la fRance, championne du monde du fantasme musulman

Phénomène de Sur-estimation des musulmans dans les pays européens : un facteur de #PesteBrune

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Cet histogramme a pour source un article paru dans The Gardian hier. (merci à  pour sa vigilance professionnelle). Il a pour titre  « Europeans greatly overestimate Muslim population, poll shows » (Les Européens surestiment considérablement la population musulmane). Il présente les résultats d’une enquête menée dans plusieurs pays dans le monde par l’institut Ipsos. Notre pays s’y retrouve donc champion hors sol dans la catégorie : taux de pénétration du fantasme musulman dans la population. Il  en dit long sur l’exagération de leur présence réelle dans notre pays par rapport à la réalité de qu’ils représentent dans notre population. Les français seraient-ils plus sensibles que d’autres aux théories complotistes d’extrême-droite, comme celle de Camus sur le pseudo grand remplacement, qui ne résiste pas une seconde à une analyse sérieuse ? Serait-ce le traitement médiatique exagéré et polarisant des questions liées à cette religion par des journalistes peu scrupuleux, chez qui la déontologie de leur métier a disparu pour faire place au seul souci du buzz à tout prix, hors de toute conscience et de toute concrétisation de leur responsabilité morale ?  (je veux parler de ces unes racoleuses sur le sujet qui ont fait  les choux gras de journaux aussi orduriers que Le Point et l’Express, entre autres… sans parler de ceux d’extrême droite, pour qui c’est un véritable fond de commerce). Les attentats de radicaux islamistes dans notre pays y seraient-ils pour quelque chose ?  Auraient-ils par la peur (compréhensible) qu’ils inspirent permis de grossir le trait chez les plus vulnérables et impressionnables d’entre nous, qui voient en tout musulman un terroriste qui s’ignore ? Et en tout migrant fuyant des pays en guerre à la fois un musulman et un terroriste ? A moins que ce ne soit la faute de ces politicien(ne)s d’extrême-droite et de droite dure qui ne cessent de procéder à des amalgames honteux, et d’instrumentaliser le moindre fait divers isolé à leur seul misérable petit profit électoral, comme l’a si tristement prouvé l’histoire pathétique du Burkini ? Toujours est-il qu’aucune politique réellement de gauche, et qu’aucune réflexion et action réellement antifasciste ne saurait être efficiente sans agir profondément sur cette distorsion cognitive là : elle est l’un des éléments centraux, l’un des fonds de commerce de la peste brune que je combats. Urgent, agir…

le dealer de Sarkozy mis en examen

Personnellement, je suis contre les sondages politiques, qui ne sont ni plus ni moins qu’un outil de fabrique du consentement populaire. Sarkozy y avait particulièrement recours, de manière assez obsessionnelle, comme cela est de notoriété publique. Le fait que les dépenses publiques liées à l’utilisation immodérée par l’Elysée de ces sondages ait atteint un tel niveau sous son mandat avait d’ailleurs alerté l’association Anticor. Elle avait décidé alors de saisir la justice, à juste titre puisqu’ aucun appel d’offres n’avait été mis en place, contrairement aux obligations légales. Aussi, je suis content d’apprendre aujourd’hui que Pierre Giacometti a été mis en examen :

c’est au tour de Pierre Giacometti d’être mis en examen pour «recel de délit de favoritisme». Ancien patron d’Ipsos, le conseiller en communication a facturé à l’Elysée pour plus de 2,1 millions d’euros de sondages entre 2008 et 2012 à travers sa société «Giacometti Peron». Des prestations réalisées sans le moindre appel d’offres, comme l’exige pourtant le code des marchés publics. La pratique n’en était pas moins courante à l’Elysée : entre 2007 et 2012, Nicolas Sarkozy a fait procéder à des centaines de sondages, tous commandés et payés par le château sans aucune mise en concurrence. Plus de dix millions d’euros de dépenses pourraient être entachés d’illégalité, selon le calcul des policiers de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE)

Nul n’est sensé ignorer la loi. Que ce dealeur de sondages bien connu soit sanctionné ne serait que justice.

Hollande, un deuxième échec Royal pour la gauche ?

Entre début novembre et début décembre, M. Hollande est donc passé, selon Ipsos, de 35 % à 32 % d’intentions de vote au premier tour. Cette baisse est liée à un double phénomène. Le premier est dû à des transferts de vote. Ainsi, des électeurs qui, début novembre, déclaraient vouloir voter pour M. Hollande, affichent désormais leur préférence pour un autre candidat. 2 % des électeurs sont dans ce cas.

Parmi eux, la moitié s’est reportée sur M. Mélenchon, l’autre moitié se répartissant, à part égale, sur MM. Bayrou et Sarkozy.

Le second phénomène est lié à une forme de démobilisation. 1 % des sondés sont dans ce cas. Il s’agit d’électeurs qui, désormais, ne sont plus certains de voter. Certes, ceux-ci n’envisagent pas, à ce jour, de voter pour un autre candidat que M. Hollande. Mais en menaçant de s’abstenir, ils font potentiellement baisser son score.

Voilà pour la répartition des flux. Reste à l’expliquer. Sans surprise, les électeurs qui se sont éloignés de M. Hollande continuent de le préférer largement à M. Sarkozy. Mais, sur certains points, la très forte avance dont bénéficiait le candidat du PS début novembre s’est nettement érodée.

Parmi ces électeurs, environ 60 % estiment que M. Hollande est dynamique, capable de mieux faire fonctionner l’Europe, et peut faire face à la crise économique et financière. Ils étaient 75 % à le penser début novembre.

Les entretiens qu’a réalisés l’institut Ipsos du 9 au 14 décembre avec une quinzaine de ces électeurs ayant changé d’avis permettent d’éclairer davantage les raisons de leur déception vis-à-vis de François Hollande. Ceux qui se sont détournés du candidat socialiste au profit de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas des électeurs traditionnels du PS. Venus du Parti communiste ou de l’extrême gauche, ils avaient participé à la primaire organisée en octobre par les socialistes et les radicaux de gauche.

A l’époque, leur choix s’était porté sur Martine Aubry ou Arnaud Montebourg, perçus comme plus à gauche que François Hollande. Mais la victoire de ce dernier, le 16 octobre, les avait conduits à le soutenir : interrogés par Ipsos début novembre, ils déclaraient alors leur intention de voter pour le député de la Corrèze.

Aujourd’hui, que lui reprochent-ils ? Sa personnalité (« il ne sait pas dire non »), le manque de mordant de son programme (« pas de réponses assez fortes »), et enfin son management (« il a trop de monde autour de lui », « il a du mal à réunir son équipe »).

Pour ces électeurs, qui louent la « grande gueule » de M. Mélenchon, M. Hollande pâtit aussi de l’image du PS, perçu comme une « auberge espagnole » dont les alliances avec les autres partis de gauche sont jugées peu claires.

Demeurant prêts à voter pour le candidat socialiste au second tour, ces électeurs veulent faire « pression » sur lui pour qu’il rompe avec un certain « attentisme ».

UNE ATTITUDE PLUS COMBATIVE

Les électeurs qui se déclarent dorénavant pour M. Bayrou ont, eux aussi, participé à la primaire. Mais à la différence de ceux qui se reportent sur M. Mélenchon, ils avaient alors voté pour M. Hollande, perçu comme « le plus crédible », « le plus rassembleur » et « le seul qui pouvait battre Nicolas Sarkozy ».

Ces électeurs estiment que, depuis son investiture, M. Hollande a été trop timide, trop effacé, trop peu offensif. « Il manque de charisme », dit l’un. « On a l’impression qu’il court après les choses ; qu’il s’engage au moins ! », ajoute un autre. Se définissant comme des héritiers de la « deuxième gauche », ces électeurs – dont certains ont déjà, en 2007, voté pour M. Bayrou – sont très attentifs à la crédibilité des propositions avancées par le candidat socialiste.

Deux sont volontiers qualifiées d’« irréalistes » : la réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité et l’embauche de 60 000 enseignants.

Qu’ils envisagent de voter pour un autre candidat ou de s’abstenir, tous réclament la même chose de M. Hollande : une attitude plus combative et des idées plus précises. Sur le premier point, l’intéressé a tout à gagner : face à un Nicolas Sarkozy qui tire profit de la crise de l’euro pour recouvrer une « stature présidentielle » jusque-là très écornée, le candidat socialiste ne peut laisser à son adversaire le monopole du leadership.

Sur le second point, en revanche, sa situation est plus délicate : s’il ne sort pas du flou, M. Hollande peut continuer à perdre des électeurs. Mais s’il précise ses intentions, il court le risque de s’aliéner des électeurs qui, dès lors, le jugeront trop à gauche ou trop centriste. C’est dire l’enjeu de la séquence qui attend M. Hollande après les fêtes de fin d’année.

Rapport panel électoral 2012

source : Le Monde

La lecture de cet article appelle plusieurs réactions de ma part. La première, spontanément,  c’est l’envie ridicule et puérile de lancer de bon matin (enfin presque) un grand cocorico : qui c’est qui avait raison, les bataves  ? C’est bibi ! Il nous fallait quelqun de plus combatif, de plus ferme, de plus clair, avec un projet qui tranche davantage avec cette attitude exécrable d’adaptation bête à la tyrannie des marchés,  quelqun qui sache dire NON à un système financier qui est en train de faire notre malheur.

Mais je modérerai cette dimension des choses,  n’étant point ni orgueilleux ni narcissique, et n’ayant qe trop présent à l’esprit qu’il n’y a nulle raison de s’en réjouir car l’échec de Hollande risque bien de signifier le retour de Sarkozy, ce que nous sommes de plus en plus nombreux à redouter. Sa victoire serait d’autant plus paradoxale qu’il fait pourtant l’unanimité contre lui et « bénéficie » d’un bilan particulièrement calamiteux. Mais contrairement à ce qu’annonçaient à corps et à cris enfermés dans leurs certitudes démesurées les gentils bataves, c’est peut-être parceque Monsieur Hollande ne s’est pas vraiment démontré comme  le rassembleur qu’on claironnait haut et (trop) fort. La manière dont les écologistes d’EELV ont été traités n’en est qu’un triste exemple.

Deuxième réaction, l’étonnement de voir que des gens qui avaient l’intention de voter pour Hollande préfèrent voter Sarkozy. Il faut vraiment qu’ils soient complètement débussolés, ce n’est quand même pas la même chose, faut pas pousser. Encore, Bayrou, pourquoi pas, ils ne sont guère différents… si l’on fait abstraction du caractère et que l’on se concentre sur la dimension programmatique. Même si je ne suis pas du tout en accord avec ces idées, il ferait après tout un Président probablement plus digne et responsable que  ce psychopathe qui nous gouverne, et  ferait moins honte à la France. J’ai d’ailleurs bien peur que mes compatriotes ne fassent ce choix libéral là, qui ne serait pas une bonne chose pour les plus modestes d’entre nous. Et ne romprait pas avec un système économique que je dénonce.

Enfin, pour clore un billet certainement trop long, je suis ma foi plutôt satisfait que l’attitude si embrouillée de Hollande (mais est-ce seulement la sienne ? Ou l’incompétence d’une équipe trop lourde des différents courants contradictoires du PS ?) conduisent une proportion non négligeable d’électeurs à se diriger vers Mélenchon. je suis d’aileurs de plus en plus convaincu que le candidat du Front de gauche va faire un score bien plus important que celui qu’annoncent les sondages, ridcuement bas. Ne souffrirait-il pas d’un coefficient de minoration du même type que celui du FN autrefois ?

L’avenir le dira. Carpe diem. Moi, je vais aller m’occuper de  mon nain préféré… ça urge.

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la délinquance augmente d’autant plus que le regard recule…

Du traitement de l’information par temps de crise…

 Ce n’est pas la première fois que je m’interroge sur la manière dont l’information est traitée, non pas dans le discours, intellectuellement comme c’est souvent le cas (pour moi aussi….), sur la base de généralités partagées entre personnes de bonne compagnie, mais à partir de ce que je vois très concrètement au quotidien, dans mon activité de bloguage, qui suppose une investigation intensive des différentes sources d’information sur un sujet donné, que l’on aimerait traiter.

 Ainsi, cette fois, à partir d’une même dépêche d’agence (France Presse en l’occurrence), qui elle-même découle d’un sondage IPSOS¹ commandé par France-soir, on peut voir se dérouler un film bien différent selon le support médiatique utilisé…

 

  Il n’est pas inutile de savoir au préalable que France-soir appartient au milliardaire russe Sergueï Pougatchev, dont vous pouvez si le cœur vous en dit examiner le pedigree ici. Il a dernièrement défrayé la chronique en dépensant plus de 20 millions d’euros pour redonner une santé à ce titre.  Celui que l’on nomme le « banquier de Poutine » n’a bien entendu aucun lien avec les élites dominantes en place… et encore moins avec notre gouvernement. Ce serait médire.

 Pourtant, on peut s’interroger sur l’intérêt qu’il y a (et il y en a toujours un pour un journal, ne serait-ce que de faire vendre… et l’on sait que le thème est porteur, surtout depuis l’émergence… du FN !), le jour même de la tenue d’une réunion sur le sujet tant décrié du comportement de certains    à lancer une telle boulette dans la marre, sans aucune précaution. Ni arrière pensée ?

 Plus effarant, se voir laisser à croire, si l’on est un citoyen lambda (c’est-à-dire quelqu’un qui a autre chose à fiche dans la vie que de se livrer à notre monomanie obsessionnelle de la traque d’informations), qu’il y aurait à la fois dans le même temps 59% de français qui ont peur et une majorité (84 %) qui se sent en sécurité, voila qui a de quoi laisser perplexe. Mais depuis un certain jour de mai 2002, les sondages, hein, on sait ce que ça vaut…

 En attendant, la propagande gouvernementale bat son plein et la guerre de la com est à l’œuvre dans les unes de nos journaux, reprise à mon avis sans grand discernement par des chefs de file politique qui ne font hélas que se laisser dicter le débat du jour par le chef d’orchestre, qui lui, applaudit des deux mains…

 Mais le débat n’est-il pas ailleurs  ?

 ¹ (Étude réalisée auprès d’un échantillon de 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 22 au 23 juillet 2010).

 

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