Brûlons le Parlement Européen ! #Europe #Barroso #BahamasLeaks

j’ai vu la Grèce démembrée, et ses biens pillés sans scrupules par des prédateurs en lesquels il serait vain de rechercher la moindre trace de morale, avec la complicité active des charognards ultra-libéraux de Bruxelles. La pauvreté qui y règne à présent, après leur passage, ne semble pas les émouvoir outre mesure… Depuis, Attila est dépassé, petit joueur… Et qui après la Grèce ?

j’ai vu des lanceurs d’alerte condamnés, alors qu’ils avaient œuvré avec efficacité constance, et détermination, sans le moindre intérêt personnel, pour l’intérêt collectif et la salubrité publique, en dénonçant ce dont le Président de la Commission européenne s’était rendu coupable. Ce dernier ne sera pourtant pas inquiété.

j’ai vu celui-ci veiller par le biais de sociétés bien peu scrupuleuses et d’un machisme hallucinant à ce qu’on ne l’égratigne pas trop par des questions embarrassantes… (alors, Juncker, peur des filles ?)

j’ai vu ce que la tempête du brexit avait semé, comment cette crise avait été si mal gérée, la zizanie que cela avait entraînée, et combien le racisme s’était alors libéré, et le mépris des peuples si ouvertement exprimé, qui n’avait pas attendu cela.. Xénophobes et pro-européens se livrant une guerre fratricide dont cette belle idée d’Europe ne saurait sortir indemne.

J’ai vu les lobbies à l’œuvre dans les institutions européennes, devenues un véritable gruyère,  au point qu’elles se laissent écrire leurs documents de travail et leurs décisions par des sociétés comme Shell... (et ce n’est là qu’un exemple)

j’ai vu le grand espoir populaire, puis la grande désillusion, et enfin la colère qu’à fait naître Syrisa, et comment Tsipras s’est couché devant les marchés… Et puis il y a eu Podemos, et nous avons encore un peu espéré… Mais dont nous ne savons pas ce qu’il a pu produire, si ce n’est une autre illusion sans résultats probants, hormis la prise de Madrid et Barcelone… pas tout seul. Mais un espoir qui a échoué aux dernières élections législatives, en juin dernier.

j’ai vu la manière dont des milliers de personnes ont abordé nos côtes, fuyant la guerre, les massacres, la prostitution forcée, les violences et les pillages, et combien y ont laissé la vie… dans l’indifférence générale, quand ce n’est pas le pur et égoïste rejet, face à l’incroyable impuissance des institutions européennes, débordées par un phénomène dont elles n’ont pas traité les causes profondes. Quelle insupportable banalisation du mal, absolu, depuis l’émotion suscitée par la photo du petit Aylan… Larmes.

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J’ai vu l’insupportable explosion de violence et de haine qui n’attendait que cela pour se révéler au grand jour, relayée par une extrême-droite plus forte que jamais en Europe, minée par le retour des obscurantismes de toutes natures (comme ici en Pologne), qui se paie en outre le luxe de siéger dans les instances européennes tout en y étant si ouvertement et violemment opposée,  profitant de ses prébendes… jusqu’à les détourner. Le ridicule ne tue pas.

j’ai vu – rien que ça, excusez-moi du peu ! – cet ancien  Président de la commission européenne, Manuel Barroso, partir à l’ennemi en allant pantoufler tranquillement chez Goldmann Sachs, au plus grand mépris de toute considération de l’intérêt public, et de l’image et ses conséquences sur l’idéal européen… ou ce qu’il en reste.

Et enfin, cerise infecte sur le gâteau déjà bien pourri à la crème plus qu’avariée, j’ai vu cette gentille petite vieille dame, Neely Kroes, ancienne commissaire européenne à la concurrence (sic), se faire piquer la main dans le pot de confiture en ne déclarant pas Mint Holdings Limited, sa société offshore, qu’elle n’a jamais été révélée aux autorités bruxelloises… Une affaire Cahuzac puissance mille, puisqu’à l’échelle européenne. Une paille.

Et que nous dit-on en haut lieu de ces deux dernières affaires qui entachent tant la crédibilité de nos institutions européennes dans leur totalité ? Que ces braves gens si exempts de tout reproche et de tout délit seraient… embarrassés !

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Seulement cela ? Embarrassés ?! De qui se moque-t-on ? Une fois de plus, de tous les peuples d’Europe…  Alors que nous avons vu comme je viens de le décrire et de  le prouver très concrètement (lire les liens, bordel !)  la  Grèce pillée, les voyous en col blanc de la Commission européenne, jusqu’à son Président, mouillés jusqu’au cou, empêtrés dans les conflits d’intérêts,  et un système technocratique totalement impuissant à résister à la pénétration de lobbies aux intérêts contraires aux nôtres qui n’ont aucun scrupule à détruire notre planète, pendant que des lanceurs d’alerte sont quant à eux condamnés et que les rares souffles de démocratie qu’ont été Syriza et Podemos sont étouffés dans l’œuf et l’espoir populaire d’être enfin représentés dignement avec, ces gens sont… embarrassés ?!

Brûlez tout !

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#Tsipras a parlé : le peuple plutôt que les créanciers #OXI

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source : cliquez sur le texte

De cette crise grecque, on retiendra dans tous les cas une évidence indiscutable : cet incroyable exercice de propagande éhontée, de manipulation mentale des masses laborieuses, auquel se sont livrés à la fois les personnalités politiques européennes et les médias main stream. De toute ma vie, je n’ai jamais vu un tel déluge d’informations contradictoires et d’hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres… Appel à la démission de Tsipras, négociations secrètes sur un plan d’aide avec la Russie, référendum illégal et donc probablement supprimé… La plupart des discours et des propos étaient empreints d’une telle idéologie libérale dominante (pourtant à bout de course et donc chacun(e) peut voir les limites), si suffisante, si sûre de son bon droit,  si méprisante envers la Grèce, quand ce n’est pas purement et simplement raciste, que je n’en croyais pas mes yeux et mes oreilles.  Du pur aveuglement idéologique dans son jus. Tous les moyens sont bons pour soumettre les grecs,  et faire taire le premier d’entre eux, en le faisant si possible passer pour un fou ou un incompétent. Moi, j’admire franchement ce gars là, qui placé dans une telle situation continue de garder son sang froid, reste droit dans ses bottes, et défend les intérêts du peuple grec jusqu’au bout du bout, ce pour quoi il a été élu rappelons le, bec et ongles. Bravo. Un exemple pour tous les dirigeants européens, et notamment pour le nôtre qui, à rebours de ses promesses (« mon adversaire, c’est la finance »… Mouarfff !) ,  s’est couché et s’est soumis aux diktats d’eurocrates non élus, est -il utile de le souligner. Et des gens de surcroit qui ne brillent pas par leur profonde moralité, notamment Juncker et son luxleaks dont il se sort si incroyablement bien… sans la moindre sanction ! Des nombreuses réactions politiques, il me suffira d’en signaler quelques unes pour illustrer le degré de crédibilité de tous ces gens… Tout d’abord, ce journal, Star Press, en version grecque, signalé par  ‏(et dire qu’il cherche du boulot…), qui n’a pas hésité à truquer une image pour dramatiser le sort des grecs afin de stigmatiser le méchant Tsipras qui les fait inutilement souffrir…

CaptureEnsuite, cette déclaration péremptoire de Sarkozy qui prétend que la Grèce est sortie de la zone euro (raté, Pinocchio !) , ou celle du grotesque Hollande qui somme la Grèce d’accepter un accord (« l’accord, c’est tout de suite !), et perçoit le référendum comme un oui ou un non à la sortie de la zone euro, alors qu’il n’en a jamais été question dans l’esprit de Tsipras, qui a toujours été très clair sur le sujet. Et enfin, la pieuse explication de notre brave ministre de l’économie  reprenant médiocrement des bruits de couloir bruxellois à propos de la responsabilité de la rupture des négociations, imputée selon lui non pas au FMI, mais à certains pays ayant bénéficié de son aide, et qui pourraient donc y voir ombrage, comme le Brésil ou l’Argentine… Le Monde Diplomatique nous révèle que c’est simplement un mensonge.

Aussi, comme beaucoup, j’attendais avec impatience la déclaration du premier ministre grec, que plusieurs médias nous annonçaient comme imminente depuis… plus de 2 heures. Heureusement que le ridicule ne tue pas, beaucoup de pseudo-journalistes seraient déjà morts aujourd’hui, tant ils se sont pris les pieds dans le tapis… Ce qu’il y a à retenir d’essentiel, le même olivier Drot nous le livre en quelques tweets :

Capture1 Capture2Capture3 Capture4 Capture5 Capture6Capture7 J’en connais plus d’un(e) qui après ce discours, qui confirme donc le maintien du référendum, qui ont l’air vraiment très très cons… Feraient mieux de tourner 7 fois leur langue dans leur bouche avant de déblatérer pour annoncer un tel ramassis de bêtises qui ne se produiront pas. Cela en dit long sur le niveau de notre presse et son degré d’exigence, ainsi que de la pluralité d’opinions qui y règne… Minable. La réalité est bien cruelle pour les gens dont je parle.

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Post-scriptum : et dire que j’ai failli passer à côté de ce petit bijou, qui illustre pourtant si finement mon propos sur une certaine propagande idéologique….

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les perles du #grexit forment un beau collier de propagande médiatique libérale

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Lorsque tout ce cirque grand guignolesque sera passé, souvenez vous de tout ceci, est rendez à César ce qui lui appartient….

(à suivre…)

Luxembourgeois, n’avez vous pas honte ?

Les étrangers, au Luxembourg, qui font pourtant indubitablement vivre l’économie du pays bien davantage que les banquiers et les hommes d’affaire, puisqu’ils représentent 46% de la population (sans parler des nombreux travailleurs transfrontaliers… je sais : je suis lorrain !) sont donc quantité négligeable dans ce pays , et citoyens de seconde zone… Les électeurs luxembourgeois se sont en effet massivement prononcés par référendum ce dimanche contre leur droit de vote, selon des résultats portant sur 91% des bureaux de vote, donnant le « non » à 77,98% (source). M. Bettel, chef d’un gouvernement de coalition avec les socialistes et les Verts, avait fait campagne jusqu’à samedi en faveur du oui.  » il n’y a qu’un Luxembourg, qu’une société où l’on doit vivre ensemble« , a-t-il estimé dimanche soir. Mouais. Beau discours que voilà, à la sauce langue de bois, pour un bobo qui se paie de bons mots, dans un pays qui ne reconnait pas près de 50% des siens comme ses semblables… Et l’on voudrait que je sois confiant dans l’intelligence humaine ? Allez tous vous faire foutre, bande d’arriérés. Un pays européen, vraiment ? Alors qu’ils avaient déjà  pour sérieux handicap un ancien chef de gouvernement nommé Juncker, escroc hors catégorie, voilà donc qu’ils se paient le luxe de rejeter des gens qui pour la plupart sont d’origine européenne…. On n’arrête pas le progrès social, en Europe, vraiment. Démocratie, avez-vous dit ? Mon cul !

#luxleaks : quand la justice du Luxembourg s’attaque aux lanceurs d’alerte et journalistes plutôt qu’aux coupables

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La justice à l’envers, c’est quoi ? C’est de s’ attaquer comme ici aux lanceurs d’alerte et aux journalistes qui ont relayé leurs informations pourtant utiles à l’assainissement de la vie  démocratie européenne, plutôt qu’aux auteurs de faits délictueux bien plus graves…   Des faits qui rappelons le ont consisté  à permettre à de grandes sociétés d’échapper à l’impôt avec la complicité active du premier ministre du Luxembourg qu’était alors Juncker (Qui lui n’est absolument pas inquiété. Belle justice). Autrement dit, une fraude fiscale à grande échelle (elle implique 340 multinationales), que d’autres plus pudiques que moi préférons qualifier d »optimisation fiscale. Une appellation qui n’est pourtant pas permise quant il s ‘agit de particuliers… avec lesquels on se montre bien plus vindicatifs. Et dire que  le chef d’orchestre de cette formidable opération de dissimulation de fortunes aux yeux du fisc est aujourd’hui Président de la commission européenne… De quoi nourrir chaque jour un peu plus qu’il n’est utile la défiance, quand ce n’est pas purement et simplement de la haine,  envers cette institution, dont il va falloir à présent montrer l’utilité en matière de respect des législations publiques des pays qui la composent… Quant à la crédibilité et la probité des instances européennes, je ne voudrais pas passer pour un immonde populiste… Déjà que Hollande se plait à nous comparer au FN… Mais le problème n’en demeure pas moins, qui mine en profondeur les fondations de cette pourtant noble idée que fut  l’Europe. Hélas, quand on voit ce qu’elle devient, pourrie par ces gens là… Que ce scandale demeure impuni participe à plus d’un titre au développement des discours d’extrême droite, et au regrettable tous pourris qui désagrège les démocraties. En outre, le travail des journalistes va être de plus en plus difficile, dans ces conditions, s’ils ne peuvent plus informer librement. Bon, on sait que l’Europe n’a jamais été une institution démocratique, même un peu.  Mais deviendrait-elle, après avoir été une technocratie,  une autocratie autoritaire  ? Je pose la question là.

#Moscovici, de la saucisse de Montbéliard à l’andouille de Bruxelles

j’ai eu l’étonnement de constater que certains, dans ma famille politique, écoutaient avec attention les propos de Pierre Moscovici (dont le départ dans sa circonscription a manifestement laissé un grand vide…) sur FRance Inter. J’ai saisi au vol un tweet assez savoureux :

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Quand on sait comment Juncker se moque avec un cynisme inégalé de toute morale en la matière, et comment  l’institution qu’il dirige s’est montrée exceptionnellement indulgente envers un scandale fiscal européen inégalé, qui aurait dû conduire toute personnalité politique digne de ce nom à la démission, je me dis que ce petit Pierre là est soit un benêt, soit un hypocrite. A moins qu’il ne soit d’une soumission sans égal, sinon son ambition personnelle, qui  le dissuade de tout sens critique, et du respect de toute conviction véritablement de gauche, et socialiste. Quant à l’honnêteté morale, en politique, il semblerait qu’elle n’ait plus cours, hélas.

Honte à toi, Juncker ! Dehors ! #luxleaks

junckerje viens d’apprendre que, dans un total déni de démocratie absolument ahurissant et révoltant, le Parlement européen a choisi un mode d’investigation peu agressif pour ménager Juncker. Le Président de la commission européenne ne sera donc pas inquiété pour la manière dont il a permis dans son pays à de nombreuses multinationales d’échapper à l’impôt, dans le cadre du scandale Luxleaks…  contrairement au citoyen européen qui lui se fait vite rattraper par le fisc en cas d’erreur  ou d’omission, et qui a de surcroît à faire face, par delà l’intolèrable mépris de Juncker à son endroit,  aux politiques d’austérité qui détruisent ses services publics, son système de santé, de retraite, lui coupent le courant, poussent à la réduction de son salaire (français aussi !), et tentent de vendre à vil prix ses biens publics, comme le port du Pirée, en Grèce, lequel vient d’échapper de peu à la privatisation et aux chinois. Il conviendra donc de garder en mémoire dans l’histoire européenne la manière dont ses dirigeants se sont mutuellement cooptés et protégés avec une grande bienveillance mutuelle de toute inquiétude et de toute agression extérieure  pourtant subie quotidiennement par le commun des mortels… Selon que tu seras puissant ou misérable…

Si l’on rajoute à tout cela l’ignoble chantage de la BCE à l’encontre de la Grèce, cautionné par Hollande hier,  il ne faut pas s’étonner ensuite d’un tel rejet des peuples européens pour ce qui était pourtant une belle idée, l’Europe. Et de la montée des mouvements nationalistes et xénophobes, que les médias et politiques main stream préfèrent qualifier de populistes dans une sorte de réflexe prolophobe…alors qu’ils ne sont que le reflet de leurs propres turpitudes et de leur incapacité à proposer un autre projet de société qu’un modèle consumériste outrageusement capitaliste et prédateur qui les broie sans ménagements d »aucune sorte, au mépris de toute morale et de toute préoccupation de justice sociale. Ils ne réclament pourtant rien d ‘autre que cela : de l’équité minimale. Le geste de la commission européenne n’en est donc que plus injuste et impardonnable. Juncker devrait en avoir honte, et démissionner. S’il avait une conscience, ce que l’histoire n’a pas encore démontré.

le mépris de Juncker pour la volonté des peuples européens est absolument insupportable

La fin de la trêve entre les instances européennes et la Grèce n’aura pas duré longtemps…  Alors que leurs dirigeants semblaient prendre acte du résultat des suffrages qui se sont exprimés dimanche dernier en Grèce, et paraissaient respecter (dans un premier temps !)  la volonté populaire, voilà qu’à présent le président de la commission européenne nous montre son vrai visage, feignant d’ignorer ses propres turpitudes… Nous n’oublions pas en effet quant à nous à quel point il y a « quelque chose de pourri dans le royaume d’Europe »,   une situation dans laquelle il n’est pas pour peu de chose, lui qui est, encore et toujours,   au centre d’un scandale fiscal impliquant 340 multinationales… Ce qui ne l’empêche pas pour autant de jouer les fiers à bras, comme si de rien n’était :

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En France, voilà une déclaration  qui provoque un vif écho, que  nous prenons particulièrement mal, nous souvenant en effet du déni de démocratie suite au référendum de 2005, dont la trace en terme de mépris du peuple n’a pas fini de s’éteindre… . Réponse du berger à la bergère :

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On attend la suite de ce pugilat, et surtout l’issue d’un combat qui ne fait que commencer… La Grèce n’est en effet qu’un début…. D’autres pays risquent fort de suivre la même voie.  je prends les paris ! Mais en tous cas, afficher un tel message, de la part d’un dirigeant européen, me semble relever d’une véritable déclaration de guerre et d’un total mépris pour l’esprit démocratique.  Qu’il dégage. ET vite. Il n’a pas en effet les fesses suffisamment propres pour jouer à ce jeu là….

Surtout quand on sait que, non loin de là….

Annulation de la dette : l’Allemagne refuse à la Grèce ce qu’elle a obtenu

Où il est démontré que l’Europe a peur de la démocratie #Syriza

pm1Il semblerait que la démocratie ne plaise pas à tout le monde, et notamment aux autorités européennes. Ainsi, que le peuple grec se permette de préférer un mouvement qui le représente et défende réellement ses conditions d’existence, comme nos homologues grecs de Syriza, n’est pas vraiment de leur goût. Aussi, les médias dominants, qui ne manquent jamais une occasion de servir leurs maîtres et leurs intérêts, se font-ils une joie de dire tout le mal qu’ils pensent de Syriza, pour ce qui concerne la Grèce, tout comme ils font de même pour  Podemos, en Espagne. Juncker, élu président de la commission européenne avec la complicité des socialistes français, ne se prive d’ailleurs jamais de dire en public tout le mal qu’il pense du parti de nos cousins grecs. Mon collègue blogueur et militant politique du parti de Gauche Antoine Léaument en a fait un billet, ma foi fort documenté, circonstancié et argumenté que j’ai beaucoup apprécié, et dont je vous conseille la lecture. Elle vous sera fort instructive sur les agissements des uns et des autres. Cela vous ouvrira les yeux, si besoin en était, sur la manière dont ce genre de journaux, qui se plaisent à déconsidérer les mouvements populaires et citoyens (nous prenant généralement pour des idiots incapables de prendre les bonnes décisions qui pourtant les concernent) et qui font de la démocratie participative un enjeu politique de premier plan, font de la propagande de bas étage qui va à l’encontre du bien commun. Leur logique dominante sert les intérêts d’une caste qui seule a à gagner à la crise qui sévit. Cette dernière  n’a pourtant  rien de conjoncturel, contrairement à ce que l’opinion dominante tente de nous faire croire,  n’a pas grand chose à voir avec la doxa des adeptes de la Croassance, mais est bel et bien un phénomène structurel, lié à la manière dont l »économie européenne est gérée, encadrée, animée par les technocrates libéraux. Qu’ils préfèrent nourrir la rente, grossir le compte en banque des sociétaires de fonds de pension, et enrichir les déjà plus riches n’est d’ailleurs plus un secret pour personne. Dans ce contexte, forcément, le mouvements comme Syriza et Podemos dérangent. J’en suis fort aise. j’attends donc avec grande impatience le vote du parlement grec de tout à l’heure, qui affole tant « les marchés » et les technocrates européens acquis à la thèse libérale qui nous fait tant de mal. Si le projet de coalition contre nature de la droite grecque et des socialistes n’acquière pas la majorité, alors la voie voix de nos amis de Syriza n’en aura que plus de portée. Et je m’en réjouis déjà. La démocratie ne serait-elle donc respectée que quand elle sert les intérêts de ceux qui ont déjà tout ? A bientôt pour un prochain épisode de la guerre des classes. Vous savez, celle que les riches pensaient avoir gagnée….  Comme l’écrit Mélenchon, la chaine va-t-elle craquer ?

Post-scriptum : j’apprends à l’instant que nous avons emporté la 3ème manche...

le + : un indice du niveau de respect démocratique européen : « Le FMI suspend son aide financière jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement » (AFP, source). Un ultimatum ? C’est pas joli, joli, , le chantage…