Ne pas confondre : « journalisme » de complaisance et journalisme politique

Compte-rendu d’une séquence de déradicalisation de GdC dans un camp de rééducation bolloresque

Il semblerait que se développe actuellement une forte tendance d’un certain « journalisme » (vraiment ?) (supprime !)  de connivence d’un professionnalisme de haut niveau et d’entre-soi et d’une éthique indiscutable à mettre en lumière des ordures personnalités d’une grande valeur morale dans des postures de proximités incompatibles avec la déontologie de la profession installations médiatiques adéquates.

Références : ce podium (non exhaustif)

… Et les nominés sont :

  1. iTélé – Morandini (et d’autres…)
  2. M6 – Une ambition intime – Karine Lemarchand (une « émission politique » ? Pardon ?!)
  3. France Inter : Léa Salamé (voir ci-dessous)
  4. France 2 : Léa Salamé (encore ?) pour son rôle dans Stupéfiant ! (en effet…).

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Placer dans une position d’expertise sur le dossier du conflit social de la Police un type qui a été condamné je le rappelle (Madame Salamé ne le savait pas, pour sûr…;) à 5 ans d’interdiction d’exercer une fonction publique, et cela précisément pour avoir détourné de l’argent en plongeant ses sales pattes dans la caisse desdits policiers,  fallait oser. Elle l’a fait. Misère du journalisme.  L’indigence intellectuelle et morale, sinon éthique, c’est maintenant. Faut que ça change. « Les français ont le droit de savoir ! » (mais pas tout, hein, faut pas pousser, n’est-ce pas Monsieur Bourdin ?)

(on vous regarde, on vous entend, on vous écoute, et nous aussi, nous nous radicalisons sur internet 🙂

( « Pour la déradicalisation, ya encore du boulot, Monsieur Gédécé, hein…

-Monsieur le juge, je vais quand même pas m’amputer du cerveau et m’en arracher tout sens critique, hein…

– Le juge : « sortez de ma télé ! » 

😉

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#Morandini, simple verrue de la bollorisation du #PAF #iTélé

« dites, les journaleux, à quand une norme NF sur vos produits de hard discount à la qualité plus que médiocre, hum ? #jdçjdr « 

Me voilà obligé de revenir vers vous à propos de ce médiocre personnage avilissant, et de ce dont il est l’un des symboles et des symptômes, plus ou moins malgré lui (il a quand même beaucoup œuvré pour.  Il y en a d’autres, comme l’imbitable Jean Poney … à un autre niveau 😉 :  l’abaissement du journalisme, et la propension du PAF à se crétiniser (lui ou Hanouna, ou Cauet, ou Arthur, ou   Michael Youn pour moi, c’est kif kif). Sous prétexte de rentabilité immédiate, d’intérêts sonnants et trébuchants, les dirigeants de ce qui sont devenus des conglomérats industriels médiatiques se retranchent souvent assez cyniquement derrière la nécessité  de s’adapter aux attentes du public. Il a bon dos.  Je suis, nous sommes aussi le public dont il s’agit, et nous n’avons pas forcément envie de voir et d’entendre de la merde, même si nous n’avons pas les moyens de nous payer des chaînes ou sites d’infos payants. Peut-être pourrait-on envisager en outre d’élever le niveau, là comme ailleurs. Notre pays en a terriblement besoin.  Attaché comme je le suis à la qualité de l’information qui nous est servie, qui a un peu à voir je crois avec l’élévation du débat politique et de la préservation de ce qu’il nous reste encore de démocratie, je ne pouvais donc que réagir à ce communiqué que vient de faire , le Président de la  SDJ d’iTélé,  à propos de la crise de cette chaîne,  dont Morandini est un déclencheur.

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La crise, contrairement à ce qui est communément répandu, va bien au delà de cette si médiocre nomination d’un si peu journaliste.  Elle est liée à une certaine manière de concevoir l’information, la vraie, et à la préservation de sa qualité,  que tous les journalistes, un par un, devraient garantir s’ils avaient un tant soi peu d’estime d’eux mêmes, de conscience professionnelle et qu’ils n’étaient pas soumis si sommairement à des enjeux souvent brutaux qui n’ont rien à voir avec une  profession que j’estime personnellement d’essence si noble : la recherche de la vérité. Aussi, Monsieur le grand président d’ iTélé, mon bon Serge, puisque tu n’as pas hésité je cite «  à affirmer que tu ne savais ce qu’est une charte d’éthique »  je veux bien remédier à cette étrange défaillance de la part d’un si grand professionnel, moi, humble blogueur politique provincial aux si maigres ressources…

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Elle est ,  et encore , et partout sur le net.  Mais peut-être, comme nous sommes beaucoup à le percevoir entre les lignes, et ce qui justement nous afflige, que vous vous en foutez éperdument, et que votre donneur d’ordres, Monsieur Bolloré a tout bonnement pour méprisable dessin de devenir le Berlusconi français, à l’instar de son mentor, Sarkozy,  auquel on le compare si volontiers, et à juste titre ? Et donc, de bolloriser l’information pour qu’elle ne devienne plus qu’un bien triste spectacle d’entertainment ? Pourquoi pas, après tout, c’est votre jouet, que vous avez payé avec vos petits sousous, comme l’a fait remarquer très récemment encore votre gourou et/ou obligé, n’est-ce pas ? Mais alors, il conviendrait que le projet soit clair, et qu’on respecte tout(e) un(e)  chacun(e) : les téléspectateurs, les professionnels des médias, les journalistes, et tous les français. Et donc, qu’on débaptise ce qui était à l’origine une chaîne d’information en continu pour devenir une chaîne de divertissement parmi d ‘autres, comme une sorte de grand C8…

Pour y voir plus clair, il m’apparait de plus en plus évident qu’il conviendrait, comme pour nos baguettes de pain, de certifier plus précisément ce qui est de l’information pour le différencier de ce qui n’en est pas, comme pour le bon pain dont Bolloré tente si cyniquement et idéologiquement de nous priver…. A quand une norme NF sur nos chaînes dites, parfois abusivement, d’information ?

Mais apprenant qui est ce Monsieur Nedjar, comme je sais qui est Monsieur Morandini, et Monsieur Bolloré, on ne peut guère compter sur eux pour faire avancer cette noble cause là…

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Grâce à Télé Bolloré, la certitude d’avoir de la merde tous les jours #Morandini #iTélé #desinformation

.. et comme dab, je le prouve, sur le terrain qui est le mien ici :

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La déontologie de l’information, c’est maintenant.  Mais venant de quelqun qui n’en est pas à son coup d’essai, et que le milieu a laissé tranquillou répandre sa merde depuis tant et tant d’années sans être véritablement inquiété, quand je vois l’indignation de certains,  comment dire… Non, rien. Juste des guignols de l’info,  what else… Et Bolloré, leur maître à tous. Cochon qui s’en dédit…  (sauf eux).

(A part ça, je ne suis bien sûr pas dupe des intentions et intérêts particuliers de LCI dans l’histoire…).

NB. Et encore, vous n’avez pas tout vu...  (ils vont parler de gastronomie ? De chirurgie esthétique ? je sors…)

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OUI, #ZE #Bolloré, la peur doit changer de camp… #JournalistesPasCouchés

Face au libéralisme carnassier délirant de « Monsieur » Bolloré, dont on voit bien et chaque jour un peu plus ce qu’il a d’idéologique et non de pragmatique (sinon, m’expliquer le beau bordel foutu par ce grand manager de ressources humaines (rires)  à Canal+ et iTélé), je suis très heureux de vous annoncer ceci :

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Ils ont bien fait de le faire maintenant, juste avant le gong… je dis ça, je dis tout :

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Sans parler de ceci, qui risque fort de faire de la dure fonction de bloguer un métier à hauts risques, réservés à quelques exceptions solidement dotées… :

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la liberté d’informer menacée : #Bolloré s’en prend à #Rue89 et (encore !) à #Bastamag

« Quand la vérité n’est pas libre la liberté n’est pas vraie… « . Jacques Prévert

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Il semblerait que l’entrée du célèbre industriel milliardaire dans le monde de l’information constitue un marqueur berlusconien dans l’histoire du journalisme français. Non content de censurer régulièrement la liberté de parole dans les chaînes qui lui appartiennent et que je ne saurais trop vous conseiller d’éviter compte-tenu de leur manque de neutralité évident (je me demande d’ailleurs au passage ce qu’Audrey Pulvar, que j’apprécie, fout encore à iTélé), voilà que je prends connaissance d’une nouvelle tentative de bollorisation des médias par le biais de ce communiqué de bastamag :

Basta !

AGENCE D’INFORMATIONS SUR LES LUTTES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES

Communiqué

Liberté de la presse : Bolloré porte de nouveau plainte contre Basta !

Le groupe Bolloré a déposé une seconde plainte en diffamation contre le site d’information Basta !. Cette nouvelle plainte nous a été notifiée cet été. Elle vise l’ancien directeur de publication, Julien Lusson, et l’un des journalistes de la rédaction, Simon Gouin, pour un article intitulé « Accaparement de terres : le groupe Bolloré accepte de négocier avec les communautés locales », publié fin octobre 2014.

Le site d’information Bastamag, son ancien directeur de publication et trois journalistes de la rédaction (Nadia Djabali, Ivan du Roy et Agnès Rousseaux), font déjà l’objet d’une procédure en diffamation de la part du groupe Bolloré. Cette procédure vise un article de synthèse sur l’accaparement des terres, publié en octobre 2012 (lire ici). S’appuyant sur des rapports des Nations unies et d’organisations internationales, cet article dressait un état des lieux du mouvement d’accaparement de terres en Afrique, en Amérique latine et en Asie, et des grandes entreprises françaises qui y sont impliquées. C’est à ce titre que Bolloré et la Socfin, une holding luxembourgeoise aux multiples filiales qui gère des plantations d’hévéas et d’huile de palme en Afrique et en Asie, et dont Vincent Bolloré est actionnaire, étaient cités dans l’article.

Cette première plainte en diffamation vise également le site Rue 89 et son directeur de publication, Pierre Haski, pour avoir cité l’article dans sa revue de presse signalant « le meilleur du web ». Le procès se déroulera le 11 février 2016.

L’accaparement des terres serait-il devenu un sujet impossible à évoquer sans risquer une longue procédure judiciaire ? Informer sur les mises en cause de la Socfin, dont plusieurs entités du groupe Bolloré sont actionnaires, par des organisations internationales et des communautés locales serait-il tabou ? C’est ce que laisse croire cette seconde plainte. Le groupe Bolloré avait déjà, par le passé, attaqué en justice plusieurs médias, dont France Inter suite à la diffusion d’un reportage sur ses activités au Cameroun.

Cette seconde plainte contre Bastamag intervient dans un contexte où les pratiques de la Socfin au sein de plantations qu’elle possède, en particulier en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-est, sont toujours pointées du doigt. Des paysans cambodgiens ont d’ailleurs porté plainte en juillet contre le groupe Bolloré devant le tribunal de Grande instance de Nanterre pour violation des droits de l’homme et du droit de l’environnement.

Les pressions de Bolloré à l’encontre de journalistes sont également au cœur de l’actualité. Le collectif Informer n’est pas un délit, qui regroupe une cinquantaine de journalistes ainsi que l’association Reporters sans frontières, s’interroge sur la censure et la déprogrammation de pas moins de quatre documentaires qui devaient être diffusés par la chaîne Canal+, dont Bolloré est devenu le principal actionnaire.

Censure au sein des médias qu’il possède, poursuites contre ceux qu’il ne contrôle pas : il semble que Vincent Bolloré, propriétaire d’un des plus gros groupes médias au monde (Vivendi), a une conception très restrictive de la liberté de la presse.

Bastamag conteste cette nouvelle accusation en diffamation et vous tiendra informés des suites de l’affaire. En attendant, pour nous soutenir, c’est ici.

Monsieur Bolloré, quand on n’aime pas la liberté de l’information et de la presse, on ne s’en mêle pas. Utiliser l’arme judiciaire pour tenter de faire taire les journalistes en les menaçant de censure ou de procès comme vous le faites à chaque fois qu’un sujet vous déplait et gêne vos intérêts financiers, voilà qui n’est pas très joli joli…

 Post-scriptum : j’apprends à l’instant qu’un mystérieux collectif intitulé « Tout dépend de nous » a manifesté devant le groupe Canal+ aux cris de « Bolloré ! Désinformation assurée ! »  hier à Issy-les-Moulineaux. Plus de détails ici. J’attends d’en savoir un peu plus, car les mouvements citoyens, moi, je m’en méfie… A suivre.

 

j’emmerde Bolloré, je boycotte canal+, je pisse sur iTélé (et je reste poli). Faites passer.

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Si après cela, vous regardez toujours canal+ et iTélé, c’est que vous êtes très con(ne) et que vous tenez absolument à le rester.  Street press nous informe qu’un intégriste catho va prendre les reines du service d’information du groupe canal+,  ce qui inclut également iTélé, où les têtes tombent aussi. Bolloré a donc décidé très clairement de se servir de sa surface financière pour étouffer toute information qui nuirait à ses intérêts personnels, et risquerait de gêner la carrière de son (si petit) ami. En faisant cela, après avoir déjà froissé une partie de la clientèle historique de canal+ avec le remisage des guignols en crypté, il prend totalement à rebours les adhérents habituels de la chaîne en nommant un « journaliste » aussi ouvertement droitier. Pour vous faire une idée de la grande ouverture d’esprit du gugusse, voilà un opposant de premier plan au mariage pour tous (LMPT, 1er fournisseur de fachos de France…),  qui aime à pérorer sur la station d’extrême droite Radio Courtoisie, qui défend la mémoire du général Aussaresses, tortionnaire de l’ Algérie française, en tentant obstinément de le faire passer pour un défenseur de l’humanité, et dont les textes sont volontiers repris par toute la fachosphère. Le monde de l’information ne s’en portera que plus mal. Pour ceux qui ne l’auraient pas déjà fait, si vous êtes démocrates, je vous invite donc à boycotter à la fois iTélé et Canal+, et à faire connaître cette situation  à toutes vos connaissances qui ignoreraient une telle manœuvre aussi réactionnaire. A mon sens, il s ‘agit là d’une véritable OPA sur l’intelligence, la rigueur de l’information, et la créativité qui était la marque de canal+, et qui le sera donc de moins en moins.

iTélé a-t-elle une prédilection particulière pour les réacs confusionnistes ?

YANN MOIX : PORTRAITC’est une question que l’on peut légitimement se poser quand on sait de qui on parle. Cette nuit, j’ai fais un cauchemar :  Yann Moix avait pris la place devant Domenach  de l’insupportable et ignoble Zemmour, qui s’est fait virer dernièrement… (et comme j’en suis content).  je ne suis pas sûr qu’il soit plus salutaire pour notre bonne santé mentale et démocratique d’assister aux élucubrations de cet autre réac là. … Mais  peut-être  ne le connaissez vous pas, et je ne vous en veux pas : on peut en effet s’en passer.  On laissera  de côté son prix Renaudot 2013 subtilement résumé ici. Ce n’est pas mon propos, ce blog n’étant pas un blog littéraire mais politique. Signalons simplement pour entrée en matière que son nom s’est malencontreusement  retrouvé, selon lui, dans une pétition  aux côtés de négationnistes et néonazis notoires dans une pétition pour l’abrogation de la loi Gayssot et la libération de Vincent Reynouard ( Condamné à un an de prison ferme le 8 novembre 2007 pour contestation de crimes contre l’humanité ). On y retrouvait également le conspirationniste belge Jean Bricmont, Robert Ménard et Robert Faurisson, pour les plus connus. Une anecdote me direz vous. Mais c’est aussi celui qui a écrit un texte d’une violence inouïe ¹ envers tout un peuple en soutenant de surcroît un pédophile notoire pour des raisons probablement culturelles (ce qui excuse tout, n’est-ce pas…)  intitulé « J’aime Polanski et je hais la Suisse« , initialement paru dans la revue de BHL, la Règle du jeu, avant d’en être retiré (mais j’en ai retrouvé la trace ici), dans lequel il écrit notamment ceci :

La Suisse ne se donne même pas, comme le feraient des salopes ordinaires : la Suisse se prête au plus fort. Elle prête sa soumission. C’est une pute. Elle ne se donne jamais mais se prête toujours. Elle se prête avec intérêt. Elle se loue. Elle se sous-loue. Elle fait des offres. Elle écarte les jambes quand viennent à passer un officier nazi, ou une très grande puissance comme, par exemple, aujourd’hui, nos amis les Etats-Unis.

Yann Moix, c’est aussi cet écrivain extrêmement droitier (bien qu’il avance masqué) qui tente de se refaire depuis peu une virginité anti-raciste alors qu’il a préfacé autrefois une Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme, de Paul-Eric Blanrue (connu pour son engagement dans l’extrême droite et le négationnisme), édité en 2013 et vendu sur le site internet des éditions Kontre Kulture, maison d’édition du néo-nazi Alain Soral, retiré de la vente par décision judiciaire pour   «injure envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion déterminée », de « négation de crime contre l’humanité » et de « provocation à la haine raciale ».

Yann Moix, c’est également cet être exquis,  particulièrement épris de féminisme,  qui assimile spontanément une femme à un accessoire sexuel. C’est un étrange anti-raciste qui  tient ce genre de propos ahurissants de nature à instrumentaliser dans un amalgame insupportable fort heureusement  retranscrit pour mémoire  par Christophe Conte, des Inrocks,   le lynchage d’un jeune rom  et des grévistes des transports : « Les Roms, c’est quoi ? La liberté, la circulation. Et d’un autre côté, on a ceux qui veulent l’immobilisme, la mort de la liberté de circuler. Le Rom, c’est le Juif errant, et celui qui tabasse, c’est l’Arabe… ».  Moix,  c’est  encore celui qui a exigé des musulmans qu’ils condamnent l’attentat de Charlie Hebdo et manifestent, avant de se plaindre de leur (supposée) faible mobilisation lors de l’affaire Mohammed Merah. C’est cet histrion médiatique qui réussit même à scotcher son double obsessionnel par ses délires paranoïdes. Et enfin, pour en terminer (il est tard, je suis fatigué, et ce mec me gonfle infiniment),   c’est ce simple d’esprit qui va jusqu’à comparer Dropped aux vidéos de Daesh. Voilà.  iTélé, et les autres, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas.

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¹ … au point qu’il ait été selon lui (info ou intox promotionnelle ?) viré de facebook.

Soutenir #zemmour, c’est soutenir l’incitation à la haine raciale, pas la liberté d’expression #iTélé

Et la palme de la bêtise pure est attribuée à.... Causeur ! Dis moi qui te soutient et je te dirai qui tu es...
Et la palme de la bêtise pure est attribuée à…. Causeur ! Dis moi qui te soutient et je te dirai qui tu es…

le « CSA veille à ce que les programmes mis à disposition du public par un service de communication audiovisuelle ne contiennent aucune incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs, de religion ou de nationalité ».  ( loi n°86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication).

CaptureLa polémique en cours concernant l’éviction de Zemmour d’iTélé est assez consternante, en bien des points…  Et le fait que certains des nôtres – et non des moindres – s’en mêlent  de si étrange manière me stupéfie au plus haut point. Démocrate, comment en effet ne pas se réjouir du fait que ce polémiste professionnel d’extrême-droite, porte-voix des mous du bulbe qui adhèrent à la théorie du grand remplacement, soit éjecté de l’un de ses nombreux postes de diffusion de la parole raciste/islamophobe, et d’une idéologie meurtrière qu’on pensait – manifestement à tort –  disparue en Europe   ? N’est-ce pas  le devoir de tout bon démocrate, quel que soit son parti et ses idées, de se lever de de se battre contre la propagation de cette peste de l’esprit, qui menace notre survie nationale ? Le limogeage de Zemmour n’est en outre que la conséquence logique d’un acte qu’il se doit d’assumer, pour avoir franchi la ligne rouge en étant passé de l’autre côté de ce qui est humainement acceptable par la majorité d’entre nous.  Mais rassurez-vous donc, vous autres ses soutiens, dont j’ai tant de mal à comprendre la mauvaise foi… Des fauteuils dans les médias pour continuer de répandre son fiel toxique,  il lui en reste encore bien d ‘autres, hélas… et pas qu’un peu. Non, nous ne sommes pas en dictature, et même pas socialiste.  Non, la liberté d’expression (qui serait donc le paravent de tout et de n’importe quoi y compris de l’appel au meurtre, à la déportation et à la discrimination agressive et intensive, qui a conduit en Allemagne à des incendies de foyers d’immigrés)  n’est pas bafouée dans notre pays.   iTélé a simplement pris une décision d’ordre privé qui ne regarde que sa direction, laquelle,  que je sache, ne peut guère être taxée de gauchisme primaire. N’a-t-elle pas hébergé ce triste sire pendant tant et tant d’années, en donnant libre-court sans censure d’aucune sorte à ses délires pétainistes et islamophobes  ? Rappelons de surcroît, assez utilement dans le contexte, que nombre des propos de Zemmour ne sont pas des opinions, mais des délits, et que l’argument de la liberté d’expression ne saurait être utilisé pour couvrir ses agissements délictueux. La loi doit être la même pour tous. On peut d’ailleurs s’étonner que la justice n’ait pas fait son travail plus tôt… Enfin, il faut arrêter de prendre ceux qui se félicitent de la décision d’iTélé pour des idiots : nous ne sommes pas pour le boycott total de Zemmour, il en serait bien trop ravi, et cela ne ferait que conforter sa victimisation excessive, sur laquelle il se pose si abusivement en évoquant un peu trop souvent son droit au « politiquement incorrect » alors que ce genre de discours se diffuse un peu trop volontiers actuellement, et que la dédiabolisation du FN joue à plein, jusqu’à tenter de nous faire croire que ce serait un parti pro-LGBT

Et comme l’écrit Valérie sur fesse de boucs :

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 Après s’être rendu compte qu’une ordure raciste squattait tous les plateaux télé depuis dix ans, on va peut-être agir contre les autres propagandistes de la haine raciale?

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 Post-scriptum : il l’écrit mieux que moi, et de manière plus complète : Marcel Sel, ici.

Connaissez-vous le véritomètre ? Testez la crédibilité de votre candidat favori…

Erwann Gaucher nous parle en ce moment  sur son blog d’ un outil intéressant nommé le « véritomètre » avec lequel je vous invite à faire connaissance. Il s’agit d’un outil de « fact checking conçu dans le cadre d’un partenariat  iTélé/Owni.

Mais qu’est-ce que le fact-checking ? me demanderez vous à juste titre. Je ne savais pas non plus, ne vous excusez pas.. C’est une méthode qui nous vient des States dont certains journalistes se désespéraient il y a peu encore qu’elle ne perce pas davantage en France,  et  qui consiste à »peser et soupeser le vrai du faux émanant de promesses et de chiffres énoncés par les politiques, lorsqu’ils sont interviewés sur un plateau télé, à la radio, ou lorsqu’ils détaillent leur programme pendant des meetings » (voir ici pour plus de détails). Selon les Inrocks, les mensonges des politiques seraient magiquement démasqués en temps réel par les seules vertus de cet outil miraculeux. @si nous apprend qu’il y a quelques mois Martine Aubry a fait les frais de ce genre de méthodes employée notamment  par la rubrique Désintox, de Libération. Une nouvelle forme de journalisme serait-elle en train de naître, qui reprendrait la main sur les discours politiques, aussi séduisants soient-ils, pour en démonter les abus ? On pourrait le croire. ça reste à vérifier. L’affaire est à suivre. Voilà en tous cas ce que cela donne pour le moment, à l’instant T :

 

Et votre candidat, il en est où, avec la vérité ? Vous pourrez le vérifier par vous même au fur et à mesure de l’avancement de cette campagne politique 2012, tout en vous familiarisant avec les thèmes principaux évoqués. Voilà ce que cela donne dans la rubrique Sécurité, à l’Item « atteinte aux biens ». De quoi détruire bien des préjugés, non ?

Et ici, quelque chose qui nous concerne tous et nous donne une visualisation plus précise de ce que nous ressentions tous empiriquement : la variation de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) dont vous trouverez la définition exacte ici.

Et pendant ce temps là, que font nos gouvernants quant à nos préoccupations majeures ? Cherchez l’erreur…

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