières, David Skuli, contacté par Le Point, n’a pas répondu à nos sollicitations. De même, la Direction générale de la police nationale n’a toujours pas condamné officiellement la propagande pro-Dieudonné et pro-FN dans un local de police, « mais elle fait confiance à la hiérarchie pour faire toute la lumière ». Idem pour l’Inspection générale de la police nationale : aux abonnés absents, elle a délégué son enquête à la hiérarchie du CRA, celle-là même qui, depuis des semaines, tente d’étouffer l’affaire…  Contacté par Le Point, Bruno Le Roux n' »a pas de commentaire à faire à ce stade

Moi si : ce crime ne demeurera pas impuni, du moins – au moins – ici : bien que je pense très sincèrement  que l’affaire n’ira pas jusqu’à son terme ¹, que justice ne sera pas rendue, et que les acteurs de ces saloperies ne seront jamais inquiétés, je me tiendrai scrupuleusement au courant des suites qui lui seront données selon les moyens  à ma portée (hélas dérisoires si aucune aide extérieure ne m’est apportée. je compte donc sur la bonne volonté de mes lecteurs/trices vigilant(e)s et mieux informés. Merci)

¹ ayant perdu toute virginité sur le sujet, celui de la régularité des enquêtes et des sanctions réelles, même en cas de délit manifeste,  appliquées aux représentants des forces de l’ordre.   L’histoire de Rémi Fraisse  comme le suivi attentif des violences policières me l’ont tristement enseigné :  dès que des forces de l’ordre sont impliquées dans un délit, fusse-t-il majeur, comme la mort d’un militant pacifique, leur auteur échappe de manière systématique à toute sanction réelle. Au pire pour lui ou elle subit -il/elle une peine avec sursis, au grand dam des défenseurs des droits humains et des associations de victimes. On pourrait également évoquer sur le même registre le cas scandaleux d’Adama Traoré.

 

Brûlons le Parlement Européen ! #Europe #Barroso #BahamasLeaks

j’ai vu la Grèce démembrée, et ses biens pillés sans scrupules par des prédateurs en lesquels il serait vain de rechercher la moindre trace de morale, avec la complicité active des charognards ultra-libéraux de Bruxelles. La pauvreté qui y règne à présent, après leur passage, ne semble pas les émouvoir outre mesure… Depuis, Attila est dépassé, petit joueur… Et qui après la Grèce ?

j’ai vu des lanceurs d’alerte condamnés, alors qu’ils avaient œuvré avec efficacité constance, et détermination, sans le moindre intérêt personnel, pour l’intérêt collectif et la salubrité publique, en dénonçant ce dont le Président de la Commission européenne s’était rendu coupable. Ce dernier ne sera pourtant pas inquiété.

j’ai vu celui-ci veiller par le biais de sociétés bien peu scrupuleuses et d’un machisme hallucinant à ce qu’on ne l’égratigne pas trop par des questions embarrassantes… (alors, Juncker, peur des filles ?)

j’ai vu ce que la tempête du brexit avait semé, comment cette crise avait été si mal gérée, la zizanie que cela avait entraînée, et combien le racisme s’était alors libéré, et le mépris des peuples si ouvertement exprimé, qui n’avait pas attendu cela.. Xénophobes et pro-européens se livrant une guerre fratricide dont cette belle idée d’Europe ne saurait sortir indemne.

J’ai vu les lobbies à l’œuvre dans les institutions européennes, devenues un véritable gruyère,  au point qu’elles se laissent écrire leurs documents de travail et leurs décisions par des sociétés comme Shell... (et ce n’est là qu’un exemple)

j’ai vu le grand espoir populaire, puis la grande désillusion, et enfin la colère qu’à fait naître Syrisa, et comment Tsipras s’est couché devant les marchés… Et puis il y a eu Podemos, et nous avons encore un peu espéré… Mais dont nous ne savons pas ce qu’il a pu produire, si ce n’est une autre illusion sans résultats probants, hormis la prise de Madrid et Barcelone… pas tout seul. Mais un espoir qui a échoué aux dernières élections législatives, en juin dernier.

j’ai vu la manière dont des milliers de personnes ont abordé nos côtes, fuyant la guerre, les massacres, la prostitution forcée, les violences et les pillages, et combien y ont laissé la vie… dans l’indifférence générale, quand ce n’est pas le pur et égoïste rejet, face à l’incroyable impuissance des institutions européennes, débordées par un phénomène dont elles n’ont pas traité les causes profondes. Quelle insupportable banalisation du mal, absolu, depuis l’émotion suscitée par la photo du petit Aylan… Larmes.

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J’ai vu l’insupportable explosion de violence et de haine qui n’attendait que cela pour se révéler au grand jour, relayée par une extrême-droite plus forte que jamais en Europe, minée par le retour des obscurantismes de toutes natures (comme ici en Pologne), qui se paie en outre le luxe de siéger dans les instances européennes tout en y étant si ouvertement et violemment opposée,  profitant de ses prébendes… jusqu’à les détourner. Le ridicule ne tue pas.

j’ai vu – rien que ça, excusez-moi du peu ! – cet ancien  Président de la commission européenne, Manuel Barroso, partir à l’ennemi en allant pantoufler tranquillement chez Goldmann Sachs, au plus grand mépris de toute considération de l’intérêt public, et de l’image et ses conséquences sur l’idéal européen… ou ce qu’il en reste.

Et enfin, cerise infecte sur le gâteau déjà bien pourri à la crème plus qu’avariée, j’ai vu cette gentille petite vieille dame, Neely Kroes, ancienne commissaire européenne à la concurrence (sic), se faire piquer la main dans le pot de confiture en ne déclarant pas Mint Holdings Limited, sa société offshore, qu’elle n’a jamais été révélée aux autorités bruxelloises… Une affaire Cahuzac puissance mille, puisqu’à l’échelle européenne. Une paille.

Et que nous dit-on en haut lieu de ces deux dernières affaires qui entachent tant la crédibilité de nos institutions européennes dans leur totalité ? Que ces braves gens si exempts de tout reproche et de tout délit seraient… embarrassés !

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Seulement cela ? Embarrassés ?! De qui se moque-t-on ? Une fois de plus, de tous les peuples d’Europe…  Alors que nous avons vu comme je viens de le décrire et de  le prouver très concrètement (lire les liens, bordel !)  la  Grèce pillée, les voyous en col blanc de la Commission européenne, jusqu’à son Président, mouillés jusqu’au cou, empêtrés dans les conflits d’intérêts,  et un système technocratique totalement impuissant à résister à la pénétration de lobbies aux intérêts contraires aux nôtres qui n’ont aucun scrupule à détruire notre planète, pendant que des lanceurs d’alerte sont quant à eux condamnés et que les rares souffles de démocratie qu’ont été Syriza et Podemos sont étouffés dans l’œuf et l’espoir populaire d’être enfin représentés dignement avec, ces gens sont… embarrassés ?!

Brûlez tout !

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L’évasion fiscale pour les nul(le)s #datagueule

Pour une fois, faisons dans la pédagogie plutôt que de râler, vitupérer, admonester, protester, fulminer, invectiver, critiquer. Moi, j’aime bien les #Datagueule. Je trouve même qu’ils sont injustement méconnus. Réparons cette grave lacune sur un sujet d’actualité : l’évasion fiscale. Les Panama Papers expliqués à Tata Ginette ou Papy Robert :

Selon que tu seras Jean-Claude Juncker ou Antoine Deltour #Luxleaks

je ne reviendrai pas sur le fond de l’affaire luxleaks, que j’ai déjà évoquée ici en temps et en heure. Un pur scandale, tout ceux qui possèdent encore un minium de sens moral en conviendront. je m’étonnerai simplement au passage de la différence de traitement entre les uns et les autres dans la chaîne de causalité et de responsabilité que je connais. Antoine Deltour, alors employé du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), avait fait son devoir en transmettant des documents à un journaliste, à sa demande, révélant des accords fiscaux très avantageux conclus avec le fisc luxembourgeois. Ceux-ci constituaient de toute évidence une escroquerie monumentale envers l’ensemble des contribuables européens. Le responsable du fisc luxembourgeois d’alors était Jean-Claude Juncker, actuel Président de la Commission Européenne. Lui ne sera pas inquiété, comme je l’ai déjà expliqué ici, puisqu’il ne fera l’objet que d’une procédure étonnamment clémente alors qu’il est l’un des principaux instigateurs de ce système méprisable de tax ruling d’une telle ampleur (Plus de 300 sociétés en bénéficiaient). Par contre, Antoine Deltour, lui, comparait en justice depuis aujourd’hui et risque une peine de 10 ans de prison et une amende de plus d’un million d’euros. Cherchez l’erreur. Tout en ayant présent à l’esprit que la directive « secret des affaires », qui va à l’encontre de tout esprit de justice et de liberté d’information, a été adoptée le 14/04/16 par le parlement européen, grâce au vote  des eurodéputés français des partis suivants :

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Et donc, qu’attendre encore de ces gens là, complices d’un système aussi corrompu, qui s’auto-protège en permanence et entretient sans cesse ses conflits d’intérêts en toute impunité, au détriment le plus clair des lanceurs d’alerte, si peu protégés ? l y a de quoi s’énerver, en effet.

Quand on perd de vue à ce  point le sens de l’intérêt collectif, on ne mérite plus de siéger. Alors, oui, n’en déplaise aux chiens de garde du système qui dénoncent une prétendue dérive totalitaire dès qu’on ose contester l’ordre établi ,  il devient nécessaire de faire peur, pour qu’elle change enfin de côté. Faut pas pousser. Nul n’est dupe, hormis ceux qui y ont personnellement intérêt. Point barre.

Billet facile qui ne tient qu’à un fil (Rouge).

Sans titre

Comme j’ai un emploi du temps plus que chargé ce week-end, je n’ai pas  trop eu le loisir hélas de me livrer à mon activité favorite ici, et de sélectionner une information afin de la développer plus en profondeur. C’est frustrant mais c’est comme ça.  Aussi, comme il s’agit de l’une des lectures favorites des gauchistes en puissance, réels ou supposés, je vais devoir me contenter dans le temps qui m’est imparti (j’attends d’une minute à l’autre un ami qui a besoin d’aide et il faut bien hiérarchiser les priorités) de vous proposer de participer à ce petit sondage. Il me semble ma foi fort utile à mon sens, et puis cela me donnera des indications intéressantes sur le thème des billets à privilégier à l’avenir. Donc, à vos commentaires. 

PS. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, ma réponse personnelle est l’illustration de ce billet.