Même pour le #PCF, ce sera #JLM2017, donc.

captureLes militants communistes ont voté, et il convient à présent de respecter leur choix. J’observe qu’il acte un sacré désaveu et un fossé sans précédents dans ce parti entre la base et sa direction. Les cadres avaient en effet opté (contre l’avis de leur direction, Laurent étant favorable à l’option Mélenchon) pour une candidature spécifique du PCF, ce qui à mon sens constituait une erreur stratégique majeure de nature à l’isoler encore plus qu’il ne l’était déjà. Le Front de gauche était à mon sens une évolution positive, même si les clivages partisans et les querelles de personnes n’ont pas permis de lui donner sa pleine mesure, hélas. C’était pourtant un dépassement utile de l’émiettement de la gauche anticapitaliste auquel il serait suicidaire à mon sens de revenir. J’apprécie également que les tentatives grotesques à la fois de décrédibiliser par tous les moyens, mêmes les plus discutables (non, Mélenchon n’est pas comparable à l’extrême-droite) des fauxcialistes  ont lamentablement échoué. Toutefois, je reste sur l’idée que la candidature de Mélenchon est une candidature par défaut, et qu’elle n’est pas la bonne. Notamment parce que celle-ci s’est imposée sur une base totalement unipersonnelle, donc antidémocratique. Mais également du fait de la personnalité même de Mélenchon, qui n’est pas de nature, c’est le moins qu’on puisse dire, à faire consensus même parmi celles et ceux qui partagent des idées alternatives sur le plan économique et de transformation sociétale. En outre, je pense que le programme des auto-proclamés « insoumis » est pour le moins illisible par le grande nombre, parmi les moins politisés. Essayez donc d’aller faire comprendre la nécessité de changer de république, et de mettre en place à cette fin une constituante, qu’on rigole 5 minutes. Et ce n’est là qu’un des points d’incompréhension..

Concernant le PCF, si j’étais eux, je me poserais de sérieuses questions sur leur devenir après ces présidentielles. On a rarement vu en effet une telle pagaille… Et si on ne remédie pas au fossé qui s’est creusé entre la direction et la base, et que les options programmatiques et stratégiques ne sont pas rapidement définies pour y remédier, la question se reposera de nouveau aux élections législatives, avec la belle pagaille et les errements que l’on a déjà connus dans le passé, certains préférant aller à la soupe, et dans toutes les directions (avec le PS, avec EELV, avec le PG, sans, à côté, etc) plutôt que de rester dans un minimum de cohérence politique et de convictions.

Quant aux trolls mélenchonistes habituels qui ont craché sur le PCF et affichant en public leur mépris pour les « cocos », je serais eux, je me ferais tous petits. Z’ont pas l’air con(ne)s, à présent, vraiment.

#PCF versus #JLM2017 : match nul.

Le coup de roulette russe  joué  par Mélenchon en annonçant en février 2016 sur TF1 (sic)  sa candidature isolément, pensant probablement alors qu’en devançant tous les autres, la gauche du PS serait bien obligée de le suivre, a échoué. La conférence Nationale du PCF qui se déroulait aujourd’hui en a décidé tout autrement :

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On peut penser ce que l’on veut de cette décision qui, il est important de le  souligner,  n’avait pas la faveur de la direction du PCF, Pierre Laurent appelant quant à lui à un ralliement à Mélenchon.

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Mais ceux qui se lamentaient, trépignaient et appelaient à la pendaison des socio-traîtres communistes  dont ils imaginaient dans leurs délires depuis des semaines qu’ils allaient se rallier à Montebourg comme la rumeur persistante en a couru, en seront pour les frais. Ils feraient mieux de  faire tous petits, petits… Et s’incliner devant la réalité.  Quant à moi, je considère que cette candidature communiste toute aussi isolée que celle de Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017, bien que je la respecte, est vouée à ne représenter qu’une candidature de témoignage, autour des 2 %/3%. Rien qui leur permette de peser en quoi que ce soit sur l’élection à venir. Quant à Mélenchon, alors qu’il avait en 2012 toute légitimité à représenter l’intégrité des partis composant alors le Front de Gauche, le voila aujourd’hui fragilisé par l’absence d’une partie importante des communistes, des élus isolés ayant d’ores et déjà choisi de le rejoindre. Voilà qui n’augure en tous cas rien de bon pour le lendemain du 1er tour, avec une gauche antilibérale aussi divisée…

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et voilà comment la vermine fasciste atteint la gauchosphère versant #JLM2017… #antifa

je ne l’ai jamais dit à personne. J’ai été (très) patient, bien davantage que certains antifas envers moi, pour bien moins que ça. Je l’ai secourue à plusieurs reprises dans le passé, lui signalant dans l’ombre ses erreurs, ses relais tous pourris de comptes ou de sites de conspis, de soi-disant (ré) information et autres excréments indigestes. Et puis j’ai mis de la distance, suite à ma divergence forte avec Mélenchon et le FDG, qu’elle soutient comme bien d’autres, un peu trop aveuglément à mon goût. Là aussi, bien m’en a pris. Mon indulgence vient d’atteindre ses limites. Elle tient un journal Paper Li, sobrement intitulé Peuple de Gauche. Comprenez donc que cela me parle, tout en m’ hérissant le poil…

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Dans ce journal, scruté de temps à autre pour palper la couleur du temps dans ce coin là de la gauchosphère, j’ai trouvé ceci :

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Ce qui ressemble fort à un hoax (à vérifier ? Vraiment ?  ) a été retwitté par ce compte :

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Curieux hasard (je dois être un méchant harceleur raciste, sexiste, homophobe d’extrême droite, pour sûr… 😉 ce compte m’a bloqué. Qu’à cela ne tienne, rien ne m’arrête : investiguons dans l’au-delà de twitter… A première vue, si l’on n’y prend garde, on y voit des publications somme toute légitimes sur un compte en apparence (seulement ?) du Front de gauche : nombreuses références à JLM2017, infos écolos, anti-ogm, Raquel Garrido, « dépeçage de la Grèce » via , un autre compte confus soutenant JLM, du Nuit Debout… Toutefois, le titulaire du compte @Aevalillith vit vraisemblablement au Canada, vu ce qu’il publie sur son compte. Mais je ne mets pas longtemps à tomber sur ceci, du même acabit et du même site tout pourri : 

aevalilly

Et donc, les States seraient complices du front Al Nosra, rien que ça… Pour ceux qui ne connaissent pas (et comme ils ont raison), voilà ce qu’en dit wiki :

al-nosra

je suis habitué, mon bio-tope naturel de gauchiste m’y familiarisant, à ce genre de conneries fumeuses, provenant en (extrême ?) droite ligne des dégâts de la logique à l’œuvre dans cette gauche là. Faite de géo-stratégie mal comprise et non-maîtrisée, de refus de domination des USA sous le couvert de l’anti-impérialisme (pour en tomber dans un autre,  celui de la Russie et de ses médias tout pourris à la gloire de Poutine ? Ridicule), et de paresse intellectuelle qui sont les ingrédients du complotisme lambda, elle prend tout ce qui de près ou de loin ressemble à de l’anti-américanisme plus ou moins primaire pour argent comptant, sans même se soucier de la moindre véracité des faits publiés. C’est là l’essence même de la psychologie sociale et des modalités de diffusion de nombre de hoax, telles qu’identifiées par Gérald Bronner dans un livre que je n’ai pas encore tout à fait terminé. Pour ma part, je savais déjà que Réseau International est un site sinon d’extrême-droite, tout au moins complotiste et confusionniste qui relaaie de la merde. On  peut d’ailleurs l’illustrer tout simplement par ceux qui, sur internet,  relaient cette même information, si vous en doutiez :

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(tiens, tiens.. Le journal de Personne;).. Comme le monde est petit) Les recherches associées à ce réseau sont également éclairantes…

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Thierry Meyssan est une personnalité symptomatique de la complosphère… Et voici ceux qui relaient la même info :

  • RT en français
  • Sputnik France‎ et sputniknews.com/
  • nouvelordremondial.cc
  • agoravox
  • resistance71.wordpress.com/
  • contre-la-pensee-unique.org/
  • alvinet.com/
  • facebook.com/stopmensongesofficiel/
  • lesbrindherbes.org/
  • niooz.fr/
  • eklablog.
  • unitenationale.fr
  • Egalité & Réconciliation Bretagne
  • lesmoutonsenragés.fr

Rien que du beau linge, estampillé par la faculté des bas du front égarés dans les limbes du doute pathologique et de l’inculture politique…. Manque plus que Chantal la Rebelle et ses petits soldats du net… Une vraie galaxie.  De quoi enrichir un petit bréviaire bien connu des antifas de France qui a fait quelque peu polémique… (Perfectible et ré actualisable il est vrai). J’ai fait la même chose pour la précédente publication de Réseau International intégrée dans le journal dit « Peuple de gauche », sur la collaboration entre facebook et l’Etat d’Israël. Comme d’habitude, cela part d’une info qui possède un fond de vérité, mais qui a depuis quelque peu dévié…

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Lors d’une rencontre avec les autorités israéliennes, le réseau social s’est engagé mi-juillet à supprimer « tous les contenus palestiniens qui incitent au terrorisme », au même titre que les vidéos de l’Etat islamique.

Cela n’est-il pas légitime, quoi qu’on pense par ailleurs de ce conflit ? Et qu’on aille pas me dire que c’est un journal de bobos gauchistes bien-pensants collabos du sionisme qui dit ça,  ou alors… Je veux bien prendre pour de la négligence ce genre de relais d’infos pourries, mais quand on persévère à je ne sais même plus combien de reprises, cela devient autre chose… La suite au prochain épisode.

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Mélenchon dégage de drôles d’odeurs, en ce moment (2). Vu par des féministes #JLM2017

Mélenchon dégage de drôles d’odeurs, en ce moment… #JLM2017

Mélenchon me fatigue, m’exaspère et me navre, de plus en plus. Comme je suis soulagé d’avoir pris mes distances avec ce vieux professionnel de la politique, vu le tournant que prend sa tactique, dont on peut craindre très objectivement qu’elle ne consiste à mordre de manière un peu trop visible sur l’électorat du FN, via … Lire la suite

Nous sommes bien peu nombreux, à gauche, vraiment, non pas à nous alerter, mais à  faire connaître clairement notre ressenti sur la  tournure inquiétante de la campagne du leader maximo de la gauche radicale. Aussi suis-je heureux de constater ce judicieux écho de mes propres préoccupations dans cet article de Christine Delphy et Sylvie Tissot. J’aurais préféré cependant le trouver ailleurs, éprouvant quelque réticence à me rendre précisément sur ce média là, un peu trouble à mon sens…  Mais le texte est bon, et je tenais à le partager. Extrait :

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Voilà qui se conçoit mieux en le voyant ici plus lumineusement écrit que je n’ai probablement su le faire, au  vu du peu d’échos de mon précédent billet à ce sujet. Et c’est là d’autant plus éclairant que cela ne vient pas de moi, mais d’une féministe (re)connue, travaillant sur un pied d’égalité avec une autre sociologue française, militante féministe également, mais aussi militante pour « le droit des étrangers »… C’est bien.

(Du moins, ça devrait l’être, avant que le PIR ne nous advienne, qui ne reconnait de crédibilité, de fiabilité et de sincérité à la parole publique et/ou intellectuelle que lorsqu’elle vient d’un(e) racisé(e), terme affreux  s’il en est. Qu’avons nous fait pour ne plus mériter notre beau nom d’homme, ou de femme (fut-on blancs, noirs, rouges, gris, bleus, verts, jaunes ou arabes)  ? En tous les cas, Merci Mesdames, de prendre parti. Ce vent là, dont vous dénoncez à juste titre l’un des versants, sent de plus en plus mauvais, qui nous effleure d’un peu trop près. Vivement qu’il tourne…

 

Mélenchon dégage de drôles d’odeurs, en ce moment… #JLM2017

Mélenchon me fatigue, m’exaspère et me navre, de plus en plus. Comme je suis soulagé d’avoir pris mes distances avec ce vieux professionnel de la politique, vu le tournant que prend sa tactique, dont on peut craindre très objectivement qu’elle ne consiste à mordre de manière un peu trop visible sur l’électorat du FN, via un discours et des items propres au souverainisme, ce qui me répugne fortement.  Ce qui me fait dire ça ? Des éléments très précis et concrets. Après sa sortie du mois de juillet au Parlement européen, sur le «travailleur détaché, qui vole son pain au travailleur qui se trouve sur place», (que n’aurait-on dit à la gauche du PS si ça venait d’un autre), Jean-Luc Mélenchon s’est dit favorable à la «régularisation des travailleurs sans papiers mais pas pour le déménagement permanent du monde, ni pour les marchandises ni pour les êtres humains». Il a également déclaré : «Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation ¹ et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Et maintenant, voilà que Monsieur trouve que le débat sur les « Gaulois » n’est pas « nul »… « Je trouve que toutes les références à l’Histoire sont productives parce qu’elles nous obligent à réfléchir ».

En plus du malaise qu’introduit cette étrange sensation de  complaisance de Mélenchon envers Sarkozy, je laisserai mes lecteurs/trices  apprécier la qualité du débat qui a suivi les propos de l’ancien président à ce sujet et combien il a permis d’améliorer la culture historique tant des politiques que les français en général…

Voilà qui fait beaucoup pour de supposés dérapages, qui deviennent semble-t-il une ligne de conduite communicationnelle. Jouer des coudes pour se frayer un chemin dans le débat identitaire, comme les autres médiocres, je ne trouve pas cela vraiment très sain.  Je sais que cela  déplaira fortement aux fans mélenchonnistes hystériques pour lesquels il est inconcevable de prononcer la moindre critique, même fondée, envers leur grand homme d’une perfection frisant l’adoration aveugle. Mais je m’en fous. Nul n’est sens ignorer la nécessité du débat, et toute idée doit pouvoir être discutée, sans quoi, ça porte un nom. Et c’est tout à fait contradictoire avec le projet proposé par JLM2017. Duquel je tiens très formellement – si tant est qu’il existe le moindre malentendu – à me désolidariser totalement vu le tournant qu’il prend, qui commence pour le coup à sentir un peu fort.  Si l’on considère de surcroit ceux qui, bas du front parmi les bas du front, se revendiquent d’un patriotisme qui est pour moi un crétinisme, alors… Aléa jacta est. Je ne veux avoir rien à faire avec ces gens là.

 ¹ Moi, si.

Front commun. Je marche seul.

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Il n’y aura cette fois, contrairement à mes petites marottes compulsives acquises au fil du temps depuis que je blogue, pas de hashtags dédiés, pas d’appels et de rappels incessants dont je sais qu’ils lassent certains sur twitter, facebook, google+ (quelqu’un l’utilise encore?), Seen This (que j’ai abandonné, coquille vide et manipulée), et je ne sais quoi d’autre. Je ne veux pas décourager en effet ceux qui font preuve d’initiatives, qui pourraient – à d’autres que moi – apparaître heureuses et constructives. Disons que j’apporte à cette démarche un soutien critique, en la faisant connaître, avec la position de l’observateur. Je veux parler de cet appel que je viens de recevoir (suis je en retard ?) dans ma boite à mails, intitulé « Front Commun ». Le mot front, à toutes les sauces, déjà, me dérange, d’emblée. Front national, bas du front, toussa… Mais bon, il fait appel au Commun, c’est mieux. En espérant et redoutant par simple association d’idées que cela ne soit pas trop d’obédience communiste, et trop orthodoxe… Les diplodocus de ce champ là, leurs ignobles méthodes et leur violence sans pareille, je ne les connais que trop, et tout le mal qu’ils font, dans les coulisses… Mais. Lisez, puis revenez, et je vous dis tout.

Moi, je vois surtout, très pragmatique, derrière les lignes ce que cela signifie vraiment. Quelles sont les étranges contradictions de ce texte, l’opposition entre ce qu’il professe et la manière dont cela se traduit dans la vie réelle… On ne peut pas à mes yeux et mon sens en effet dire l’inverse et son contraire en tortillant du cul de manière gênée pour mieux faire passer la pilule amère de la destruction du Front de Gauche. Et de l’excessive personnalisation amenée par Jean-Luc Mélenchon. Et de l’excessive institutionnalisation partisane à volonté hégémonique malgré son  recroquevillement électoral amenée par le PCF, que certains voudraient sauver en le plongeant dans le formol. Nous méritons mieux. Mais c’est à construire. Cette étape là, cette initiative là est-elle la bonne, enfin ? Nous sommes tant et tous tellement lassés de ces choses qui émergent et n’ont pas de suites…. A vous de me dire, et de vous faire votre idée. Revenez nombreux.

(Moi, j’ai à suivre un chemin : le mien, au moins, même si je me sens parfois bien seul. L’exigence me le dessine. La réflexion me le balise. Mes articles ici en sont les pierres blanches, ou noires, ou grises, c’est selon. Venant de la gauche critique, me voilà en effet au fil du temps, de mes expériences et du chemin déjà parcouru, critique envers la gauche critique.  Mais j’avance… modestement. Loin des aboiements et ricanements des chien(ne)s de meute…).

narcissisme gauchiste : le grand rassemblement autour de soi-même

A l’heure où se sont tenues ce week-end un certain nombre d’universités d’été parmi la gauche plurielle, résumons la situation.  A Angers, Pierre Laurent veut rassembler la gauche, mais  bien sûr autour du PCF, c’est à dire de lui-même. Filoche, invité à ce même événement, tapant sur Hollande, ne songe pas un seul instant à quitter le PS, et appelle pourtant au même rassemblement… Autour de lui ? Hamon, à St Denis, veut lui aussi rassembler la gauche. Se tenaient également les universités d’été d’EELV à Lorient, et le « pique nique de la France insoumise » à Toulouse, autour de Mélenchon. Auraient-on interrogés leurs leaders qu’ils n’auraient pas dédaigné appeler au même rassemblement de la gauche… Et donc, comme un ami qui se reconnaitra, désarçonné par une telle situation inédite, et un peu égaré dans ce paysage politique satellisé, malgré sa grande gauchitude aussi intacte que la mienne, je me demande : si chaque personnalité politique de gauche appelle au rassemblement, mais uniquement autour de son nom en refusant de lâcher le moindre pouce de terrain, comment la situation pourrait-elle s’améliorer avant 2017 ? je pose la question…

Le melon de Mélenchon

guignol-baton-236185D’une certaine manière, à lire ces derniers interviews, dont celui qu’il vient d’accorder au JDD hier, Mélenchon m’apparait tout aussi déconnecté de la réalité que ceux qui nous gouvernent. La seule différence, c’est que lui, au moins, consent à la  part de rêve quand les honnis de tous prétendent à un pseudo-pragmatisme qui n’est qu’idéologie libérale. J’écris cela après avoir lu ceci :

Le gouvernement a amené l’autorité de l’État au bord de l’effondrement. La France est contaminée par la décomposition chaotique du Parti socialiste. ­Aujourd’hui, Manuel Valls n’a plus de majorité et plus d’autorité dans sa propre famille politique. Sa façon de faire durcit tous les rapports. Sa politique conduit à l’accélération inouïe des violences sociales et des tensions dans le pays. Il faut que la loi travail soit retirée et que Valls s’en aille. À quoi bon deux mois de violences jusqu’à la prochaine motion de censure en juillet? Dans deux mois, Valls sera renversé.

Action, réactions. Tout d’abord, invoquer l’autorité de l’état, entre parenthèses, me renvoie à un certain nationalisme franchouillard et plutôt chauvin qui m’agace de plus en plus dans le positionnement de Mélenchon, comme s’il tentait de grappiller des voix à l’électorat souverainiste. Sur la suite, rien à redire, je partage la même analyse sur les violences consécutives à une loi inique et à la manière dont on l’impose contre le gré des français. Mélenchon a raison :  »  Il faut que la loi travail soit retirée et que Valls s’en aille. » Sauf que. Valls ne s’en ira pas. La loi ne sera pas retirée. Une nouvelle motion de censure, personne n’y croit. Quand à la possibilité que les frondeurs fassent preuve d’un courage qu’ils n’ont pas, c’ est pour le moins très improbable. Dans ces conditions, asséner que « Dans deux mois, Valls sera renversé » n’est qu’une bravade de plus d’un petit Napoléon qui veut se faire plus grand que l’empereur. Qui peut encore croire de telles fanfaronnades ? En disant cela, Monsieur JLM2017 ne fait que bercer ses troupes de douces illusions de nature à endormir la colère d’un peuple, qui se traduira bien autrement que dans un hémicycle aux contours si convenus. La vérité de notre société n’est plus dans ce cadre, qu’elle déborde de manière de plus en plus visible, malgré toutes les tentatives de répression et le concours complice de l’état d’urgence. Aussi, Mélenchon est dépassé, et son beau discours qui peine à trouver une consécration dans la réalité, plutôt ridicule. Un pantin grand-guignolesque.

« Je peux être en situation d’être présent au second tour.« 

(Le melon, toujours le melon…)

le combat d’arrière-garde des anciens front-de-gauchistes…

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Interpelé par le positionnement d’un certain Raymond Macherel, ancien « proche » de Mélenchon, celui-ci m’a invité à prendre connaissance de cette initiative :

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Aussi, comme convenu avec lui, j’ai pris mon clavier à 4 doigts pour exprimer concrètement ce que je pense de cette initiative dont j’ignorais tout. Autant celle- ci aurait pu éventuellement être utile à une certaine période où le FDG battait de l’aile et qu’il aurait s’agit de recadrer son vol, autant elle m’apparait aujourd’hui bien dérisoire, et somme toute inutile. En effet, ce qui pêchait dans le fonctionnement de ce mouvement dont je fis autrefois partie, au PG,  puis à Ensemble, c’est l’absence d’organe de décision collective et de garde-fous permettant une cohérence idéologique commune.  Le fait qu’il manquait une sorte de conseil fédéral qui aurait pu définir une orientation, un programme,  et désigner démocratiquement des porte-parole, à part équitable selon les composantes, autres que ceux auxquels on l’identifie généralement,  aurait été hautement nécessaire. Sans quoi, c’était la prime à la grande gueule, et il est clair qu’à ce jeu là, d’autres que Mélenchon ne faisaient pas le poids. Mais depuis, les élections présidentielles et législatives sont passées par là, avec leur dose de rancœur, d’inimitiés, et de stratégies de plus ou moins grande cohérence qui ont à mon sens définitivement miné le terrain et le substrat du FDG. C’était une belle idée, mais il existe me semble-t-il un consensus pour dire que les querelles de personnes et leurs jeux d’intérêts personnels ou politiques ont mis fin à ce en quoi, moi aussi, j’ai cru. Je faisais d’ailleurs partie de ceux qui défendaient le principe d’une adhésion directe au FDG , hors de tout parti. Cette voie n’a pas été entendue, et devait arriver ce qui arriva. Tiraillements partisans, coups dans les pattes ou dans le dos, noms d’oiseaux entre militants communistes orthodoxes et « traîtres autrefois  socialistes » provenant du PG ou d’Ensemble, transfuges du NPA dont on connait la sainte horreur des uns pour les autres  ou l’inverse envers les ennemis héréditaires du communisme autoritaire ou de l’indiscipline libertaire, attitude schizophrène du PCF qui rallie le lendemain du deuxième tour ceux sur lesquels il crachait la veille, le tableau est connu, et a donné les résultats qu’on sait. Le PCF n’a jamais réussi à avaler la pilule de son ancienne représentativité historique des couches populaires, et peine à en faire le deuil. Aussi, cette initiative qui voudrait souffler sur les braises d’un feu à mes yeux déjà éteint malgré les séquelles chez les uns et les autres ne présente guère d’intérêt, sinon à permettre la discussion dans les chaumières de vieux nostalgiques d’une période révolue. Mélenchon a quitté (et comme je le comprends…) ce champ de bataille où ne reste plus que des ruines idéologiques dépassées, et sa perception politique visionnaire l’a conduit à tenter de se placer en initiateur d’une sorte de Podemos à la française, utilisant pour cela la base propice du Mouvement pour la 6ème république. Pourquoi pas. Mais j’ai déjà exprimé sur ce blog toutes les réserves que m’inspire ce mouvement, où se sont dissimulés (et je pense qu’une bonne part y est encore) de bien piètres démocrates quelque peu rouges/bruns.  Celui qu’il tente  péniblement d’impulser actuellement n’a pas eu l’heur de recueillir mon adhésion, pour des raisons déjà explicitées ici. Pour aller vite, je ne pense pas qu’un professionnel de la politique qui n’a jamais rien fait d’autre, et qui n’est pas sans reproches au vu de certains égarements,  puise incarner les attentes populaires. Qu’on le veuille ou non, une grande partie de la population se méfie à juste titre de tous ceux qui incarnent un système dépassé, déconnecté des réalités sociales, et corrompu. C’est peut-être injuste pour Mélenchon, mais c’est ainsi. De plus, il n’a pas fait la preuve avant et après 2012 qu’il était en capacité de rallier les mécontents qui goûtent peu la sauce hollandaise au piment vallsiste. Par delà les statistiques électorales récentes, une autre preuve très factuelle nous est apportée par les dernières mobilisations sociales, notamment celle envers la loi El khomri. Elles se sont faites sans et par dessus les partis et les syndicats, par le bouche à oreille, par agglomération des mécontentements rendue d’autant plus facile que le mode de communication actuel privilégié se passe bien d’eux. Les réseaux sociaux ont en effet cette faculté de rendre caduques les anciens modes de fonctionnement politiques, et d’être invisibles des yeux et des oreilles médiatiques et politiques, phénomène que l’on ne prend pas assez en compte. Aussi, compte-tenu de tous ces éléments, il ne me semble guère sérieux de penser qu’un mouvement amputé d’une part non négligeable de ces adhérents et sympathisants qui se sont déjà rangés derrière Mélenchon vont soudain avoir une révélation, et revenir vers le FDG. La preuve en est que lorsque l’on consulte la liste des premiers signataires, on n’y voit non seulement bien peu de  personnalités connues,  mais aussi et surtout une majorité de militants du PCF. Si je voulais pratiquer un raccourci facile, je dirais que l’appel dont il s’agit ressemble fort à une tentative d’OPA du PCF sur la marque Front de Gauche, qu’il convoite avec d’autant plus d’avidité que certains élus s’en sont déjà accaparé l’étiquette sans prendre la moindre précaution préalable (qui les aurait pourtant honorés) de recueillir le consentement des autres composantes du mouvement, ce qui me semble pour le moins malhonnête.

«On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit !» #presidentielle2017

je viens  de prendre connaissance, un peu tardivement je l’avoue, par le biais d’une réponse qui l’est beaucoup moins, d’un texte véritablement  intéressant comte tenu d’un contexte politique particulièrement affligeant (dont tout le monde voit bien à quel point il est anti-démocratique et anti-social), de Julien Coupat et Eric Hazan, dans Libé.

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Inutile de présenter le premier, auteur présumé du comité invisible qui a rédigé l’Insurrection qui vient (et « ultra-gauchiste » patenté du groupe « anarcho-libertaire » de Tarnac), dont il est utile de rappeler qu’il est toujours mis en examen depuis tout ce temps malgré l’absence totale de preuves. L’acharnement politico-judiciaire est à mon sens manifeste. Le second est un peu moins connu du grand public peu politisé et/ou peu lecteur. C’est un écrivain et éditeur français, fondateur des éditions La Fabrique, au parcours  pour le moins atypique avec lequel je vous invite à vous familiariser sur sa fiche wiki. J’ai sélectionné pour vous quelques extraits de ce texte qui me semblent significatifs :

[…] ils veulent encore croire à la politique. Ils n’ont pas eu vent de la nouvelle pourtant retentissante : toute cette politique est morte. Comme sont morts les mots dans lesquels se dit la chose publique – la France, la Nation, la République, etc. Comme est morte la pompe institutionnelle dont s’entoure le vide gouvernemental. La politique a poussé son dernier râle l’été dernier là où elle était née, il y a plus de 2000 ans, en Grèce ; Aléxis Tsípras fut son fossoyeur. Sur sa tombe sont gravés ces mots prononcés en guise d’oraison funèbre par le ministre allemand de l’Economie, Wolfgang Schäuble : «On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit.» Voilà. Tout est dit. Et sobrement.

[…]Qui écoute encore les journalistes, en dehors des jours d’attentat ? Qui a cure de l’opinion des «intellectuels» ? Qui se soucie, de nos jours, des déclarations des ministres ? Imaginez qu’un Premier ministre ait cette phrase orwellienne : «L’état d’urgence, c’est l’Etat de droit». Si quelqu’un prêtait encore attention à ses propos, on en plaisanterait encore au bistrot. Mais, tout le monde s’en fiche. Le vote FN et l’abstention de masse sont des  symptômes d’un système électoral rendu au point de rupture. […]

Nous en sommes là, en effet. Et je ne suis pas du tout certain que l’initiative dite #JLM2017 change grand chose à ce système ici précisément et judicieusement dénoncé, puisqu’elle emprunte au système dont elle prétend se démarquer le même chemin creux, qui ne mène nulle part, si ce n’est à la désillusion, et à l’échec. Certes, cela permettra à d’authentiques militants comme je le fus pour le même la fierté de travailler ensemble, de construire ensemble et de lutter ensemble dans un espoir commun.  j’ai connu cela, ce plaisir nécessaire, irremplaçable, de militer par delà les clivages partisans, aux côtés de militants d’origines politiques et sociales diverses, au sein du FDG. C’est un bon point, particulièrement positif, dans ma mémoire. Rien que pour cela, je ne dis pas que l’initiative de Mélenchon est inutile, loin de là. Mais comme Coupat et Hazan, je me dis que les chaînons essentiels de ce système vide de sens à part pour quelques uns qui  y ont des intérêts personnels  ne se laissera pas si facilement dépouiller. Et en tous cas, pas par les urnes, j’en ai acquis la certitude. Il nous faudra nous unir dans un élan bien plus efficace, et radical, pour l’emporter. Quelle en sera la forme ? je ne le sais pas encore. J’y réfléchis. Mais certainement pas en empruntant des chemins qui ont fait la preuve de leur impuissance à améliorer le sort de ceux qui ne sont pas au dessus de la pyramide. Or, ce ne sont pas eux qui font et défont les lois. Ni sous la droite, ni sous la gauche, ni au centre.