N’est pas antifa qui veut, @AEGRW (Gil Rivière-Wekstein) #antifa #Politeia #ForceRepublicaine

Pareille imposture politique, j’avais rarement vu ça. Abusé par un article dont le sujet m’est cher dans la mesure où peu de gens s’y sont encore attaqués, alors qu’il est à mon sens par sa nature même porteur d’essence idéologique confusionniste et permet des rapprochements politiques que mon positionnement antifasciste réprouve, je n’ai pas pris la précaution préliminaire de me renseigner sur son auteur. j’aurai du, cela m’aurait évité pareille méprise, si grossière…

J’ai partagé sur mon compte twitter l’ article qui suit (j’ai supprimé bien sûr le tweet depuis), dont le fonds est en apparence crédible, et rejoint mes préoccupations actuelles : la convergence d’ idées nauséabondes, sous couvert d’aspirations légitimes. On le voit bien avec un Chouard à propos d’aspirations à priori démocratiques sensées redonner d’avantage de pouvoir au peuple, mais sans la moindre considération d’ordre éthique et antiraciste. On va le voir ici avec ce monsieur que je ne connaissais pas avant de m’en être occupé, à propos d’aspirations écologiques légitimes… dont la suite nous dira qu’il ne les partage pas franchement, contrairement à moi. D’où mon effarement en découvrant son positionnement tortueux…

source

Cet article dont la structure m’interroge à présent, après l’avoir lu plus attentivement, posément, loin de l’habitude que nous avons tous, et de plus en plus, de consommer de l’information en surabondance (la fameuse infobésité) et dans l’immédiateté, commence par évoquer un aspect bien réel du néo-fascisme, qui est la présence de préoccupations d’ordre environnemental dans le cerveau brûlé des terroristes de masse dont j’ai déjà parlé ici. Ces considérations environnementales grégaires qui consistent à penser que sur un sol sain doivent vivre des personnes saines avec un sang sain, et natives en longue lignée de ce sol là, on les connait bien, puisqu’elles sont constitutives du nazisme primitif, et de sa notion centrale d’espace vital à préserver.

Et donc, on passe en ligne abrupte, comme tombant d’une falaise rhétorique totalement arbitraire, de ce «  terrorisme à motivation raciale et ethnique » à…. ceci :

On voit là précisément pourquoi j’ai pu être attiré comme une mouche par un lampion. Le cœur de mon sujet est là, devant mes yeux, soigneusement étalé, comme une pâtisserie qui ferait envie derrière une vitrine. En blogueur paresseux, je me disais qu’il n’y avait qu’à puiser là pour vous en nourrir. Billevesées et vues de l’esprit, simple mirage que notre esprit critique suffira en fait à rapidement éluder.

Car nous verrons que l’auteur de cette chose là, qui accumule devant nos yeux ces succulentes pâtisseries pour tout pourfendeur de réacs et de fachos dont je suis, a un intérêt flagrant et partisan à procéder à cette accusation en règle.

Pourtant, ce qu’il aligne dans son article, bon à rappeler, est juste, dont je suis le premier à m’indigner : la présence de personnalités de gauche et écologistes dans des journaux et sites d’extrême-droite est une réalité. Les Michèle Rivasi (EELV) sur TVL, les José Bové, Fabrice Nicolino dans les colonnes de la revue Limite (qui l’est, extrêmement, sous couvert de radicalité écologiste, masquant une autre radicalité..), et tout ce pavé ignominieux de complaisance de certaines personnalités politiques et militantes dans les milieux alternatifs (dont la liste serait trop longue à citer…) avec l’extrême-droite et ses idées racistes, sexistes, homophobes et anti-féministes, que j’ai tenu à conserver dans mes archives :

On pourrait presque penser à un texte comme savent en pondre les sites antifascistes, ça ferait presqu’ illusion n’est-ce pas ?

Sauf que. Ya comme un défaut là, sur la couture du pantalon du Monsieur qui a écrit ça :

Nous y voilà…

On comprend que tu aies quelques intérêts particuliers, ostentatoirement partisans, à démonter l’écologie politique… A cela, nous n’y verrions aucun inconvénient s’il s ‘agissait comme nous de débusquer des complaisants avec l’ennemi.. Mais ya comme un hic dans ton positionnement particulièrement bancal, le gars. Car le modèle politique de Fillon, on ne le connait que trop bien, à la faveur de certains soubresauts dont la vie politique franchouillarde a le secret…

Pour aller plus loin, clique sur le mulot 😉

Quant audit Retailleau, pourfendeur des zadistes de Notre Dame Des Landes, main dans la main avec les hordes macronistes armées tristement habituelles, qui font régner la terreur et l’arbitraire dans ce pays, et massacrent toute velléité d’opposition, même la plus pacifique, on sait à quoi s’attendre aussi, en matière d’antifascisme et de lutte contre l’extrême-droite et ses idées catho-réacs

Fin de la blague pas drôle, Gil Rivière-Wekstein, médiocre lobbyiste (ça se voit trop fort…) de l’agriculture productiviste pestilentielle qui ose se mêler de lutte contre l’extrême droite en étant pourtant si compromis politiquement… et économiquement. Car il est visible et patent que tes intérêts ne sont pas les nôtres, vu ton acharnement à les défendre, notamment sur ton compte twitter, et que tu t’es vendu à de bien vils prédateurs. T’es vraiment pas de notre monde. Car il ne suffit pas, en outre, contrairement à une idée reçue à propos de laquelle je rebondis sur ton imposture, petit escroc politique et intellectuel, de lutter contre l’extrême-droite, et notamment contre le racisme et la xénophobie, pour être antifasciste. Il convient aussi, comme pour toute réflexion globale, d’en comprendre les fondements. Nous sommes certes antiracistes mais aussi anticapitalistes, et nous luttons sincèrement contre toutes les formes d’oppression. Mon antifascisme, à moi, c’est ça.

Or, tu es visiblement un bien médiocre soutien servile des intérêts dominants, qu’ils soient politiques, économiques ou religieux, une confluence d’intérêts contre lesquels nous luttons.

En outre, quand on atteint des points culminants d’imposture à prétendre chasser des réacs, alors qu’on en est visiblement un soi même, comme le fait d’être contributeur régulier sur un site aussi puant qu’Atlantico le démontre assez, on se fait tout petit.

.. Car en vertu d emon petit dicton si personnel en forme de lapalissade humoristique,  » dis-moi qui sont tes ennemis, je te dirai qui tu hais »

Qu’on se le dise ! Et que cela se sache.

Archivé.

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Référendum sur le nucléaire : je signe où ?

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Ce n’est pas parce que l’on n’est pas chez eux (EELV) qu’il faut tout rejeter, hein ! On a quand même le droit de partager, non ? Et puis, je me suis déjà exprimé ici sur l’urgence d’un débat. Il faut donc être cohérent.

Un référendum sur le nucléaire en France !

LEMONDE | 12.05.11

Au moment de célébrer le triste anniversaire des 25 ans de Tchernobyl, une autre catastrophe a jeté sa lumière froide sur les limites de notre maîtrise collective du feu nucléaire. En 1986, le contexte de guerre froide et les réassurances artificielles prodiguées à l’opinion publique avaient pu prétendre minimiser la portée de cet accident gravissime : les Soviétiques ne se préoccupent pas de sûreté nucléaire, leur système est désuet et non fiable, le nuage s’est dispersé avant d’atteindre le territoire français…

Aujourd’hui, le contexte a changé, les Japonais ont plutôt la réputation d’être fiables et le bêtisier de Tchernobyl n’a plus cours. Assurément, la catastrophe de Fukushima qui se poursuit crée une rupture que nous voulons pérenne dans notre relation au risque nucléaire. Elle impose de placer enfin la démocratie et la citoyenneté face à la technologie la plus dangereuse du monde.

De Tchernobyl à Fukushima, pourtant, il semble que nous n’ayons rien appris. Car le débat principal, le seul auquel les Français pourraient réellement participer, est escamoté, enfoui dans ce bavardage ininterrompu entre experts plus ou moins péremptoires. Comme l’avoue honnêtement le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire, André-Pierre Lacoste (Le Monde du 31 mars), « personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais un accident grave en France ». Donc le seul débat qui devrait avoir lieu dans ce pays, c’est celui de savoir si oui ou non les Français veulent assumer collectivement ce risque.

Les Français veulent-ils ou non, en connaissance de cause, entretenir sur le territoire national le risque d’une catastrophe nucléaire ? Et ce débat ne se réglera ni à coups d’expertises concurrentes ou vaguement contradictoires ni à coups de sondages plus ou moins fiables. C’est un débat fondamental pour une communauté citoyenne, celui de se mettre d’accord sur le niveau de risque que ses membres sont collectivement prêts à assumer.

Nous n’avançons pas masqués : nous défendons la sortie progressive du nucléaire, qui passe selon nous par la fermeture immédiate des centrales les plus obsolètes et situées en zones à risque, comme Fessenheim, l’arrêt du chantier EPR de Flamanville et le non-renouvellement des centrales sur la base de leur durée de vie actuelle. Mais cette sortie doit relever d’un choix démocratique.

Même un ministre de droite peut comprendre ça. Du moins s’il est allemand. C’est ainsi que le ministre de l’environnement, Norbert Röttgen, déclarait dans le magazine Spiegel du 23 avril : « Si à court terme le coût de l’énergie nucléaire semble bon marché, il est bien trop élevé en cas de catastrophe », pour conclure en disant que la « responsabilité devant le futur » impose de « repenser entièrement la sécurité » à l’aune des erreurs humaines et des forces incontrôlables de la nature. Un tel débat n’a jamais eu lieu en France.

L’atome est le plus durable des compromis politiques passés dans l’histoire de la France d’après guerre – plus encore que les acquis du Conseil national de la Résistance, la construction européenne ou le rôle de l’éducation nationale. Cette persistance à refuser le débat tient à des raisons historiques, technocratiques et politiques : dans le contexte de guerre froide entre deux blocs antagonistes, l’indépendance et la grandeur nationales passent par l’acquisition de l’arme nucléaire et la modernisation technocratique du pays, et l’impact en termes d’emploi garantissant le soutien des syndicats et de la gauche. Jusqu’à l’irruption de l’écologie dans le jeu politique, ce « consensus gaullo-communiste » n’avait jamais été remis en question par aucun mouvement politique constitué.

Aujourd’hui, il est temps que la société française s’empare de cette question. S’il est une leçon à retenir de Fukushima, c’est qu’on ne peut plus laisser prendre des décisions qui engagent à ce point la santé et la sécurité de tous sans un débat national aussi large et ouvert que possible. C’est pour cette raison que nous pensons qu’il faut formellement poser aux Français la question suivante : « Voulez-vous renouveler le parc nucléaire national par la prolongation ou la construction de centrales ? »

Si le « non » est majoritaire, la sortie progressive du nucléaire s’imposerait et libérerait la créativité pour un autre mix énergétique « zéro risque », nous permettant à la fois de sortir du risque nucléaire tout en luttant contre le risque climatique.

Un référendum, c’est la légitimité d’un débat citoyen qui permet de faire descendre la discussion dans les familles, les cafés, la rue – au lieu de laisser les experts ministériels et les lobbies dans un dialogue plus ou moins médiatisé. Un référendum, c’est aussi l’assurance d’une certaine continuité, évitant le risque d’une majorité versatile pour des politiques qui doivent être menées à long terme.

Enfin, c’est le seul moyen de mettre en question le « consensus atomique », qui nous a fait prendre tant de retard dans le développement des énergies renouvelables, les économies et l’efficacité énergétiques. Car un des enjeux majeurs du débat, c’est de ne pas laisser les Français seuls face à l’explosion de leurs factures d’électricité et face à la précarité énergétique. Il serait stupide aussi de sacrifier les centaines de milliers d’emplois que peut générer une révolution énergétique fondée sur le durable, le renouvelable et la sobriété.

Et puisque se profilent à l’horizon des échéances politiques majeures, disons-le clairement : un accord programmatique avec le PS ne saurait se résumer à un compromis sémantique sur la sortie du « tout » nucléaire ou de la « dépendance » au nucléaire. Ce référendum doit figurer en priorité dans tout accord final.

Il en va de notre responsabilité politique commune de proposer des scénarios crédibles d’alternative et de sortie du nucléaire aux Français. Renan disait que la nation, c’est un plébiscite quotidien dans lequel les citoyens expriment leur voeu de vivre ensemble. Sur des sujets autrement plus graves et dangereux que l’identité nationale, il serait bon pour une fois de donner voix à l’expression souveraine et directe des électeurs.


José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, députés européens ; Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme

José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Nicolas Hulot