L’extrême-gauche, voilà l’ennemi !

CaptureNotre pays est à feu et à sang, les tensions n’y ont jamais été aussi fortes depuis longtemps, les polémiques ridicules ne cessent d’y mettre un beau bordel, les scandales politiques s’enchaînent les uns après les autres, notre pays est la proie d’un libéralisme outrancier cupide et sans scrupules qui dévaste tout sur son passage et laisse des territoires entiers en jachère sociale, nous n’avons jamais assisté à une telle concentration des médias où  la parole politique populaire et alternative est confisquée, le racisme répand chaque jour un peu plus ses ravages et le FN est aux portes du pouvoir comme jamais, mais à part ça, c’est la faute à l’extrême gauche. Brillante analyse, de la part d’un réac bien connu déjà épinglé ici, dont les concepts et la parole aigrie rejoignent avec de plus en plus d’évidence celle du FN, qui comme Julliard ne cesse de s’attaquer à la vraie gauche. Normal, c’est son ennemi héréditaire d’autant plus que résolu. Et comme par hasard, comme le FN et les identitaires, Julliard s’en prend au « Vivre ensemble », au « pas d’amalgame », et parle des militants de l’autre gauche comme de collabos. Reprenant les concepts et le lexique moisi de l’extrême droite, le voilà donc définitivement entré, les deux pieds dedans, dans la fachosphère…  Tout devient plus clair à présent, merci Monsieur. grâce à ce papier, je sais à présent précisément où vous situer.

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Non, Monsieur Julliard, Mélenchon n’a pas écrit Mein Kampf

Sébastien Fontenelle me rejoint donc – et j’en suis fort aise étant donné son talent autrement plus visible que le mien – dans la dénonciation de ce mécanisme collectif hélas de plus en plus courant  mais qui atteint cette fois les sommets de violence et de bêtise que je pointais encore pas plus tard qu’ hier en un modeste billet.  Le transfuge du Nouvel Obs Julliard, prénom Jacques, qui se pique de pensée profonde, d’indépendance et de singularité vient de dépasser, à la suite d’une longue lignée de ses cons-frères en bêtise et méchanceté, le fameux point Godwin. Il écrit en effet dans le Marianne d’aujourd’hui, à propos des meetings du Front de Gauche  :

« Les enthousiasmes collectifs organisés, tels qu’on les pratiquait dans l’Allemagne nazie et la Russie soviétique, très peu pour moi. » 

Tout est dit, et écrit. Nous saurons nous en ressouvenir le moment venu…

je laisse à mes confrères et consœurs blogchéviks le soin de vous répondre car cette violence et cette stupidité me laisse sans voix. Il me semble de plus avoir déjà répondu à ce genre d’âneries. Bien que nous sachions à quoi nous en tenir quant aux conflits d’intérêts qu’il contribue à mettre à jour,  il nous blesse pourtant chaque fois que nous le constatons, à nous tous qui suivons, sur place ou par le biais du net, l’épopée populaire du long chemin des meetings du Front de Gauche.  Il est indéniable qu’ils ne sauraient être en effet  le seul fruit de la volonté d’une sorte de Führer que  Mélenchon n’est certes pas quand on a eu la chance de  l’approcher ne serait-ce qu’un peu, laissant ainsi la place à l’évidence éclatante de votre pure bêtise, Monsieur Julliard. Serions nous au yeux d’un certain establishment médiatique fait indifféremment de Quatremer, Barbier, Julliard, ou autres je ne sais quel éditocrate vénéneux plus dangereux que le Front National, que pourtant nous combattons ? Ce même Front National que vous avez pourtant tant contribué à banaliser, ne serait-ce que par votre incompétence et votre manque de pugnacité, à vous et vos semblables…

Voila bien là une attitude qui tend à se généraliser et qui me déçoit profondément quant  au sens critique de certains prétendus journalistes et intellectuels dont on se demande ce qui peut bien justifier une telle agressivité… Elle est injuste : nous ne sommes ni les jeunesses hitlériennes, ni les futurs cadres d’un nouveau régime nazi. Simplement des hommes et des femmes qui pensent qu’un autre monde est possible, et qui tentons chacun à notre humble niveau de le construire avec l’aide et le talent de Jean-Luc Mélenchon.

S’il y a bien aujourd’hui une forme de  fascisme, il serait à nos yeux bien davantage à rechercher du côté de celui,  si froidement et imperturbablement technocratique et financier, qui en Europe, est proposé par tous les dirigeants en exclusive alternative à leurs peuples martyrisés.

Permettez nous, malgré votre aveuglement intellectuel qui vous conduit à vous tromper d’ennemi, de la combattre sans être sans cesse insultés et calomniés, Monsieur Julliard et tous les autres : elle est meurtrière, et indigne d’une société dite civilisée.

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